Intolérance à l’incertitude (IUS)

L’Échelle d’Intolérance à l’Incertitude (IUS-27 et IUS-12) est un instrument psychométrique de référence évaluant les réactions cognitives et comportementales face au doute. Découvrez sa structure, ses propriétés cliniques et ses items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 4, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 4, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’Intolérance à l’Incertitude (connue internationalement sous l’acronyme IUS pour Intolerance of Uncertainty Scale) est l’un des instruments psychométriques les plus influents dans l’étude des troubles anxieux et de la psychopathologie cognitive contemporaine. Initialement conceptualisée en langue française par l’équipe de l’Université Laval sous la direction de Mark Freeston, Robert Ladouceur et Michel J. Dugas (1994), puis adaptée en anglais par Kristin E. Buhr et Michel J. Dugas (2002), cette échelle a été conçue pour opérationnaliser la tendance dispositionnelle d’un individu à percevoir l’incertitude comme inacceptable, menaçante et source d’une détresse subjective intense.

L’instrument original comprend 27 items (IUS-27) évaluant les répercussions cognitives, émotionnelles et comportementales de l’incertitude sur la vie quotidienne. Face à la redondance factorielle observée dans certaines adaptations linguistiques, R. Nicholas Carleton, Peter J. Norton et Gordon J. G. Asmundson (2007) ont ultérieurement développé une version abrégée validée de 12 items (IUS-12). Cette dernière isole avec une robustesse psychométrique accrue deux dimensions fondamentales : l’anxiété prospective (Prospective Anxiety), caractérisée par l’anticipation cognitive et le besoin impérieux de contrôler les événements futurs, et l’anxiété inhibitrice (Inhibitory Anxiety), reflétant la paralysie de l’action et l’évitement comportemental face au doute.

Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout caractéristique de moi ») à 5 (« Entièrement caractéristique de moi »). Les investigations empiriques démontrent une consistance interne exemplaire, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,91 et 0,95 pour l’échelle globale de 27 items, et entre 0,85 et 0,91 pour la version à 12 items. Dotée d’une fidélité test-retest élevée et d’une validité convergente robuste avec les mesures d’inquiétude, de trouble d’anxiété généralisée (TAG) et de dépression, l’IUS s’impose aujourd’hui comme un marqueur transdiagnostique central en recherche clinique et en psychothérapie cognitivo-comportementale.

2. Mots-clés / Keywords

Intolérance à l’incertitude, IUS-27, IUS-12, trouble d’anxiété généralisée, inquiétude excessive, psychométrie, évaluation cognitive, anxiété prospective, anxiété inhibitrice, thérapie cognitivo-comportementale

3. Auteurs / Authors

L’histoire de l’échelle d’intolérance à l’incertitude est le fruit d’une collaboration scientifique internationale entre des équipes québécoises et canadiennes anglophones pionnières dans l’approche cognitivo-comportementale des troubles anxieux :

  • Mark H. Freeston, Ph.D. — Professeur de psychologie clinique, Institute of Neuroscience, Newcastle University (Royaume-Uni), anciennement rattaché à l’École de psychologie de l’Université Laval (Québec, Canada). Pionnier de l’étude cognitive des obsessions et des inquiétudes.
  • Robert Ladouceur, Ph.D. — Professeur émérite à l’École de psychologie de l’Université Laval (Québec, Canada). Membre fondateur des modèles cognitifs de l’anxiété généralisée et du jeu pathologique.
  • Michel J. Dugas, Ph.D. — Professeur au Département de psychologie de l’Université Concordia et de l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Co-développeur de la version originale française et de la première version anglaise standardisée.
  • Kristin E. M. Buhr, Ph.D. — Psychologue clinicienne et chercheuse, Université Concordia (Montréal, Canada), responsable de la validation psychométrique formelle de la version anglaise en 27 items (2002).
  • R. Nicholas Carleton, Ph.D. — Professeur de psychologie, Anxiety and Illness Behaviours Laboratory, University of Regina (Saskatchewan, Canada). Concepteur de la forme abrégée IUS-12.
  • Gordon J. G. Asmundson, Ph.D. — Professeur et titulaire de chaire de recherche, University of Regina (Saskatchewan, Canada). Spécialiste international de la comorbidité anxiété-douleur et du stress post-traumatique.
  • Peter J. Norton, Ph.D. — Professeur de psychologie clinique, University of Houston et Monash University, expert des interventions transdiagnostiques de groupe.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’Intolérance à l’Incertitude est de quantifier avec précision un filtre cognitif négatif à travers lequel un individu évalue les situations incertaines, inconnues ou ambiguës. À l’origine, l’échelle a été mise au point pour valider empiriquement le modèle cognitif de l’anxiété généralisée proposé par Dugas, Gagnon, Ladouceur et Freeston (1998). Dans ce modèle, l’intolérance à l’incertitude n’est pas un simple symptôme secondaire, mais le moteur psychopathologique primaire qui engendre et entretient les chaînes d’inquiétudes excessives (« Que se passera-t-il si… ? »).

Sur le plan clinique, l’IUS permet aux praticiens de cartographier la sévérité des biais d’interprétation d’un patient et de guider la conceptualisation de cas en thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Elle sert de mesure d’évaluation pré- et post-traitement pour objectiver la progression thérapeutique, notamment lors de protocoles axés sur l’exposition à l’incertitude ou sur les interventions de résolution de problèmes. En clinique, une diminution significative du score à l’IUS est corrélée de manière étroite avec une baisse durable de l’inquiétude pathologique et une rémission symptomatique du TAG.

Dans la recherche contemporaine, l’utilisation de l’IUS a largement dépassé le cadre strict du trouble d’anxiété généralisée. Elle s’est imposée comme un puissant construit transdiagnostique. L’échelle est désormais appliquée à l’investigation du trouble obsessionnel-compulsif (TOC), où le doute pathologique et la quête de certitude motivent les rituels compulsifs ; de l’anxiété sociale, où l’impossibilité de prévoir l’évaluation par autrui génère une détresse aiguë ; du trouble panique et de l’anxiété liée à la santé (hypocondrie), caractérisés par l’impossibilité de tolérer des signaux somatiques inexpliqués ; et de la dépression majeure, où l’incertitude quant à l’avenir nourrit le désespoir et l’inhibition motrice.

5. Construit psychologique / Construct

L’intolérance à l’incertitude est conceptualisée comme une caractéristique dispositionnelle ou un biais cognitif stable reflétant des croyances fondamentales selon lesquelles « l’incertitude est inacceptable, doit être évitée à tout prix et engendre des conséquences négatives incontrôlables ». Ce construit est distinct de l’intolérance au risque ou de l’intolérance à l’ambiguïté perceptuelle : il s’agit d’une hypersensibilité affective et cognitive déclenchée par l’absence d’information complète ou la nature fondamentalement imprévisible de l’existence.

Bien que la version initiale en 27 items (Freeston et al., 1994) ait exploré diverses facettes phénotypiques (l’incertitude comme source de stress, la paralysie de l’action, l’impossibilité de planifier, les sentiments d’injustice face au doute), les analyses psychométriques modernes (Carleton et al., 2007) ont démontré que ce construit se structure principalement autour de deux dimensions complémentaires :

1. L’anxiété prospective (Prospective Anxiety)

Cette dimension cognitive traduit la peur et la détresse associées à l’impossibilité de connaître l’avenir à l’avance. L’individu estime qu’il a le devoir moral ou rationnel de tout anticiper pour prévenir les mauvaises surprises. Elle regroupe des croyances telles que :

  • La conviction que les événements imprévus gâchent tout, même avec la meilleure organisation.
  • Le besoin compulsif d’accumuler des informations pour éliminer tout doute.
  • Une détresse face à la perte de contrôle anticipée sur les événements futurs.

Exemple d’item représentatif : « A small unforeseen event can spoil everything, even with the best planning » ou « One should always look ahead so as to avoid surprises ».

2. L’anxiété inhibitrice (Inhibitory Anxiety)

Cette dimension comportementale et fonctionnelle reflète la paralysie et l’incapacité d’agir provoquées par le doute. L’individu devient incapable de prendre une décision, procrastine ou s’inhibe dès qu’une issue incertaine se profile. Elle comprend :

  • Le blocage décisionnel et moteur face à l’indécision.
  • L’évitement actif des situations, des personnes ou des contextes non garantis.
  • L’interférence négative de l’incertitude sur la capacité globale à mener une vie épanouie et productive.

Exemple d’item représentatif : « When it’s time to act, uncertainty paralyses me » ou « When I am uncertain, I can’t function very well ».

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique au cœur de l’IUS repose sur l’approche de la psychologie cognitive clinique et plus spécifiquement sur le modèle d’intolérance à l’incertitude développé par l’école québécoise (Freeston, Ladouceur, Gagnon, Thibodeau, et Dugas). Historiquement, ce courant s’enracine dans les théories du traitement de l’information (Beck, Clark) et dans les premières investigations sur la tolérance à l’ambiguïté (Frenkel-Brunswik, 1949), mais il s’en distingue par son focus spécifique sur la menace perçue du devenir futur.

Selon le modèle de Dugas et coll. (1998), l’intolérance à l’incertitude agit comme un terreau ou une vulnérabilité cognitive sous-jacente. Lorsqu’un individu intolérant à l’incertitude est confronté à un stimulus ambigu, un processus séquentiel dysfonctionnel se déclenche :

  1. Biais attentionnel et d’interprétation : La situation inconnue est automatiquement cataloguée comme une menace personnelle grave plutôt que comme une opportunité neutre ou stimulante.
  2. Déclenchement des inquiétudes : L’esprit tente de neutraliser l’incertitude en générant des scénarios catastrophes répétés (la rumination anxieuse) dans le but illusoire de se préparer à toutes les éventualités.
  3. Désactivation de l’orientation positive au problème : L’individu perçoit les problèmes inhérents à l’incertitude comme insolubles, doute de ses propres compétences et adopte une posture d’évitement ou d’inhibition.
  4. Évitement cognitif et comportemental : Afin d’échapper au malaise généré par l’incertitude, l’individu met en place des comportements de réassurance (vérifications compulsives, sur-documentation, demandes d’avis constantes) ou renonce tout simplement à agir.

Dans la théorie transdiagnostique contemporaine (Carleton, 2012, 2016 ; McEvoy et Mahoney, 2012), l’intolérance à l’incertitude est désormais théorisée comme la peur fondamentale de l’inconnu (« fear of the unknown »), un mécanisme évolutionniste ancestral de survie qui, lorsqu’il est hypersensibilisé, nourrit l’ensemble des troubles internalisés.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de validité de l’IUS (dans ses versions 27 et 12 items) ont fait l’objet de dizaines d’études empiriques menées auprès d’échantillons communautaires, étudiants et cliniques :

Validité convergente

L’IUS présente des corrélations fortes et significatives avec les instruments étalons de l’inquiétude et de l’anxiété. Buhr et Dugas (2002) ont mis en évidence des corrélations variant entre $r = 0{,}55$ et $r = 0{,}65$ ($p < 0{,}001$) avec le Penn State Worry Questionnaire (PSWQ), confirmant que l’intolérance à l’incertitude est étroitement liée à la propension aux soucis incontrôlables. Des corrélations positives modérées à fortes sont également documentées avec l’inventaire d’anxiété-trait du STAI ($r \approx 0{,}55 – 0{,}62$), l’inventaire d’anxiété de Beck (BAI, $r \approx 0{,}45 – 0{,}55$) et l’inventaire de dépression de Beck (BDI-II, $r \approx 0{,}40 – 0{,}52$).

Validité discriminante

Bien que liée à l’anxiété et à la dépression, des analyses de régression multiple et de modélisation par équations structurelles ont démontré que l’IUS prédit l’inquiétude excessive de manière indépendante des niveaux d’anxiété générale, de névrosisme ou de dépression (Buhr & Dugas, 2006). De plus, l’échelle montre une corrélation modérée seulement avec des construits voisins comme le perfectionnisme inadapté ou le besoin de clôture cognitive, attestant qu’elle n’est pas un simple artefact de ces derniers.

Validité prédictive et sensibilité au changement

Dans les essais cliniques randomisés évaluant la thérapie cognitivo-comportementale du TAG (Dugas et al., 2003, 2010), les réductions précoces du score à l’IUS durant le traitement prédisent la diminution subséquente de la sévérité clinique de l’inquiétude. Cela confirme que l’IUS mesure un véritable mécanisme actif de changement psychologique.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’IUS a été répliquée dans de nombreuses cohortes à travers le monde :

  • Consistance interne (Alpha de Cronbach) :
    • Pour l’IUS-27 originale : Freeston et al. (1994) rapportaient un coefficient alpha de $\alpha = 0{,}91$. L’étude de validation anglophone de Buhr et Dugas (2002) a obtenu un alpha exceptionnel de $\alpha = 0{,}94$ sur échantillon non clinique, et de $\alpha = 0{,}95$ sur échantillon clinique.
    • Pour l’IUS-12 : Carleton et al. (2007) ont documenté un alpha de $\alpha = 0{,}91$ pour l’échelle totale, $\alpha = 0{,}85$ pour la sous-échelle d’anxiété prospective (7 items) et $\alpha = 0{,}85$ pour la sous-échelle d’anxiété inhibitrice (5 items). Ces chiffres sont restés remarquablement stables dans les études de réplication clinique (Carleton et al., 2012 : $\alpha = 0{,}93$).
  • Fidélité test-retest :

    Sur un intervalle de 5 semaines, Buhr et Dugas (2002) ont mesuré un coefficient de stabilité temporelle de $r = 0{,}74$ ($p < 0{,}001$), indiquant une stabilité dispositionnelle robuste tout en conservant une sensibilité aux événements de vie ou aux interventions cliniques.

  • Homogénéité inter-items :

    Les corrélations item-total corrigées pour l’ensemble des items se situent toutes au-dessus de $0{,}40$, la majorité dépassant $0{,}55$, ce qui témoigne d’une excellente cohésion psychométrique de l’ensemble des énoncés.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’histoire de la structure factorielle de l’IUS est l’un des débats psychométriques les plus riches de la littérature cognitive :

Structure originale en 4 facteurs (Freeston et al., 1994 ; Buhr & Dugas, 2002)

Initialement, une analyse factorielle exploratoire (AFE) de la version francophone à 27 items a extrait 4 facteurs expliquant environ 45 % de la variance totale :

  1. L’incertitude est inacceptable et mène à la frustration (items liés au sentiment d’injustice).
  2. L’incertitude engendre le stress et la détresse émotionnelle.
  3. L’incertitude paralyse l’action et empêche de progresser.
  4. Le besoin impérieux de contrôler et de tout planifier à l’avance.

Cependant, les tentatives de reproduire cette structure à 4 facteurs par analyse factorielle confirmatoire (AFC) ont souvent révélé des corrélations inter-facteurs excessivement élevées (souvent supérieures à 0,70 ou 0,80), traduisant une redondance conceptuelle et une instabilité des saturations croisées.

La solution à 2 facteurs de Carleton et al. (2007) et l’avènement de l’IUS-12

Face à ces limites, Carleton, Norton et Asmundson (2007) ont soumis l’IUS-27 à une série rigoureuse d’analyses factorielles confirmatoires et ont éliminé les items redondants ou faiblement saturés. Ils ont extrait un modèle bifactoriel orthogonal/oblique particulièrement parcimonieux et élégant, conservant 12 items répartis en :

  • Facteur 1 : Anxiété prospective (Items 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 de l’IUS-12 ; saturations de 0,55 à 0,81).
  • Facteur 2 : Anxiété inhibitrice (Items 8, 9, 10, 11, 12 de l’IUS-12 ; saturations de 0,60 à 0,84).

Cette structure à deux dimensions a démontré des indices d’adéquation exemplaires dans des dizaines d’études internationales (ex. CFI > 0,96 ; TLI > 0,95 ; RMSEA < 0,05) et a été répliquée dans la version néerlandaise (Helsen et al., 2013), espagnole, italienne et allemande. L'IUS-12 est ainsi devenue la version de référence dans les protocoles de recherche contemporains en raison de son invariance de mesure à travers les genres et les populations cliniques.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nature de l’outil : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (self-report inventory).
  • Nombre d’items :
    • Version longue classique : 27 items (IUS-27).
    • Version courte recommandée : 12 items (IUS-12).
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points graduée comme suit :
    • 1 = Not at all characteristic of me (Pas du tout caractéristique de moi)
    • 2 = A little characteristic of me (Un peu caractéristique de moi)
    • 3 = Somewhat characteristic of me (Moyennement caractéristique de moi)
    • 4 = Very characteristic of me (Très caractéristique de moi)
    • 5 = Entirely characteristic of me (Entièrement caractéristique de moi)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Tous les items sont cotés de manière directe (aucun item inversé).
    • Score total IUS-27 : Somme des 27 items, variant de 27 à 135 points. Des scores élevés indiquent une intolérance sévère à l’incertitude.
    • Score total IUS-12 : Somme des 12 items, variant de 12 à 60 points.
    • Sous-échelles de l’IUS-12 :
      • Anxiété prospective (Prospective Anxiety) : Somme des items 1 à 7 (score de 7 à 35).
      • Anxiété inhibitrice (Inhibitory Anxiety) : Somme des items 8 à 12 (score de 5 à 25).
  • Temps de passation moyen : Moins de 3 minutes pour l’IUS-12 ; environ 5 à 8 minutes pour l’IUS-27.
  • Population cible : Adolescents et adultes (à partir de 15 ans) en population générale ou clinique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de première publication : 1994 (version originale en français par Freeston, Rhéaume, Letarte, Dugas et Ladouceur) ; 2002 (première validation anglaise IUS-27 par Buhr & Dugas) ; 2007 (validation de la forme abrégée IUS-12 par Carleton, Norton & Asmundson).
  • Statut des droits et licences : L’Échelle d’Intolérance à l’Incertitude relève du domaine de la recherche universitaire ouverte. Elle n’est soumise à aucun droit d’auteur commercial de type éditeur payant (comme Pearson ou Hogrefe).
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour toute utilisation académique, clinique non lucrative ou de recherche scientifique.
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs et cliniciens sont libres de l’utiliser sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales fondatrices de Buhr & Dugas (2002) pour la forme longue et de Carleton et al. (2007) pour la version courte. L’usage à des fins lucratives ou dans des applications commerciales nécessite une autorisation expresse des auteurs détenteurs des droits moraux.

12. Références / References

  • Buhr, K. E. M. (2001). Examination of the relationship between intolerance of uncertainty and worry (Thèse de maîtrise non publiée). Université Concordia, Montréal, Québec, Canada. http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/s4/f2/dsk3/ftp04/MQ64017.pdf
  • Buhr, K., & Dugas, M. J. (2002). The Intolerance of Uncertainty Scale: Psychometric properties of the English version. Behaviour Research and Therapy, 40(8), 931–945. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(01)00092-4
  • Buhr, K., & Dugas, M. J. (2006). Investigating the construct validity of intolerance of uncertainty and its unique relationship with worry. Journal of Anxiety Disorders, 20(2), 222–236. https://doi.org/10.1016/j.janxdis.2004.12.004
  • Carleton, R. N., Collimore, K. C., & Asmundson, G. J. G. (2010). « It’s not just the judgements — It’s that I don’t know »: Intolerance of uncertainty as a predictor of social anxiety. Journal of Anxiety Disorders, 24(2), 189–195. https://doi.org/10.1016/j.janxdis.2009.10.007
  • Carleton, R. N., Gosselin, P., & Asmundson, G. J. G. (2010). The Intolerance of Uncertainty Index: Replication with an English sample. Psychological Assessment, 22(2), 396–406. https://doi.org/10.1037/a0019230
  • Carleton, R. N., Mulvogue, M. K., Thibodeau, M. A., McCabe, R. E., Antony, M. M., & Asmundson, G. J. G. (2012). Increasingly certain about uncertainty: Intolerance of uncertainty across anxiety and depression. Journal of Anxiety Disorders, 26(3), 468–479. https://doi.org/10.1016/j.janxdis.2012.01.011
  • Carleton, R. N., Norton, M. A. P. J., & Asmundson, G. J. G. (2007). Fearing the unknown: A short version of the Intolerance of Uncertainty Scale. Journal of Anxiety Disorders, 21(1), 105–117. https://doi.org/10.1016/j.janxdis.2006.03.014
  • Dugas, M. J., Gagnon, F., Ladouceur, R., & Freeston, M. H. (1998). Generalized anxiety disorder: A preliminary test of a conceptual model. Behaviour Research and Therapy, 36(2), 215–226. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(97)10017-8
  • Freeston, M. H., Rhéaume, J., Letarte, H., Dugas, M. J., & Ladouceur, R. (1994). Why do people worry? Personality and Individual Differences, 17(6), 791–802. https://doi.org/10.1016/0191-8869(94)90048-5
  • Helsen, K., Van den Bussche, E., Vlaeyen, J. W. S., & Goubert, L. (2013). Confirmatory factor analysis of the Dutch Intolerance of Uncertainty Scale: Comparison of the full and short version. Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry, 44(1), 21–29. https://doi.org/10.1016/j.jbtep.2012.07.004

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Uncertainty stops me from ha‎ving a firm opinion.
2

Being uncertain means that a person is disorganized.
3

Uncertainty makes life intolerable.
4

It's unfair not ha‎ving any guarantees in life.
5

My mind can't be relaxed if I don't know what will happen tomorrow.
6

Uncertainty makes me uneasy‚ anxious‚ or stressed.
7

Unforeseen events upset me greatly.
8

It frustrates me not ha‎ving all the information I need.
9

Uncertainty keeps me from living a full life.
10

One should always look ahead so as to avoid surprises.
11

A small unforeseen event can spoil everything‚ even with the best of planning.
12

When it's time to act‚ uncertainty paralyses me.
13

Being uncertain means that I am not first rate.
14

When I am uncertain‚ I can't go forward.
15

When I am uncertain I can't function very well.
16

Unlike me‚ others always seem to know where they are going in their lives.
17

Uncertainty makes me vulnerable‚ unhappy‚ or sad.
18

I always want to know what the future has in store for me.
19

I can't stand being taken by surprise.
20

The smallest doubt can stop me from acting.
21

I should be able to organize everything in advance.
22

Being uncertain means that I lack confidence.
23

I think it's unfair that other people seem sure about their future.
24

Uncertainty keeps me from sleeping soundly.
25

I must get away from all uncertain situations.
26

The ambiguities in life stress me.
27

I can't stand being undecided about my future.
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Looti, M. (2026, octobre 4). Intolérance à l’incertitude (IUS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/intolerance-de-l-incertitude-ius/
Looti, Mohammed. “Intolérance à l’incertitude (IUS).” Base de données de psychologie en français, 4 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/intolerance-de-l-incertitude-ius/.
Looti, Mohammed. “Intolérance à l’incertitude (IUS).” Base de données de psychologie en français. octobre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/intolerance-de-l-incertitude-ius/.