1. Résumé
La Liste d’évaluation du soutien interpersonnel (Interpersonal Support Evaluation List, couramment désignée par l’acronyme ISEL) constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et les plus rigoureusement validés dans le champ de la psychologie de la santé, de la psychologie sociale et de l’épidémiologie comportementale. Conçue initialement par Sheldon Cohen, Robin Mermelstein, Thomas Kamarck et Harry Hoberman en 1985, cette échelle a été spécifiquement développée pour évaluer la disponibilité perçue de différentes fonctions distinctes du soutien social qu’un individu estime pouvoir mobiliser en situation d’adversité ou de stress.
Si la version princeps comprenait 40 items répartis en quatre sous-échelles (soutien d’évaluation cognitive, soutien d’appartenance, soutien matériel ou tangible, et soutien d’estime de soi), la version abrégée en 12 items (ISEL-12) s’est imposée comme le standard d’investigation dans les protocoles cliniques et épidémiologiques contemporains. Cette forme courte retient trois dimensions fondamentales à quatre items chacune : le soutien d’évaluation (Appraisal), le soutien d’appartenance (Belonging) et le soutien tangible (Tangible). La sous-échelle d’estime de soi a été volontairement écartée pour éliminer tout chevauchement conceptuel et statistique avec les mesures de traits de personnalité et d’auto-évaluation globale de l’estime de soi.
L’administration repose sur une échelle de réponse en quatre points (allant de 0 = Definitely False à 3 = Definitely True), comportant une parité stricte entre items formulés positivement et items inversés afin de juguler les biais d’acquiescement. Sur le plan psychométrique, l’ISEL présente une cohérence interne exemplaire, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .77 et .86 en milieu universitaire et atteignant .88 à .90 en population générale. Sa validité factorielle, sa fidélité test-retest et sa validité prédictive à l’égard de la réactivité cardiovasculaire, des biomarqueurs immunitaires et de la mortalité toutes causes confondues en font un outil incontournable de la recherche translationnelle.
2. Mots-clés
soutien social perçu, Interpersonal Support Evaluation List, ISEL-12, psychométrie, stress, modèle tampon, soutien d’évaluation, soutien matériel, soutien d’appartenance, santé psychologique, santé cardiovasculaire, relations interpersonnelles, Sheldon Cohen, psychoneuroimmunologie
3. Auteurs
L’échelle a été conçue et standardisée par un groupe de chercheurs pionniers de l’interface entre la psychologie sociale, les processus de stress et la santé somatique :
- Sheldon Cohen, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université Carnegie Mellon (Pittsburgh, Pennsylvanie, États-Unis), titulaire de la chaire Robert E. Doherty. Figure centrale de la recherche sur le stress et la sensibilité aux maladies infectieuses, pionnier de la mise en évidence des liens empiriques entre intégration sociale, soutien perçu et vulnérabilité biologique aux rhinovirus.
- Robin J. Mermelstein, Ph.D. : Professeure distinguée de psychologie et directrice de l’Institute for Health Research and Policy à l’Université de l’Illinois à Chicago (UIC). Spécialiste renommée des comportements de santé, des mécanismes d’adaptation et des dynamiques interpersonnelles régulant les addictions.
- Thomas W. Kamarck, Ph.D. : Professeur de psychologie et de psychiatrie à l’Université de Pittsburgh. Ses travaux portent sur la réactivité cardiovasculaire au stress en vie quotidienne et l’évaluation écologique ambulatoire des processus psychosociaux.
- Harry M. Hoberman, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur affilié au Département de psychiatrie de l’Université du Minnesota, expert des conduites suicidaires, des troubles de l’humeur et du rôle protecteur des ressources interpersonnelles chez l’adolescent et l’adulte.
4. Objectif
La Liste d’évaluation du soutien interpersonnel a pour vocation centrale de mesurer la disponibilité cognitivement perçue de ressources relationnelles fonctionnelles, plutôt que la structure objective du réseau social (comme le nombre d’amis ou le statut matrimonial) ou le volume de soutien effectivement reçu dans un intervalle rétrospectif donné.
Distinction conceptuelle entre soutien structurel, reçu et perçu
Dans la littérature psychométrique, une distinction fondamentale sépare l’intégration sociale structurelle (taille du réseau, fréquence des contacts), le soutien social reçu (actes d’assistance concrets rapportés par l’individu) et le soutien social perçu. De multiples méta-analyses ont démontré que le soutien social reçu présente fréquemment des corrélations paradoxales ou nulles avec la santé mentale, car la réception effective d’aide coïncide presque toujours avec une période de crise aiguë, ce qui peut engendrer un sentiment de dette, une menace pour l’estime de soi ou une infantilisation. À l’inverse, le soutien perçu — c’est-à-dire la certitude tranquille que des ressources spécifiques seraient immédiatement accessibles si le besoin s’en faisait sentir — constitue le prédicteur le plus robuste et le plus constant d’un fonctionnement psychologique adaptatif et d’une morbidité somatique réduite.
Applications en recherche et en pratique clinique
L’ISEL a été conçue pour répondre à des impératifs méthodologiques précis :
- Vérification du modèle tampon du stress (Stress-Buffering Hypothesis) : L’échelle permet de disséquer comment des sous-types fonctionnels particuliers de soutien tempèrent, neutralisent ou amortissent l’impact délétère des événements de vie stressants sur la détresse psychologique et les paramètres physiologiques (pression artérielle, cortisol salivaire, protéines inflammatoires).
- Épidémiologie cardiovasculaire et oncologique : Dans les cohortes médicales, l’ISEL est employée pour modéliser le pronostic de survie post-infarctus du myocarde ou la trajectoire de qualité de vie chez des patients atteints de pathologies cancéreuses.
- Interventions psychothérapeutiques et communautaires : En clinique, l’ISEL permet de cartographier avec finesse les déficits d’un patient : un individu peut disposer d’un vaste cercle de camarades pour les loisirs (appartenance élevée) tout en souffrant d’une détresse intense liée à l’absence totale de confidents intimes capables de l’orienter (soutien d’évaluation effondré).
5. Construit psychologique
L’ISEL appréhende le soutien social comme une métadimension multidimensionnelle décomposable en fonctions interpersonnelles autonomes. Alors que l’instrument d’origine intégrait quatre piliers, la version ISEL-12 structure l’évaluation autour de trois dimensions primaires opérationnalisées par quatre items chacune.
1. Le soutien d’évaluation cognitive (Appraisal Support)
Le soutien d’évaluation renvoie à la certitude perçue qu’il existe dans l’environnement social des individus de confiance avec lesquels il est possible de partager ses inquiétudes les plus intimes, d’exposer des difficultés personnelles complexes et d’obtenir des conseils avisés. Cette ressource intervient au premier chef dans l’évaluation cognitive primaire et secondaire du stress telle que conceptualisée par Lazarus et Folkman. Un individu bénéficiant d’un haut niveau d’Appraisal dispose d’interlocuteurs qui l’aident à redéfinir la menace, à relativiser un échec et à générer des stratégies alternatives de résolution de problèmes.
Exemples d’opérationnalisation : la présence d’une personne ressource en cas de crise familiale grave (Item 11) ou la possibilité de se confier sur ses peurs les plus privées (Item 2).
2. Le soutien d’appartenance (Belonging Support)
La composante d’appartenance évalue la disponibilité de pairs prêts à partager des activités récréatives, des sorties culturelles, des repas ou des moments informels. Contrairement au soutien d’évaluation qui mobilise l’intimité émotionnelle et la divulgation de soi, le soutien d’appartenance repose sur la convivialité, la camaraderie et le sentiment de faire partie intégrante d’un collectif d’affinité. Cette dimension combat directement l’isolement social, l’anhédonie relationnelle et l’aliénation.
Exemples d’opérationnalisation : la facilité à trouver un compagnon pour partir en excursion d’une journée (Item 1) ou pour aller au cinéma à l’improviste (Item 5).
3. Le soutien matériel ou instrumental (Tangible Support)
Le soutien tangible mesure la certitude que des personnes de l’entourage fourniraient une assistance concrète, pratique, physique ou financière en cas de nécessité impérieuse. Il s’agit d’une aide instrumentale directe qui compense une limitation fonctionnelle temporaire, un accident de parcours ou une charge logistique insurmontable.
Exemples d’opérationnalisation : le fait de pouvoir compter sur quelqu’un pour effectuer les corvées ménagères en cas de maladie (Item 3), pour venir vous chercher en voiture en cas de panne à distance du domicile (Item 10) ou pour vous aider lors d’un déménagement (Item 12).
L’exclusion méthodologique de la sous-échelle d’estime de soi dans l’ISEL-12
Dans la mouture initiale à 40 items, Cohen et collaborateurs avaient inclus une dimension intitulée Self-Esteem Support, visant à mesurer la disponibilité d’individus valorisant les compétences de la personne. Toutefois, les analyses psychométriques ultérieures ont révélé que les items de cette sous-échelle présentaient une multicolinéarité excessive avec les échelles d’estime de soi globale, notamment l’échelle d’estime de soi de Rosenberg. Les participants confondaient leur propre valeur personnelle perçue avec l’approbation sociale. Par souci d’indépendance des construits et d’économie méthodologique, les auteurs ont exclu ces items de l’ISEL-12, conférant ainsi à l’instrument une pureté factorielle supérieure.
6. Cadre théorique
L’architecture de l’ISEL est indissociable de la formulation théorique formalisée par Sheldon Cohen et Thomas Wills (1985) concernant les deux grands modèles liant le réseau social et la santé :
Le modèle des effets directs (Main Effect Model) vs. le modèle tampon (Stress-Buffering Model)
Selon le modèle des effets directs, le lien social exerce une influence bénéfique constante et linéaire sur le bien-être physique et mental, quel que soit le niveau de stress environnemental éprouvé par l’individu. L’intégration sociale fournit une régularité de rôles, un sentiment de prévisibilité, une conformité aux normes préventives de santé et une stimulation affective quotidienne.
En revanche, le modèle tampon — pour lequel l’ISEL a été explicitement forgée — postule que le soutien social agit comme un modulateur d’impact qui n’exprime son plein potentiel protecteur qu’en période de haute tension ou d’adversité. Le soutien intervient à deux carrefours cruciaux du processus de stress :
- Au stade de l’évaluation primaire : La perception préalable que des ressources sont disponibles empêche l’individu d’évaluer une situation difficile comme insurmontable ou menaçante, la rétrogradant au statut de défi gérable.
- Au stade de l’évaluation secondaire et de la réponse au stress : Si le stresseur est déjà perçu comme toxique, la mobilisation fonctionnelle du soutien (conseils d’évaluation, aide matérielle) facilite l’adoption de stratégies de coping adaptées et court-circuite la cascade de réponses neuroendocriniennes inadaptées.
Fondements psychoneuroimmunologiques et biologiques
Sur le plan physiologique, un score élevé à l’ISEL est associé à une modulation favorable de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) et du système nerveux sympathique. Les individus qui perçoivent un soutien solide présentent une réactivité tensionnelle atténuée en laboratoire lors de tâches de stress aigu (ex. le Trier Social Stress Test), une libération moindre de cortisol libre et un profil cytokinique anti-inflammatoire caractérisé par une baisse des interleukines pro-inflammatoires (notamment l’IL-6) et du TNF-alpha. Ces médiations biologiques expliquent pourquoi l’ISEL prédit une réduction documentée de la susceptibilité clinique aux infections virales respiratoires expérimentales dans les célèbres études de challenge virologique conduites par Cohen et son équipe.
7. Validité
L’ISEL a fait l’objet d’un processus de validation psychométrique approfondi couvrant la validité de construit, convergente, prédictive et discriminante au travers de multiples populations cliniques et non cliniques.
Validité convergente
Les études princeps et les réplications ultérieures ont mis en lumière des corrélations hautement significatives entre les scores de l’ISEL et d’autres mesures réputées de l’environnement social :
- Comportements de soutien reçus : Corrélation positive modérée à forte avec l’Inventory of Socially Supportive Behaviors (ISSB), attestant que bien que distincts, le soutien perçu s’ancre partiellement dans des interactions effectives.
- Densité et qualité du réseau : Corrélations significatives avec le nombre d’amis proches déclarés et avec les échelles d’ajustement conjugal (notamment la Partner Adjustment Scale ou l’échelle d’ajustement dyadique).
- Spécificité fonctionnelle des sous-échelles : Conformément aux prédictions théoriques, la sous-échelle Appraisal présente des corrélations spécifiques fortes avec les mesures de dévoilement de soi (self-disclosure), tandis que la sous-échelle Belonging est préférentiellement liée aux indices d’affiliation et d’activités sociales de groupe.
Validité discriminante
Une préoccupation majeure lors de la création de l’ISEL était de s’assurer que l’instrument ne mesurait pas simplement une absence de névrosisme ou un biais d’affectivité négative générale. Les analyses de régression hiérarchique ont démontré que l’ISEL conserve sa valeur prédictive sur la symptomatologie dépressive et anxieuse même après contrôle statistique strict de l’affectivité négative et de l’anxiété-trait. De surcroît, l’abandon de la sous-échelle d’estime de soi dans l’ISEL-12 a résolu les chevauchements constatés avec les échelles de concept de soi.
Validité prédictive et épidémiologique
L’ISEL présente une validité prédictive remarquable :
- Mortalité et maladies cardiovasculaires : Des études longitudinales (notamment Rosenberg et al., 1993) ont établi qu’un score déficitaire à l’ISEL prédit une surmortalité à long terme chez les patients coronariens, indépendamment des facteurs de risque biomédicaux conventionnels (tabagisme, cholestérol, fraction d’éjection).
- Adaptation psychologique face aux stresseurs chroniques : Dans les contextes de maladies chroniques (sclérose en plaques, cancers hématologiques, diabète), les scores d’ISEL prédisent une meilleure observance thérapeutique, un taux d’adhésion supérieur et une moindre prévalence du trouble dépressif caractérisé.
8. Fidélité
La fidélité de l’ISEL a été documentée au moyen de coefficients de consistance interne rigoureux et de protocoles de test-retest longitudinaux.
Consistance interne
Dans la cohorte princeps de Cohen et al. (1985), les indices de consistance interne se sont avérés remarquablement stables :
- Échantillons d’étudiants universitaires : Les coefficients alpha de Cronbach pour le score total oscillent généralement entre .77 et .86.
- Population générale et adultes en milieu de vie : La fidélité globale grimpe entre .88 et .90.
- Sous-échelles individuelles (ISEL-12) : Les coefficients alpha observés pour chaque composante spécifique s’échelonnent classiquement comme suit : Appraisal (α = .70 à .82), Belonging (α = .73 à .79), et Tangible (α = .71 à .81). Dans les études utilisant le coefficient oméga de McDonald (ω), les valeurs dépassent systématiquement .82 pour l’ensemble des facteurs.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été vérifiée sur divers intervalles temporels, démontrant que l’échelle saisit une disposition cognitive relativement stable tout en restant sensible aux transitions écologiques majeures :
- À un intervalle de deux jours, les coefficients de corrélation intraclasse dépassent .87.
- Sur un intervalle de six semaines, la corrélation test-retest se maintient autour de .74 à .80 chez des adultes stables.
- Sur un horizon de six mois, la stabilité demeure appréciable (r = .70), témoignant d’une mesure de trait cognitivo-relationnel persistant dans le temps en l’absence de rupture biographique critique.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle de l’ISEL a fait l’objet de nombreuses vérifications par analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Structure à trois facteurs corrélés
Les modélisations en équations structurelles menées sur l’ISEL-12 (par exemple Merz et al., 2014) confirment l’adéquation supérieure d’un modèle trifactoriel oblique par rapport à un modèle unifactoriel unidimensionnel :
- Indices d’ajustement du modèle trifactoriel : Le Comparative Fit Index (CFI) excède régulièrement le seuil de .95, le Tucker-Lewis Index (TLI) dépasse .94, et le Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) demeure inférieur à .05 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre .038 et .062). Le SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) s’établit en dessous de .045.
- Saturations factorielles (λ) : Pour chacune des trois dimensions cibles, les saturations factorielles standardisées des items respectifs sont robustes, fluctuant majoritairement entre .58 et .84, sans contaminations croisées significatives sur les facteurs non cibles.
Le modèle bifactoriel (Bifactor Model)
Dans la recherche contemporaine, plusieurs auteurs ont comparé le modèle à facteurs corrélés avec un modèle bifactoriel. Ce dernier postule l’existence d’un facteur général prédominant de soutien perçu global (General Social Support) qui capture la variance partagée par l’ensemble des 12 items, tout en conservant trois micro-facteurs spécifiques correspondant aux dimensions Appraisal, Belonging et Tangible. Les indices d’explication de variance commune (ECV > .65) indiquent que si le score composite total reflète une perception globale puissante de bienveillance environnementale, l’examen isolé des sous-échelles conserve une utilité différentielle clinique lors d’investigations fines.
Invariance de mesure
Les tests d’invariance de mesure multigroupes ont apporté la preuve d’une stricte invariance configurationnelle, métrique et scalaire selon le genre (hommes vs femmes) et selon les tranches d’âge (jeunes adultes vs personnes âgées), garantissant la comparabilité des moyennes latentes entre sous-populations sans biais d’endossement différentiel d’item.
10. Instrument de mesure
L’ISEL se caractérise par une administration simple, standardisée et rapide, ce qui favorise son inclusion dans des batteries d’évaluations épidémiologiques lourdes.
- Type de mesure : Auto-questionnaire psychométrique standardisé sur support papier ou électronique.
- Format et durée : 12 propositions concrètes rédigées à la première personne ; temps de complétion estimé entre 3 et 5 minutes.
- Échelle de réponse : Format de réponse forcé en quatre points sans point neutre :
- Scaling: 0 = Definitely False; 1 = Probably False; 2 = Probably True; 3 = Definitely True
- Items inversés (cotation inverse) : Afin de prévenir le biais d’acquiescement, la moitié exacte des items (6 items sur 12) est formulée sous forme négative et nécessite une inversion préalable du codage (0 devient 3, 1 devient 2, 2 devient 1, 3 devient 0). Les items à inverser sont : 1, 2, 7, 8, 11, 12.
- Composition des sous-échelles et calcul des scores :
- Sous-échelle Soutien d’évaluation (Appraisal Subscale) : Somme des items 2 (inversé), 4, 6, 11 (inversé). Score allant de 0 à 12.
- Sous-échelle Soutien d’appartenance (Belonging Subscale) : Somme des items 1 (inversé), 5, 7 (inversé), 9. Score allant de 0 à 12.
- Sous-échelle Soutien matériel (Tangible Subscale) : Somme des items 3, 8 (inversé), 10, 12 (inversé). Score allant de 0 à 12.
- Score global de soutien (Overall Support) : Somme des 3 sous-échelles (total de l’ensemble des 12 items après inversion). Score total s’échelonnant de 0 à 36.
- Interprétation : Des scores plus élevés traduisent une plus grande disponibilité perçue de ressources interpersonnelles protectrices. Des normes percentiles issues de larges cohortes permettent d’identifier les individus se situant sous le 15e percentile comme étant en situation de vulnérabilité relationnelle marquée.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication princeps : 1985 (version originale à 40 items et dérivation de la forme courte).
- Statut des droits d’auteur et accessibilité : L’ISEL et l’ISEL-12 ont été mises à la disposition de la communauté académique et clinique internationale dans un esprit de science ouverte. Sheldon Cohen et ses collaborateurs ont rendu l’instrument librement utilisable pour les recherches académiques non commerciales.
- Tarifs : Gratuit. Aucun paiement de redevance ni coût de licence n’est exigé pour l’exploitation de l’échelle à des fins scientifiques ou pédagogiques.
- Directives d’utilisation : Les utilisateurs sont tenus de citer les publications de référence princeps (Cohen et al., 1985 ; Cohen & Wills, 1985) et d’utiliser l’outil sans en altérer la structure d’énoncé originale. Les informations, manuels et versions téléchargeables sont hébergés par le laboratoire du Pr Sheldon Cohen à l’Université Carnegie Mellon (Laboratoire de Sheldon Cohen, CMU).
12. Références
- Cohen, S., Mermelstein, R., Kamarck, T., & Hoberman, H. M. (1985). Measuring the functional components of social support. In I. G. Sarason & B. R. Sarason (Eds.), Social support: Theory, research and application (pp. 73–94). Martinus Nijhoff Publishers. https://doi.org/10.1007/978-94-009-5115-0_5
- Cohen, S., & Wills, T. A. (1985). Stress, social support, and the buffering hypothesis. Psychological Bulletin, 98(2), 310–357. https://doi.org/10.1037/0033-2909.98.2.310
- House, J. S., Landis, K. R., & Umberson, D. (1988). Social relationships and health. Science, 241(4865), 540–545. https://doi.org/10.1126/science.3399889
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Merz, E. L., Roesch, S. C., Malcarne, V. L., Penedo, F. J., Llabre, M. M., Weitzman, O. B., Navas-Nacher, E. L., Perera, M. J., Levenson, M. R., & Gallo, L. C. (2014). Validation of the Interpersonal Support Evaluation List-12 in diverse Hispanics/Latinos: Results from the Hispanic Community Health Study/Study of Latinos (HCHS/SOL). Psychological Assessment, 26(2), 384–394. https://doi.org/10.1037/a0035254
- Rosenberg, E., Orth-Gomér, K., Wedel, H., & Wilhelmsen, L. (1993). Stress, social support and mortality in men with ischemic heart disease. Journal of Internal Medicine, 233(3), 253–257. https://doi.org/10.1111/j.1365-2796.1993.tb00984.x
- Sarason, I. G., Levine, H. M., Basham, R. B., & Sarason, B. R. (1983). Assessing social support: The Social Support Questionnaire. Journal of Personality and Social Psychology, 44(1), 127–139. https://doi.org/10.1037/0022-3514.44.1.127
- Uchino, B. N. (2006). Social support and health: A review of physiological processes potentially underlying links to disease outcomes. Journal of Behavioral Medicine, 29(4), 377–387. https://doi.org/10.1007/s10865-006-9056-5
13. Questions et items du questionnaire
Instructions: This scale is made up of a list of statements each of which may or may not be true about you. For each statement circle « definitely true » if you are sure it is true about you and « probably true » if you think it is true but are not absolutely certain. Similarly‚ you should circle « definitely false » if you are sure the statement is false and « probably false » if you think it is false but are not absolutely certain.
Scaling: 0 = Definitely False; 1 = Probably False; 2 = Probably True; 3 = Definitely True
- If I wanted to go on a trip for a day (for example‚ to the country or mountains)‚ I would have a hard time finding someone to go with me.
- probably false
- probably true
- definitely true
- If I decide one afternoon that I would like to go to a movie that evening‚ I could easily find someone to go with me.
- When I need suggestions on how to deal with a personal problem‚ I know someone I can turn to.
- I don’t often get invited to do things with others.
- If I had to go out of town for a few weeks‚ it would be difficult to find someone who would look after my house or apartment (the plants‚ pets‚ garden‚ etc.).
- If I wanted to have lunch with someone‚ I could easily find someone to join me.
- If I was stranded 10 miles from home‚ there is someone I could call who could come and get me.
- If a family crisis arose‚ it would be difficult to find someone who could give me good advice about how to handle it.
- If I needed some help in moving to a new house or apartment‚ I would have a hard time finding someone to help me.