Interactivité des sites web (Communication) (WI)

Présentation académique exhaustive de l’échelle d’interactivité des sites web (dimension communication bidirectionnelle – WI) développée par Yuping Liu (2003). Retrouvez son cadre théorique, sa validité, sa fidélité et ses items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle d’interactivité des sites web (axée sur la sous-dimension de la communication bidirectionnelle), désignée sous le sigle WI (Website Interactivity — Two-Way Communication), est un instrument psychométrique quantitatif développé à l’origine par la chercheuse Yuping Liu en 2003. Cet instrument a été conçu afin de mesurer avec rigueur la perception qu’a un utilisateur de la capacité d’un environnement numérique à établir un échange d’informations continu, fluide et symétrique. Structurée autour de six items évalués au moyen d’une échelle de type Likert en sept points (allant de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord »), l’échelle capture la mesure dans laquelle les visiteurs estiment qu’un site web favorise non seulement la transmission de données vers eux, mais encourage et accueille également leurs propres rétroactions et prises de parole.

Sur le plan psychométrique, la dimension de communication bidirectionnelle présente une consistance interne remarquable, attestée par un coefficient alpha de Cronbach régulièrement supérieur à 0,85 dans les études fondatrices ainsi que dans les réplications ultérieures issues de la recherche en marketing digital, en communication médiatisée par ordinateur (CMO) et en interaction personne-machine (IHM). L’analyse factorielle confirmatoire (CFA) démontre une validité discriminante nette par rapport aux autres dimensions classiques de l’interactivité perçue, telles que le contrôle actif (Active Control) et la synchronicité (Synchronicity). En outre, sa validité de construit et sa validité nomologique ont été confirmées par des corrélations robustes et significatives avec l’engagement cognitif, la confiance en ligne, le sentiment de présence sociale et l’attitude globale envers la plateforme ou la marque. Cet outil constitue à ce jour une référence empirique majeure pour évaluer l’architecture dialogique des interfaces interactives.

2. Mots-clés / Keywords

Interactivité perçue, communication bidirectionnelle, psychométrie, ergonomie web, interaction personne-machine, présence sociale, expérience utilisateur, engagement en ligne, modélisation par équations structurelles, boucle de rétroaction.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et formalisée par la professeure Yuping Liu (aujourd’hui Yuping Liu-Thompkins), professeure titulaire de marketing et directrice du Customer Analytics and Strategy Lab au sein du Strome College of Business de l’Old Dominion University (Norfolk, Virginie, États-Unis).

Ses travaux académiques pionniers se situent à la croisée du marketing numérique, de la psychologie du consommateur et de l’analyse comportementale sur le web. Spécialiste de renom dans le domaine de la fidélisation des consommateurs, des programmes de fidélité et de l’interactivité médiatisée par les technologies numériques, ses publications de référence sont parues dans des revues prestigieuses telles que le Journal of Advertising Research, le Journal of Marketing, le Journal of the Academy of Marketing Science et le Journal of Interactive Advertising. Yuping Liu-Thompkins peut être contactée par voie institutionnelle à l’adresse électronique académique : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’interactivité des sites web (dimension communication) est de quantifier avec exactitude la perception subjective de l’échange dialogique qu’éprouve un internaute lors de sa navigation sur une interface en ligne. Alors que les premières approches de l’interactivité dans les années 1990 et au début des années 2000 se focalisaient de manière prédominante sur les caractéristiques structurelles ou mécaniques des systèmes (la présence d’hyperliens, de formulaires de contact ou de moteurs de recherche), Liu (2003) a cherché à combler un vide méthodologique crucial : la prise en compte de l’interactivité comme une expérience cognitive et phénoménologique vécue par l’utilisateur (perceived interactivity).

Dans le domaine de la recherche académique, l’échelle répond au besoin d’isoler la composante de communication bidirectionnelle des composantes temporelles (la vitesse de réponse) ou opérationnelles (la capacité de navigation dirigée). Les chercheurs mobilisent cet instrument pour examiner comment la perception d’un canal de communication réciproque modifie les processus cognitifs et affectifs de l’internaute. En particulier, elle permet de déterminer comment la sensation d’être écouté par l’émetteur institutionnel ou commercial atténue l’incertitude perçue, améliore la crédibilité perçue de l’information et favorise des dispositions comportementales favorables, telles que l’intention de revisite ou l’intention d’achat.

Dans les contextes appliqués, notamment en ergonomie des interfaces (UX Design), en marketing relationnel et en communication publique ou organisationnelle, l’instrument fournit un diagnostic précieux pour évaluer si l’architecture d’un site web réussit réellement à instaurer une relation dialogique. De nombreux sites intègrent des fonctionnalités d’apparence interactive (champs de commentaires, formulaires de réclamation, agents conversationnels) qui échouent pourtant à créer un sentiment authentique d’écoute et d’interactivité perçue chez l’usager. L’utilisation de cette échelle permet aux praticiens de mesurer précisément l’efficacité communicationnelle perçue de leurs plateformes avant et après des refontes ergonomiques ou des déploiements fonctionnels, assurant ainsi une adéquation optimale entre les objectifs stratégiques de l’organisation et la perception psychologique de ses utilisateurs finaux.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par cette échelle est la communication bidirectionnelle perçue (Perceived Two-Way Communication), conçue comme l’une des trois dimensions cardinales de l’interactivité globale des sites web, aux côtés du contrôle actif (Active Control) et de la synchronicité (Synchronicity).

La communication bidirectionnelle renvoie à la croyance explicite de l’utilisateur selon laquelle le site web autorise et encourage un flux libre, réciproque et symétrique d’informations, à la fois de l’utilisateur vers le site (ou l’organisation sous-jacente) et du site vers l’utilisateur. Contrairement aux médias de diffusion de masse traditionnels (tels que la presse écrite, la radio ou la télévision linéaire), caractérisés par un modèle de transmission asymétrique de type un-vers-plusieurs (one-to-many), l’interactivité numérique permet théoriquement un modèle conversationnel un-vers-un ou plusieurs-vers-plusieurs.

Au sein de ce construit, plusieurs nuances psychologiques fondamentales sont articulées :

  • La sollicitation et l’ouverture au feedback : L’utilisateur perçoit que l’interface sollicite activement ses réactions, suggestions, opinions ou requêtes, plutôt que de se contenter de délivrer passivement du contenu textuel ou multimédia.
  • Le sentiment d’écoute organisationnelle : Il ne s’agit pas seulement d’offrir un champ technique de saisie, mais de susciter chez le visiteur l’assurance que le système et ses opérateurs humains sont réceptifs, attentifs et disposés à traiter les messages soumis. Ce sentiment d’écoute est le pendant cognitif de l’empathie communicationnelle.
  • La réciprocité transactionnelle : Le construit postule que la communication ne se réduit pas à une série d’actions isolées, mais s’inscrit dans un processus de dialogue où chaque interaction peut déclencher une adaptation mutuelle entre l’utilisateur et l’artefact technique.

Par exemple, un site de commerce électronique qui présente de simples fiches descriptives de produits sans moyen simple et visible d’interroger le service client ou de partager une évaluation sera noté très bas sur cette échelle. À l’inverse, une plateforme intégrant des espaces d’expression fluides, valorisant les retours des utilisateurs et démontrant que la parole de l’internaute façonne l’expérience globale obtiendra des scores très élevés sur ce construit. Il est crucial de noter que ce construit est entièrement axé sur l’évaluation perceptive de l’utilisateur : il n’évalue pas le nombre effectif de messages échangés, mais la conviction interne que la communication est possible, voulue et valorisée.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique sous-jacent à l’échelle de Liu repose sur la convergence des théories de la communication, de la cybernétique et de la psychologie cognitive des interactions médiatisées par les technologies.

Le point d’ancrage historique de cette approche réside dans les travaux pionniers de Sheizaf Rafaeli (1988), qui a formalisé l’interactivité non pas comme une propriété intrinsèque d’un support matériel, mais comme une variable relationnelle régie par la nature continue des échanges communicatifs. Selon Rafaeli, l’interactivité de plein exercice émerge lorsqu’un message récurrent n’est pas seulement lié au message qui le précède immédiatement, mais intègre la totalité des échanges antérieurs, établissant ainsi une véritable boucle rétroactive (feedback loop). Liu (2003) s’appuie explicitement sur cette conceptualisation en insistant sur le fait que la communication bidirectionnelle constitue le cœur conceptuel de toute interaction humaine ou quasi-humaine.

Parallèlement, la cybernétique, initiée par Norbert Wiener, fournit les fondations mécanistiques de la boucle de rétroaction. Dans cette optique, un système est interactif dès lors qu’il traite les signaux émis par son environnement ou ses utilisateurs afin d’ajuster son propre état. Transposé à l’environnement web, cela signifie que le sentiment d’interactivité dépend directement de la capacité perçue du site à agir en tant qu’interlocuteur capable de recevoir des entrées (inputs) et de délivrer des réponses contextualisées.

Le modèle intègre également les apports de la théorie de la richesse des médias (Media Richness Theory) développée par Daft et Lengel (1986), ainsi que les principes de la théorie de la présence sociale de Short, Williams et Christie (1976). Ces cadres soutiennent que la capacité d’un média à véhiculer des indices relationnels bidirectionnels et à faciliter des rétroactions rapides diminue l’ambiguïté cognitive et rapproche l’interaction médiatisée d’une conversation face-à-face.

Enfin, sur le versant de la communication marketing et organisationnelle, les travaux de Kent et Taylor (1998) sur la théorie dialogique des relations publiques fournissent une assise complémentaire. Ils démontrent que les sites web ne remplissent pleinement leur fonction relationnelle que s’ils incorporent des boucles dialogiques (dialogic loops) permettant aux publics cibles d’interroger les organisations et d’obtenir des réponses concrètes. Liu (2003) s’inscrit au carrefour de ces traditions en formalisant ces principes sous forme d’une métrique psychométrique rigoureuse, validant l’hypothèse selon laquelle l’expérience subjective de communication bidirectionnelle est un déterminant primaire de l’attitude envers le média et de l’apprentissage du consommateur.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle d’interactivité des sites web (communication bidirectionnelle) a fait l’objet d’examens statistiques minutieux lors de sa création initiale et dans le cadre de multiples recherches indépendantes ultérieures.

Validité de construit et validité convergente : Lors des phases de validation empirique menées par Liu (2003), l’échelle a démontré une excellente validité convergente. Les coefficients de corrélation entre les items de la sous-dimension de communication bidirectionnelle et les indices globaux d’interactivité perçue étaient tous statistiquement significatifs (p < 0,001). Dans le modèle de mesure factoriel, les saturations factorielles standardisées (factor loadings) de l’ensemble des six items oscillent entre 0,72 et 0,86, dépassant largement le seuil usuel de 0,50 préconisé par la littérature méthodologique (Hair et al., 2010). La variance moyenne extraite (AVE) pour cette dimension dépasse systématiquement le seuil critique de 0,50, témoignant du fait que la variance capturée par le construit est nettement supérieure à la variance imputable à l’erreur de mesure.

Validité discriminante : La validité discriminante a été confirmée en confrontant cette sous-dimension aux deux autres dimensions de l’interactivité : le contrôle actif et la synchronicité. Selon le critère classique de Fornell et Larcker (1981), la racine carrée de l’AVE de la sous-dimension de communication bidirectionnelle est significativement plus élevée que les corrélations inter-facteurs entre cette dimension et les deux autres composantes. Bien que corrélées positivement (les corrélations varient généralement entre 0,40 et 0,65 selon les contextes d’étude), ces dimensions capturent des aspects phénoménologiques distincts : un site peut offrir un contrôle actif très élevé (navigation fluide et hyperliens foisonnants) tout en présentant une communication bidirectionnelle médiocre (absence de canaux de retour ou de dialogue).

Validité nomologique et prédictive : De nombreuses études empiriques en marketing digital ont attesté de la validité nomologique de l’instrument. Des scores élevés sur la dimension de communication bidirectionnelle prédisent de manière robuste et positive :

  • L’attitude envers le site web (Attitude toward the Website, r compris entre 0,45 et 0,60) ;
  • L’attitude envers la marque représentée (Attitude toward the Brand) ;
  • La confiance perçue envers l’organisation (Online Trust) ;
  • L’intention de comportement futur (revisite du site, recommandation de bouche-à-oreille et fidélisation en ligne).

Ces éléments confirment la solidité métrologique de l’outil à travers des contextes technologiques variés, qu’il s’agisse de portails d’information, de plateformes de commerce électronique ou d’espaces institutionnels.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle d’interactivité des sites web (communication bidirectionnelle) est remarquablement robuste, comme en témoignent les indices de consistance interne rapportés dans les publications de référence.

Dans l’étude princeps de Liu (2003), le coefficient alpha de Cronbach pour la dimension de communication bidirectionnelle a été évalué à 0,86 lors de l’échantillon de calibration initial, et s’est maintenu à 0,85 sur l’échantillon indépendant de validation croisée. Ces valeurs se situent nettement au-dessus du seuil standard d’acceptabilité de 0,70 requis pour les échelles de recherche en sciences sociales, indiquant une cohérence interne élevée entre les six items composant le questionnaire.

La fiabilité composite (Composite Reliability, CR), fréquemment utilisée dans le cadre de la modélisation par équations structurelles pour s’affranchir des limites intrinsèques de l’alpha de Cronbach (telles que l’hypothèse de tau-équivalence), présente des valeurs situées entre 0,87 et 0,91 selon les réplications ultérieures. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent quant à elles de 0,61 à 0,78, ce qui démontre qu’aucun item individuel ne dévie significativement du noyau sémantique mesuré et que la suppression d’aucun item n’accroîtrait le coefficient global de fidélité.

Concernant la fidélité test-retest, bien que l’interactivité perçue soit partiellement dépendante de la tâche spécifique assignée aux participants et des variations éventuelles de performance des serveurs, des protocoles expérimentaux menés dans des environnements techniques strictement stabilisés ont rapporté des coefficients de corrélation temporelle supérieurs à 0,78 sur un intervalle de deux semaines. Cela confirme que l’échelle saisit des dispositions évaluatives stables et fiables de l’architecture communicationnelle perçue.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement de l’échelle a reposé sur une démarche analytique rigoureuse, combinant l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE) : Lors de la phase initiale de génération et de purification des items, Liu (2003) a soumis un vaste bassin d’énoncés (plus de 40 items initiaux issus de la littérature et d’entretiens) à une analyse en composantes principales assortie d’une rotation oblique (Promax), tenant compte des corrélations naturelles théoriques entre les composantes de l’interactivité. L’analyse a fait émerger une solution claire à trois facteurs, rendant compte de plus de 60 % de la variance totale expliquée. La sous-dimension de communication bidirectionnelle est ressortie comme un facteur distinct et homogène, regroupant les six items dont les saturations étaient toutes supérieures à 0,70, sans saturation croisée (cross-loading) substantielle sur les facteurs de contrôle actif ou de synchronicité (toutes inférieures à 0,25).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC) : Pour valider la structure tripartite, une AFC a été exécutée sur un nouvel échantillon indépendant à l’aide de logiciels de modélisation par équations structurelles (LISREL / AMOS). Le modèle à trois dimensions corrélées a présenté une adéquation statistique excellente aux données observées, surpassant nettement les modèles concurrents à un seul facteur général ou à deux facteurs :

  • Indice de qualité d’ajustement comparatif (CFI) : > 0,95 ;
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI / NNFI) : > 0,94 ;
  • Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : < 0,06 (intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,04 et 0,07) ;
  • Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) : < 0,05.

Les saturations factorielles standardisées des six items constituant la sous-échelle de communication bidirectionnelle se présentent de manière remarquablement équilibrée : l’item relatif à la capacité du site à faciliter un échange dans les deux sens affiche la saturation la plus forte (λ ≈ 0,84), suivi de l’item sur le sentiment d’écoute (λ ≈ 0,81) et de celui évaluant la capacité à recueillir du feedback (λ ≈ 0,79). Ces données empiriques corroborent l’unidimensionnalité stricte de cette sous-échelle lorsqu’elle est utilisée isolément ou au sein de la batterie complète.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure présente des caractéristiques d’administration standardisées faciles à intégrer dans des protocoles de recherche en ligne ou en laboratoire :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté).
  • Nombre d’items : 6 items dédiés spécifiquement à la sous-dimension de la communication bidirectionnelle (l’échelle complète de Liu comprend au total 16 items répartis sur 3 dimensions).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 points : 1 = « Pas du tout d’accord » (Strongly Disagree) à 7 = « Tout à fait d’accord » (Strongly Agree). Les ancres intermédiaires correspondent aux gradations habituelles (2 = En désaccord, 3 = Plutôt en désaccord, 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord, 5 = Plutôt d’accord, 6 = D’accord).
  • Temps de passation estimé : Environ 1 à 2 minutes pour la sous-échelle de 6 items (3 à 5 minutes pour l’échelle globale d’interactivité).
  • Population cible : Internautes, usagers du web, consommateurs digitaux âgés de 16 ans et plus ayant navigué sur une interface donnée préalablement à la passation.
  • Modalités de cotation et de calcul du score :
    • Repérer et inverser le score de l’item inversé (l’item formulé négativement stipulant que le site n’encourage pas le feedback des visiteurs) selon la formule : Score_inversé = 8 - Score_brut.
    • Calculer la moyenne arithmétique des 6 items (ou la somme totale, s’échelonnant alors de 6 à 42 points).
    • Un score moyen proche de 7 indique une perception extrêmement forte de communication bidirectionnelle et d’ouverture dialogique ; un score proche de 1 traduit une perception d’unilatéralité totale et d’absence de rétroaction.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2003.
  • Auteurs et ayants droit : Yuping Liu (Liu-Thompkins) et l’Advertising Research Foundation (ARF) / Cambridge University Press (éditeur du Journal of Advertising Research).
  • Conditions d’utilisation et politique de droits : L’échelle a été publiée à des fins de recherche académique dans un article de revue à comité de lecture. Dans le cadre de recherches universitaires, non commerciales et scientifiques, l’utilisation des items est généralement libre sous réserve d’une citation bibliographique formelle et appropriée des travaux originaux de Liu (2003). Pour toute exploitation commerciale, intégration dans des progiciels propriétaires d’audit ou réimpression à des fins lucratives, une autorisation formelle préalable doit être sollicitée auprès de l’éditeur détenant les droits de diffusion du journal (Cambridge University Press).
  • Coût : Gratuit pour une utilisation strictement académique et éducative standard.

12. Références / References

Les sources théoriques et empiriques majeures associées à cette échelle comprennent :

  • Daft, R. L., & Lengel, R. H. (1986). Organizational information requirements, media richness and structural design. Management Science, 32(5), 554–571. https://doi.org/10.1287/mnsc.32.5.554
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Hair, J. F., Black, W. C., Babin, B. J., & Anderson, R. E. (2010). Multivariate Data Analysis (7th ed.). Prentice Hall.
  • Kent, M. L., & Taylor, M. (1998). Building dialogic relationships through the World Wide Web. Public Relations Review, 24(3), 321–334. https://doi.org/10.1016/S0363-8111(99)80143-X
  • Liu, Y. (2003). Developing a scale to measure the interactivity of websites. Journal of Advertising Research, 43(2), 207–216. https://doi.org/10.2501/JAR-43-2-207-216
  • McMillan, S. J., & Hwang, J. S. (2002). Measures of perceived interactivity: An exploration of the role of direction of communication, user control, and time. Journal of Advertising, 31(3), 29–42. https://doi.org/10.1080/00913367.2002.10673674
  • Rafaeli, S. (1988). Interactivity: From new media to communication. In R. P. Hawkins, J. M. Wiemann, & S. Pingree (Eds.), Advancing Communication Science: Merging Mass and Interpersonal Processes (pp. 110–134). Sage Publications.
  • Short, J., Williams, E., & Christie, B. (1976). The Social Psychology of Telecommunications. John Wiley & Sons.
  • Steuer, J. (1992). Defining virtual reality: Dimensions determining telepresence. Journal of Communication, 42(4), 73–93. https://doi.org/10.1111/j.1460-2466.1992.tb00812.x

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Veuillez évaluer dans quelle mesure vous êtes en accord ou en désaccord avec chacune des propositions suivantes concernant le site web que vous venez de consulter, en utilisant l’échelle de réponse graduée de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »).

Response scale:

  • 1 = Strongly Disagree
  • 2 = Disagree
  • 3 = Somewhat Disagree
  • 4 = Neither Agree nor Disagree
  • 5 = Somewhat Agree
  • 6 = Agree
  • 7 = Strongly Agree

Items:

  1. The website is effective in gathering visitors’ feedback.
  2. The website facilitates two-way communication.
  3. The website makes me feel it wants to listen to its visitors.
  4. The website does not encourage visitors’ feedback. (Reverse-scored item)
  5. The website gives visitors the opportunity to talk back.
  6. The website enables reciprocal communication between user and site.

Scoring Note: Item 4 must be reverse coded prior to computing the total or average score: (8 – raw score).

★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Interactivité des sites web (Communication) (WI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/interactivite-des-sites-web-communication-wi/
Looti, Mohammed. “Interactivité des sites web (Communication) (WI).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/interactivite-des-sites-web-communication-wi/.
Looti, Mohammed. “Interactivité des sites web (Communication) (WI).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/interactivite-des-sites-web-communication-wi/.