1. Résumé / Abstract
La sous-échelle des intentions non violentes du Teen Conflict Survey (TCS-NVI), initialement développée dans le cadre de recherches sur les conduites conflictuelles chez les adolescents menées par Dorothy L. Espelage et Kris Bosworth à l’Université de l’Indiana en 1995, puis diffusée par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour appréhender les dispositions comportementales des jeunes face à des provocations génératrices de colère. Composé de 8 items formulés sous la forme d’un scénario prospectif (« La prochaine fois que vous serez vraiment en colère contre quelqu’un ou quelque chose… »), le questionnaire quantifie la propension des collégiens et lycéens (âgés de 12 à 18 ans) à mobiliser des stratégies de résolution pacifique, de régulation émotionnelle, de médiation par les pairs ou de retrait constructif, en opposition aux conduites d’escalade violente et de représailles différées.
Les réponses sont recueillies au moyen d’une échelle de type Likert en quatre points allant de 1 (« Très peu probable ») à 4 (« Très probable »), avec un item inversé (l’item 2, évaluant la rumination vindicative et la vengeance différée). Le score total, variant de 8 à 32, reflète la force de l’intention d’adopter des conduites non violentes. Sur le plan psychométrique, l’instrument présente une cohérence interne satisfaisante pour une échelle brève de dépistage en milieu scolaire, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre .70 et .78 selon les cohortes. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires appuient majoritairement une structure unidimensionnelle dominante axée sur la résolution prosociale des conflits, tout en mettant en lumière des composantes distinctes de contrôle émotionnel interne et de négociation interpersonnelle. Cet outil a fait l’objet de nombreuses validations empiriques dans le cadre de l’évaluation de programmes de prévention de la violence scolaire et d’interventions de santé publique.
2. Mots-clés / Keywords
Intentions non violentes, Teen Conflict Survey, violence à l’adolescence, résolution de conflits, régulation de la colère, psychométrie, évaluation scolaire, médiation par les pairs, compétences psychosociales, prévention de la violence, Centers for Disease Control and Prevention, théorie du comportement planifié.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue par deux chercheuses spécialisées dans le développement de l’adolescent, la psychologie de l’éducation et la prévention des violences scolaires :
- Kris Bosworth, Ph.D. : Professeure émérite au département des politiques éducatives et de pratique de l’Université de l’Arizona (Tucson, États-Unis), anciennement directrice du Center for Adolescent Studies à l’Université de l’Indiana à Bloomington. Ses travaux portent principalement sur le développement positif des jeunes, la promotion de la santé en milieu scolaire et l’implantation d’interventions préventives basées sur des données probantes.
- Dorothy L. Espelage, Ph.D. : Professeure distinguée de psychologie de l’éducation à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill (anciennement affiliée à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign et à l’Université de l’Indiana). Experte de renommée internationale sur le harcèlement scolaire (bullying), la violence entre pairs, les dynamiques relationnelles chez les jeunes et la victimisation, elle a agi comme conseillère scientifique auprès de multiples institutions fédérales et internationales (CDC, American Psychological Association, Instituts nationaux de la santé).
4. Objectif / Purpose
L’objectif principal du Teen Conflict Survey et de sa sous-échelle d’intentions non violentes est de mesurer la probabilité perçue qu’un adolescent opte pour des tactiques d’apaisement, de communication verbale ou d’autorégulation plutôt que pour l’agression physique ou verbale lorsqu’il est confronté à un affect aigu de colère. Contrairement aux inventaires rétrospectifs qui évaluent la fréquence brute des actes agressifs passés (tels que les bagarres physiques ou le harcèlement), cet outil capture la variable intermédiaire cruciale des intentions comportementales, théorisée comme le prédicteur proximal le plus direct de l’action délibérée.
Dans le domaine de la recherche en santé publique et en psychologie du développement, l’échelle a été mise au point pour répondre à la nécessité d’évaluer de manière sensible et économique les effets de programmes universels ou ciblés de prévention de la violence (par exemple, SMART Talk, les programmes d’apprentissage socio-émotionnel ou les dispositifs de médiation par les pairs). Comme les actes de violence physique grave sont des événements statistiques à fréquence relativement faible sur de courtes périodes d’intervention, la modification des intentions comportementales et des attitudes normatives constitue un indicateur précoce et fiable de l’efficacité thérapeutique ou pédagogique.
Sur le plan clinique, psychoéducatif et scolaire, l’outil fournit aux psychologues, conseillers d’orientation et équipes pédagogiques un profil standardisé des répertoires d’adaptation des adolescents. Il permet de repérer les élèves qui présentent un déficit marqué de stratégies cognitives et interpersonnelles face à la provocation, orientant ainsi la mise en place d’ateliers de gestion de la colère, d’entraînement aux habiletés sociales ou de remédiation cognitive axée sur la prise de perspective d’autrui.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré est l’intention d’utilisation de stratégies non violentes de gestion de la colère et du conflit. Dans la taxonomie des conduites adolescentes, ce construit ne se réduit pas à une simple absence d’agressivité physique ; il reflète un ensemble articulé de compétences proactives et réactives qui mobilisent plusieurs dimensions psychologiques interdépendantes :
1. La négociation interpersonnelle et la communication directe
Cette composante est illustrée par l’item 3 (« Try to talk it out? »). Elle traduit la propension de l’adolescent à privilégier l’échange verbal, l’argumentation posée et l’explicitation des désaccords plutôt que l’explosion motrice ou le passage à l’acte violent. Ce processus nécessite l’inhibition des réponses agressives automatiques et la croyance en la rationalité de la négociation interpersonnelle.
2. Le recours à des structures formelles de régulation sociale
Mesurée par l’item 4 (« Suggest peer mediation? »), cette dimension évalue l’acceptation de faire intervenir un tiers neutre issu du groupe de pairs pour faciliter la résolution du litige. Elle indique une reconnaissance des normes institutionnelles et une volonté de désamorcer l’escalade symétrique de l’hostilité par une procédure tierce pacifiée.
3. La canalisation et la sublimation de l’énergie émotionnelle
L’item 5 (« Channel your anger into something constructive? ») évalue la capacité de réorientation de l’excitation physiologique et affective vers des activités productives (activités physiques, création artistique, investissement académique). Ce processus relève des mécanismes matures de défense et de régulation émotionnelle décrits dans la littérature clinique.
4. La désescalade cognitive et la prise de perspective (Theory of Mind)
Les items 7 (« Try to reduce your anger? ») et 8 (« Try to see the other person’s point of view? ») ciblent les stratégies internes d’autorégulation émotionnelle et de décentration cognitive. La capacité d’adopter la perspective d’autrui au cœur d’une situation conflictuelle est un puissant inhibiteur de l’agression réactive, favorisant l’empathie situationnelle et atténuant le biais d’attribution d’intention hostile.
5. Le désengagement stratégique versus la vengeance différée
Les items 1 (« Ignore the situation? »), 6 (« Laugh it off? ») et 2 (« Ignore the situation and get the person later? ») capturent la distinction essentielle entre le détachement émotionnel sain (dévaluation de la provocation, humour, mise à distance) et l’évitement trompeur sous-tendu par une rancœur vindicative. L’item 2, qui est inversé dans la cotation globale, permet d’isoler la rumination agressive et le calcul revanchard qui caractérisent souvent les agressions relationnelles ou physiques préméditées.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de la sous-échelle repose principalement sur deux modèles théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :
La Théorie du Comportement Planifié (TCP)
Développée par Icek Ajzen et Martin Fishbein, la théorie du comportement planifié stipule que le déterminant immédiat d’un comportement est l’intention de l’exécuter. L’intention capture le degré d’effort qu’une personne est prête à consentir pour adopter un comportement donné. Dans le modèle de Bosworth et Espelage, les réponses des adolescents aux scénarios d’injustice ou de frustration constituent la manifestation cognitive directe de leur intention comportementale, elle-même modulée par leurs attitudes envers la violence, leurs croyances normatives sur la virilité ou l’honneur, et leur contrôle comportemental perçu face au stress interpersonnel.
Le Modèle de Traitement de l’Information Sociale (TIS)
Formulé par Nicki R. Crick et Kenneth A. Dodge (1994), le modèle du traitement de l’information sociale décompose la prise de décision face à une provocation en six étapes consécutives : (1) encodage des indices internes et externes, (2) interprétation des indices (attribution d’intentionnalité), (3) clarification des objectifs (objectifs relationnels vs instrumentaux), (4) génération ou recherche de réponses potentielles, (5) prise de décision quant à la réponse à fournir, et (6) mise en acte comportementale. L’échelle TCS-NVI intervient précisément aux étapes 4 et 5 : elle interroge la disponibilité mentale de réponses alternatives non violentes dans le répertoire mnésique de l’adolescent et son évaluation de l’efficacité ou de l’adéquation de ces options face à la colère.
Le Modèle Éco-développemental
Dans la perspective éco-développementale défendue par Espelage et Swearer, l’intention comportementale de l’adolescent n’émerge pas dans le vide cognitif, mais à l’intersection des influences microsystémiques (climat scolaire, normes du groupe de pairs, styles parentaux) et des facteurs de personnalité (régulation des émotions, impulsivité). Les élèves évoluant dans des environnements scolaires encourageant la médiation par les pairs développent une plus grande légitimité perçue des réponses négociées, ce qui se traduit par des scores d’intention non violente significativement plus élevés.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du Teen Conflict Survey a été étayée par plusieurs séries d’investigations empiriques menées auprès d’échantillons diversifiés d’élèves du secondaire aux États-Unis, notamment dans le cadre des rapports d’évaluation instrumentale des CDC (Dahlberg et al., 2005) :
Validité de contenu
Les items ont été générés à partir d’entretiens qualitatifs et de focus groups conduits avec des adolescents de collège (classes de 6e à 8e), garantissant une adéquation écologique étroite avec le langage, les situations de discorde quotidiennes et les options d’action réalistes disponibles dans la culture adolescente. Un panel d’experts en victimologie juvénile et en développement psychosocial a ensuite validé la représentativité des stratégies de résolution proposées.
Validité de construit et convergente
Les études corrélatives mettent en évidence des associations significatives et théoriquement cohérentes entre le score de la sous-échelle TCS-NVI et diverses mesures validées :
- Corrélation négative avec les conduites violentes autodéclarées : Le score d’intentions non violentes est inversement corrélé aux mesures de perpétration de violences physiques (r = -.35 à -.48, p < .001) et de harcèlement scolaire direct.
- Corrélation positive avec les habiletés prosociales : Des associations positives substantielles ont été documentées avec les échelles d’empathie dispositionnelle (r = .38 à .45), de coopération scolaire et de compétences d’affirmation de soi non agressive.
- Corrélation négative avec les croyances légitimant l’agression : Les adolescents ayant des scores élevés à l’échelle adhèrent significativement moins aux mythes justifiant les représailles physiques ou l’impératif de riposte virile.
Validité prédictive
Dans des études longitudinales de suivi évaluant l’impact d’interventions scolaires (Bosworth et al., 1999), les scores d’intentions non violentes mesurés en pré-test prédisaient significativement, à un intervalle de six mois, une probabilité réduite d’implication dans des bagarres scolaires, des exclusions disciplinaires et des épisodes de port d’arme, confirmant ainsi le rôle médiateur de l’intention dans la chaîne causale de l’action agressive.
8. Fidélité / Reliability
Les paramètres de fidélité de la sous-échelle des intentions non violentes ont été évalués dans plusieurs cohortes d’élèves de collège (grades 6-8, âges 11-14 ans) :
Cohérence interne
Dans l’échantillon normatif initial documenté par Bosworth et Espelage (1995) ainsi que dans le compendium des instruments d’évaluation de la violence chez les jeunes des CDC (Dahlberg et al., 2005), le coefficient alpha de Cronbach de la sous-échelle se situe généralement autour de .70 à .76. Bien que modérée, cette valeur est considérée comme robuste et acceptable pour une échelle brève de huit items intégrant des stratégies d’évitement, de médiation institutionnelle et de régulation cognitive interne.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les coefficients de stabilité test-retest calculés sur des périodes de deux à quatre semaines (en l’absence d’intervention ciblée) révèlent des coefficients de corrélation intra-classe oscillant entre .65 et .74, témoignant d’une stabilité temporelle convenable tout en conservant une sensibilité suffisante pour détecter les changements induits par des programmes psychoéducatifs.
Erreur standard de mesure (SEM)
L’erreur standard de mesure rapportée sur l’échantillon global moyen est estimée à approximativement 1.80 à 2.10 points sur l’étendue totale de l’échelle (8 à 32), ce qui assure une précision satisfaisante pour le dépistage de groupe et la comparaison inter-groupes dans les protocoles de recherche évaluative.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations psychométriques portant sur la structure dimensionnelle du Teen Conflict Survey ont fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des analyses factorielles exploratoires initiales utilisant une extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin), la sous-échelle TCS-NVI a démontré une dominance d’un facteur général expliquant plus de 38 % de la variance totale des items. Néanmoins, des solutions bifactorielles apparaissent fréquemment lorsque les analyses sont menées sur des échantillons élargis :
- Facteur 1 : Stratégies de communication et médiation interpersonnelle — Saturé fortement par les items 3 (Talk it out, saturation > .68), 4 (Peer mediation, saturation > .60) et 8 (Other person’s point of view, saturation > .58).
- Facteur 2 : Régulation émotionnelle interne et évitement constructif — Saturé par les items 5 (Channel anger, saturation > .54), 6 (Laugh it off, saturation > .52), 7 (Reduce anger, saturation > .62) et l’item 1 (Ignore situation, saturation > .45).
Comportement psychométrique de l’item inversé
L’item 2 (« Ignore the situation and get the person later? ») présente de manière systématique la saturation la plus basse sur le facteur commun prosocial (souvent entre -.32 et -.42 avant inversion). Après recodage, son inclusion contribue à réduire les biais d’acquiescement, mais certains auteurs recommandent de vérifier sa corrélation item-total dans chaque cohorte spécifique, car sa composante de « vengeance différée » capte une facette cognitive distincte de la pure négociation pacifique.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Dans les modèles d’équations structurelles testant l’unidimensionnalité de la sous-échelle, les indices d’ajustement atteignent des niveaux acceptables à satisfaisants (CFI > .92, TLI > .90, RMSEA ≤ .065, SRMR ≤ .055), à condition de modéliser une covariance résiduelle entre les items partageant une formulation proche relative au désengagement immédiat (items 1 et 2).
10. Instrument de mesure / Instrument
Les caractéristiques techniques et les modalités pratiques d’administration de l’échelle sont récapitulées ci-dessous :
- Nom complet de l’instrument : Violent Intentions — Teen Conflict Survey (Nonviolent Intentions Subscale, TCS-NVI).
- Type de passation : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé.
- Population cible : Adolescents et préadolescents scolarisés du collège au lycée (grades 6 à 8, approximativement 11 à 15 ans, adaptable jusqu’à 18 ans).
- Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes pour la sous-échelle seule (15 à 20 minutes pour l’ensemble du Teen Conflict Survey complet).
- Nombre d’items : 8 items formulés à la deuxième personne sous forme interrogative.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 4 points :
- 1 = Very unlikely (Très peu probable)
- 2 = Unlikely (Peu probable)
- 3 = Likely (Probable)
- 4 = Very likely (Très probable)
- Règles de cotation et de calcul du score :
- Tous les items reçoivent leur valeur numérique directe (1 à 4), à l’exception de l’item 2 qui fait l’objet d’une inversion de score (1 devient 4, 2 devient 3, 3 devient 2, 4 devient 1).
- Le score global correspond à la somme des 8 items (après inversion de l’item 2).
- Étendue des scores possibles : De 8 à 32 points.
- Interprétation clinique et normative : Un score élevé indique une forte propension et une intention affirmée d’utiliser des stratégies non violentes de contrôle de la colère et de résolution de conflits. Un score bas reflète une vulnérabilité aux passages à l’acte agressifs, un déficit d’alternatives constructives ou une forte propension à la rancœur et à la vengeance.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : 1995 (Center for Adolescent Studies, Indiana University).
- Publication de référence institutionnelle : 2005 (reprise intégrale dans le compendium d’instruments de mesure de la violence des CDC).
- Statut des droits et conditions d’accès : Domaine public académique / Usage libre sans frais pour la recherche et la pratique éducative à but non lucratif. L’instrument a été diffusé par les CDC (organisme fédéral américain de santé publique) dans le but explicite de fournir aux chercheurs, évaluateurs de programmes et milieux scolaires des outils de mesure libres de droits.
- Tarifs : Gratuit (aucun coût de licence ni d’achat de matériel).
- Obligations d’utilisation : Citation formelle des auteurs originaux (Bosworth & Espelage, 1995) et de la source de dissémination fédérale (Dahlberg et al., 2005) lors de toute publication ou restitution de résultats.
12. Références / References
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Bosworth, K., & Espelage, D. L. (1995). Teen Conflict Survey. Center for Adolescent Studies, Indiana University, Bloomington, IN. (Unpublished assessment tool).
- Bosworth, K., Espelage, D. L., & Simon, T. R. (1999). Factors associated with bullying behavior in middle school students. Journal of Early Adolescence, 19(3), 341–362. https://doi.org/10.1177/0272431699019003003
- Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74
- Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (2nd ed., pp. 122–123). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf
- Espelage, D. L., Bosworth, K., & Simon, T. R. (2000). Examining the social context of bullying behaviors in early adolescence. Journal of Counseling & Development, 78(3), 326–333. https://doi.org/10.1002/j.1556-6676.2000.tb01914.x
- Espelage, D. L., & Swearer, S. M. (Eds.). (2004). Bullying in American schools: A social-ecological perspective on prevention and intervention. Lawrence Erlbaum Associates Publishers. https://doi.org/10.4324/9781410609670
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
The next time you find yourself really angry at someone or something‚ how likely is it that you would …
Response scale:
4 = Very likely
3 = Likely
2 = Unlikely
1 = Very unlikely
- Ignore the situation?
- Ignore the situation and get the person later?
- Try to talk it out?
- Suggest peer mediation?
- Channel your anger into something constructive?
- Laugh it off?
- Try to reduce your anger?
- Try to see the other person’s point of view?
Scoring note: Item 2 is reverse scored (1 = 4, 2 = 3, 3 = 2, 4 = 1). Sum all items for a total score ranging from 8 to 32.