Intention manipulatoire perçue de la marque

Découvrez l’échelle d’intention manipulatoire perçue de la marque (Bock & Thomas, 2023) : fondements théoriques, propriétés psychométriques, validité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de mesure de l’intention manipulatoire perçue de la marque (Perceived Brand Manipulative Intent) constitue un instrument psychométrique ciblé conçu pour évaluer la mesure dans laquelle les consommateurs estiment qu’une entreprise ou une marque déploie des tactiques persuasives illégitimes, trompeuses ou moralement contestables. Développée et formalisée dans le champ du comportement du consommateur et de la psychologie publicitaire, notamment reprise et affinée par Bock et Thomas (2023) dans le cadre de leurs recherches sur les effets pervers de l’expression de la gratitude par les marques, cette échelle s’ancre directement dans le modèle des connaissances sur la persuasion (Persuasion Knowledge Model).

L’instrument se compose d’une structure unidimensionnelle concise de 3 items présentés sous la forme d’une échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement d’accord »). Il quantifie la réaction affective et cognitive critique du récepteur face à des signaux de communication marketing perçus comme opportunistes plutôt que bienveillants. Les propriétés psychométriques de l’échelle démontrent une cohérence interne robuste, avec des indices de fidélité élevés (coefficients alpha de Cronbach excédant fréquemment 0,90) et une excellente validité de construit, tant convergente que discriminante. Cette échelle s’avère particulièrement pertinente pour diagnostiquer les réactions de défiance, l’érosion de la confiance envers la marque, ainsi que les effets boomerang (backfire effects) générés par des campagnes de communication perçues comme artificielles ou manipulatrices.

2. Mots-clés / Keywords

intention manipulatoire perçue, modèle des connaissances sur la persuasion, scepticisme du consommateur, gratitude de marque, psychométrie, comportement du consommateur, réactance psychologique, équité perçue, attribution causale, Journal of Advertising

3. Auteurs / Authors

L’opérationnalisation moderne de cette échelle a été consolidée par :

  • Dora E. Bock, Ph.D. — Professeure associée de marketing au Harbert College of Business, Université d’Auburn (Auburn, Alabama, États-Unis). Spécialiste du marketing relationnel, des interactions personnel-client et de la psychologie des communications d’entreprise. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Veronica L. Thomas, Ph.D. — Professeure associée de marketing au Strome College of Business, Université Old Dominion (Norfolk, Virginie, États-Unis). Ses recherches portent sur la communication publicitaire persuasive, les perceptions de sincérité de la marque et les comportements de résistance des consommateurs. Courriel institutionnel : [email protected].

Ce construit s’appuie historiquement sur les travaux fondateurs de Margaret C. Campbell (1995) relatifs à l’inférence des motivations cachées de l’expéditeur lors d’une tentative de persuasion.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’intention manipulatoire perçue est de fournir une mesure standardisée, fiable et parcimonieuse du degré de suspicion qu’un individu nourrit à l’égard de la stratégie de persuasion d’une marque. Dans les relations marchandes contemporaines, les consommateurs ne sont pas de simples récepteurs passifs de messages publicitaires ; ils interprètent continuellement les motivations sous-jacentes des entreprises. Lorsque la communication d’une marque — qu’il s’agisse d’un message philanthropique, d’une offre promotionnelle ou d’une manifestation ostensible de gratitude — est suspectée de poursuivre un intérêt égoïste au détriment de l’intérêt mutuel, le consommateur infère une intention manipulatoire.

Applications dans la recherche expérimentale et appliquée

Dans la recherche académique, l’échelle remplit une fonction explicative déterminante. Elle agit couramment comme variable médiatrice essentielle entre un stimulus marketing ambigu (par exemple, un ton excessivement enthousiaste, un « greenwashing » ou des tactiques promotionnelles agressives) et les réponses négatives des consommateurs, telles que :

  • La baisse d’attitude envers la marque (brand attitude) ;
  • La détérioration de la fidélité et de l’attachement affectif ;
  • L’émergence du bouche-à-oreille négatif (negative word-of-mouth) ;
  • Le désengagement comportemental ou le boycott actif.

Dans l’étude empirique de Bock et Thomas (2023), l’outil a permis de documenter un paradoxe marketing saisissant : l’expression de la gratitude par des marques associées à une personnalité « excitante » (exciting brands) a tendance à échouer. Contrairement aux marques sincères, ces marques voient leurs remerciements perçus non pas comme une reconnaissance authentique, mais comme un stratagème commercial cynique visant à solliciter de futurs achats, activant ainsi une forte intention manipulatoire perçue.

Justification méthodologique et théorique

D’un point de vue diagnostique, mesurer ce construit permet d’isoler la frontière précise entre persuasion licite et manipulation perçue. Une marque peut déployer un discours persuasif tout en restant perçue comme équitable et honnête ; en revanche, dès lors que le seuil de manipulation perçue est franchi, les théories de la réactance psychologique prédisent un rejet frontal du message. L’échelle offre ainsi une grille d’analyse indispensable pour anticiper et corriger les maladresses de positionnement avant le déploiement publicitaire à grande échelle.

5. Construit psychologique / Construct

L’intention manipulatoire perçue (Perceived Manipulative Intent) désigne la croyance subjective d’un consommateur selon laquelle les efforts de communication d’un annonceur visent à influencer son comportement par des moyens jugés déloyaux, coercitifs ou contraires à ses intérêts propres (Campbell, 1995). Ce construit psychologique s’articule autour de trois facettes interdépendantes captées de manière intégrée au sein d’une dimension unique :

1. L’attribution d’un motif dissimulé et égoïste

Le consommateur perçoit que la marque ne communique pas par bienveillance altruiste, mais dans le but instrumental d’orienter son jugement à son insu. Par exemple, lorsqu’une entreprise remercie publiquement ses clients fidèles sur les réseaux sociaux, le consommateur peut inférer que l’objectif réel n’est pas d’exprimer une gratitude sincère, mais de stimuler les ventes de manière détournée en activant une norme de réciprocité asymétrique.

2. La violation des normes de justice et d’équité

Le construit incorpore un jugement moral : la tactique employée est jugée inéquitable (unfair). Cette composante d’injustice transactionnelle survient lorsque l’annonceur est perçu comme exploitant des vulnérabilités émotionnelles ou psychologiques des consommateurs. L’individu juge que l’équilibre du dialogue commercial est rompu au profit exclusif de la marque.

3. L’aversion envers la tactique persuasionnelle

Le consommateur formule une évaluation affective et normative négative vis-à-vis du procédé (« in ways that I do not like »). Ce jugement ne porte pas uniquement sur le résultat de la persuasion, mais sur le procédé lui-même, perçu comme intrusif, paternaliste ou dégradant pour l’autonomie décisionnelle de l’agent.

Contrairement au concept général de scepticisme (qui reflète une tendance dispositionnelle durable à douter de toute revendication publicitaire), l’intention manipulatoire perçue est un état cognitif situationnel spécifique induit par un stimulus marketing particulier. Elle se distingue également du sentiment de tromperie (deception), car une manœuvre peut être jugée manipulatoire même si toutes les allégations factuelles de la publicité sont strictement véridiques.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conceptualisation de l’intention manipulatoire perçue s’enracine au croisement de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie sociale et du marketing cognitif :

Le modèle des connaissances sur la persuasion (Persuasion Knowledge Model – PKM)

Formulé par Friestad et Wright (1994), le PKM postule que les individus développent au fil du temps des connaissances métacognitives relatives aux techniques, tactiques et objectifs des agents de persuasion. Ces « connaissances sur la persuasion » permettent aux consommateurs de reconnaître lorsqu’une source tente de modifier leurs attitudes. Lorsque le consommateur active ces schémas cognitifs (change-of-meaning principle), l’interaction n’est plus analysée comme un échange informatif neutre, mais comme une manœuvre tactique. L’échelle opérationnalise précisément le résultat de cette activation : le constat que la tactique outrepasse les limites de l’influence acceptable.

La théorie de l’attribution causale

Selon la théorie de l’attribution développée par Fritz Heider et approfondie par Harold Kelley, les individus recherchent systématiquement les causes sous-jacentes aux comportements d’autrui. Face à un comportement de marque inattendu ou inhabituellement chaleureux, le consommateur opère une distinction entre des attributions intrinsèques (la marque agit par bienveillance sincère) et des attributions extrinsèques (la marque agit par opportunisme financier). L’intention manipulatoire émerge dès lors que les attributions extrinsèques deviennent prédominantes et sont perçues comme incompatibles avec le bien-être du client.

La théorie de la réactance psychologique

La théorie de la réactance formulée par Jack Brehm (1966) soutient que lorsqu’une personne perçoit une menace pesant sur sa liberté de choix ou son autonomie décisionnelle, elle ressent un état motivationnel négatif la poussant à restaurer cette liberté. L’intention manipulatoire perçue constitue l’étincelle cognitive qui déclenche la réactance : en découvrant une tentative perçue de manipulation, le consommateur réagit défensivement en dévalorisant la marque et en rejetant activement l’injonction persuasive.

7. Validité / Validity

L’échelle d’intention manipulatoire perçue a fait l’objet d’examens psychométriques approfondis dans la littérature consacrée à l’efficacité publicitaire, notamment chez Campbell (1995), Kirmani et Zhu (2007), ainsi que Bock et Thomas (2023).

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu a été établie par l’accord d’experts en comportement du consommateur confirmant que les énoncés ciblent directement l’iniquité du procédé, l’intention stratégique cachée et le caractère inadmissible de la technique persuasive. Les analyses factorielles confirment systématiquement l’unidimensionnalité du construit, sans saturation croisée parasite.

Validité convergente

La validité convergente est étayée par des corrélations positives fortes et significatives avec des construits théoriquement apparentés :

  • Le scepticisme envers la publicité (Advertising Skepticism ; corrélations typiques $r = 0,55$ à $0,68$, $p < 0,001$) ;
  • Le cynisme du consommateur envers les entreprises ;
  • L’inauthenticité perçue de la marque (Perceived Brand Inauthenticity ; $r > 0,60$) ;
  • La variance moyenne extraite (AVE — Average Variance Extracted) excède couramment le seuil préconisé de 0,50, se situant régulièrement au-delà de 0,70 dans les échantillons empiriques.

Validité discriminante

La validité discriminante a été rigoureusement démontrée par rapport à des construits tels que la chaleur perçue de la marque (brand warmth), la compétence perçue (brand competence) et la crédibilité générale de la source. En appliquant le critère de Fornell-Larcker, la racine carrée de l’AVE pour l’intention manipulatoire perçue dépasse systématiquement les corrélations inter-construits. De même, les ratios hétérotrait-monotrait (HTMT) demeurent nettement inférieurs au seuil critique de 0,85.

Validité prédictive et nomologique

L’échelle prédit de manière consistante une cascade de conséquences négatives pour la marque :

  • Une dégradation significative de l’évaluation globale de la marque ($r = -0,45$ à $-0,62$) ;
  • Une réduction de l’intention d’achat ;
  • Une propension accrue à propager des avis critiques sur les plateformes communautaires ;
  • Dans les études expérimentales de Bock et Thomas (2023), l’intention manipulatoire perçue a médié avec succès l’effet négatif d’une communication de gratitude discordante sur la fidélité client, validant sa puissance nomologique dans des modèles d’équations structurelles complexes.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de cohérence interne de l’instrument de mesure de l’intention manipulatoire perçue figurent parmi les plus stables de la littérature en psychométrie du marketing :

  • Alpha de Cronbach ($lpha$) : Dans l’étude de référence de Bock et Thomas (2023), le coefficient de cohérence interne pour cette échelle de 3 items atteint des valeurs comprises entre 0,89 et 0,94 selon les différentes conditions expérimentales et études menées. Ces résultats confirment ceux obtenus historiquement par Campbell (1995) et les travaux ultérieurs, où les indices dépassaient quasi invariablement le seuil d’excellence de 0,85.
  • Fiabilité composite (CR / $
    ho_c$) :
    Les indices de fiabilité composite rapportés dans les modèles d’équations structurelles oscillent généralement entre 0,90 et 0,95, garantissant que les items partagent une variance commune massive attribuable au construit sous-jacent.
  • Fidélité test-retest : Bien que principalement administrée dans des contextes expérimentaux évaluant des réponses immédiates à des stimuli, les évaluations longitudinales démontrent une stabilité satisfaisante des scores face à une même campagne publicitaire lorsque les conditions expérimentales demeurent inchangées ($r_{tt} > 0,78$ sur un intervalle de deux semaines).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture dimensionnelle de l’instrument a été vérifiée à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors d’analyses en composantes principales ou d’analyses en facteurs communs, un seul facteur émerge systématiquement avec une valeur propre (eigenvalue) très supérieure à 1,0 (souvent supérieure à 2,4), expliquant entre 78 % et 86 % de la variance totale des scores. Aucune extraction multidimensionnelle n’est suggérée, confirmant la nature strictement unidimensionnelle de la mesure.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modèles de mesure testés via l’AFC indiquent des saturations factorielles standardisées ($lambda$) remarquablement fortes pour chacun des trois items :

  • Item 1 (Tentative de manipulation) : $lambda pprox 0,88 – 0,93$
  • Item 2 (Manipulation jugée indésirable/déplaisante) : $lambda pprox 0,89 – 0,94$
  • Item 3 (Iniquité dans le mode de persuasion) : $lambda pprox 0,84 – 0,91$

Les indices d’ajustement global du modèle unidimensionnel atteignent d’excellents niveaux de conformité aux recommandations méthodologiques (dans les modèles saturés ou insérés dans des structures multifactorielles complètes) :

  • Indice de comparabilité de Bentler (CFI) : $ge 0,98$
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : $ge 0,97$
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : $le 0,05$
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : $le 0,03$

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom de l’échelle : Échelle d’intention manipulatoire perçue de la marque (Perceived Brand Manipulative Intent Scale).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique / Instrument d’auto-évaluation cognitive.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire informatisé en ligne (Qualtrics, SurveyMonkey, etc.).
  • Nombre total d’items : 3 items.
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (1 = Strongly Disagree [Fortement en désaccord] à 7 = Strongly Agree [Fortement d’accord]).
  • Règles de cotation : Aucun item inversé. Les scores des 3 items sont sommés puis moyennés pour créer un score composite unique allant de 1,00 à 7,00. Un score élevé reflète une perception intense d’intention manipulatoire de la part de la marque.
  • Temps moyen de passation : Moins de 2 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps du paradigme : 1995 (Campbell) ; adaptation et validation dans l’étude de référence : 2023 (Bock & Thomas).
  • Éditeur scientifique : American Academy of Advertising / Taylor & Francis.
  • Tarifs et coût d’accès : L’utilisation de l’instrument dans le cadre de la recherche scientifique non commerciale, universitaire ou pédagogique est gratuite, sous réserve de citer rigoureusement les publications originales selon les normes académiques.
  • Droits commerciaux et permissions : Toute incorporation dans des outils de diagnostic commercial, des logiciels propriétaires ou des études de marché contractuelles payantes peut nécessiter l’obtention préalable de licences auprès des détenteurs des droits de reproduction de la revue (Journal of Advertising / Taylor & Francis Group).

12. Références / References

Voici les références bibliographiques académiques relatives à l’échelle et à son cadre théorique :

  • Bock, D. E., & Thomas, V. L. (2023). Too Exciting to Care? When Expressing Gratitude Is a Detriment to the Brand. Journal of Advertising, 52(2), 211–228. https://doi.org/10.1080/00913367.2022.2026105
  • Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press.
  • Campbell, M. C. (1995). When attention-getting advertising tactics elicit consumer inferences of manipulative intent: The importance of sex and humor. Journal of Consumer Psychology, 4(3), 225–254. https://doi.org/10.1207/s15327663jcp0403_02
  • Friestad, M., & Wright, P. (1994). The Persuasion Knowledge Model: How people cope with persuasion attempts. Journal of Consumer Research, 21(1), 1–31. https://doi.org/10.1086/209380
  • Kirmani, A., & Zhu, R. (2007). Vigilant against manipulation: The effect of regulatory focus on the use of persuasion knowledge. Journal of Marketing Research, 44(4), 688–701. https://doi.org/10.1509/jmkr.44.4.688
  • Wentzel, D., Tomczak, T., & Herrmann, A. (2010). The moderating effect of manipulative intent and cognitive resources on the effectiveness of aggressive marketing tactics. Journal of the Academy of Marketing Science, 38(4), 510–525. https://doi.org/10.1007/s11747-009-0174-6

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree, 7 = Strongly Agree)

Items:

  1. The brand was attempting to manipulate consumers.
  2. The brand was trying to manipulate people in ways that I do not like.
  3. The brand was being unfair in the way it was trying to persuade people.

Scoring:
Items are averaged to create an overall composite score of perceived manipulative intent, with higher scores reflecting greater perceived manipulative intent.

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Intention manipulatoire perçue de la marque. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/intention-manipulatoire-percue-de-la-marque/
Looti, Mohammed. “Intention manipulatoire perçue de la marque.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/intention-manipulatoire-percue-de-la-marque/.
Looti, Mohammed. “Intention manipulatoire perçue de la marque.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/intention-manipulatoire-percue-de-la-marque/.