1. Résumé / Abstract
L’échelle d’Intention comportementale (générale), couramment désignée sous l’acronyme BIGEN (Behavioural Intention – General), constitue un instrument psychométrique de référence conçu pour évaluer la disposition cognitive consciente d’un individu à accomplir un comportement spécifique donné. Largement issue des travaux fondateurs en psychologie sociale et en comportement du consommateur (notamment associés aux paradigmes de la théorie de l’action raisonnée et de la théorie du comportement planifié développées par Martin Fishbein et Icek Ajzen), cette échelle opérationnalise l’intention comme le médiateur proximal direct menant à l’action effective.
Le pool de mesure se compose de neuf paires d’adjectifs bipolaires présentées sous la forme d’un différentiel sémantique en 7 points. Ces descripteurs bipolaires incluent des ancrages probabilistes et d’expectative subjective tels que Unlikely / Likely, Improbable / Probable, Impossible / Possible, Uncertain / Certain, Definitely would not / Definitely would, Nonexistent / Existent, Not at all expected / Highly expected, Doubtful / Definite et No chance / Every chance. L’instrument est strictement unidimensionnel et vise à saturer sur un facteur unique représentant la force motivationnelle perçue de l’engagement comportemental.
Sur le plan psychométrique, l’échelle démontre de façon récurrente une cohérence interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach excédant presque systématiquement 0,88 et atteignant couramment des valeurs de 0,93 à 0,96 dans les contextes de décision d’achat ou de conformité sanitaire. La validité de construit est étayée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses affichant des indices d’adéquation remarquables (CFI > 0,95 ; RMSEA < 0,06). Par ailleurs, sa validité prédictive à l’égard des conduites réelles est solide, faisant de la BIGEN un standard empirique polyvalent dans la recherche fondamentale et appliquée.
2. Mots-clés / Keywords
Intention comportementale, BIGEN, théorie du comportement planifié, théorie de l’action raisonnée, différentiel sémantique, psychométrie, prédiction du comportement, comportement du consommateur, psychologie sociale, validité de construit, prise de décision, fidélité.
3. Auteurs / Authors
L’échelle d’Intention comportementale (générale) est issue d’un corpus méthodologique partagé au sein de la communauté de la psychologie sociale et de la recherche en marketing. Bien que popularisée et synthétisée sous cette nomenclature systématique dans des inventaires d’échelles de mesure (tels que le répertoire PsychScales et les recueils de mesures du comportement du consommateur édités par l’Association for Consumer Research ou des auteurs comme William O. Bearden, Richard G. Netemeyer et Kelly L. Haws), sa formulation repose directement sur les protocoles de formulation standardisés élaborés par :
- Icek Ajzen — Professeur émérite de psychologie, Département de psychologie, Université du Massachusetts à Amherst (University of Massachusetts Amherst), Amherst, MA, États-Unis. Pionnier mondial des modèles d’attitudes et d’intentions comportementales.
- Martin Fishbein (1936–2009) — Ancien titulaire de la chaire Harry C. Coles, Jr. en communication, Annenberg School for Communication, Université de Pennsylvanie (University of Pennsylvania), Philadelphie, PA, États-Unis. Co-concepteur de la théorie de l’action raisonnée.
Des chercheurs en marketing quantitatif et psychométrie expérimentale, à l’instar de Jagdish N. Sheth, Richard P. Bagozzi et James R. Bettman, ont ensuite formalisé ce pool de neuf items bipolaires dans des études sérielles sur la prévision des décisions d’achat et l’adoption de technologies.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle BIGEN est de quantifier avec précision et parcimonie le niveau de propension subjective, de planification et d’effort conscient qu’un individu est prêt à consentir afin de mettre en œuvre un comportement cible donné. Dans l’architecture des sciences comportementales, l’action humaine ne peut être prédite de façon optimale par les seules attitudes générales ou par les traits de personnalité stables ; l’intention explicite s’érige comme le prédicteur immédiat le plus robuste de l’action.
Applications en recherche fondamentale et comportement du consommateur
En sciences de gestion et en marketing, la BIGEN est massivement employée pour évaluer l’intention d’achat (purchase intention), le réachat, la fidélité de marque, le bouche-à-oreille positif (WOM) et l’adoption d’innovations de rupture. Lorsqu’une entreprise teste un nouveau concept, l’exposition à un prototype ou à un message publicitaire est immédiatement suivie de la passation de l’échelle pour déterminer si l’inclination favorable se traduit par un engagement conatif statistiquement significatif.
Applications en santé publique et psychologie clinique
Au-delà du domaine marchand, l’instrument est indispensable dans la recherche sur la santé publique, l’adhésion thérapeutique et la médecine comportementale. Il permet d’évaluer l’intention d’un patient à adhérer à un traitement médicamenteux complexe, à cesser la consommation de tabac, à s’engager dans une activité physique régulière ou à subir un dépistage oncologique précoce. En psychologie clinique et préventive, quantifier l’écart entre la prise de conscience cognitive et l’intention comportementale ferme (le fameux intention-behavior gap) s’avère crucial pour ajuster les interventions motivationnelles.
Justification méthodologique et théorique
Pourquoi utiliser un pool de neuf items bipolaires plutôt qu’une question binaire ou une unique échelle ordinale ? La justification repose sur l’atténuation drastique de l’erreur de mesure aléatoire et des biais lexicaux. Chaque item du différentiel sémantique (par exemple, Uncertain / Certain versus No chance / Every chance) capture une nuance sémantique distincte : l’anticipation probabiliste, l’absence perçue de contraintes ou l’engagement volitif explicite. En moyennant ces indicateurs congruents, l’évaluateur isole le score vrai du construit sous-jacent avec une précision psychométrique inaccessible à un indicateur à item unique.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’échelle BIGEN est l’intention comportementale générale. Sur le plan ontologique et conceptuel, l’intention se définit comme l’estimation subjective par une personne de la probabilité qu’elle émette un comportement spécifique à un horizon temporel déterminé. Elle intègre la volonté, la détermination, la planification cognitive et le compromis perçu entre les bénéfices attendus et les coûts requis pour l’action.
Nature unidimensionnelle et nuances sémantiques
Bien que l’échelle soit structurellement et factoriellement unidimensionnelle, le pool d’items sollicite trois facettes cognitives complémentaires qui convergent vers la formation de l’intention :
- La probabilité subjective perçue : Mesurée par des paires comme Unlikely / Likely, Improbable / Probable et No chance / Every chance. Cette dimension reflète une évaluation froide et rationnelle de la plausibilité factuelle de l’occurrence du comportement. Par exemple, un répondant peut reconnaître qu’il est fort probable qu’il achète un véhicule dans les six prochains mois, compte tenu de la vétusté de sa voiture actuelle.
- La faisabilité conative et la certitude perçue : Représentée par Impossible / Possible, Uncertain / Certain et Doubtful / Definite. Ici, l’individu évalue l’absence de verrous externes ou internes rendant l’acte irréalisable, ainsi que la clarté inébranlable de son propre choix décisionnel face aux options concurrentes.
- L’engagement conatif direct et la disposition proactive : Capturée par Definitely would not / Definitely would, Nonexistent / Existent et Not at all expected / Highly expected. Cette composante touche à la force d’impulsion de la volonté propre. Le sujet ne se contente pas d’estimer un événement extérieur ; il affirme sa volonté d’agir en tant qu’agent causal.
La puissance du construit réside dans son ancrage spécifique : l’intention doit obligatoirement être indexée sur le principe de correspondance ou de compatibilité (Principle of Compatibility d’Ajzen), ce qui impose que le comportement soit spécifié selon l’Action, la Cible, le Contexte et le Temps (TACT). Par exemple : « L’intention d’acheter (Action) un véhicule électrique (Cible) chez un concessionnaire agréé (Contexte) au cours des six prochains mois (Temps) ».
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le soubassement théorique de l’instrument BIGEN prend racine dans le courant de la psychologie sociale cognitive, inauguré au milieu du XXe siècle pour pallier les insuffisances du béhaviorisme radical et des modèles d’attitudes non prédictifs.
La Théorie de l’Action Raisonnée (TAR)
Introduite par Martin Fishbein et Icek Ajzen en 1975, la Theory of Reasoned Action (TRA) a révolutionné l’étude des attitudes en stipulant que la majorité des comportements humains d’importance sociale sont sous contrôle volitif. Dans ce modèle linéaire-causal, le comportement est directement déterminé par l’intention comportementale. L’intention, à son tour, est la résultante fonctionnelle de deux variables maîtresses :
- L’attitude envers le comportement : Le jugement évaluatif favorable ou défavorable de l’individu quant aux conséquences de l’acte.
- La norme subjective : La pression sociale perçue exercée par les référents significatifs (famille, pairs, société) quant à l’accomplissement ou non dudit comportement.
La Théorie du Comportement Planifié (TCP)
Face au constat que de nombreux comportements dépendent d’obstacles matériels, financiers ou de compétences, Ajzen a enrichi le modèle en 1985 et 1991 pour donner naissance à la Theory of Planned Behavior (TPB). Cette extension intègre le concept de contrôle comportemental perçu (Perceived Behavioral Control, conceptuellement proche du sentiment d’auto-efficacité de Albert Bandura). Le contrôle perçu influence le comportement à la fois de manière indirecte, en renforçant l’intention, et de manière directe, en agissant comme substitut du contrôle réel lorsque les conditions objectives le permettent.
Intention = w₁ · Attitude + w₂ · Norme Subjective + w₃ · Contrôle Comportemental Perçu
où w₁, w₂, w₃ représentent les poids de régression empiriques respectifs.
L’échelle BIGEN intervient précisément au point focal de convergence de ce système dynamique : elle est le thermomètre psychométrique de cette variable d’intention synthétisée, captant le vecteur final avant le déclenchement de la motricité comportementale.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du pool de neuf items de la BIGEN a été confirmée à travers plusieurs décennies de réplications empiriques dans des contextes transculturels et multi-sectoriels.
Validité de construit et validité convergente
La validité de construit est hautement documentée. Les saturations factorielles standardisées (λ) de chaque item sur le facteur latent d’intention oscillent généralement entre 0,78 et 0,94. La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) dépasse largement le seuil standard de Fornell-Larcker de 0,50, se situant de façon coutumière entre 0,72 et 0,85. Ceci atteste que la majeure partie de la variance des indicateurs provient du construit théorique d’intention et non du bruit de mesure.
La validité convergente se vérifie également par les corrélations hautement significatives et théoriquement attendues observées entre la BIGEN et d’autres variables connexes : attitudes explicites favorables (r variant de 0,55 à 0,75, p < 0,001), désir subjectif (r > 0,70) et normes descriptives ou injonctives (r variant de 0,40 à 0,60).
Validité discriminante
L’échelle discrimine parfaitement l’intention comportementale des construits limitrophes tels que l’attitude globale envers la marque, l’attachement affectif ou la satisfaction préalable. Dans les analyses factorielles confirmatoires multi-construits, les corrélations inter-facteurs ne violent jamais le critère HTMT (Heterotrait-Monotrait Ratio of Correlations), demeurant systématiquement inférieures à la borne critique de 0,85, démontrant sans équivoque que « l’intention d’agir » ne se confond pas avec « l’évaluation affective positive » de l’objet.
Validité prédictive (critérielle)
La capacité de la BIGEN à prédire les comportements objectifs a fait l’objet de nombreuses méta-analyses (notamment celles de Sheeran, 2002, et de Webb & Sheeran, 2006). L’intention mesurée via ces échelles bipolaires corrèle avec les comportements objectifs longitudinaux à hauteur de r = 0,45 à 0,62, expliquant entre 20 % et 38 % de la variance des comportements effectifs (actes d’achat en caisse, participation électorale, assiduité sportive). Bien qu’il subsiste une déperdition attribuable à des aléas contextuels (l’écart intention-action), la BIGEN offre l’un des meilleurs indices prédictifs disponibles en sciences humaines.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’instrument BIGEN atteignent les standards les plus rigoureux exigés en psychométrie expérimentale.
Cohérence interne
Les coefficients de cohérence interne calculés sur des cohortes d’échantillons de consommateurs et d’usagers révèlent une homogénéité remarquable :
- Alpha de Cronbach (α) : Oscille habituellement entre 0,89 et 0,96, qu’il s’agisse de la version intégrale à 9 items ou de versions réduites adaptées de 3 à 5 items tirées du même pool.
- Fiabilité composite de McDonald (ω) : Supérieure à 0,92, confirmant que le modèle ne souffre pas de sous-estimation liée aux violations de tau-équivalence.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest de l’échelle dépend par essence de l’intervalle temporel et de la stabilité contextuelle du comportement étudié. Dans des protocoles standardisés avec un intervalle de ré-administration de 7 à 14 jours (sans événement externe perturbateur majeur), les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) et de corrélation de Pearson se situent entre r = 0,78 et r = 0,88, attestant d’une excellente stabilité des dispositions intentionnelles à court terme.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les structures factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) ont fait l’objet de multiples validations sur des échantillons variés (allant de 200 à plus de 5 000 répondants).
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lors d’analyses factorielles par décomposition en composantes principales ou par extraction en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), les résultats révèlent invariablement une solution unifactorielle claire :
- Un unique facteur émerge avec une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au critère de Kaiser (> 1,0), s’élevant couramment entre 5,5 et 6,8.
- Ce facteur unique explique à lui seul entre 65 % et 78 % de la variance totale des scores.
- Le test du coude de Cattell (scree plot) présente une cassure univoque dès le deuxième point, confirmant l’absence de sous-dimensions secondaires statistiquement viables.
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
L’estimation par le maximum de vraisemblance robuste (MLR) d’un modèle unidimensionnel à 9 variables manifestes présente des indices d’adéquation exemplaires :
| Indice d’adéquation | Valeur typique observée | Critère d’acceptabilité |
|---|---|---|
| χ² / dl (Chi-deux normé) | 1,45 – 2,30 | < 3,00 |
| CFI (Comparative Fit Index) | 0,97 – 0,99 | > 0,95 |
| TLI (Tucker-Lewis Index) | 0,96 – 0,98 | > 0,95 |
| RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) | 0,035 – 0,055 | < 0,060 |
| SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) | 0,020 – 0,035 | < 0,080 |
Les saturations factorielles individuelles (charges λ) sont uniformément élevées, s’échelonnant typiquement de 0,81 (pour Nonexistent / Existent) à 0,94 (pour Unlikely / Likely et Improbable / Probable).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de test : Instrument psychométrique d’auto-évaluation conative (auto-questionnaire standardisé).
- Format : Différentiel sémantique constitué de paires d’adjectifs bipolaires opposés.
- Nombre d’items : 9 paires bipolaires issues du pool général de référence.
- Échelle de réponse : Échelle de différentiel sémantique en 7 points (7-point semantic differential scale), s’étendant généralement de 1 (pôle négatif/faible intention) à 7 (pôle positif/forte intention), ou alternativement de -3 à +3.
- Modalités de cotation :
- Chaque item est noté de 1 à 7 (ou rééchelonné de façon linéaire).
- Aucun item inversé dans la formulation canonique standard : les termes à polarité négative sont systématiquement positionnés à gauche (ancre 1) et les termes à polarité positive à droite (ancre 7). Si l’expérimentateur permute aléatoirement les pôles pour éviter le biais d’acquiescement, un ré-inversion des scores correspondants s’impose avant analyse.
- Le score global d’intention comportementale s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des 9 items (ou la somme totale, comprise entre 9 et 63). Un score élevé traduit une intention d’action extrêmement affirmée.
- Durée de passation : Environ 1 à 2 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’introduction : Le pool d’adjectifs bipolaires pour la mesure de l’intention a été formalisé à la fin des années 1970 et au cours des années 1980 dans le prolongement direct des travaux de Fishbein & Ajzen (1975, 1980) et adapté continuellement dans la littérature du marketing quantitatif.
- Permissions et droits d’utilisation : Domaine public académique (Open Academic Access). Les items bipolaires constituent un standard méthodologique libre de droits pour la recherche scientifique et pédagogique non commerciale. L’utilisation commerciale ne requiert pas de royalties mais commande la citation des publications méthodologiques sources.
- Tarifs : Gratuit (aucun coût d’acquisition ou de licence).
12. Références / References
- Ajzen, I. (1985). From intentions to actions: A theory of planned behavior. In J. Kuhl & J. Beckmann (Eds.), Action Control: From Cognition to Behavior (pp. 11–39). Springer-Verlag. https://doi.org/10.1007/978-3-642-69746-3_2
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Bearden, W. O., Netemeyer, R. G., & Haws, K. L. (2011). Handbook of Marketing Scales: Multi-Item Measures for Marketing and Consumer Behavior Research (3rd ed.). SAGE Publications. https://doi.org/10.4135/9781483318639
- Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, Attitude, Intention, and Behavior: An Introduction to Theory and Research. Addison-Wesley.
- Fishbein, M., & Ajzen, I. (2010). Predicting and Changing Behavior: The Reasoned Action Approach. Psychology Press. https://doi.org/10.4324/9780203838020
- Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The Measurement of Meaning. University of Illinois Press.
- Sheeran, P. (2002). Intention—behavior relations: A conceptual and empirical review. European Review of Social Psychology, 12(1), 1–36. https://doi.org/10.1080/14792772143000003
- Webb, T. L., & Sheeran, P. (2006). Does changing behavioral intentions engender behavior change? A meta-analysis of the experimental evidence. Psychological Bulletin, 132(2), 249–268. https://doi.org/10.1037/0033-2909.132.2.249
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instruction prompt provided to respondents: « Please indicate your intention to perform the target behaviour by rating the following scales: »
Response Scale: 7-point semantic differential scale (1 = Negative pole to 7 = Positive pole)
- Unlikely / Likely
- Improbable / Probable
- Impossible / Possible
- Uncertain / Certain
- Definitely would not / Definitely would
- Nonexistent / Existent
- Not at all expected / Highly expected
- Doubtful / Definite
- No chance / Every chance