Instrument des relations entre pairs chez les adolescents

L’Adolescent Peer Relations Instrument (APRI), développé par Roberto H. Parada, est une échelle psychométrique évaluant l’intimidation et la victimisation chez les adolescents à travers trois dimensions comportementales : verbale, sociale et physique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Instrument des relations entre pairs chez les adolescents (en anglais, Adolescent Peer Relations Instrument ou APRI), développé initialement par le professeur Roberto H. Parada en 2000 à l’Université de Western Sydney, constitue un outil psychométrique de référence internationalement reconnu destiné à évaluer de manière multidimensionnelle les dynamiques d’intimidation (harcèlement scolaire ou bullying) et de victimisation au sein des milieux éducatifs secondaires. Conçu pour surmonter les biais inhérents aux mesures univariées ou globales qui reposent sur une définition préalable ambiguë du terme « intimidation », l’APRI opérationnalise les comportements observables sans mentionner explicitement les termes stigmatisants de harceleur ou de victime. L’instrument est articulé en deux composantes majeures symétriques : la section A (perpétration d’actes d’intimidation / Bullying Perpetration) comprenant 18 items, et la section B (victimisation par les pairs / Peer Victimization) comprenant 18 items, totalisant ainsi 36 items dans sa version complète standard.

Chacune de ces deux sections mesure trois dimensions comportementales distinctes et empiriquement validées : l’intimidation verbale (Verbal), l’intimidation sociale/relationnelle (Social) et l’intimidation physique (Physical). Les répondants évaluent la fréquence d’apparition de ces comportements au cours de l’année scolaire en cours au moyen d’une échelle ordinale de type Likert en six points allant de 1 (« Jamais » / Never) à 6 (« Tous les jours » / Everyday). Les propriétés psychométriques de l’APRI ont été largement documentées au sein de cohortes d’adolescents australiens, européens, nord-américains et asiatiques. L’échelle démontre une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,80 et 0,93 pour l’ensemble des sous-échelles. Les modélisations par équations structurelles et analyses factorielles confirmatoires (AFC) soutiennent solidement l’architecture factorielle à six facteurs corrélés (trois facteurs de perpétration et trois facteurs de victimisation), attestant de validités convergente, discriminante et de critère remarquables.

2. Mots-clés / Keywords

Adolescent Peer Relations Instrument, APRI, harcèlement scolaire, victimisation par les pairs, perpétration de l’intimidation, intimidation verbale, intimidation relationnelle, intimidation physique, psychométrie scolaire, relations entre pairs

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu, développé et validé par :

  • Roberto H. Parada, Ph.D. — Maître de conférences en psychopédagogie et psychologie du développement au Centre for Educational Research et au Self-concept Enhancement and Learning Facilitation (SELF) Research Centre, School of Education, Western Sydney University (auparavant University of Western Sydney), Campus de Bankstown, Sydney, Australie. Courriel académique institutionnel : [email protected] / [email protected].

Des travaux méthodologiques complémentaires et des extensions psychométriques ont été menés en étroite collaboration avec d’éminents chercheurs du centre de recherche SELF, notamment le professeur Herbert W. Marsh et le professeur Rhonda G. Craven, pionniers de la modélisation multidimensionnelle du soi et des comportements scolaires.

4. Objectif / Purpose

Justification conceptuelle et nécessité de mesure

Le phénomène du harcèlement en milieu scolaire a longtemps été appréhendé par le biais de questions à item unique ou de définitions textuelles longues (comme la définition classique de Dan Olweus) demandant à l’adolescent de juger lui-même s’il avait « harcelé » ou « été harcelé ». Cette approche traditionnelle présente des écueils psychométriques considérables : elle engendre une sous-déclaration massive en raison de la désirabilité sociale et de la stigmatisation morale associées au terme « intimidateur » ou « harceleur », tout en provoquant une sur- ou sous-estimation chez les victimes potentielles qui n’identifient pas nécessairement certaines formes subtiles d’exclusion relationnelle comme du harcèlement à proprement parler.

Pour remédier à ces biais de méthode, Roberto H. Parada a développé l’APRI afin d’offrir une quantification comportementale objective et non étiquetante. L’objectif premier est de mesurer la fréquence d’actes spécifiques subis ou infligés, sans jamais confronter l’adolescent aux vocables péjoratifs de « bullying » ou « victim ». Cela permet de capturer un continuum comportemental précis au lieu d’une classification binaire réductionniste.

Applications en recherche épidémiologique et fondamentale

Dans le domaine de la recherche fondamentale en psychologie du développement et en sociologie de l’éducation, l’APRI remplit plusieurs fonctions critiques :

  • Évaluation bidirectionnelle et simultanée des rôles : L’APRI permet d’étudier non seulement les agresseurs « purs » et les victimes « pures », mais aussi la catégorie particulièrement vulnérable des agresseurs-victimes (bully-victims), chez qui coexistent des niveaux élevés de perpétration et de victimisation.
  • Analyse différentielle des formes d’agression : En dissociant les agressions physiques manifestes des agressions indirectes ou sociales (commérages, isolement délibéré), l’APRI permet de tester des hypothèses liées aux différences de genre, aux profils d’attachement et aux trajectoires développementales à l’adolescence.
  • Modélisation longitudinale des antécédents et conséquences : L’instrument sert de mesure standardisée pour analyser l’impact du climat scolaire, de l’estime de soi scolaire, de l’anxiété sociale, de la dépression et du rendement académique sur l’implication dans des dynamiques coercitives.

Applications cliniques et en milieu scolaire

Sur le plan psycho-éducatif et clinique, l’APRI constitue un outil de dépistage (screening) et d’évaluation diagnostique de premier plan. Il est déployé par les psychologues scolaires, les conseillers d’orientation et les équipes de direction pour cartographier le climat relationnel des établissements, identifier les cohortes à risque élevé, concevoir des interventions ciblées (interventions universelles de type SEL ou programmes spécifiques de médiation par les pairs) et mesurer rigoureusement l’efficacité pré/post-intervention des programmes de lutte contre l’intimidation.

5. Construit psychologique / Construct

L’APRI repose sur une conceptualisation multidimensionnelle et factoriellement orthogonale des relations coercitives entre pairs à l’adolescence. Le modèle théorique sous-jacent postule deux méta-construits d’ordre supérieur : la Perpétration de l’intimidation (Section A) et la Victimisation par les pairs (Section B). Chacun de ces méta-construits se subdivise en trois dimensions comportementales homologues, totalisant six sous-échelles corrélées mais distinctes.

Sous-échelles de perpétration de l’intimidation (Section A)

  1. Intimidation verbale (Verbal Bullying – 6 items) :
    Ce construit renvoie à l’utilisation délibérée du langage oral et de vocables insultants pour rabaisser, ridiculiser, dénigrer ou intimider un pair. Les items mesurent des actes manifestes d’agression linguistique directe, tels que les moqueries désobligeantes (« Teased them by saying things to them »), les jurons et attaques verbales (« Picked on a student by swearing at them »), les remarques désobligeantes sur l’apparence physique (« Said things about their looks they didn’t like ») ou l’attribution de surnoms blessants. Cette forme d’intimidation vise l’atteinte psychologique immédiate par le mépris ou l’humiliation verbale.
  2. Intimidation sociale / relationnelle (Social Bullying – 6 items) :
    Inspirée des travaux sur l’agression relationnelle, cette dimension évalue la manipulation intentionnelle des liens sociaux et du statut d’appartenance d’un élève au sein du groupe de pairs. Elle englobe des comportements visant à détruire la réputation sociale d’un élève ou à orchestrer son bannissement : liguer des amis contre quelqu’un (« Got my friends to turn against a student »), propager des rumeurs insidieuses (« Got other students to start a rumor about a student »), inciter autrui à ignorer un pair (« Got other students to ignore a student »), ou encore exclure délibérément un camarade des activités collectives ou des jeux (« Left them out of activities or games on purpose »).
  3. Intimidation physique (Physical Bullying – 6 items) :
    Ce domaine opérationnalise l’exercice direct de la force corporelle ou de menaces d’atteinte à l’intégrité physique. Il inclut les bousculades délibérées (« Pushed or shoved a student »), les heurts corporels prémédités dans les couloirs (« Crashed into a student on purpose as they walked by »), les coups violents (« I slapped or punched a student »), les bagarres ciblées, le jet de projectiles dangereux (« Threw something at a student to hit them ») et les menaces explicites de violences corporelles (« Threatened to physically hurt or harm a student »).

Sous-échelles de victimisation par les pairs (Section B)

  1. Victimisation verbale (Verbal Victimization – 6 items) :
    Mesure la récurrence des agressions verbales subies par l’adolescent de la part d’autres élèves. Elle capture le vécu subjectif d’avoir été la cible de moqueries, de railleries (« I was ridiculed by students saying things to me »), d’insultes ciblant l’apparence physique, de remarques impolies et de surnoms humiliants non désirés.
  2. Victimisation sociale / relationnelle (Social Victimization – 6 items) :
    Cette facette évalue le sentiment d’isolement et de marginalisation orchestré par autrui : rejet social explicite en raison de l’impopularité perçue (« A student wouldn’t be friends with me because other people didn’t like me »), fait d’être ignoré dès que les pairs sont en groupe, exclusion active des événements sociaux (« I wasn’t invited to a student’s place because other people didn’t like me »), rumeurs colportées à son détriment et ostracisme délibéré dans les activités récréatives.
  3. Victimisation physique (Physical Victimization – 6 items) :
    Elle enregistre l’exposition aux atteintes corporelles et matérielles : coups de poing ou de pied reçus (« I was hit or kicked hard »), bousculades intentionnelles, heurts répétés, dégradation délibérée des effets personnels (« My property was damaged on purpose »), jets d’objets et menaces d’agression physique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Fondements conceptuels du harcèlement par les pairs

L’APRI s’ancre dans les théories contemporaines de l’agression chez les pairs, s’inspirant des travaux fondateurs de Dan Olweus (1993), de David Farrington (1993) et de Peter K. Smith (1994). Selon cette tradition, le harcèlement scolaire se définit par trois critères cardinaux : l’intentionnalité (l’acte vise à nuire), la répétition dans le temps, et le déséquilibre de pouvoir (asymétrie de force physique, sociale ou psychologique entre l’agresseur et la cible). Roberto Parada a enrichi cette perspective en intégrant les avancées de la psychologie sociale concernant la taxonomie tripartite des comportements agressifs (directs-verbaux, directs-physiques et indirects/relationnels), théorisée notamment par Nicki R. Crick et Kenneth A. Dodge (1994), ainsi que par Kaj Björkqvist et ses collègues (1992).

Modèle multidimensionnel du soi et approche socio-écologique

Développé au sein du SELF Research Centre sous l’impulsion théorique de Parada et de Herbert W. Marsh, l’APRI s’inscrit également dans le modèle multidimensionnel du concept de soi (Multidimensional Self-Concept Model). Parada postule que les interactions entre pairs jouent un rôle structurant dans le développement de l’identité, de l’auto-efficacité et de la valeur personnelle à l’adolescence. Lorsque ces interactions sont altérées par des comportements coercitifs répétés, des sous-domaines spécifiques du soi (concept de soi physique, concept de soi paritaire, concept de soi émotionnel) se trouvent différentiellement affectés.

L’instrument s’adosse également au modèle socio-écologique d’Uri Bronfenbrenner (1979). Les dynamiques d’intimidation ne sont pas considérées comme de simples pathologies individuelles, mais comme des processus émergents au sein du microsystème scolaire. Les comportements mesurés par l’APRI reflètent des négociations de statut, de pouvoir et de dominance hiérarchique au sein des réseaux de pairs de l’établissement secondaire.

7. Validité / Validity

Les études de validation psychométrique de l’APRI menées par Parada (2000), ainsi que les recherches indépendantes ultérieures menées auprès de milliers d’élèves (notamment Marsh et al., 2011 ; Finger et al., 2005), fournissent des preuves convergentes solides attestant de la validité scientifique de l’instrument.

Validité de construit et validité factorielle

La validité de construit est étayée par des modélisations factorielles confirmatoires (CFA) rigoureuses. Les modèles comparatifs démontrent sans équivoque la supériorité d’une solution multidimensionnelle à 6 facteurs de premier ordre par rapport à un modèle unidimensionnel global ou à un modèle à deux facteurs généraux (Agression vs Victimisation). Les indices d’ajustement globaux satisfont rigoureusement les critères méthodologiques les plus exigeants :

  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,93 à 0,96
  • Indice d’ajustement comparatif (CFI) > 0,94 à 0,97
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,045 à 0,055

Validité convergente et divergente

La validité convergente se manifeste par des corrélations fortes et significatives entre les échelles de victimisation de l’APRI et d’autres mesures standardisées telles que le Reynolds Bully-Victimization Scales for Schools (BVS) et le Olweus Bully/Victim Questionnaire (OBVQ) (coefficients de corrélation r compris entre 0,68 et 0,81). Sur le plan psychopathologique, des corrélations positives substantielles ont été établies entre les scores de victimisation de l’APRI et les mesures d’anxiété scolaire, de dépression (p. ex., échelle CES-D) et de sentiment de solitude.

La validité divergente ou discriminante est démontrée par l’indépendance statistique relative entre les sous-échelles de perpétration et les mesures de victimisation : bien que corrélées positivement chez les agresseurs-victimes (corrélations modérées, r ≈ 0,25 à 0,38), elles ne partagent pas une variance résiduelle excessive, prouvant qu’elles quantifient des réalités comportementales distinctes. De plus, la perpétration d’intimidation est corrélée négativement avec les scores d’empathie cognitive et affective, tout en étant indépendante du quotient intellectuel non verbal.

Invariance de la mesure

Des analyses d’invariance factorielle multigroupes (MGCFA) ont confirmé l’invariance configurationnelle, métrique et scalaire de l’APRI à travers les cohortes de garçons et de filles, ainsi qu’à travers différents niveaux scolaires (élèves de 11 à 18 ans). Cela démontre que les items possèdent la même signification psychologique et le même calibrage quel que soit le genre ou l’âge du participant.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’APRI ont été vérifiées à travers de vastes échantillons probabilistes en milieu scolaire. L’instrument démontre une précision de mesure remarquable tant au niveau de la consistance interne qu’au niveau de la stabilité temporelle.

Consistance interne (Alpha de Cronbach et Omega de McDonald)

Dans l’étude princeps de Parada (2000) menée auprès de 1 077 collégiens et lycéens australiens, ainsi que dans les réplications à grande échelle (Marsh et al., 2011, N = 3 200), les coefficients alpha de Cronbach (α) et oméga de McDonald (ω) se sont révélés hautement satisfaisants pour l’ensemble des sous-domaines :

  • Section A — Perpétrateurs d’intimidation :
    • Intimidation verbale : α = 0,86 à 0,89
    • Intimidation sociale : α = 0,84 à 0,88
    • Intimidation physique : α = 0,85 à 0,91
    • Score global de perpétration : α = 0,92 à 0,94
  • Section B — Victimes d’intimidation :
    • Victimisation verbale : α = 0,87 à 0,90
    • Victimisation sociale : α = 0,85 à 0,89
    • Victimisation physique : α = 0,83 à 0,87
    • Score global de victimisation : α = 0,91 à 0,93

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest évaluée sur un intervalle de quatre semaines auprès d’un sous-échantillon de 420 adolescents a produit des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) compris entre 0,78 et 0,85 pour la perpétration, et entre 0,76 et 0,83 pour la victimisation. Ces indices attestent d’une excellente stabilité temporelle à court terme, tout en demeurant suffisamment sensibles pour capter les fluctuations contextuelles consécutives à des interventions éducatives ciblées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Démarche méthodologique exploratoire et confirmatoire

Le développement de l’APRI a suivi un protocole psychométrique rigoureux en deux phases : une analyse factorielle exploratoire (AFE) sur un échantillon de dérivation, suivie d’une série d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) par modélisation d’équations structurelles (SEM) sur des échantillons de validation indépendants.

Structure factorielle et saturations des items

L’analyse en composantes principales avec rotation oblique promax a initialement extrait six facteurs bien individualisés présentant des valeurs propres supérieures à 1,5, expliquant collectivement plus de 62 % de la variance totale des scores. L’AFC a subséquemment validé le modèle théorique à six facteurs corrélés de premier ordre :

Facteur Nombre d’items Étendue des saturations standardisées (λ) Variance moyenne extraite (AVE)
Perpétration verbale 6 (Items 1, 3, 5, 7, 10, 14) 0,68 – 0,84 > 0,55
Perpétration sociale 6 (Items 4, 8, 11, 13, 17, 18) 0,64 – 0,79 > 0,52
Perpétration physique 6 (Items 2, 6, 9, 12, 15, 16) 0,71 – 0,86 > 0,60
Victimisation verbale 6 (Items 1, 4, 7, 11, 13, 18) 0,70 – 0,85 > 0,58
Victimisation sociale 6 (Items 3, 6, 9, 12, 14, 17) 0,62 – 0,81 > 0,54
Victimisation physique 6 (Items 2, 5, 8, 10, 15, 16) 0,67 – 0,83 > 0,56

Toutes les saturations factorielles standardisées sont hautement significatives (p < 0,001), et les saturations croisées (cross-loadings) demeurent minimes (< 0,20), confirmant la netteté et la spécificité de chaque facteur comportemental.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Adolescent Peer Relations Instrument (APRI).
  • Auteur principal : Roberto H. Parada, Ph.D. (2000).
  • Structure générale : Questionnaire auto-rapporté comprenant deux sections indépendantes mais complémentaires : Section A (Perpétration de l’intimidation) et Section B (Victimisation par les pairs).
  • Nombre total d’items : 36 items au total (18 items pour la Section A ; 18 items pour la Section B).
  • Population cible : Adolescents scolarisés dans le secondaire, généralement âgés de 11 à 18 ans (collège et lycée).
  • Format et échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 6 points, évaluant la fréquence comportementale durant l’année scolaire en cours :
    • 1 = Never (Jamais)
    • 2 = Sometimes (Parfois)
    • 3 = Once or twice a month (Une ou deux fois par mois)
    • 4 = Once a week (Une fois par semaine)
    • 5 = Several times a week (Plusieurs fois par semaine)
    • 6 = Everyday (Tous les jours)
  • Sous-échelles et calcul des scores :
    • Section A — Perpetration (Bullying) :
      • Verbal bullying : Somme ou moyenne des items 1, 3, 5, 7, 10 et 14 (étendue brute : 6 à 36).
      • Social bullying : Somme ou moyenne des items 4, 8, 11, 13, 17 et 18 (étendue brute : 6 à 36).
      • Physical bullying : Somme ou moyenne des items 2, 6, 9, 12, 15 et 16 (étendue brute : 6 à 36).
      • Score total de perpétration : Somme de l’ensemble des 18 items de la Section A (étendue : 18 à 108).
    • Section B — Victimization :
      • Verbal victimization : Somme ou moyenne des items 1, 4, 7, 11, 13 et 18 (étendue brute : 6 à 36).
      • Social victimization : Somme ou moyenne des items 3, 6, 9, 12, 14 et 17 (étendue brute : 6 à 36).
      • Physical victimization : Somme ou moyenne des items 2, 5, 8, 10, 15 et 16 (étendue brute : 6 à 36).
      • Score total de victimisation : Somme de l’ensemble des 18 items de la Section B (étendue : 18 à 108).
  • Temps de passation estimé : Environ 10 à 15 minutes pour l’ensemble des 36 items.
  • Mode d’administration : Auto-administration individuelle ou collective sur support papier-crayon ou via plateforme numérique sécurisée sous supervision d’un professionnel.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2000 (Monographie et manuel de test provisoire, Publication Unit, SELF Research Centre, University of Western Sydney).
  • Diffusion institutionnelle : L’instrument a également été intégré par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis dans leur recueil officiel d’évaluation de la violence : Measuring Bullying Victimization, Perpetration, and Bystander Experiences: A Compendium of Assessment Tools (pages 44–45).
  • Statut des droits d’auteur et licence : L’outil est protégé par le droit d’auteur détenu par l’auteur Roberto H. Parada et la Western Sydney University. Toutefois, l’instrument est mis à disposition à titre gratuit (sans frais de licence) pour la recherche académique non commerciale et l’évaluation psycho-éducative en milieu scolaire.
  • Procédure de demande d’autorisation : Les chercheurs et praticiens sont encouragés à contacter directement le Dr Roberto Parada ([email protected]) afin d’obtenir la version officielle la plus récente, le manuel de cotation et les normes de référence.

12. Références / References

  • Björkqvist, K., Lagerspetz, K. M., & Kaukiainen, A. (1992). Do girls manipulate and boys fight? Developmental trends in regard to direct and indirect aggression. Aggressive Behavior, 18(2), 117–127. https://doi.org/10.2307/1131945
  • Finger, L. R., Craven, R. G., Marsh, H. W., & Parada, R. H. (2005). Adolescent Peer Relations Instrument: Assessment of its multidimensional structure and gender invariance across Australian secondary students. In Self-concept, motivation and identity: Where to from here? Proceedings of the 3rd International SELF Research Conference. SELF Research Centre.
  • Hamburger, M. E., Vivolo, A. M., & O’Flaherty, C. (2011). Measuring Bullying Victimization, Perpetration, and Bystander Experiences: A Compendium of Assessment Tools. Atlanta, GA: Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/bullycompendiumbk-a.pdf
  • Marsh, H. W., Nagengast, B., Morin, A. J., Parada, R. H., Craven, R. G., & Hamilton, L. R. (2011). Construct validity of the multidimensional structure of bullying and victimization: An application of exploratory structural equation modeling. Journal of Educational Psychology, 103(3), 701–732. https://doi.org/10.1037/a0024122
  • Olweus, D. (1993). Bullying at school: What we know and what we can do. Oxford, UK: Blackwell.
  • Parada, R. H. (2000). Adolescent Peer Relations Instrument: A theoretical and empirical basis for the measurement of participant roles in bullying and victimization of adolescence: An interim test manual and a research monograph: A test manual. Penrith South, DC, Australia: Publication Unit, Self-concept Enhancement and Learning Facilitation (SELF) Research Centre, University of Western Sydney.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Teased them by saying things to them
2

Pushed or shoved a student
3

Made rude remarks at a student
4

Got my friends to turn against a student
5

Made jokes about a student
6

Crashed into a student on purpose as they walked by
7

Picked on a student by swearing at them
8

Told my friends things about a student to get them into trouble
9

Got into a physical fight with a student because I didn't like them
10

Said things about their looks they didn’t like
11

Got other students to start a rumor about a student
12

I slapped or punched a student
13

Got other students to ignore a student
14

Made fun of a student by calling them names
15

Threw something at a student to hit them
16

Threatened to physically hurt or harm a student
17

Left them out of activities or games on purpose
18

Kept a student away from me by giving them mean looks
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Looti, M. (2026, octobre 3). Instrument des relations entre pairs chez les adolescents. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/instrument-des-relations-entre-pairs-chez-les-adolescents/
Looti, Mohammed. “Instrument des relations entre pairs chez les adolescents.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/instrument-des-relations-entre-pairs-chez-les-adolescents/.
Looti, Mohammed. “Instrument des relations entre pairs chez les adolescents.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/instrument-des-relations-entre-pairs-chez-les-adolescents/.