Instrument d’auto-efficacité de l’élève

L’Instrument d’auto-efficacité de l’élève (Student Self-Efficacy Instrument, SSEI), conçu par E. J. Hillman, évalue de manière multidimensionnelle le sentiment d’efficacité et les attributions causales des élèves du CM1 à la terminale.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Instrument d’auto-efficacité de l’élève (Student Self-Efficacy Instrument, SSEI) est un outil de mesure psychométrique conçu initialement par E. J. Hillman en 1986 afin d’évaluer de manière multidimensionnelle et systématique les croyances d’efficacité personnelle et les schémas d’attribution causale en milieu scolaire. Élaboré à destination des élèves scolarisés du niveau CM1 jusqu’à la classe de terminale (grades 4 à 12 dans le système nord-américain, requérant un niveau de lecture minimal équivalent à la quatrième année primaire), le SSEI découle d’une révision théorique et méthodologique approfondie du célèbre questionnaire de responsabilité des réussites intellectuelles (Intellectual Achievement Responsibility Questionnaire, IARQ) de Crandall, Katkovsky et Crandall (1965). Hillman a restructuré ce cadre pour intégrer explicitement les dimensions de force de la conviction d’efficacité (Bandura, 1977) et de stabilité causale (Weiner, 1979, 1985), qui interagissent de manière dynamique avec la variable du lieu de contrôle (locus of control) théorisée par Rotter (1966).

Composé de 64 énoncés situationnels, le questionnaire explore un large éventail d’expériences scolaires positives (réussites académiques, félicitations des pairs et des enseignants, assimilation rapide des savoirs) et négatives (échecs aux examens, incompréhension des notions, difficultés de mémorisation). Pour chaque scénario, le répondant évalue le degré de certitude qu’une cause spécifique (effort interne instable, habileté/intelligence interne stable, chance externe instable, ou caractéristiques de la tâche/enseignant externe stable) soit à l’origine du résultat. L’échelle de réponse utilise un format de type Likert en 5 points variant de 1 (« not sure » / pas sûr) à 5 (« very sure » / très sûr). Les études psychométriques mettent en évidence une consistance interne globale solide (coefficients alpha de Cronbach variant généralement entre 0,78 et 0,89 pour les dimensions principales), une bonne stabilité temporelle test-retest, ainsi qu’une validité de construit confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires. Cet instrument s’impose comme un dispositif privilégié pour la recherche en psychologie de l’éducation et le diagnostic psychoéducatif des représentations d’impuissance acquise ou de résignation acquise.

2. Mots-clés / Keywords

auto-efficacité, sentiment d’efficacité personnelle, théories de l’attribution, lieu de contrôle, psychométrie scolaire, motivation académique, élèves, E. J. Hillman, évaluation psychoéducative, résignation acquise

3. Auteurs / Authors

L’Instrument d’auto-efficacité de l’élève a été développé par le chercheur E. J. Hillman (1986) dans le cadre de travaux doctoraux et postuniversitaires aux États-Unis portant sur l’évaluation des dimensions cognitives et attributionnelles du rendement scolaire. L’échelle a par la suite été reprise, opérationnalisée et citée dans diverses recherches sur l’apprentissage et les stratégies pédagogiques de soutien à l’auto-efficacité, notamment par des chercheurs en sciences de l’éducation et en technologie industrielle tels que James E. Eppert (2000) au sein de l’Université du Wisconsin-Stout (University of Wisconsin-Stout, Menomonie, Wisconsin, États-Unis).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du SSEI est de quantifier la perception qu’ont les élèves de leur capacité d’action et d’influence sur leurs résultats scolaires, en reliant la théorie du sentiment d’efficacité personnelle d’Albert Bandura aux modèles d’attribution causale de Bernard Weiner et au lieu de contrôle de Julian Rotter. Dans le contexte éducatif, de nombreux apprenants développent des profils de découragement ou d’amorce d’abandon lorsqu’ils attribuent systématiquement leurs échecs à un manque intrinsèque et irréversible de capacités intellectuelles, ou lorsqu’ils considèrent que leurs réussites ne dépendent que du hasard, de la chance ou de la bienveillance arbitraire des enseignants. Mesurer avec précision ces croyances permet de poser un diagnostic différentiel sur les blocages cognitifs et motivationnels qui entravent l’apprentissage.

Sur le plan de la recherche scientifique, le SSEI fournit un instrument standardisé pour évaluer l’impact des dispositifs pédagogiques novateurs, des environnements d’apprentissage coopératifs ou des interventions métacognitives sur l’émancipation académique des élèves. Il est particulièrement sensible aux transitions scolaires délicates, notamment l’entrée dans l’enseignement secondaire où la complexification des disciplines coïncide fréquemment avec un déclin de l’estime de soi académique. En milieu clinique et psychoéducatif, le SSEI aide les psychologues scolaires et les conseillers d’orientation à identifier les élèves à risque de résignation acquise (learned helplessness). En disséquant la manière dont l’élève interprète des notes faibles ou des éloges d’un enseignant, les praticiens peuvent bâtir des programmes de réattribution causale individualisés visant à ancrer les succès dans l’effort stratégique et la maîtrise cognitive plutôt que dans la fatalité externe.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le SSEI est une conceptualisation intégrative de l’agentivité académique de l’élève. Contrairement à des mesures unidimensionnelles de l’auto-efficacité générale, le SSEI articule le sentiment de compétence avec les paramètres d’attribution de la réussite et de l’échec. L’instrument est structuré autour de plusieurs dimensions clés :

Lieu de causalité (Locus of Control) : Interne vs Externe

Cette dimension distingue les attributions où l’élève s’estime personnellement responsable du résultat de celles où la responsabilité est projetée sur des agents ou événements extérieurs. Par exemple, l’item 8 (« A teacher passes you on to the next grade. This could have happened because of the work that you did ») reflète une attribution interne, tandis que l’item 7 (« This could have happened because she was a good teacher ») renvoie à un facteur externe.

Stabilité de la cause : Stable vs Instable

La théorie de Weiner postule que les causes peuvent être perçues comme permanentes dans le temps ou fluctuantes. L’intelligence perçue ou la capacité générale (ex. item 40 : « because you are smart » ; item 60 : « because you are dumb ») constituent des causes internes stables. À l’inverse, l’effort déployé (ex. item 5 : « because you tried harder ») représente une cause interne instable et modulable. De même, la difficulté fixe d’une matière ou la sévérité habituelle de l’enseignant incarnent une cause externe stable, alors que la chance ponctuelle (ex. item 6 : « because you were lucky ») ou l’humeur passagère des parents (item 4) incarnent des causes externes instables.

Valence du résultat scolaire : Succès vs Échec

Le SSEI maintient une parité entre les situations de réussite scolaire (32 scénarios) et les situations d’échec ou de difficulté académique (32 scénarios). Cette distinction est capitale : un profil d’auto-efficacité adapté se caractérise par l’attribution des succès à des facteurs internes (effort et compétence) et des échecs à des facteurs modifiables (stratégie inadaptée, manque d’effort temporaire), protégeant ainsi l’engagement motivationnel futur.

Force de la certitude subjective (Efficacy Strength)

En conformité directe avec les postulats de Bandura (1977, 1997), le SSEI ne force pas un choix binaire de causalité (comme le faisait l’IARQ original), mais quantifie la force de l’adhésion à chaque cause potentielle à travers une échelle d’évaluation graduée de certitude (« not sure » à « very sure »). Cela capture les nuances probabilistes du raisonnement de l’apprenant.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique du SSEI repose sur la convergence de trois courants majeurs de la psychologie cognitive et de la théorie sociale cognitive :

La théorie sociale cognitive d’Albert Bandura

Selon Albert Bandura, le sentiment d’efficacité personnelle ne se résume pas à un simple trait de personnalité passif ; il s’agit d’un système dynamique de croyances autoréflexives quant aux aptitudes nécessaires pour organiser et exécuter les actions requises afin d’atteindre des niveaux de performance donnés. Bandura insiste sur trois dimensions de l’efficacité : le niveau (la difficulté des tâches), la généralité (l’étendue des domaines), et la force (le degré de certitude et de résilience face aux obstacles). Hillman a introduit cette métrique de certitude graduée afin de transcender les approches ipsatives antérieures.

Le modèle d’attribution causale de Bernard Weiner

La théorie de la motivation à l’accomplissement développée par Bernard Weiner classe les explications individuelles des succès et échecs selon trois axes orthogonaux : le lieu (interne/externe), la stabilité (stable/instable) et la contrôlabilité (contrôlable/incontrôlable). Le SSEI opérationnalise directement ce croisement : un échec attribué à une cause interne stable et incontrôlable (« je ne suis pas intelligent ») engendre de l’anxiété, de la honte et l’abandon de l’effort, tandis qu’un échec imputé à une cause interne instable et contrôlable (« je n’ai pas assez révisé ») mobilise une régulation corrective de l’action.

Le questionnaire de responsabilité intellectuelle (IARQ) de Crandall et al.

L’Intellectual Achievement Responsibility Questionnaire (Crandall et al., 1965) fut le premier instrument majeur dédié au lieu de contrôle intellectuel des enfants. Toutefois, son format de choix forcé binaire contraignait les enfants à trancher de manière exclusive entre une explication interne et une explication externe, sans pouvoir pondérer les deux dimensions ni prendre en compte la stabilité temporelle. L’apport fondamental de Hillman (1986) a consisté à affranchir l’IARQ de cette limitation en découplant les items en énoncés indépendants et en y superposant la grille tridimensionnelle de Weiner et la force d’efficacité de Bandura.

7. Validité / Validity

Les données psychométriques accumulées lors du développement de l’échelle par Hillman (1986) et confirmées dans des études ultérieures (ex. Eppert, 2000) fournissent des preuves solides de la validité de l’outil :

Validité de contenu et d’apparence

Les scénarios du SSEI ont été soumis à des comités d’experts en pédagogie, en linguistique appliquée et en psychologie scolaire. Le lexique et la syntaxe ont été vérifiés pour correspondre rigoureusement à un niveau de lecture de fin de cycle primaire (quatrième année d’école primaire aux États-Unis, équivalent CM1 en France). Les situations décrites (devoirs non compris, contrôle réussi, bulletins scolaires avec mentions, félicitations des parents) reflètent avec une haute fidélité écologique la vie quotidienne des élèves.

Validité convergente

Des corrélations statistiquement significatives ont été rapportées entre les scores du SSEI et d’autres échelles de référence. Les dimensions internes positives (effort et habileté dans le succès) corrèlent positivement et significativement avec l’échelle de motivation intrinsèque de Harter (r variant de 0,42 à 0,56, p < 0,001) et avec les scores de rendement scolaire réel (moyennes générales aux examens, r = 0,38 à 0,47). Inversement, la tendance à attribuer les échecs à un manque d’intelligence corrèle négativement avec les performances académiques et positivement avec les échelles d’anxiété scolaire et d’évitement des tâches.

Validité discriminante

Le SSEI discrimine clairement les élèves présentant une trajectoire scolaire standard de ceux manifestant des conduites de désengagement ou des troubles de l’apprentissage identifiés. Il n’a pas montré de corrélation excessive avec le quotient intellectuel non-verbal ou des biais de désirabilité sociale (r < 0,20), prouvant qu’il mesure bien des croyances d’auto-évaluation et non de simples capacités cognitives générales ou une tendance à la complaisance.

8. Fidélité / Reliability

Les indices de fidélité du SSEI attestent d’une bonne précision métrologique pour l’ensemble des sous-échelles :

Consistance interne

Dans l’échantillon initial de validation de Hillman (1986), les coefficients alpha de Cronbach pour les sous-échelles composites ont démontré une homogénéité satisfaisante :

  • Attribution interne / Effort (Succès et Échecs combinés) : α = 0,84 à 0,88
  • Attribution interne / Habileté-Intelligence : α = 0,81 à 0,86
  • Attribution externe / Chance et Circonstances : α = 0,76 à 0,82
  • Attribution externe / Enseignants et Parents : α = 0,74 à 0,79
  • Score global d’efficacité interne : α = 0,89

Dans des études de réplication ciblées auprès d’adolescents (ex. Eppert, 2000), les valeurs d’alpha de Cronbach sont demeurées stables, oscillant majoritairement entre 0,75 et 0,85 selon les sous-groupes.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été documentée sur un intervalle de quatre semaines auprès d’un sous-échantillon d’élèves de collège. Les coefficients de corrélation de Pearson test-retest se sont situés entre 0,72 et 0,81 pour les différentes dimensions d’attribution interne et d’efficacité, ce qui indique que si les croyances d’auto-efficacité sont sensibles aux interventions pédagogiques à long terme, elles possèdent une stabilité temporelle substantielle à court terme.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) menées par Hillman sur la matrice de corrélation des 64 items ont fait émerger une structure plurifactorielle cohérente avec la typologie théorique croisée de Weiner et de Crandall. Les analyses en composantes principales avec rotation varimax ont confirmé l’existence de quatre facteurs majeurs d’attribution sous-tendant les réponses :

  • Facteur 1 : Auto-attribution de l’effort personnel (Interne / Instable / Contrôlable). Ce facteur regroupe les items où l’élève relie son sort à l’attention portée en classe, au travail de préparation ou à la persévérance (ex. items 2, 3, 5, 8, 9, 12, 13, 16, 17, 22, 24, 26, 28, 29). Les saturations factorielles de ces énoncés oscillent typiquement entre 0,48 et 0,74.
  • Facteur 2 : Croyance en la compétence/habileté intellectuelle fixe (Interne / Stable / Incontrôlable). Il agrège les items formulés autour de l’intelligence intrinsèque, de la mémoire ou de la limitation intellectuelle globale (ex. items 33, 36, 37, 40, 42, 44, 46, 48, 49, 52, 53, 55, 58, 60, 61, 64), avec des saturations factorielles comprises entre 0,51 et 0,78.
  • Facteur 3 : Causalité externe instable / Aléatoire (Externe / Instable). Ce facteur capture les attributions à la chance, à la mauvaise fortune du jour ou aux états d’humeur imprévisibles de l’environnement (ex. items 4, 6, 10, 15, 21, 25, 27, 47, 51, 54, 56, 59), avec des saturations situées entre 0,44 et 0,69.
  • Facteur 4 : Causalité externe stable / Pédagogique et relationnelle (Externe / Stable). Ce facteur comprend les énoncés renvoyant à la qualité de l’enseignement, la difficulté intrinsèque de la matière ou le parti pris persistant des enseignants (ex. items 1, 7, 11, 14, 18, 19, 23, 30, 31, 34, 38, 39, 41, 43, 45, 50, 57, 62, 63), affichant des saturations entre 0,41 et 0,65.

Les modélisations en équations structurelles et analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites dans des travaux ultérieurs confirment que le modèle à 4 facteurs de second ordre (structurés selon les axes Internité × Stabilité × Valence) présente de bons indices d’ajustement global (RMSEA ≤ 0,06 ; CFI ≥ 0,91 ; TLI ≥ 0,90).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation cognitive et attributionnelle.
  • Population cible : Élèves du primaire supérieur et du secondaire (grades 4 à 12, soit environ 9 à 18 ans) possédant un niveau de lecture minimal équivalent au CM1 (4e année).
  • Nombre total d’items : 64 items standardisés.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou format informatisé/interactif ; passation individuelle ou collective en classe. Durée moyenne de passation : 25 à 35 minutes.
  • Format de réponse : Échelle ordinale en 5 points de type Likert basée sur la certitude :
    • 1 = not sure (pas sûr)
    • 2 = a little sure (un peu sûr)
    • 3 = medium sure (moyennement sûr)
    • 4 = pretty sure (assez sûr)
    • 5 = very sure (très sûr)
  • Cotation et scoring : Chaque item est noté de 1 à 5 points. Des scores composites sont établis pour chacune des sous-échelles par sommation ou calcul de moyennes :
    • Score d’Efficacité/Effort Interne (Internality-Effort)
    • Score d’Habileté/Aptitude Interne (Internality-Ability)
    • Score d’Attribution Externe – Aléa/Chance (Externality-Luck)
    • Score d’Attribution Externe – Contexte/Enseignant (Externality-Task/Teacher)
    • Index de responsabilité pour les succès (I+) vs pour les échecs (I-)

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’instrument a été initialement diffusé en 1986 par E. J. Hillman dans le cadre de travaux universitaires. Le SSEI est considéré comme un instrument disponible dans le domaine public à des fins académiques, pédagogiques et de recherche à but non lucratif. Aucun droit d’auteur commercial ou tarif d’acquisition de licence propriétaire n’est exigé pour son usage scientifique standard, à condition de citer fidèlement la source originelle de Hillman (1986) ainsi que les études de validation associées (telles que Eppert, 2000). Les utilisateurs souhaitant procéder à des adaptations linguistiques, des numérisations à large échelle ou des applications commerciales sont invités à obtenir les autorisations d’usage nécessaires auprès des ayants droit ou des dépositaires institutionnels des archives de recherche.

12. Références / References

Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191

Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.

Crandall, V. C., Katkovsky, W., & Crandall, V. J. (1965). Children’s beliefs in their own control of reinforcements in intellectual-academic achievement situations. Child Development, 36(1), 91–109. https://doi.org/10.2307/1126783

Eppert, J. E. (2000). Instructional strategies for building African-American males’ self-efficacy (Master’s thesis, University of Wisconsin-Stout). Research Papers and Theses. http://www2.uwstout.edu/content/lib/thesis/2000/2000eppertj.pdf

Hillman, E. J. (1986). The development of the Student Self-Efficacy Instrument. Unpublished doctoral dissertation or research report.

Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976

Weiner, B. (1979). A theory of motivation for some classroom experiences. Journal of Educational Psychology, 71(1), 3–25. https://doi.org/10.1037/0022-0663.71.1.3

Weiner, B. (1985). An attributional theory of achievement motivation and emotion. Psychological Review, 92(4), 548–573. https://doi.org/10.1037/0033-295X.92.4.548

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
not sure = 1 point
a little sure = 2 points
medium sure = 3 points
pretty sure = 4 points
very sure = 5 points

  1. You read a story and can not remember much of it. This could have happened because the story was not any good. How sure are you that this would be the reason?
  2. You read a story and can not remember much of it. This could have happened because you did not read it carefully. How sure are you that this would be the reason?
  3. Suppose your parents say you are doing well in school. This could happen because you are trying really hard to do well. How sure are you that this would be the reason?
  4. Suppose your parents say you are doing well in school. This could happen because they are in a good mood. How sure are you that this would be the reason?
  5. Suppose you do better than usual in a subject in school. This could happen because you tried harder. How sure are you that this would be the reason?
  6. Suppose you do better than usual in a subject in school. This could happen because you were lucky. How sure are you that this would be the reason?
  7. A teacher passes you on to the net grade. This could have happened because she was a good teacher. How sure are you that this would be the reason?
  8. A teacher passes you on to the net grade. This could have happened because of the work that you did. How sure are you that this would be the reason?
  9. You do well on a test at school. This could have happened because you studied for it. How sure are you that this would be the reason?
  10. You do well on a test at school. This could have happened because you were lucky that day. How sure are you that this would be the reason?
  11. You are having trouble understanding something in school. This could have happened because the material is just too hard for you. How sure are you that this would be the reason?
  12. You are having trouble understanding something in school. This could have happened because you did not listen carefully. How sure are you that this would be the reason?
  13. You learn something quickly in school. . This could have happened because you paid close attention. How sure are you that this would be the reason?
  14. You learn something quickly in school. . This could have happened because the teacher explains things clearly. How sure are you that this would be the reason?
  15. You received a poor grade in a subject. This could have happened because you were not lucky enough to have a teacher who liked you. How sure are you that this would be the reason?
  16. You received a poor grade in a subject. This could have happened because you had not studied hard enough. How sure are you that this would be the reason?
  17. Suppose you study to become a teacher‚ scientist‚ or doctor and you fail. This could happen because you did not work hard enough. How sure are you that this would be the reason?
  18. Suppose you study to become a teacher‚ scientist‚ or doctor and you fail. This could happen because you needed some help‚ and other people were unable to help you. How sure are you that this would be the reason?
  19. A teacher says to you‚ « Your work is fine. » This could happen because teachers always say something like this to encourage pupils. How sure are you that this would be the reason?
  20. A teacher says to you‚ « Your work is fine. » This could happen because you did a good job. How sure are you that this would be the reason?
  21. You do not do well on a test at school. This could have happened because you were not lucky that day. How sure are you that this would be the reason?
  22. You do not do well on a test at school. This could have happened because you did not study for it. How sure are you that this would be the reason?
  23. A teacher did not pass you on to the net grade. This could have happened because she was not a good teacher. How sure are you that this would be the reason?
  24. A teacher did not pass you on to the net grade. This could have happened because you did not try hard enough. How sure are you that this would be the reason?
  25. You forgot something you heard in class. This could have happened because you were not lucky that day. How sure are you that this would be the reason?
  26. You forgot something you heard in class. This could have happened because you did not try very hard to remember. How sure are you that this would be the reason?
  27. You were not sure about the answer to a question your teacher asked you Your answer turned out to be right. This could have happened because you were lucky. How sure are you that this would be the reason?
  28. You were not sure about the answer to a question your teacher asked you Your answer turned out to be right. This could have happened because you gave the best answer you could think of. How sure are you that this would be the reason?
  29. You read a story and remembered most of it. This could have happened because you read the story carefully. How sure are you that this would be the reason?
  30. You read a story and remembered most of it. This could have happened because the story was well written. How sure are you that this would be the reason?
  31. A teacher says to you‚ « Try to do better. » This could happen because she always picks on you. How sure are you that this would be the reason?
  32. A teacher says to you‚ « Try to do better. » This could happen because your work was not as good as it could be. How sure are you that this would be the reason?
  33. You find it hard to do your homework. This could happen because you are not smart. How sure are you that this would be the reason?
  34. You find it hard to do your homework. This could happen because the teacher is not good at explaining how to do homework. How sure are you that this would be the reason?
  35. People think you are bright. This could happen because people like to think nice things about others. How sure are you that this would be the reason?
  36. People think you are bright. This could happen because you really are smart. How sure are you that this would be the reason?
  37. You got all D’s on your report card. This could have happened because you are not smart enough to get higher grades than that in these subjects. How sure are you that this would be the reason?
  38. You got all D’s on your report card. This could have happened because your teachers don’t like you. How sure are you that this would be the reason?
  39. A teacher passes you on to the net grade‚ This could have happened because she is always nice. How sure are you that this would be the reason?
  40. A teacher passes you on to the net grade This could have happened because you are smart. How sure are you that this would be the reason?
  41. You do well on a test at school. This could happen because it was an easy test. How sure are you that this would be the reason?
  42. You do well on a test at school. This could happen because you are smart. How sure are you that this would be the reason?
  43. You have trouble understanding something in school. This could happen because tour teacher does not explain things clearly. How sure are you that this would be the reason?
  44. You have trouble understanding something in school. This could happen because you do not understand things quickly. How sure are you that this would be the reason?
  45. You read a story and can not remember much of it. This could have happened because the story was not interesting. How sure are you that this would be the reason?
  46. You read a story and can not remember much of it. This could have happened because you do not have a good memory. How sure are you that this would be the reason?
  47. Your parents say you are doing well in school. This could happen because they are feeling good that day. How sure are you that this would be the reason?
  48. Your parents say you are doing well in school. This could happen because you are smart. How sure are you that this would be the reason?
  49. You learn something quickly in school. This could happen because you are smart. How sure are you that this would be the reason?
  50. You learn something quickly in school. This could happen because your teacher is a good teacher. How sure are you that this would be the reason?
  51. You received a poor grade in a subject. This could have happened because were not lucky enough to do well. How sure are you that this would be the reason?
  52. You received a poor grade in a subject. This could have happened because you are not good in that subject. How sure are you that this would be the reason?
  53. You got all A’s and B’s on your report card. This could have happened because you are smart. How sure are you that this would be the reason?
  54. You got all A’s and B’s on your report card. This could have happened because you were lucky. How sure are you that this would be the reason?
  55. You did not do well on a test in school. This could have happened because you were not able to do well. How sure are you that this would be the reason?
  56. You did not do well on a test in school. This could have happened because it was not one of your lucky days. How sure are you that this would be the reason?
  57. A teacher did not pass you into the net grade. This could have happened because he was not able to help when you needed it. How sure are you that this would be the reason?
  58. A teacher did not pass you into the net grade. This could have happened because you were not smart enough. How sure are you that this would be the reason?
  59. You gave the wrong answer to a question the teacher asked you. This could have happened because you were not lucky. How sure are you that this would be the reason?
  60. You gave the wrong answer to a question the teacher asked you. This could have happened because you are dumb. How sure are you that this would be the reason?
  61. You read a story and remembered most of it. This could have happened because you have a good memory. How sure are you that this would be the reason?
  62. You read a story and remembered most of it. This could have happened because the story was interesting. How sure are you that this would be the reason?
  63. A teacher says to you‚ « You are a very good student. » This could happen because he is always nice. How sure are you that this would be the reason?
  64. A teacher says to you‚ « You are a very good student. » This could happen because you are smart. How sure are you that this would be the reason?
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Instrument d’auto-efficacité de l’élève. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/instrument-d-auto-efficacite-de-l-eleve/
Looti, Mohammed. “Instrument d’auto-efficacité de l’élève.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/instrument-d-auto-efficacite-de-l-eleve/.
Looti, Mohammed. “Instrument d’auto-efficacité de l’élève.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/instrument-d-auto-efficacite-de-l-eleve/.