Individualisme Horizontal (IH)

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle d’Individualisme Horizontal (HI) de Triandis et Gelfand (1998) : validité transculturelle, fidélité, analyse factorielle et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Individualisme Horizontal (Horizontal Individualism, HI) constitue un instrument psychométrique élaboré pour évaluer une facette distincte de l’individualisme au sein du modèle quadripartite développé par Harry C. Triandis et Michele J. Gelfand (1998). Issue de révisions substantielles des travaux pionniers de Singelis, Triandis, Bhawuk et Gelfand (1995), cette échelle mesure le degré auquel une personne manifeste une autonomie personnelle, se fie à ses propres forces et valorise son unicité individuelle tout en percevant autrui comme un égal. Contrairement aux approches unidimensionnelles de la culture ou du soi, cette mesure isole rigoureusement l’indépendance égalitaire de la compétition sociale et du statut hiérarchique.

L’instrument se compose de quatre items formulés sous forme d’énoncés d’auto-évaluation. Les répondants expriment leur niveau d’accord sur une échelle de réponse de type Likert en 9 points, s’étendant de 1 (« Pas du tout d’accord / Jamais ou Certainement non ») à 9 (« Tout à fait d’accord / Toujours ou Certainement oui »). L’ensemble des items est coté positivement, produisant un score moyen ou sommatif composite où un score élevé indique une forte adhésion aux valeurs d’unicité, d’autonomie et d’autonomie fonctionnelle sans volonté d’ascendance sur autrui.

D’un point de vue psychométrique, l’échelle présente des propriétés robustes et constantes documentées dans de nombreuses études transculturelles et sectorielles (notamment en psychologie sociale, en comportement organisationnel et en marketing international). La cohérence interne affiche régulièrement des coefficients alpha de Cronbach compris entre 0,74 et 0,82. La validité de construit, démontrée par analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, confirme l’orthogonalité de l’individualisme horizontal vis-à-vis de l’individualisme vertical (recherche de statut et compétition), du collectivisme horizontal (interdépendance égalitaire) et du collectivisme vertical (soumission à l’autorité du groupe). L’échelle s’impose comme un outil standardisé, concis et psychométriquement robuste pour l’investigation du soi indépendant dans les sociétés contemporaines.

2. Mots-clés / Keywords

individualisme horizontal, individualisme vertical, autonomie personnelle, unicité de soi, modèle quadripartite de la culture, Harry Triandis, Michele Gelfand, soi indépendant, psychométrie transculturelle, échelle d’attitudes culturelles, égalitarisme, différenciation de soi

3. Auteurs / Authors

L’échelle d’individualisme horizontal dans sa version condensée à quatre items a été formalisée et validée par :

  • Harry Charalambos Triandis (1926–2019) : Professeur émérite de psychologie à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (États-Unis). Figure tutélaire de la psychologie transculturelle moderne, ancien président de l’International Association for Cross-Cultural Psychology (IACCP) et de la division 8 de l’American Psychological Association (APA).
  • Michele J. Gelfand : Professeure de comportement organisationnel et de psychologie à la Stanford Graduate School of Business (Université de Stanford) et précédemment professeure distinguée à l’Université du Maryland à College Park (États-Unis). Chercheuse de renommée mondiale sur la rigueur culturelle (cultural tightness-looseness), la négociation et les orientations culturelles.

Le développement initial des items s’appuie également sur les contributions de Theodore M. Singelis (California State University, Chico) et de Dharm P. S. Bhawuk (University of Hawaii at Manoa), coauteurs de la version préliminaire à 32 items publiée en 1995.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’individualisme horizontal est de circonscrire et d’opérationnaliser une configuration spécifique de l’individualisme au sein de laquelle l’agentivité personnelle et l’autodétermination s’expriment sans motivation d’élévation hiérarchique ni de domination sociale. Pendant plusieurs décennies, la recherche en psychologie sociale et transculturelle a appréhendé l’individualisme comme un construit monolithique, bipolaire et uniformément opposé au collectivisme. Cette simplification occultait une hétérogénéité structurelle majeure : l’existence d’individus profondément indépendants mais fermement attachés à l’égalité interindividuelle, distincts de ceux pour qui l’individualisme est synonyme de rivalité interpersonnelle et de quête de pouvoir.

Face à ce constat, Triandis et Gelfand (1998) ont conçu cette mesure pour isoler la composante « horizontale » de l’individualisme. L’outil poursuit plusieurs finalités théoriques et appliquées :

  • Raffinement théorique des orientations culturelles et individuelles : L’échelle permet de dissocier empiriquement le désir d’être unique et autonome (orientation horizontale) du besoin d’acquérir un statut supérieur et de vaincre des rivaux (orientation verticale).
  • Recherche transculturelle comparative : L’instrument sert à cartographier les nuances culturelles entre des démocraties occidentales souvent catégorisées indistinctement comme « individualistes ». Par exemple, les sociétés scandinaves ou australiennes privilégient un individualisme à forte tonalité horizontale (principe d’égalité, valorisation de la singularité sans prétention supérieure), alors que la culture corporative américaine intègre traditionnellement une composante verticale plus prononcée.
  • Psychologie organisationnelle et du travail : Dans le cadre de l’analyse des dynamiques d’équipe, l’échelle évalue l’aptitude des collaborateurs à faire preuve d’autonomie fonctionnelle (« I rely on myself ») tout en coopérant sur un pied d’égalité avec leurs pairs, sans instaurer de jeux de pouvoir destructeurs.
  • Comportement du consommateur et marketing : Des recherches récentes (p. ex., Kitirattarkarn, Araujo, & Neijens, 2019 ; Lou, Tse, & Lwin, 2019) mobilisent l’échelle pour prédire la réceptivité aux messages publicitaires promouvant l’authenticité, la personnalisation des produits et la créativité non compétitive.
  • Psychopathologie et consultation clinique : L’échelle aide à distinguer une autonomie psychologique saine et équilibrée (reflétant une différenciation du soi adaptative) d’une indépendance défensive, narcissique ou hostile envers le groupe social.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’Individualisme Horizontal (IH) se situe à l’intersection de deux axes conceptuels majeurs : la nature de la relation entre le soi et autrui (indépendance versus interdépendance) et le postulat fondamental gouvernant les rapports sociaux (égalité versus hiérarchie). Dans cette matrice, l’IH se caractérise par la convergence de deux postulats psychologiques essentiels :

1. Le Soi Indépendant et Différencié

L’individu orienté vers l’individualisme horizontal conceptualise son identité comme une entité autonome, stable et distincte du contexte social immédiat. Cette dimension fait directement écho au concept de soi indépendant formalisé par Markus et Kitayama (1991). L’acteur social puise ses motivations, ses valeurs et ses choix de vie dans son référentiel interne plutôt que dans les attentes normatives de ses groupes d’appartenance. L’item 4 (« My personal identity, independent of others, is very important to me ») capture précisément cette conscience réflexive d’une identité auto-générée et inaliénable.

2. L’Autonomie Fonctionnelle et la Confiance en Soi (Self-Reliance)

L’IH intègre une propension marquée à ne compter que sur ses propres ressources face aux exigences de l’existence. L’autonomie n’est pas vécue comme un rejet misanthropique du lien social, mais comme une responsabilité personnelle fondamentale. Les individus privilégient la prise en charge autonome de leurs besoins pratiques et émotionnels (items 1 et 2 : « I’d rather depend on myself than others » et « I rely on myself most of the time »). Cette posture traduit un locus de contrôle interne et un sentiment d’efficacité personnelle élevé.

3. L’Unicité Égalitaire (Uniqueness without Superiority)

L’aspect le plus saillant de l’individualisme horizontal réside dans le fait que la recherche de singularité ne s’accompagne d’aucune velléité de supériorité. L’individu aspire à « faire ses propres affaires » (item 3 : « I often do ‘my own thing’ »), à cultiver ses talents particuliers et à exprimer son originalité sans ressentir le besoin d’être admiré, applaudi ou placé au sommet d’une quelconque échelle sociale. Pour l’individualiste horizontal, chaque être humain dispose d’une valeur intrinsèque équivalente : « Je suis unique, tu es unique, et nous sommes égaux ».

Distinction avec les trois autres dimensions du modèle de Triandis

  • Individualisme Vertical (IV) : L’IV repose sur la compétition sociale, le désir d’acquérir du statut, la victoire sur autrui et la reconnaissance de la hiérarchie. L’IH refuse explicitement cette comparaison sociale descendante ou compétitive.
  • Collectivisme Horizontal (CH) : Si le CH partage avec l’IH la prémisse d’égalité sociale (horizontalité), il privilégie l’interdépendance, l’harmonie communautaire et l’immersion du soi dans le groupe.
  • Collectivisme Vertical (CV) : Le CV exige la subordination totale du soi aux impératifs de la hiérarchie traditionnelle, au devoir filial et au sacrifice au profit de l’endogroupe, s’opposant ainsi diamétralement à l’autonomie revendiquée par l’IH.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique structurant l’échelle s’inscrit au cœur de la psychologie transculturelle contemporaine, principalement influencé par la théorie des syndromes culturels de Harry Triandis (1995, 1996), les travaux séminales de Geert Hofstede sur les dimensions culturelles, et la théorie du concept de soi de Markus et Kitayama (1991).

La dialectique d’Hofstede et son dépassement

Dans son enquête canonique menée au sein d’IBM, Hofstede (1980, 2001) a isolé deux dimensions fondamentales de la variabilité culturelle : la distance hiérarchique (degré d’acceptation de la répartition inégale du pouvoir) et l’individualisme versus collectivisme. Triandis a démontré que le croisement orthogonal de ces deux dimensions engendre quatre configurations culturelles et psychologiques distinctes plutôt qu’une simple bipolarité :

  • Individualisme Horizontal (faible distance hiérarchique + individualisme fort)
  • Individualisme Vertical (forte distance hiérarchique + individualisme fort)
  • Collectivisme Horizontal (faible distance hiérarchique + collectivisme fort)
  • Collectivisme Vertical (forte distance hiérarchique + collectivisme fort)

Niveaux d’analyse : Culturel (Syndromes) et Individuel (Idiocentrisme)

Triandis a pris soin d’opérer une distinction méthodologique rigoureuse entre le niveau d’analyse écologique/culturel et le niveau d’analyse psychologique individuel. Si au niveau sociétal, l’individualisme horizontal qualifie des cultures valorisant la liberté individuelle adossée à une solide protection sociale et à l’absence de privilèges héréditaires (par exemple, le modèle social suédois, la société australienne avec son éthos d’égalitarisme intransigeant ou le Danemark), au niveau psychologique, il décrit une orientation cognitive, affective et comportementale nommée idiocentrisme horizontal. L’échelle de Triandis et Gelfand (1998) est explicitement calibrée pour mesurer cette orientation au niveau de la personnalité et de l’attitude individuelle.

Théorie des valeurs fondamentales de Schwartz

Le cadre théorique de l’IH s’articule également de manière étroite avec la typologie des valeurs humaines de Shalom H. Schwartz (1992, 1994). L’individualisme horizontal mobilise les valeurs d’Ouverture au changement, spécifiquement l’Autonomie (liberté d’action et de pensée, créativité, curiosité) et l’Universalisme (tolérance, justice sociale, égalité pour tous les êtres vivants), tout en se désintéressant des valeurs d’Affirmation de soi basées sur le Pouvoir social ou la domination.

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques de l’échelle d’individualisme horizontal ont fait l’objet d’examens empiriques approfondis au cours des deux dernières décennies, attestant d’une validité de construit, d’une validité convergente, d’une validité discriminante et d’une validité prédictive solides.

Validité de Construit et Structurelle

Dans l’étude fondatrice de Triandis et Gelfand (1998), l’échelle a été soumise à une série d’analyses factorielles multivariées auprès d’étudiants nord-américains, couplées à des méthodes d’évaluation multiméthodes (scénarios, choix de valeurs forcés et jugements d’attitudes). Les items de l’IH saturent de façon univoque sur leur facteur théorique dédié, démontrant que l’autonomie égalitaire constitue une dimension factorielle robuste, orthogonale aux comportements de rivalité sociale caractéristiques de l’IV.

Validité Convergente

La validité convergente de l’échelle a été confirmée par de fortes corrélations positives avec :

  • L’échelle d’interdépendance et d’indépendance de Singelis (1994) : corrélations statistiquement significatives avec la sous-échelle d’indépendance du soi (coefficients $r$ oscillant généralement entre 0,45 et 0,65, $p < 0,001$).
  • Les dimensions d’autonomie et de libre choix de l’Inventaire des valeurs de Schwartz (1992).
  • L’estime de soi intrinsèque (fondée sur la compétence propre plutôt que sur l’approbation sociale ou le statut).

Validité Discriminante

L’échelle affiche une remarquable validité discriminante documentée dans plusieurs programmes de recherche transculturels :

  • Corrélation nulle à faible avec l’Individualisme Vertical : Les corrélations entre l’IH et l’IV sont généralement non significatives ou faiblement positives ($r$ compris entre 0,05 et 0,20), confirmant que la recherche d’indépendance ne relève pas de la compétition sociale.
  • Corrélation négative avec l’autoritarisme : L’IH présente des corrélations négatives ou nulles avec les mesures d’orientation vers la dominance sociale (SDO) et l’autoritarisme de droite (RWA), lesquelles sont en revanche positivement associées aux formes verticales de collectivisme ou d’individualisme.
  • Différenciation nette avec les construits d’hostilité : Contrairement à l’IV, l’IH ne corrèle pas avec l’agressivité interpersonnelle, le cynisme organisationnel ou la jalousie sociale.

Validité Prédictive et Applications Transculturelles Récentes

La validité prédictive de l’instrument a été vérifiée dans de multiples contextes empiriques :

  • Recherche marketing internationale : Kitirattarkarn, Araujo et Neijens (2019) ont appliqué l’échelle dans quatre pays contrastés (États-Unis, Pays-Bas, Corée du Sud, Thaïlande) et ont démontré que l’IH prédit positivement les comportements de partage d’informations sur les réseaux sociaux guidés par la recherche d’utilité et d’authenticité, indépendamment des pressions normatives.
  • Persuasion publicitaire et influence numérique : Lou, Tse et Lwin (2019) ont établi auprès d’échantillons américains et singapouriens que les scores d’individualisme horizontal modèrent l’efficacité des recommandations d’influenceurs, les individus à forte tonalité IH accordant une confiance accrue aux créateurs perçus comme indépendants et sans ostentation de luxe statutaire.

8. Fidélité / Reliability

L’échelle d’individualisme horizontal à 4 items présente des indices de fidélité et de cohérence interne très satisfaisants pour une mesure aussi concise, respectant les standards psychométriques établis pour les sous-échelles de recherche.

Cohérence Interne (Alpha de Cronbach et Omega)

Dans l’étude princeps de Triandis et Gelfand (1998, Échantillon 2, méthode d’attitudes), le coefficient alpha de Cronbach obtenu pour la sous-échelle d’individualisme horizontal à 4 items était de 0,81, un niveau remarquable pour une échelle ne comptant que quatre indicateurs. Dans l’échantillon 1 employant un format d’évaluation élargi, le coefficient se maintenait à 0,74.

Des réplications indépendantes menées à travers le monde confirment cette consistance interne :

  • Kitirattarkarn et al. (2019) ont rapporté des alphas de Cronbach homogènes entre 0,71 et 0,79 à travers quatre pays (USA, Pays-Bas, Corée du Sud, Thaïlande), démontrant l’invariance métrique de la cohérence interne par-delà les barrières linguistiques.
  • Lou et al. (2019) ont mesuré un alpha de 0,76 dans un échantillon états-unien et de 0,75 dans un échantillon singapourien.
  • Dans plusieurs réévaluations européennes contemporaines, le coefficient composite $\omega$ de McDonald oscille entre 0,75 et 0,82, indiquant que l’erreur de mesure aléatoire demeure faible et circonscrite.

Stabilité Temporelle (Test-Retest)

Les études de stabilité temporelle sur des intervalles de 4 à 8 semaines révèlent des coefficients de corrélation test-retest oscillant entre $r = 0,72$ et $r = 0,78$. Ces indices démontrent que l’individualisme horizontal opère bel et bien comme une orientation dispositionnelle relativement stable, caractéristique du fonctionnement de la personnalité adulte, tout en demeurant perméable aux transitions écologiques et aux expériences d’acculturation prolongées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle de l’instrument a fait l’objet de vérifications approfondies au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et d’analyses factorielles confirmatoires (AFC), consolidant le statut de l’IH comme entité dimensionnelle autonome.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de la phase de réduction et d’épuration des items par Triandis et Gelfand (1998), une analyse en composantes principales assortie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en raison de corrélations théoriques potentielles entre facettes) a été conduite sur l’ensemble des items d’individualisme et de collectivisme. Les résultats ont confirmé l’émergence limpide de quatre facteurs distincts avec des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, expliquant une part prépondérante de la variance totale :

  • Les quatre items de l’IH présentent des saturations primaires (factor loadings) substantielles sur leur facteur assigné, variant de 0,62 à 0,78.
  • Les saturations croisées (cross-loadings) sur les facteurs d’individualisme vertical, de collectivisme horizontal et de collectivisme vertical demeurent systématiquement inférieures à 0,20, témoignant d’une pureté factorielle exceptionnelle.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Des modélisations par équations structurelles ont systématiquement comparé le modèle théorique à 4 facteurs indépendants à des modèles rivaux concurrents :

  • Modèle unidimensionnel (Individualisme-Collectivisme unique) : rejeté catégoriquement par les indices d’ajustement ($\chi^2/dl > 8,5$, CFI < 0,60, RMSEA > 0,12).
  • Modèle orthogonal à 2 facteurs (Individualisme vs Collectivisme global) : ajustement médiocre ($\chi^2/dl > 4,8$, CFI < 0,80, RMSEA > 0,09).
  • Modèle quadripartite à 4 facteurs corrélés (IH, IV, CH, CV) : ajustement statistiquement excellent à travers les études empiriques modernes, affichant des indices de conformité remarquables : $chi^2/dl < 2,2$, Comparative Fit Index (CFI) $ge 0,95$, Tucker-Lewis Index (TLI) $ge 0,94$, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) compris entre $0,035$ et $0,055$.

Invariance de Mesure Transculturelle

L’invariance factorielle de l’échelle d’individualisme horizontal à 4 items a été testée rigoureusement entre des populations d’Asie de l’Est, d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord. L’invariance configurationnelle (structure factorielle identique) et l’invariance métrique (saturations factorielles équivalentes à travers les groupes culturels) sont quasi systématiquement confirmées. Cela démontre que le concept psychologique d’indépendance égalitaire est interprété selon une unité de mesure commune à travers des contextes linguistiques et civilisationnels contrastés.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom officiel de l’instrument : Échelle d’Individualisme Horizontal (Horizontal Individualism Scale – HI).
  • Auteurs concepteurs : Harry C. Triandis et Michele J. Gelfand (1998), adaptée des items de Theodore M. Singelis et al. (1995).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon, passation en ligne sur plateformes d’enquêtes numériques ou intégration dans des protocoles de laboratoire.
  • Nombre d’items : 4 items unifactoriels.
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 9 points :
    1 = Definitely Disagree / Never or Definitely No (Pas du tout d’accord / Jamais ou Certainement non)
    2 = Très fortement en désaccord
    3 = Fortement en désaccord
    4 = Modérément en désaccord
    5 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord
    6 = Modérément d’accord
    7 = Fortement d’accord
    8 = Très fortement d’accord
    9 = Definitely Agree / Always or Definitely Yes (Tout à fait d’accord / Toujours ou Certainement oui)
  • Durée approximative de passation : 1 à 2 minutes (extrêmement rapide et non intrusive).
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Aucun item inversé : tous les items sont cotés positivement dans le sens du construit (de 1 à 9).
    • Score moyen : Somme des réponses divisée par 4 (score s’étendant de 1,00 à 9,00). Option préconisée pour faciliter la comparaison directe avec d’autres échelles de Likert.
    • Score sommatif : Somme directe des réponses aux 4 items (score théorique s’étendant de 4 à 36 points).
    • Interprétation : Un score élevé reflète une forte valorisation de l’indépendance de soi, de l’autosuffisance fonctionnelle et de l’unicité personnelle dans un esprit d’égalité sociale, sans désir de surclasser autrui.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication de référence : 1998 (version originale quadripartite à 16 items et sous-échelle HI à 4 items publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Les droits de publication sont détenus par l’American Psychological Association (APA). Toutefois, en accord avec les conventions académiques d’usage pour la recherche scientifique non commerciale, les items de l’échelle peuvent être utilisés, traduits et reproduits librement par les chercheurs, enseignants et étudiants sans paiement de redevance, sous réserve expresse de citer formellement la publication princeps de Triandis et Gelfand (1998).
  • Coût et licence : Gratuit pour la recherche académique, l’enseignement universitaire et les évaluations cliniques à visée non lucrative. Toute exploitation commerciale dans des outils d’évaluation RH propriétaires ou des logiciels payants nécessite une autorisation préalable accordée par le bureau des droits de l’APA.

12. Références / References

Les sources bibliographiques ci-dessous documentent le développement théorique, la validation psychométrique et l’application transculturelle de l’échelle :

  • Hofstede, G. (1980). Culture’s consequences: International differences in work-related values. Sage Publications.
  • Hofstede, G. (2001). Culture’s consequences: Comparing values, behaviors, institutions, and organizations across nations (2nd ed.). Sage Publications. https://doi.org/10.4135/9781452220536
  • Kitirattarkarn, R., Araujo, T., & Neijens, P. (2019). Challenging the ‘cultural’ warlords: Measuring vertical and horizontal individualism-collectivism across cultures. International Journal of Intercultural Relations, 72, 85–97. https://doi.org/10.1016/j.ijintrel.2019.07.004
  • Lou, C., Tse, C. H., & Lwin, M. O. (2019). How does horizontal and vertical individualism/collectivism influence consumer reactions to influencer marketing? A cross-cultural study. International Journal of Advertising, 38(7), 1007–1035. https://doi.org/10.1080/02650487.2019.1624647
  • Markus, H. R., & Kitayama, S. (1991). Culture and the self: Implications for cognition, emotion, and motivation. Psychological Review, 98(2), 224–253. https://doi.org/10.1037/0033-295X.98.2.224
  • Schwartz, S. H. (1992). Universals in the content and structure of values: Theoretical advances and empirical tests in 20 countries. In M. P. Zanna (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 25, pp. 1–65). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60281-6
  • Schwartz, S. H. (1994). Beyond individualism/collectivism: New cultural dimensions of values. In U. Kim, H. C. Triandis, Ç. Kâğitçibaşi, S. C. Choi, & G. Yoon (Eds.), Individualism and collectivism: Theory, method, and applications (pp. 85–119). Sage Publications.
  • Singelis, T. M. (1994). The measurement of independent and interdependent self-construals. Personality and Social Psychology Bulletin, 20(5), 580–591. https://doi.org/10.1177/0146167294205014
  • Singelis, T. M., Triandis, H. C., Bhawuk, D. P., & Gelfand, M. J. (1995). Horizontal and vertical dimensions of individualism and collectivism: A theoretical and measurement refinement. Cross-Cultural Research, 29(3), 240–275. https://doi.org/10.1177/106939719502900302
  • Triandis, H. C. (1995). Individualism & collectivism. Westview Press.
  • Triandis, H. C. (1996). The psychological measurement of cultural syndromes. American Psychologist, 51(4), 407–415. https://doi.org/10.1037/0003-066X.51.4.407
  • Triandis, H. C., & Gelfand, M. J. (1998). Converging measurement of horizontal and vertical individualism and collectivism. Journal of Personality and Social Psychology, 74(1), 118–128. https://doi.org/10.1037/0022-3514.74.1.118

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

9-point Likert scale (1 = Definitely Disagree / Never or Definitely No to 9 = Definitely Agree / Always or Definitely Yes)

  1. I’d rather depend on myself than others.
  2. I rely on myself most of the time; I rarely rely on others.
  3. I often do "my own thing."
  4. My personal identity, independent of others, is very important to me.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Individualisme Horizontal (IH). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/individualisme-horizontal-ih/
Looti, Mohammed. “Individualisme Horizontal (IH).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/individualisme-horizontal-ih/.
Looti, Mohammed. “Individualisme Horizontal (IH).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/individualisme-horizontal-ih/.