Indice du temps et des routines familiales (FTRI)

Découvrez l’Indice du temps et des routines familiales (FTRI) développé par Hamilton I. McCubbin et son équipe : fondements théoriques de la résilience familiale, validation psychométrique, 8 dimensions et questionnaire complet.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Indice du temps et des routines familiales (en anglais, Family Time and Routines Index [FTRI]), développé par Hamilton I. McCubbin, Anne I. Thompson et Marilyn A. McCubbin au sein du Center for Excellence in Family Studies de l’Université du Wisconsin-Madison, est un instrument psychométrique conçu pour évaluer la fréquence, la régularité et l’importance accordée aux pratiques temporelles et aux routines structurantes au sein du système familial. Composé de 32 items, l’outil s’inscrit au cœur des modèles théoriques de la résilience familiale, notamment le modèle de résilience de l’adaptation et de l’ajustement familial (Resiliency Model of Family Stress, Adjustment and Adaptation).

L’échelle explore huit dimensions cardinales de la vie quotidienne : les routines de la journée de travail et des loisirs, les routines parentales/conjugales, les rituels du coucher, les repas en famille, les interactions avec la famille élargie, les rituels de départ et de retour au foyer, les routines disciplinaires ainsi que le partage des corvées et tâches domestiques. Pour chaque énoncé, les répondants évaluent le degré de véracité de la routine (sur une échelle ordinale de type Likert en 4 points : 0 = Faux, 1 = Plutôt faux, 2 = Plutôt vrai, 3 = Vrai) et, dans sa version d’évaluation complète, le niveau de valorisation accordé à chaque rituel (0 = Pas important, 1 = Plutôt important, 2 = Très important).

Sur le plan métrologique, le FTRI démontre une consistance interne globale robuste, attestée par un coefficient alpha de Cronbach d’environ .88 pour l’échelle totale, tandis que les sous-échelles présentent des coefficients variant généralement entre .60 et .85. Les travaux de validation factorielle confirmatoire et exploratoire appuient sa structure multidimensionnelle. L’instrument s’est révélé être un prédicteur substantiel de la stabilité familiale, du bien-être émotionnel des enfants et de la capacité d’adaptation des systèmes familiaux confrontés à des stresseurs chroniques ou aigus, tels que les maladies pédiatriques chroniques, les transitions professionnelles ou les déploiements militaires.

2. Mots-clés / Keywords

Routines familiales, résilience familiale, Indice du temps et des routines familiales, FTRI, psychométrie, fonctionnement familial, régulation systémique, stress familial, rituels domestiques, santé pédiatrique, adaptation familiale, évaluation parentale.

3. Auteurs / Authors

L’Indice du temps et des routines familiales a été conceptualisé et validé par une équipe de chercheurs pionniers dans l’étude du stress et de la résilience systémique rattachés à l’Université du Wisconsin à Madison :

  • Hamilton I. McCubbin, Ph.D. : Professeur émérite en écologie humaine et études familiales, ancien doyen de la School of Human Ecology à l’Université du Wisconsin-Madison. Figure majeure de la sociologie et de la psychologie de la famille, il est l’initiateur du modèle Double ABCX et du modèle de résilience familiale.
  • Anne I. Thompson, M.S. : Chercheuse et statisticienne spécialiste du développement d’instruments d’évaluation au sein du Family Stress, Coping and Health Project à l’Université du Wisconsin-Madison. Co-auteure de multiples inventaires psychométriques largement diffusés en thérapie systémique et recherche clinique.
  • Marilyn A. McCubbin, Ph.D., RN, FAAN : Professeure en sciences infirmières et spécialiste de l’adaptation familiale face aux maladies chroniques pédiatriques. Ses travaux ont apporté une contribution décisive à l’application du modèle de résilience en contexte de soins pédiatriques et de santé publique.

4. Objectif / Purpose

L’objectif central du Family Time and Routines Index (FTRI) est de quantifier empiriquement la présence, la consistance et l’intégration des routines quotidiennes dans le tissu relationnel de la famille. Dans le paradigme systémique, les routines ne constituent pas de simples automatismes organisationnels répétitifs ; elles représentent des mécanismes protecteurs essentiels, des régulateurs de l’homéostasie familiale et des vecteurs de transmission de sens, de cohésion et de sécurité affective.

Les routines familiales assument plusieurs fonctions psychosociales déterminantes :

  • Stabilisation et prévisibilité environnementale : Dans un contexte social caractérisé par des exigences temporelles concurrentes, les routines fournissent aux enfants un cadre développemental structurant, réduisant l’anxiété par anticipation et instaurant des repères rassurants.
  • Maintien de la cohésion et du sentiment d’appartenance : Les moments partagés (tels que les repas, les temps de parole ou les rituels du coucher) renforcent le lien d’attachement intrafamilial et consolident l’identité collective du groupe familial.
  • Modérateur du stress psychosocial : Lors de transitions critiques de la vie (perte d’emploi, maladie grave, séparation, réinstallation géographique), la préservation de routines stables protège les membres vulnérables de la désorganisation fonctionnelle.

En recherche fondamentale, le FTRI permet d’opérationnaliser le concept de « régularité familiale » comme variable médiatrice ou modératrice entre les facteurs d’adversité (stresseurs de l’axe pile-up du modèle ABCX) et les résultats développementaux ou adaptatifs (adaptation). En milieu clinique et médico-social, l’échelle sert de guide diagnostique aux thérapeutes de famille, pédiatres et psychologues afin d’identifier les zones de désorganisation quotidienne, d’évaluer la charge allostatique pesant sur le foyer et de co-construire des interventions ciblées visant à réinstaurer un rythme de vie protecteur.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le FTRI relève de l’organisation temporelle, structurelle et comportementale du système familial. McCubbin et ses collègues définissent les routines comme des séquences comportementales répétées et observables qui impliquent deux membres de la famille ou plus, pourvues d’une régularité temporelle et d’un consensus implicite ou explicite. Le modèle à huit sous-échelles décompose ce méta-construit en sphères fonctionnelles distinctes :

1. Routines de travail et de loisirs (Work Day and Leisure Time Routines – Items 1 à 10)

Cette dimension évalue l’équilibre entre les exigences professionnelles et les opportunités d’interaction dyadique ou globale. Elle mesure la présence d’espaces dédiés au dialogue direct avec les enfants (Item 1), le jeu régulier après le travail (Item 2), la prise en charge parentale quotidienne (Item 3), les sorties quotidiennes du parent au foyer avec les enfants (Item 4), ainsi que les temps calmes collectifs le soir (Item 5). Elle examine également l’organisation d’activités récréatives hebdomadaires (Items 6 et 7), la lecture partagée d’histoires (Item 8), tout en valorisant l’autonomie individuelle de l’enfant par le jeu solitaire (Item 9) et les interactions avec les pairs (Item 10).

2. Routines parentales / conjugales (Parents’ Routines – Items 11 à 14)

Ce construit cible la préservation du sous-système conjugal et la relation privilégiée avec les adolescents. Dans la perspective structurale de Salvador Minuchin, des frontières claires autour du couple sont indispensables à la santé globale de la famille. Cette sous-échelle mesure les loisirs partagés par les parents (Item 11), la fréquence des moments passés ensemble sans les enfants (Item 12), les sorties de couple régulières (Item 13) et la disponibilité pour des discussions privées et individualisées avec les adolescents (Item 14).

3. Routines du coucher (Family Bedtime Routines – Items 15 et 16)

Les rituels du coucher constituent l’un des régulateurs physiologiques et émotionnels les plus cruciaux chez l’enfant. Cette dimension mesure l’existence de rituels affectifs nocturnes formalisés (Item 15 : histoire racontée, câlin, baiser du soir) et la régularité horaire de l’endormissement (Item 16), deux éléments corrélés dans la littérature à une diminution des troubles du sommeil et de l’hyperactivité.

4. Repas de famille (Family Meals – Items 17 et 18)

Cette dimension évalue la commensalité familiale : la régularité de l’heure du dîner (Item 17) et le fait que l’ensemble du foyer partage au moins un repas quotidien complet (Item 18). Les repas en famille constituent un espace fondamental d’étayage langagier, de socialisation nutritionnelle et de partage émotionnel.

5. Routines de la famille élargie (Extended Family Routine – Items 19 à 22)

Ce volet évalue l’ancrage du noyau familial au sein de son réseau de parenté plus vaste. Il capture la fréquence des échanges téléphoniques ou verbaux réguliers avec les grands-parents (Item 19), les visites organisées (Item 20), le temps passé par les enfants avec leurs aïeux (Item 21) et la communication épistolaire ou téléphonique hebdomadaire avec la parenté (Item 22), reflétant le capital social intergénérationnel.

6. Départs et retours à la maison (Leaving and Coming Home – Items 23 à 26)

Cette composante explore les rituels de transition spatiale et relationnelle. Elle mesure le fait de se tenir mutuellement informé des allées et venues (Item 23), la prévisibilité de l’heure de retour du travail (Item 24), les rituels d’accueil et de salutation en fin de journée (Item 25) et l’expression verbale et non-verbale quotidienne d’affection et d’attention mutuelle (Item 26).

7. Routines disciplinaires familiales (Family Disciplinary Routines – Items 27 et 28)

Cette dimension mesure la constance et la prévisibilité des réponses éducatives : des réactions parentales établies et prévisibles lorsque les limites comportementales sont franchies (Item 27) et la négociation ou discussion régulière des nouvelles règles avec les enfants et adolescents (Item 28), incarnant le style parental démocratique ou autoritatif selon Baumrind.

8. Tâches ménagères et responsabilités partagées (Family Chores – Items 29 à 32)

Ce domaine évalue la distribution opérationnelle de l’effort domestique entre les différents membres : participation régulière des enfants (Item 29), contribution des mères (Item 30), implication effective des pères (Item 31) et prise de responsabilité des adolescents (Item 32). Il traduit l’équité, l’interdépendance et la coresponsabilité au sein du système.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du FTRI s’articule directement autour du Resiliency Model of Family Stress, Adjustment and Adaptation formulé par Hamilton McCubbin et Marilyn McCubbin (1996), lui-même issu d’une expansion du modèle Double ABCX (McCubbin & Patterson, 1983) et des théories initiales de Reuben Hill (1949).

Au sein de ce modèle, une crise familiale ne résulte pas simplement de l’impact mécanique d’un événement stressant ($a$ ou facteur $A$), mais découle de l’interaction dynamique entre :

  • L’accumulation de stresseurs et de transitions de vie concomitantes (pile-up of stressors, facteur $aA$) ;
  • Les ressources de résistance et de résilience préexistantes et mobilisées par le système familial (facteur $bB$) ;
  • La définition et le sens que la famille attribue à la situation (facteur $cC$, schémas familiaux et vision du monde) ;
  • Et le résultat adaptatif oscillant entre la « bonadaptation » (équilibre fonctionnel optimal et santé biopsychosociale des membres) et la « maladaptation » (rupture, crise, somatisation ou dysfonctionnement persistant).

Dans cette architecture conceptuelle, les routines familiales sont conceptualisées comme des ressources systémiques de régulation endogène (appartenant au facteur $bB$). Elles forment la structure organisationnelle invisible mais tangible par laquelle la famille maintient sa continuité face aux perturbations extérieures. Selon la théorie des systèmes familiaux (Bertalanffy, Minuchin), les routines constituent les règles opératoires gouvernant les modèles transactionnels récurrents.

Par ailleurs, les travaux contemporains sur les rituels et routines menés par Barbara Fiese et ses collaborateurs (2002) enrichissent ce cadre en distinguant la routine instrumentale (axée sur la logistique, la gestion temporelle et la prévisibilité) du rituel symbolique (porteur de signification identitaire, émotionnelle et générationnelle). Le FTRI intègre ces deux facettes, en évaluant non seulement la fréquence comportementale de la pratique mais également l’évaluation subjective de l’importance que la famille lui accorde, opérationnalisant ainsi l’investissement affectif dans la continuité relationnelle.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du FTRI a été documentée à travers de multiples échantillons normatifs et cliniques, portant sur des milliers de familles issues de contextes sociodémographiques variés :

Validité de construit

La validité de construit est étayée par des corrélations hautement significatives entre le score global du FTRI et des instruments validés mesurant le fonctionnement et les forces familiales. Les analyses rapportées par McCubbin, Thompson et McCubbin (1996) montrent des associations positives significatives entre le FTRI et les échelles de cohésion et d’adaptabilité du FACES (Family Adaptability and Cohesion Evaluation Scales), ainsi qu’avec le FIRM (Family Inventory of Resources for Management), confirmant que les familles structurées par des routines cohérentes disposent de ressources de gestion interne supérieures.

Validité convergente et concourante

Le FTRI corrèle négativement de manière constante avec les indices de détresse psychologique, les niveaux d’épuisement parental et les symptômes d’internalisation et d’externalisation chez les enfants et adolescents. Dans une série de recherches portant sur des familles confrontées à la maladie chronique pédiatriquement documentée (notamment le diabète de type 1, l’asthme et la mucoviscidose ; Fiese et al., 2002 ; McCubbin et al., 1996), un score élevé au FTRI s’associe significativement à une meilleure observance thérapeutique, à un meilleur contrôle glycémique chez les adolescents et à une diminution des réadmissions hospitalières d’urgence.

Validité prédictive

Dans des études longitudinales portant sur des familles de militaires confrontées à de longues périodes de déploiement (McCubbin et al., 1991), les scores au FTRI mesurés avant la mission prédisaient robustement l’ajustement émotionnel des mères restées au foyer et l’absence de régression comportementale chez les jeunes enfants pendant l’absence prolongée de l’autre parent. Les routines agissent comme un puissant amortisseur contre l’impact de la rupture temporaire du lien conjugal.

8. Fidélité / Reliability

Les études métrologiques conduites par l’équipe de l’Université du Wisconsin et confirmées par des équipes indépendantes attestent d’une excellente stabilité et consistance des mesures obtenues :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Pour l’échelle totale (32 items), le coefficient alpha de Cronbach se situe systématiquement entre .86 et .89 dans les échantillons normatifs initiaux ($N = 305$ familles), témoignant d’une homogénéité d’ensemble robuste. Les coefficients pour les sous-échelles varient selon le nombre d’items : ils atteignent .75 à .85 pour les dimensions les plus fournies (Routines de travail et de loisirs, Départs et retours) et oscillent entre .60 et .72 pour les sous-échelles plus brèves (Repas de famille, Routines du coucher, Routines disciplinaires).
  • Fidélité test-retest : Les coefficients de stabilité temporelle évalués sur des intervalles de 4 à 6 semaines auprès d’échantillons communautaires stables oscillent entre $r = .74$ et $r = .83$ pour le score total, indiquant que l’instrument capte des traits organisationnels stables plutôt que des fluctuations d’humeur passagères, tout en demeurant sensible aux interventions éducatives ou thérapeutiques ciblées.
  • Erreur standard de mesure (SEM) : La faible erreur type de mesure observée autorise l’utilisation du FTRI tant dans la recherche de groupe que pour le suivi clinique longitudinal individualisé d’un système familial.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture multidimensionnelle du FTRI a été validée empiriquement dès sa conception par des analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant l’extraction par composantes principales suivie de rotations varimax et oblimin :

Les analyses factorielles initiales menées par McCubbin, Thompson et McCubbin ont mis en évidence une solution factorielle claire à huit facteurs de premier ordre, expliquant une part prépondérante de la variance totale des scores de routines. Chaque item présente des saturations (factor loadings) substantielles sur son facteur théorique assigné, avec des valeurs oscillant principalement entre .42 et .78, tout en maintenant des saturations croisées résiduelles faibles sur les autres dimensions.

Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) ultérieures réalisées sur des échantillons diversifiés ont corroboré ce modèle à 8 dimensions de premier ordre subordonnées à un facteur de second ordre d’organisation générale du temps et des routines familiales. Les indices d’adéquation rapportés dans la littérature démontrent des qualités psychométriques satisfaisantes (avec un $\chi^2/df < 2.5$, un RMSEA généralement inférieur à .06, et des indices CFI/TLI excédant les seuils recommandés de .90 à .92), confirmant la pertinence structurale de l’instrument à travers diverses configurations familiales (familles biparentales, monoparentales et recomposées).

10. Instrument de mesure / Instrument

Le FTRI est un questionnaire auto-administré ou complété par hétéro-évaluation guidée par un clinicien. Ses spécifications techniques sont les suivantes :

  • Type d’outil : Questionnaire psychométrique auto-rapporté d’évaluation du système familial.
  • Nombre total d’items : 32 énoncés rédigés sous forme d’affirmations comportementales directes.
  • Format et échelles de réponse :
    • Échelle de véracité comportementale : Échelle de Likert en 4 points :
      0 = Faux (False)
      1 = Plutôt faux (Mostly False)
      2 = Plutôt vrai (Mostly True)
      3 = Vrai (True)
    • Échelle d’importance/valorisation subjective (optionnelle ou administration complète) : Échelle en 3 points :
      0 = Pas importante (Not)
      1 = Assez importante (Somewhat)
      2 = Très importante (Very)
      0 = Non applicable (Not applicable)
  • Modalités de cotation : Le score global de routines est obtenu par la somme simple des 32 items cotés de 0 à 3 (étendue théorique de 0 à 96 points). Des scores factoriels distincts peuvent être calculés pour chacune des huit dimensions afin d’établir un profil structural détaillé du foyer. Un score plus élevé indique un niveau plus fort de structuration et de ritualisation quotidienne.
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Population cible : Parents d’enfants d’âge préscolaire, scolaire et d’adolescents. L’instrument peut être rempli séparément par les deux conjoints ou par un parent unique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année initiale de parution : 1988 (développement initial), publié formellement dans des monographies universitaires en 1991 et 1996 (McCubbin, Thompson, & McCubbin).

Conditions d’accès et permissions : Les instruments de la série des inventaires de résilience familiale de McCubbin ont été conçus pour soutenir la recherche académique, l’évaluation de programmes sociaux et la pratique clinique. L’instrument est documenté dans le recueil de référence de Joel Fischer et Kevin J. Corcoran (Measures for Clinical Practice and Research: A Sourcebook, Oxford University Press, 2007).

L’utilisation dans le cadre de recherches universitaires non commerciales et de thèses de doctorat est généralement autorisée à des fins académiques en citant adéquatement les publications d’origine. Les utilisations commerciales, adaptations logicielles à grande échelle ou intégrations dans des plateformes marchandes nécessitent une autorisation préalable auprès des détenteurs des droits ou des représentants successoraux des archives McCubbin (Center for Excellence in Family Studies, University of Wisconsin-Madison).

12. Références / References

  • Fiese, B. H., Tomcho, T. J., Brower, M., James, C. A., Kang, K. T., & Baker, C. K. (2002). A review of 50 years of research on naturally occurring family routines and rituals: Cause for celebration? Journal of Family Psychology, 16(4), 381–390. https://doi.org/10.1037/0893-3200.16.4.381
  • Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1, pp. 329–332). Oxford University Press.
  • Hill, R. (1949). Families under stress: Adjustment to the crises of war separation and reunion. Harper & Brothers.
  • McCubbin, H. I., & Patterson, J. M. (1983). The family stress process: The double ABCX model of adjustment and adaptation. Marriage & Family Review, 6(1-2), 7–37. https://doi.org/10.1300/J002v06n01_02
  • McCubbin, H. I., & Thompson, A. I. (Eds.). (1991). Family assessment inventories for research and practice. University of Wisconsin-Madison.
  • McCubbin, H. I., Thompson, A. I., & McCubbin, M. A. (1996). Family assessment: Resiliency, coping and adaptation—Inventories for research and practice. University of Wisconsin-Madison.
  • McCubbin, L. D., & McCubbin, H. I. (2005). Culture and ethnic identity in family resilience: Dynamic processes in trauma and transformation of Indigenous People. In M. Ungar (Ed.), Pathways to resilience (pp. 27–44). Sage Publications. https://doi.org/10.4135/9781452232492.n2
  • McCubbin, M. A., & McCubbin, H. I. (1996). Resiliency in families: A conceptual model of family adjustment and adaptation in response to stress and crises. In H. I. McCubbin, A. I. Thompson, & M. A. McCubbin (Eds.), Family assessment: Resiliency, coping and adaptation (pp. 1–64). University of Wisconsin-Madison.
  • Minuchin, S. (1974). Families and family therapy. Harvard University Press. https://doi.org/10.4159/9780674041127

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

0 = False, 1 = Mostly False, 2 = Mostly True, 3 = True

Importance Rating (Optional/Secondary): 0 = Not, 1 = Somewhat, 2 = Very, 0 = Not applicable

Work Day and Leisure Time Routines

  1. Parent(s) have some time each day for just talking with children.
  2. Working parent has a regular playtime with children after coming home from work.
  3. Working parent takes care of the children some time almost every day.
  4. Non-working parent and children do something together outside the home almost every day (e.g., shopping, walking, etc.)
  5. Family has quiet time each evening when everyone talks or plays quietly.
  6. Family goes some place special together each week.
  7. Family has a certain family time each week when they do things together at home.
  8. Parent(s) read or tell stories to the children almost every day.
  9. Each child has some time each day for playing alone.
  10. Children/teens play with friends daily.

Parents’ Routines

  1. Parents have a certain hobby or sport they do together regularly.
  2. Parents have time with each other quite often.
  3. Parents go out together one or more times a week.
  4. Parents often spend time with teenagers for private talks.

Family Bedtime Routines

  1. Children have special things they do or ask for each night at bedtime (e.g., story, goodnight kiss, hug, etc.)
  2. Children go to bed at the same time almost every night.

Family Meals

  1. Family eats at about the same time each night.
  2. Whole family eats one meal together daily.

Extended Family Routine

  1. At least one parent talks to his or her parents regularly.
  2. Family has regular visits with the relatives.
  3. Children/teens spend time with grandparent(s) quite often.
  4. We talk with/write to relatives usually once a week.

Leaving and Coming Home

  1. Family checks in or out with each other when someone leaves or comes home.
  2. Working Parent(s) comes home from work at the same time each day.
  3. Family has certain things they almost always do to greet each other at the end of the day.
  4. We express caring and affection for each other daily.

Family Disciplinary Routines

  1. Parent(s) have certain things they almost always do each time the children get out of line
  2. Parents discuss new rules for children/teenagers with them quite often.

Family Chores

  1. Children do regular household chores.
  2. Mothers do regular household chores.
  3. Fathers do regular household chores.
  4. Teenagers do regular household chores.
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Looti, M. (2026, octobre 7). Indice du temps et des routines familiales (FTRI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-du-temps-et-des-routines-familiales-ftri/
Looti, Mohammed. “Indice du temps et des routines familiales (FTRI).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-du-temps-et-des-routines-familiales-ftri/.
Looti, Mohammed. “Indice du temps et des routines familiales (FTRI).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-du-temps-et-des-routines-familiales-ftri/.