Évaluations cliniquesPsychométrie et Échelles

Indice de douleur et d’incapacité de l’épaule

L’Indice de douleur et d’incapacité de l’épaule (SPADI) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation de référence composé de 13 items mesurant l’intensité de la douleur et le niveau de limitation fonctionnelle des pathologies de la ceinture scapulaire.

PUBLIÉ

1. Résumé

L’Indice de douleur et d’incapacité de l’épaule (couramment désigné par l’acronyme SPADI, pour Shoulder Pain and Disability Index) constitue l’un des questionnaires d’auto-évaluation fonctionnelle les plus documentés et validés sur le plan international dans l’examen des troubles de la ceinture scapulaire. Développé initialement par Roach, Budiman-Mak, Songsiridej et Lertratanakul (1991), le SPADI a été conçu afin d’évaluer de manière précise la sévérité de la douleur auto-rapportée et le niveau d’incapacité motrice lié aux activités quotidiennes chez des patients souffrant de pathologies de l’épaule, incluant les ruptures de coiffe des rotateurs, les tendinopathies calcifiantes, l’instabilité gléno-humérale, la capsulite rétractile et l’arthrose acromio-claviculaire ou gléno-humérale.

Le questionnaire est structuré en 13 items distincts, répartis en deux dimensions ou sous-échelles fondamentales : la sous-échelle de Douleur (Pain, composée de 5 items) et la sous-échelle d’Incapacité fonctionnelle (Disability, composée de 8 items). Chaque item est quantifié à l’aide d’une échelle visuelle analogique (EVA de 0 à 10 cm ou 0 à 100 mm) ou d’une échelle numérique verbale graduée de 0 (« Aucune douleur / Aucune difficulté ») à 10 (« Pire douleur imaginable / Tellement difficile que de l’aide était requise »). Les scores de chaque sous-échelle sont sommés et transformés sur une métrique normalisée de 0 à 100 %, où un score plus élevé reflète une altération plus sévère. Le score global est dérivé de la moyenne des deux sous-scores, offrant un profil clinique direct et intuitif.

Sur le plan psychométrique, le SPADI présente une consistance interne exceptionnelle, attestée par des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,86 et 0,95 pour les sous-échelles et dépassant 0,95 pour l’indice composite global. La fidélité test-retest se révèle remarquable, avec des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) couramment compris entre 0,89 et 0,96, garantissant une stabilité temporelle optimale chez les patients stables. La validité convergente a été démontrée par des corrélations modérées à fortes avec des instruments génériques et spécifiques tels que le DASH (Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand), le score de Constant-Murley et les échelles de qualité de vie de type SF-36. Sa sensibilité au changement s’avère particulièrement prononcée lors du suivi de rééducation et après interventions chirurgicales orthopédiques, positionnant le SPADI au rang de référence méthodologique en recherche clinique et en réadaptation musculosquelettique.

2. Mots-clés

Indice de douleur et d’incapacité de l’épaule, SPADI, biomécanique scapulaire, réadaptation fonctionnelle, mesure des résultats rapportés par le patient, psychométrie, évaluation de la douleur, coiffe des rotateurs, invalidité motrice, kinésithérapie orthopédique.

3. Auteurs

Le SPADI a été formulé par une équipe de chercheurs cliniciens spécialisés en épidémiologie, réadaptation et rhumatologie au sein du Department of Veterans Affairs Medical Center de Hines, Illinois, et du Loyola University Medical Center :

  • Kathryn E. Roach, PT, PhD : Professeure émérite au Department of Physical Therapy, Miller School of Medicine, University of Miami, Coral Gables, Floride, États-Unis. Ses axes de recherche se concentrent sur la modélisation des mesures fonctionnelles, la fragilité chez les personnes âgées et la psychométrie appliquée à la physiothérapie.
  • Elly Budiman-Mak, MD, MPH : Rhumatologue clinicienne et épidémiologiste, Centre de recherche clinique du Hines VA Hospital et professeure associée à la Stritch School of Medicine, Loyola University Chicago, Illinois, États-Unis. Spécialiste de l’évaluation standardisée des affections articulaires chroniques.
  • Nuntana Songsiridej, MD : Praticienne en rhumatologie et pathologie musculosquelettique, rattachée au service de médecine interne de Hines et de l’Université Loyola.
  • Yukwan Lertratanakul, MD : Rhumatologue et clinicien-chercheur, affilié à la Northwestern Medicine et au Hines VA Hospital, contributeur aux travaux de surveillance des incapacités physiques auto-rapportées.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Indice de douleur et d’incapacité de l’épaule est de fournir un instrument standardisé, fiable et pragmatique, capable de quantifier l’impact subjectif des pathologies périarticulaires et articulaires de l’épaule sur le fonctionnement quotidien du patient. L’épaule, caractérisée par l’amplitude articulaire la plus vaste du corps humain au niveau de l’articulation gléno-humérale, est intrinsèquement dépendante d’une stabilisation active fine assurée par les tendons de la coiffe des rotateurs et les muscles stabilisateurs scapulo-thoraciques. Lorsqu’une lésion anatomique, un syndrome d’accrochage ou un processus inflammatoire s’installe, la symptomatologie douloureuse retentit directement sur la cinématique et entraîne une inhibition motrice protectrice.

En pratique clinique, le SPADI remplit un triple rôle diagnostique, pronostique et évaluatif :

  • Évaluation initiale de la sévérité : Le clinicien dispose d’une métrique continue permettant de segmenter la charge symptomatique globale et d’identifier si le profil clinique est dominé par l’hyperalgie aiguë ou par un déficit cinétique sévère.
  • Surveillance de la trajectoire longitudinale : Le SPADI est particulièrement sensible aux fluctuations cliniques induites par des infiltrations de dérivés cortisoniques, des programmes de kinésithérapie ciblée, ou des gestes chirurgicaux de décompression acromiale ou de réinsertion tendineuse.
  • Stratification pronostique : En recherche clinique et en médecine du travail, le score composite sert d’indicateur pour anticiper le délai de reprise d’activité professionnelle et pour objectiver l’efficacité différentielle de protocoles thérapeutiques innovants.

La valeur ajoutée du SPADI réside dans sa brièveté (remplissage en moins de cinq minutes) et sa totale autonomie de passation, réduisant la charge cognitive tant pour l’examinateur que pour le participant, tout en éliminant les biais inter-observateurs inhérents aux tests de force musculaire manuelle ou de goniométrie passive.

5. Construit psychologique

Le SPADI opérationnalise un modèle multidimensionnel articulé autour de deux concepts cliniques indissociables mais distincts sur le plan fonctionnel : la perception sensorielle douloureuse et la restriction de la capacité motrice au cours d’actes ciblés de la vie quotidienne.

Sous-échelle de Douleur (Pain Subscale – 5 items)

Cette dimension quantifie l’intensité algique ressentie par le patient dans différentes configurations biomécaniques et temporelles caractéristiques de l’épaule :

  • La douleur au pire de son intensité (Item 1) : Cet item saisit le pic d’acuité sensorielle survenu au cours de la semaine écoulée, reflétant les exacerbations inflammatoires aiguës souvent liées aux crises microcristallines ou aux poussées bursitiques sous-acromiales.
  • La douleur en décubitus latéral sur le côté atteint (Item 2) : Mesure pathognomonique de l’atteinte de l’épaule, la douleur nocturne en appui direct résulte de la compression ischémique de la bourse sous-deltoïdienne et de l’hyperpression intra-capsulaire, impactant sévèrement l’architecture du sommeil et le bien-être psychologique.
  • La douleur lors de l’élévation antérieure au-dessus du plan des épaules (Item 3) : Saisit le conflit mécanique acromio-huméral durant les phases actives de flexion et d’abduction, où le tendon du supra-épineux est comprimé contre le ligament coraco-acromial.
  • La douleur lors du contact avec la nuque (Item 4) : Sollicite une combinaison d’abduction, de rotation externe et d’élévation gléno-humérale, engageant directement le sous-épineux et le petit rond.
  • La douleur lors d’un effort de poussée (Item 5) : Engage les actions musculaires synergiques du grand pectoral, du triceps et de la loge antérieure, évaluant la tolérance à la charge axiale.

Sous-échelle d’Incapacité fonctionnelle (Disability Subscale – 8 items)

Cette composante évalue le retentissement pratique sur des comportements moteurs précis de l’autonomie personnelle :

  • Les soins d’hygiène corporelle (Items 6 et 7) : Le lavage des cheveux et du dos exige des amplitudes combinées extrêmes (rotation interne haute et rotation externe avec rétro-pulsion), mouvements hautement déficitaires en cas de capsulite adhésive ou de rupture massive.
  • L’habillage (Items 8, 9 et 10) : L’enfilage d’un pull, d’une chemise boutonnée ou d’un pantalon met à l’épreuve la coordination motrice fine, l’antépulsion et la bilatéralité des mouvements du membre supérieur sans recours à des compensations posturales rachidiennes.
  • La préhension en hauteur et le port de charge (Items 11 et 12) : Placer un objet sur une étagère élevée ou porter une masse standardisée de 10 livres (environ 4,5 kg) quantifie la force contractile utile, la stabilité de la chaîne cinétique et la tolérance à l’effort soutenu.
  • L’accès à la poche arrière (Item 13) : Explore sélectivement l’adduction combinée à la rotation médiale maximale du membre supérieur, révélant la liberté de glissement capsulo-ligamentaire postérieur.

6. Cadre théorique

Le développement du SPADI s’inscrit au carrefour de la biomécanique orthopédique et de la théorie de la désadaptation fonctionnelle dans les pathologies chroniques. Sur le plan conceptuel, le modèle originel de Roach et ses collaborateurs (1991) repose sur le paradigme des conséquences de la maladie proposé par Philip Wood au sein de la Classification internationale des déficiences, incapacités et handicaps (CIDIH) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ultérieurement actualisée sous la forme de la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF).

Dans ce cadre systémique, une altération structurale de l’appareil locomoteur (telle qu’une dégénérescence tendineuse ou une chondropathie gléno-humérale) produit des déficiences (impairments) caractérisées par la douleur nociceptive et la limitation de l’amplitude passive ou active. Ces déficiences engendrent directement des incapacités (disabilities), manifestées par des restrictions dans l’exécution autonome des activités élémentaires quotidiennes. Le SPADI se concentre avec précision sur cette transition entre l’expérience subjective de la douleur et l’incapacité d’action motrice orientée vers un but.

De surcroît, le SPADI intègre les préceptes de la théorie psychologique du conditionnement douloureux et de l’évitement cognitivo-comportemental formulée par Gordon Waddell et Johan Vlaeyen. Selon le modèle de la peur liée à la douleur (fear-avoidance model), l’anticipation d’une douleur aiguë lors de la mobilisation de l’épaule induit des conduites d’évitement moteur qui, si elles persistent, entraînent une atrophie musculaire par désuétude, une raideur capsulaire secondaire et une majoration paradoxale de l’incapacité perçue. En quantifiant à la fois le ressenti algique et le niveau d’obstacle fonctionnel, le SPADI permet de repérer les discordances cliniques entre une douleur modérée et une inhibition motrice disproportionnée, guidant une prise en charge biopsychosociale ciblée.

7. Validité

L’architecture psychométrique du SPADI a fait l’objet d’investigations exhaustives dans une multitude de cohortes internationales, démontrant des indices de validité particulièrement solides :

Validité de contenu et validité d’apparence

Lors de son élaboration par Roach et al. (1991), les items ont été sélectionnés sur la base d’une recension clinique auprès d’experts en physiothérapie, de rhumatologues et de patients atteints d’affections chroniques de l’épaule. Les tâches retenues reflètent l’ensemble des secteurs cinématiques fonctionnels de la ceinture scapulaire (élévation, rotations interne et externe, abduction et extension), conférant à l’instrument une excellente validité d’apparence (face validity).

Validité convergente et discriminante

La validité de construit a été amplement validée par des corrélations bivariées conformes aux hypothèses théoriques :

  • Les corrélations avec le score DASH (Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand) et le QuickDASH sont fortes, oscillant généralement entre $r = 0,72$ et $r = 0,88$, ce qui confirme que les deux échelles capturent un construit commun d’altération du membre supérieur.
  • La corrélation avec l’indice de Constant-Murley est inversement proportionnelle et robuste (coefficients négatifs compris entre $r = -0,65$ et $r = -0,83$), reflétant la convergence entre les mesures rapportées par le patient et l’évaluation clinique objective par le médecin (force dynamométrique et goniométrie).
  • La validité convergente avec les sous-échelles de douleur corporelle et de fonctionnement physique du SF-36 se situe entre $r = -0,50$ et $r = -0,68$, tandis que les corrélations avec les composantes de santé mentale demeurent modérées ($r < 0,35$), ce qui corrobore une excellente validité discriminante.

Sensibilité au changement et réactivité clinique

Le SPADI montre une sensibilité élevée aux variations cliniques au fil des interventions thérapeutiques. L’indice d’effet (Effect Size) et la réponse moyenne standardisée (Standardized Response Mean – SRM) dépassent fréquemment des valeurs de 1,0 à 1,5 dans les suites de chirurgies de coiffe ou après des cycles structurés de kinésithérapie. La différence minimale cliniquement importante (MCID – Minimal Clinically Important Difference) se situe consensuellement entre 8 et 13 points sur une échelle de 100, signifiant qu’une variation inférieure à ce seuil ne peut être considérée avec certitude comme un bénéfice thérapeutique perceptible pour le patient.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité du SPADI ont été évaluées de manière rigoureuse dans de nombreuses langues et contextes cliniques :

Consistance interne

La cohérence entre les items d’une même dimension est remarquable :

  • Sous-échelle Douleur : Le coefficient $\alpha$ de Cronbach varie typiquement de 0,86 à 0,92 selon les cohortes analysées.
  • Sous-échelle Incapacité : Le coefficient $\alpha$ se situe de façon reproductible entre 0,89 et 0,95.
  • Score total : L’indice global présente un $\alpha$ de Cronbach systématiquement supérieur à 0,93 (souvent 0,95 à 0,96), attestant d’une homogénéité interne de premier ordre exempte de redondance excessive entre items.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Chez des patients dont l’état clinique est jugé stable sur des intervalles de 48 heures à deux semaines, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) pour le score total est régulièrement estimé entre 0,89 et 0,96 (intervalle de confiance à 95 % : 0,85–0,98). L’erreur standard de mesure (SEM – Standard Error of Measurement) oscille entre 4,5 et 7,0 points. Le changement minimal détectable (MDC – Minimal Detectable Change à 95 % de niveau de confiance) est établi aux alentours de 13 à 18 points selon les populations d’étude, fournissant aux praticiens un repère absolu pour discriminer l’erreur de mesure aléatoire de la véritable modification clinique.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle du SPADI a fait l’objet de vifs débats méthodologiques dans la littérature psychométrique contemporaine, opposant les partisans d’un modèle bidimensionnel originel à ceux d’un modèle unidimensionnel sous-jacent.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Dans l’étude princeps de Roach et al. (1991), l’analyse en composantes principales avec rotation varimax a soutenu une dissociation claire en deux facteurs distincts : un facteur Douleur (regroupant les 5 premiers items avec des saturations factorielles comprises entre 0,62 et 0,85) et un facteur Incapacité fonctionnelle (regroupant les 8 items restants avec des saturations supérieures à 0,60). Cette séparation a justifié le calcul initial de deux sous-scores indépendants.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC) et théorie de réponse aux items (TRI)

Des travaux ultérieurs utilisant l’analyse factorielle confirmatoire et la modélisation selon le modèle de Rasch (comme ceux menés par Roddey et al. en 2000, ou MacDermid et al. en 2006) ont mis en lumière une collinéarité prononcée entre les deux sous-échelles. En effet, la corrélation inter-facteurs s’élève souvent au-delà de $r = 0,75$ à $r = 0,85$, suggérant la présence d’un facteur général dominant d’atteinte de l’épaule.

L’évaluation des indices d’adéquation dans les modèles bifactoriels révèle que, bien qu’un modèle à deux facteurs corrélés présente des indices acceptables ($CFI > 0,93$, $TLI > 0,91$, $RMSEA < 0,08$), une grande part de la variance commune totale est absorbée par un méta-construit sous-jacent. C'est pourquoi la majorité des lignes directrices méthodologiques actuelles autorisent et recommandent l'utilisation conjointe des deux sous-scores thématiques pour l'exploration diagnostique détaillée, et du score total composite comme critère de jugement principal (endpoint) dans les essais thérapeutiques randomisés.

10. Instrument de mesure

  • Nom complet de l’outil : Indice de douleur et d’incapacité de l’épaule (Shoulder Pain and Disability Index – SPADI).
  • Type de mesure : Auto-questionnaire de résultats rapportés par le patient (Patient-Reported Outcome Measure – PROM).
  • Nombre d’items : 13 items répartis en 2 sous-échelles :
    • Douleur : 5 items.
    • Incapacité fonctionnelle : 8 items.
  • Échelle de réponse : Échelle visuelle analogique (EVA) de 0 à 10 cm ou Échelle numérique verbale (NRS) de 0 à 10 points :
    • Sous-échelle Douleur : 0 = « Aucune douleur » (No pain) à 10 = « Pire douleur imaginable » (Worst pain imaginable).
    • Sous-échelle Incapacité : 0 = « Aucune difficulté » (No difficulty) à 10 = « Tellement difficile que de l’aide était requise » (So difficult it required help).
  • Période de référence : Les sept derniers jours (la semaine écoulée).
  • Temps de passation : Approximativement 3 à 5 minutes.
  • Règles de cotation et calcul des scores :
    • Score de la sous-échelle Douleur : $\text{Score Douleur (%)} = \left( \frac{\sum \text{scores des items de douleur répondus}}{\text{Nombre d’items de douleur répondus} \times 10} \right) \times 100$
    • Score de la sous-échelle Incapacité : $\text{Score Incapacité (%)} = \left( \frac{\sum \text{scores des items d’incapacité répondus}}{\text{Nombre d’items d’incapacité répondus} \times 10} \right) \times 100$
    • Score total SPADI : Somme de tous les items répondus divisée par le score maximal possible pour ces mêmes items, multipliée par 100 (ou moyenne non pondérée des deux sous-scores en pourcentages) : de 0 à 100 %.
    • Interprétation : Un score de 0 % traduit une absence complète de douleur et d’incapacité, tandis qu’un score de 100 % signale une impotence fonctionnelle maximale et une douleur intolérable.
    • Gestion des données manquantes : Si un item n’est pas applicable (par exemple, le patient ne porte pas de chemise à boutons ou de pantalon spécifique), il est omis du numérateur et du dénominateur sans pénaliser artificiellement le score final. Si plus de deux items sont manquants sur l’une des sous-échelles, le sous-score associé est généralement considéré comme non calculable.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’Indice de douleur et d’incapacité de l’épaule a été initialement publié en 1991 dans la revue Arthritis Care & Research par Kathryn E. Roach et ses collaborateurs. Les auteurs ont conçu l’instrument dans une démarche de service public hospitalier au sein de l’administration des anciens combattants (Veterans Affairs), faisant du SPADI une échelle accessible dans le domaine académique.

Par conséquent, le SPADI est libre de droits pour la recherche scientifique non commerciale et pour la pratique clinique quotidienne, ne nécessitant l’acquisition d’aucune licence payante ni versement de redevance aux auteurs d’origine. Les utilisations commerciales à grande échelle, telles que l’intégration dans des plateformes logicielles propriétaires ou des essais cliniques parrainés par l’industrie pharmaceutique, requièrent néanmoins la citation rigoureuse de la publication princeps et le respect strict de l’intégrité rédactionnelle de l’échelle originelle.

12. Références

  • Breckenridge, J. D., & McAuley, J. H. (2011). Shoulder Pain and Disability Index (SPADI). Journal of Physiotherapy, 57(3), 197. https://doi.org/10.1016/S1836-9553(11)70045-5
  • Christie, A., Dagfinrud, H., & Hagen, K. B. (2007). An expanded vision for evaluating outcome measures in musculoskeletal clinical practice: A comparison of the Shoulder Pain and Disability Index (SPADI) and the Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (DASH) questionnaire. Arthritis & Rheumatism, 57(6), 1063–1070. https://doi.org/10.1002/art.22894
  • Elvers, J. W. H., Oostendorp, R. A. B., & Sierevelt, I. N. (2003). De Shoulder Pain and Disability Index (SPADI): Nederlandse versie. Nederlands Tijdschrift voor Fysiotherapie, 113(6), 148–152.
  • MacDermid, J. C., Solomon, P., & Prkachin, K. (2006). Evaluating patient-rated responsiveness of the Shoulder Pain and Disability Index and the Western Ontario Rotator Cuff Index in patients with rotator cuff disease. Journal of Shoulder and Elbow Surgery, 15(4), 407–414. https://doi.org/10.1016/j.jse.2005.08.016
  • Roach, K. E., Budiman-Mak, E., Songsiridej, N., & Lertratanakul, Y. (1991). Development of a shoulder pain and disability index. Arthritis Care & Research, 4(4), 143–149. https://doi.org/10.1002/art.1790040406
  • Roddey, T. S., Olson, S. L., Cook, K. F., Gartsman, G. M., & Hanten, W. (2000). Comparison of the Smallest Detectable Change for the Short Form-36, the Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand, and the Shoulder Pain and Disability Index in patients with shoulder dysfunction. Physical Therapy, 80(8), 759–768. https://doi.org/10.1093/ptj/80.8.759
  • Roy, J. S., MacDermid, J. C., & Woodhouse, L. J. (2009). Measuring shoulder function: A systematic review of four questionnaires. Arthritis & Rheumatism, 61(5), 623–632. https://doi.org/10.1002/art.24396
  • Staples, M. P., Forbes, A., Green, S., & Buchbinder, R. (2010). Shoulder Pain and Disability Index (SPADI): Evaluation of structural integrity and assessment of responsiveness across shoulder conditions. Arthritis Care & Research, 62(9), 1309–1316. https://doi.org/10.1002/acr.20230

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please answer each question by rating your pain and ability to do daily activities during the past week.
Response Scale: 0 to 10 Visual Analogue Scale (VAS) or Numeric Rating Scale (NRS), where for Pain: 0 = 'No pain' to 10 = 'Worst pain imaginable'; for Disability: 0 = 'No difficulty' to 10 = 'So difficult it required help'
Scoring / Reverse Items: The index consists of two subscales: Pain (5 items) and Disability (8 items). Each subscale score is calculated by summing the item scores and dividing by the maximum possible score for the answered items, then multiplying by 100 to yield a percentage (0–100%). The total SPADI score is the average of the Pain and Disability subscale scores (or total score across all answered items divided by total maximum possible score × 100). Higher scores indicate greater pain and disability.
1

Pain Scale: How severe is your pain?
1

At its worst?
2

When lying on the involved side?
3

Reaching for something on a high shelf?
4

Touching the back of your neck?
5

Pushing with the involved arm?
6

Disability Scale: How much difficulty do you have?
6

Washing your hair?
7

Washing your back?
8

Putting on an undershirt or jumper?
9

Putting on a shirt that buttons down the front?
10

Putting on your pants?
11

Placing an object on a high shelf?
12

Carrying a heavy object of 10 pounds (4.5 kg)?
13

Removing something from your back pocket?

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Indice de douleur et d’incapacité de l’épaule. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-douleur-incapacite-epaule-spadi/
memjavad. “Indice de douleur et d’incapacité de l’épaule.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-douleur-incapacite-epaule-spadi/.
memjavad. “Indice de douleur et d’incapacité de l’épaule.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-douleur-incapacite-epaule-spadi/.