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Indice des symptômes de la prostatite chronique des National Institutes of Health

Découvrez le guide complet du NIH-CPSI (National Institutes of Health-Chronic Prostatitis Symptom Index) : structure, validation psychométrique, calcul des scores et items originaux.

PUBLIÉ

1. Résumé

L’Indice des symptômes de la prostatite chronique des National Institutes of Health (National Institutes of Health-Chronic Prostatitis Symptom Index ou NIH-CPSI) est un instrument d’évaluation psychométrique et clinique développé à la fin des années 1990 par le réseau de recherche collaborative sur la prostatite chronique des National Institutes of Health (NIH), sous la direction du Dr Mark S. Litwin. Cet auto-questionnaire standardisé de 9 questions principales (décomposées en 13 items au total) a été spécialement conçu pour mesurer la sévérité des symptômes et l’impact fonctionnel et psychologique chez les hommes souffrant du syndrome de douleur pelvienne chronique (SDPC) ou de prostatite chronique de catégorie III (abactérienne).

L’instrument explore trois dimensions fondamentales et interdépendantes de l’expérience symptomatique : la douleur ou gêne pelvienne (évaluant la localisation anatomique, la fréquence et l’intensité moyenne sur une échelle numérique), les troubles mictionnels (reflétant les symptômes irritatifs et obstructifs tels que la vidange incomplète et la pollakiurie), ainsi que l’impact sur la qualité de vie (appréhendant le retentissement fonctionnel, la charge cognitive et la détresse émotionnelle globale). Les réponses s’échelonnent selon des échelles dichotomiques (oui/non), des échelles d’évaluation de fréquence de type Likert (0 à 5), une échelle numérique de la douleur (0 à 10) et une échelle de satisfaction existentielle (0 à 6). Le score global s’étend de 0 à 43 points, un score élevé traduisant une sévérité symptomatique accrue.

Les études psychométriques de validation internationale démontrent une excellente cohérence interne (coefficient alpha de Cronbach généralement compris entre 0,86 et 0,91 pour le score total), une remarquable fidélité test-retest (coefficients de corrélation intraclasse supérieurs à 0,80) ainsi qu’une sensibilité au changement cliniquement pertinente (différence minimale cliniquement importante établie entre 4 et 6 points). Le NIH-CPSI s’est imposé à l’échelle mondiale comme la référence absolue (gold standard) tant dans les essais cliniques randomisés que dans le suivi urologique longitudinal en pratique courante.

2. Mots-clés

NIH-CPSI, prostatite chronique, syndrome de douleur pelvienne chronique, Mark S. Litwin, psychométrie, qualité de vie liée à la santé, symptômes du bas appareil urinaire, évaluation de la douleur, urologie, auto-questionnaire, fidélité test-retest, validité de construit.

3. Auteurs

L’indice NIH-CPSI a été conçu et validé par un consortium multidisciplinaire d’urologues, d’épidémiologistes, de biostatisticiens et d’experts en mesure des résultats rapportés par les patients (PROMs) appartenant au Chronic Prostatitis Collaborative Research Network (CPCRN), financé par le National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases (NIDDK) des National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis.

  • Mark S. Litwin, MD, MPH : Auteur principal, professeur et directeur du département d’urologie à la David Geffen School of Medicine de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et professeur de politique de santé à la Fielding School of Public Health (UCLA, Los Angeles, CA, États-Unis). Courriel institutionnel : [email protected].
  • J. Curtis Nickel, MD, FRCSC : Professeur d’urologie à l’Université Queen’s (Kingston, Ontario, Canada).
  • Mary McNaughton-Collins, MD, MPH : Médecin interniste et professeure associée de médecine à la Harvard Medical School et au Massachusetts General Hospital (Boston, MA, États-Unis).
  • Richard B. Alexander, MD : Professeur de chirurgie urologique à l’University of Maryland School of Medicine (Baltimore, MD, États-Unis).
  • Kathleen J. Propert, ScD : Professeure de biostatistique au Center for Clinical Epidemiology and Biostatistics, Perelman School of Medicine, University of Pennsylvania (Philadelphie, PA, États-Unis).
  • David A. Calhoun, MD, John P. Kusek, PhD, Leroy M. Nyberg, PhD, MD : Coordinateurs de projet au NIDDK / NIH (Bethesda, MD, États-Unis).

4. Objectif

Le développement du NIH-CPSI répondait à une lacune méthodologique et clinique majeure dans le champ de la médecine urologique. Historiquement, les praticiens utilisaient l’International Prostate Symptom Score (IPSS / AUA-SI) pour évaluer tous les hommes se plaignant de troubles pelviens ou prostatiques. Or, l’IPSS se concentre presque exclusivement sur les symptômes obstructifs et irritatifs de l’hypertrophie bénigne de la prostate, en omettant la douleur pelvienne, pourtant symptôme cardinal et le plus débilitant de la prostatite chronique et du syndrome de douleur pelvienne chronique (SDPC).

L’objectif premier du NIH-CPSI est de quantifier de manière standardisée, reproductible et multidimensionnelle les symptômes rapportés par les patients au cours de la semaine précédente. Cet outil vise trois finalités majeures :

  • L’évaluation diagnostique et le profilage clinique : Fournir une cartographie précise de l’expérience symptomatique du patient en dissociant la composante algique (localisation, fréquence, intensité), la composante obstructive/mictionnelle et l’impact psychologique et social. Cela permet aux praticiens de distinguer le profil dominant du patient (par exemple, phénotypage selon le système UPOINT).
  • Le monitorage thérapeutique et la recherche clinique : Servir de critère de jugement principal (primary endpoint) dans les essais cliniques randomisés évaluant des interventions pharmacologiques (alphabloquants, anti-inflammatoires, antibiotiques, phytothérapie, neuromodulateurs) ou non pharmacologiques (kinésithérapie pelvienne, thérapies cognitivo-comportementales, biofeedback).
  • La mesure des résultats rapportés par les patients (PROMs) : Faciliter la communication médecin-patient en objectivant des plaintes subjectives complexes, souvent associées à une détresse psychologique importante, une anxiété somatique et une altération sévère du bien-être général.

5. Construit psychologique

Le NIH-CPSI opérationnalise le syndrome de prostatite chronique non pas comme une simple affection organique localisée, mais comme une condition multidimensionnelle affectant la santé globale, structurée autour de trois sous-échelles complémentaires :

1. Sous-échelle Douleur ou Gêne (Items 1 à 4 ; score de 0 à 21)

La douleur constitue le marqueur psychopathologique et sensoriel central de la prostatite chronique. Ce domaine mesure quatre aspects distincts :

  • Localisation anatomique (Items 1a à 1d) : Présence ou absence de douleur dans le périnée, les testicules, le méat urétral (gland) et la région sus-pubienne ou vésicale. Chaque localisation positive attribue 1 point (total 0 à 4).
  • Douleur fonctionnelle liée aux actes physiologiques (Items 2a et 2b) : Présence de brûlures mictionnelles (dysurie) ou de douleurs lors ou après l’éjaculation (odynorgasmie), ces dernières étant hautement spécifiques du SDPC (total 0 à 2).
  • Fréquence temporelle de la douleur (Item 3) : Évaluation sur une échelle ordinale à 6 niveaux (de 0 = Jamais à 5 = Toujours) de la récurrence de la sensation algique.
  • Intensité globale de la douleur (Item 4) : Mesure sur une échelle numérique verbale de 0 (aucune douleur) à 10 (la pire douleur imaginable), capturant la sévérité subjective moyenne au cours des sept derniers jours.

2. Sous-échelle Miction (Items 5 et 6 ; score de 0 à 10)

Ce domaine évalue les troubles mictionnels associés, qui résultent d’une hypertonie du plancher pelvien, d’une dyssynergie vésico-sphinctérienne ou d’une irritation du col vésical :

  • Sensation de vidange incomplète (Item 5) : Fréquence à laquelle le patient éprouve le sentiment que sa vessie n’est pas totalement vidée après avoir uriné (échelle de 0 à 5).
  • Pollakiurie ou fréquence mictionnelle diurne (Item 6) : Fréquence du besoin d’uriner de nouveau moins de deux heures après la miction précédente (échelle de 0 à 5).

3. Sous-échelle Impact sur la qualité de vie (Items 7 à 9 ; score de 0 à 12)

Cette dimension mesure le retentissement psychosocial et existentiel des symptômes :

  • Interférence fonctionnelle (Item 7) : Degré auquel les symptômes empêchent le patient d’accomplir ses activités quotidiennes habituelles (échelle de 0 = Aucun à 3 = Beaucoup).
  • Charge cognitive et rumination (Item 8) : Degré d’occupation cognitive et de préoccupation mentale causé par les symptômes (échelle de 0 à 3).
  • Satisfaction existentielle globale / question « Delighted-Terrible » (Item 9) : Sentiment global du patient face à l’éventualité de vivre avec ces symptômes pour le reste de ses jours, mesuré sur une échelle de 0 (Enchanté) à 6 (Terrible).

6. Cadre théorique

Le fondement conceptuel du NIH-CPSI repose sur le modèle biopsychosocial de la maladie chronique (Engel, 1977) et sur les théories modernes de la qualité de vie liée à la santé (HRQoL, Health-Related Quality of Life) développées notamment par Wilson et Cleary (1995). Selon ce cadre, les manifestations physiopathologiques d’une affection ne se traduisent pas de manière linéaire par un handicap ou une détresse psychologique ; elles interagissent de façon dynamique avec les représentations cognitives, les émotions et l’environnement du sujet.

Sur le plan neurobiologique et psychologique, le syndrome de douleur pelvienne chronique est désormais reconnu comme un syndrome de sensibilisation centrale et de dysfonctionnement neuromusculaire régional. La théorie du portillon (Gate Control Theory de Melzack et Wall) et les modèles de douleur chronique démontrent qu’une douleur continue dans le pelvis induit des phénomènes de plasticité neuronale aberrante au niveau médullaire et cérébral, entraînant une allodynie, une hyperalgésie et une hypertonie réflexe du diaphragme pelvien.

Le NIH-CPSI capture cette dynamique cyclique : la douleur corporelle engendre une anticipation anxieuse et une hypervigilance somatique (mesurées par l’item 8), qui exacerbent à leur tour la tension musculaire pelvienne, perturbant la mécanique mictionnelle (items 5-6), ce qui amplifie l’évitement comportemental et la dégradation de la satisfaction vitale globale (items 7 et 9). En intégrant ces différentes sphères au sein d’un score composite, l’instrument reflète la complexité holistique de l’expérience vécue du patient.

7. Validité

La validité psychométrique du NIH-CPSI a été rigoureusement démontrée dans l’étude princeps de Litwin et al. (1999) ainsi que dans de nombreuses études d’adaptation transculturelle (en français, espagnol, allemand, italien, japonais, coréen et chinois) :

  • Validité de contenu : Les items ont été formulés à partir d’entretiens qualitatifs approfondis menés auprès de cohortes de patients atteints de prostatite chronique, puis raffinés par un groupe international d’experts urologues, assurant que chaque facette essentielle de la symptomatologie est couverte.
  • Validité de construit (groupes contrastés) : L’échelle différencie avec une grande sensibilité statistique les hommes diagnostiqués avec une prostatite chronique des témoins sains, des hommes souffrant d’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) et des patients consultant pour un cancer prostatique non métastatique. Les scores totaux moyens sont significativement plus élevés chez les hommes atteints de SDPC (moyenne ≈ 21-25) que chez les témoins asymptomatiques (moyenne ≈ 3-4, p < 0,001).
  • Validité convergente : Le sous-score de douleur du NIH-CPSI corrèle fortement avec l’échelle de douleur corporelle du questionnaire généraliste SF-36 ou SF-12 (r = -0,68 à -0,75). Le domaine de la miction montre une corrélation modérée à forte avec le score total de l’IPSS (r = 0,60 à 0,72). Le sous-score d’impact sur la qualité de vie corrèle négativement avec les scores de santé mentale et de vitalité du SF-36 (r = -0,55 à -0,65).
  • Validité discriminante : Les items du domaine mictionnel n’enregistrent que de faibles corrélations avec les items de localisation de la douleur (r < 0,30), confirmant que ces sous-échelles mesurent des construits phénoménologiques distincts.
  • Sensibilité au changement et MCID : Les recherches longitudinales (notamment Propert et al., 2006) ont déterminé que la différence minimale cliniquement importante (Minimal Clinically Important Difference – MCID) se situe entre une réduction de 4 et 6 points sur le score total, ou une baisse de 25 % par rapport au score initial, permettant de définir objectivement la réponse thérapeutique positive.

8. Fidélité

La fidélité de l’indice NIH-CPSI a été validée selon les standards les plus stricts de la psychométrie :

  • Cohérence interne : L’analyse de cohérence interne globale révèle un alpha de Cronbach compris entre 0,86 et 0,91 pour l’échelle totale dans la majorité des publications internationales. Au niveau des sous-échelles, le coefficient alpha se situe entre 0,80 et 0,86 pour le domaine Douleur/Gêne, entre 0,74 et 0,82 pour le domaine Miction, et entre 0,81 et 0,88 pour le domaine Impact sur la qualité de vie, attestant d’une excellente homogénéité sans redondance excessive.
  • Fidélité test-retest : Chez les patients cliniquement stables réévalués à un intervalle de 1 à 2 semaines, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) dépasse 0,80 pour l’ensemble des domaines (variant de 0,81 pour la miction à 0,88 pour la douleur et 0,85 pour le score total), démontrant une stabilité temporelle remarquable en l’absence de modification clinique.
  • Erreur standard de mesure (SEM) : L’erreur standard de mesure rapportée est faible (environ 1,8 à 2,2 points sur le score global), confirmant la précision de la métrique pour le suivi individuel.

9. Analyse factorielle

Les investigations psychométriques initiales et ultérieures reposant sur l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) ont confirmé la robustesse de la structure tri-factorielle du NIH-CPSI :

  • Structure factorielle à trois facteurs : L’AFE avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax) extrait systématiquement trois facteurs principaux expliquant plus de 65 % de la variance totale des items : le facteur 1 (Douleur/Gêne), le facteur 2 (Symptômes mictionnels) et le facteur 3 (Impact psychosocial et qualité de vie).
  • Saturations des items (Factor Loadings) : Les items 1a-d, 2a-b, 3 et 4 présentent des saturations élevées sur le facteur Douleur (> 0,60), sans saturations croisées significatives sur les autres facteurs. Les items 5 et 6 saturent fortement sur le facteur Miction (> 0,78). Les items 7, 8 et 9 saturent majoritairement sur le facteur Qualité de vie (> 0,70).
  • Adéquation des modèles confirmatoires (AFC) : Les indices d’ajustement structurel corroborent l’adéquation du modèle tridimensionnel avec des critères rigoureux : Comparative Fit Index (CFI) > 0,95, Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,94 et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,06. Certains auteurs ont testé un modèle hiérarchique de second ordre où les trois facteurs de premier ordre alimentent un facteur général de « fardeau global de la prostatite », confirmant la validité du calcul d’un score total combiné.

10. Instrument de mesure

  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (mesure des résultats rapportés par les patients / PROM).
  • Format d’administration : Papier-crayon, interface numérique en ligne ou tablette tactile en cabinet médical.
  • Population cible : Hommes adultes et âgés présentant des douleurs pelviennes, génitales ou périnéales chroniques et/ou des troubles mictionnels évocateurs de prostatite chronique ou de SDPC.
  • Nombre d’items : 9 questions composées de 13 items mesurables au total.
  • Période de rappel : Les 7 derniers jours (la semaine écoulée).
  • Format des réponses : Varies by item (Binary Yes/No, 0-5 frequency scale, 0-10 numerical pain rating scale, 0-3 symptom interference scales, and 0-6 quality of life scale).
  • Modalités de calcul des scores :
    • Score Douleur/Gêne (Items 1a-d, 2a-b, 3, 4) : Somme des items 1a à 1d (0-4 points) + items 2a à 2b (0-2 points) + item 3 (0-5 points) + item 4 (0-10 points) = Étendue de 0 à 21 points.
    • Score Miction (Items 5, 6) : Somme de l’item 5 (0-5 points) + item 6 (0-5 points) = Étendue de 0 à 10 points.
    • Score Impact sur la qualité de vie (Items 7, 8, 9) : Somme de l’item 7 (0-3 points) + item 8 (0-3 points) + item 9 (0-6 points) = Étendue de 0 à 12 points.
    • Score Total NIH-CPSI : Somme des trois sous-domaines (Douleur + Miction + Qualité de vie) = Étendue globale de 0 à 43 points.
  • Interprétation de la sévérité :
    • Légère : 0 à 14 points.
    • Modérée : 15 à 29 points.
    • Sévère : 30 à 43 points.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

Le NIH-CPSI a été publié pour la première fois en 1999 par le groupe de recherche collaborative sur la prostatite chronique du NIDDK/NIH. En tant qu’outil développé grâce à des fonds publics fédéraux des National Institutes of Health (NIH), le questionnaire appartient au domaine public et est libre de droits (gratuit) pour la pratique clinique, la recherche académique et l’enseignement.

Aucune redevance n’est exigée pour son utilisation, sous réserve de citer fidèlement la publication princeps de Litwin et al. (1999) et de respecter scrupuleusement l’intégrité de la formulation des questions et des grilles de cotation établies. Pour les essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique ou l’intégration dans des dispositifs logiciels commerciaux propriétaires, il convient de vérifier les éventuelles directives de gestion des droits auprès du consortium NIH/NIDDK ou de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: In the last week, please answer the following questions regarding your symptoms and health.
Response Scale: Varies by item (Binary Yes/No, 0-5 frequency scale, 0-10 numerical pain rating scale, 0-3 symptom interference scales, and 0-6 quality of life scale).
Scoring / Reverse Items: The index contains 3 domains: 1. Pain or Discomfort (Items 1a-d, 2a-b, 3, 4; score range 0-21); 2. Urination (Items 5, 6; score range 0-10); 3. Quality of Life Impact (Items 7, 8, 9; score range 0-12). Total score range is 0 to 43, with higher scores representing greater symptom severity.
1

In the last week, have you experienced any pain or discomfort in the following areas?
a.

Area between rectum and testicles (perineum)
0 = No
1 = Yes

b.

Testicles
0 = No
1 = Yes

c.

Tip of the penis (not related to urination)
0 = No
1 = Yes

d.

Below your waist, in your pubic or bladder area
0 = No
1 = Yes

2

In the last week, have you experienced:
a.

Pain or burning during urination?
0 = No
1 = Yes

b.

Pain or discomfort during or after sexual climax (ejaculation)?
0 = No
1 = Yes

3

How often have you had pain or discomfort in any of these areas over the last week? (0 = Never, 1 = Rarely, 2 = Sometimes, 3 = Often, 4 = Usually, 5 = Always)
4

Which number best describes your AVERAGE strength or severity of pain or discomfort on the days you had it, over the last week? (0 = No pain to 10 = Pain as bad as you can imagine)
5

How often have you had a sensation of not emptying your bladder completely after you finished urinating, over the last week? (0 = Not at all, 1 = Less than 1 time in 5, 2 = Less than half the time, 3 = About half the time, 4 = More than half the time, 5 = Almost always)
6

How often have you had to urinate again less than two hours after you finished urinating, over the last week? (0 = Not at all, 1 = Less than 1 time in 5, 2 = Less than half the time, 3 = About half the time, 4 = More than half the time, 5 = Almost always)
7

How much have your symptoms kept you from doing the kinds of things you would usually do, over the last week? (0 = None, 1 = Only a little, 2 = Some, 3 = A lot)
8

How much did you think about your symptoms, over the last week? (0 = None, 1 = Only a little, 2 = Some, 3 = A lot)
9

If you were to spend the rest of your life with your symptoms just the way they have been during the last week, how would you feel about that? (0 = Delighted, 1 = Pleased, 2 = Mostly satisfied, 3 = Mixed (about equally satisfied and dissatisfied), 4 = Mostly dissatisfied, 5 = Unhappy, 6 = Terrible)

12. Références

Engel, G. L. (1977). The need for a new medical model: A challenge for biomedicine. Science, 196(4286), 129-136. https://doi.org/10.1126/science.847460

Litwin, M. S., McNaughton-Collins, M., Fowler, F. J., Nickel, J. C., Calhoun, E. A., Pontari, M. A., Alexander, R. B., Farrar, J. T., O’Leary, M. P., Barry, M. J., & Chronic Prostatitis Collaborative Research Network. (1999). The National Institutes of Health Chronic Prostatitis Symptom Index: Development and validation of a new outcome measure. Journal of Urology, 162(2), 369-375. https://doi.org/10.1016/S0022-5347(05)68562-5

Melzack, R., & Wall, P. D. (1965). Pain mechanisms: A new theory. Science, 150(3699), 971-979. https://doi.org/10.1126/science.150.3699.971

Nickel, J. C., Downey, J., Hunter, D., & Clark, J. (2001). Prevalence of prostatitis-like symptoms in a population based study using the National Institutes of Health chronic prostatitis symptom index. Journal of Urology, 165(3), 842-845. https://doi.org/10.1016/S0022-5347(05)66541-5

Propert, K. J., Litwin, M. S., Wang, Y., Alexander, R. B., Calhoun, E. A., Nickel, J. C., O’Leary, M. P., Pontari, M. A., McNaughton-Collins, M., & Chronic Prostatitis Collaborative Research Network. (2006). Responsiveness of the National Institutes of Health Chronic Prostatitis Symptom Index (NIH-CPSI). Quality of Life Research, 15(2), 299-305. https://doi.org/10.1007/s11136-005-1317-0

Turner, J. A., Ciol, M. A., Von Korff, M., & Berger, R. (2005). Validity and responsiveness of the National Institutes of Health Chronic Prostatitis Symptom Index in a clinical treatment trial. Journal of Urology, 173(4), 1215-1219. https://doi.org/10.1097/01.ju.0000150069.96781.cb

Wilson, I. B., & Cleary, P. D. (1995). Linking clinical variables with health-related quality of life: A conceptual model of patient outcomes. JAMA, 273(1), 59-65. https://doi.org/10.1001/jama.1995.03520250075037

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Pain or Discomfort

1. In the last week, have you experienced any pain or discomfort in the following areas?

a. Area between rectum and testicles (perineum) (0 = No, 1 = Yes)

b. Testicles (0 = No, 1 = Yes)

c. Tip of the penis (not related to urination) (0 = No, 1 = Yes)

d. Below your waist, in your pubic or bladder area (0 = No, 1 = Yes)

2. In the last week, have you experienced:

a. Pain or burning during urination? (0 = No, 1 = Yes)

b. Pain or discomfort during or after sexual climax (ejaculation)? (0 = No, 1 = Yes)

3. How often have you had pain or discomfort in any of these areas over the last week?

0 = Never
1 = Rarely
2 = Sometimes
3 = Often
4 = Usually
5 = Always

4. Which number best describes your AVERAGE strength or severity of pain or discomfort on the days you had it, over the last week?

0 = No pain to 10 = Pain as bad as you can imagine
[0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10]

Urination

5. How often have you had a sensation of not emptying your bladder completely after you finished urinating, over the last week?

0 = Not at all
1 = Less than 1 time in 5
2 = Less than half the time
3 = About half the time
4 = More than half the time
5 = Almost always

6. How often have you had to urinate again less than two hours after you finished urinating, over the last week?

0 = Not at all
1 = Less than 1 time in 5
2 = Less than half the time
3 = About half the time
4 = More than half the time
5 = Almost always

Impact on Quality of Life

7. How much have your symptoms kept you from doing the kinds of things you would usually do, over the last week?

0 = None
1 = Only a little
2 = Some
3 = A lot

8. How much did you think about your symptoms, over the last week?

0 = None
1 = Only a little
2 = Some
3 = A lot

9. If you were to spend the rest of your life with your symptoms just the way they have been during the last week, how would you feel about that?

0 = Delighted
1 = Pleased
2 = Mostly satisfied
3 = Mixed (about equally satisfied and dissatisfied)
4 = Mostly dissatisfied
5 = Unhappy
6 = Terrible

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Indice des symptômes de la prostatite chronique des National Institutes of Health. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-des-symptomes-de-la-prostatite-chronique-des-national-institutes-of-health/
memjavad. “Indice des symptômes de la prostatite chronique des National Institutes of Health.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-des-symptomes-de-la-prostatite-chronique-des-national-institutes-of-health/.
memjavad. “Indice des symptômes de la prostatite chronique des National Institutes of Health.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-des-symptomes-de-la-prostatite-chronique-des-national-institutes-of-health/.