1. Résumé
L’Indice de qualité de vie (Quality of Life Index, QLI), élaboré initialement par les chercheuses et théoriciennes en soins infirmiers Carol Estwing Ferrans et Marjorie Powers en 1985, constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux et largement adoptés pour l’évaluation multidimensionnelle de la qualité de vie liée à la santé et au bien-être global. Contrairement aux approches conventionnelles se limitant à évaluer la fréquence de symptômes ou un niveau de satisfaction unidimensionnel, le QLI repose sur un principe fondamental : la qualité de vie d’un individu ne peut être convenablement appréhendée que si l’on pondère son niveau de satisfaction envers divers aspects de son existence par l’importance subjective qu’il accorde personnellement à chacun de ces domaines.
L’instrument se structure en deux parties parallèles comprenant chacune 33 items (soit 66 énoncés au total dans sa version générique). La Partie I évalue le niveau de satisfaction éprouvé sur une échelle de type Likert en six points (de 1 = Très insatisfait à 6 = Très satisfait), tandis que la Partie II mesure l’importance accordée aux mêmes dimensions sur une échelle similaire en six points (de 1 = Très peu important à 6 = Très important). L’analyse factorielle et la modélisation conceptuelle de Ferrans isolent quatre sous-échelles fondamentales : le domaine Santé et fonctionnement (Health and Functioning), le domaine Socio-économique (Social and Economic), le domaine Psychologique/Spirituel (Psychological/Spiritual) et le domaine Familial (Family).
Sur le plan psychométrique, le QLI présente des indices de fidélité remarquables, avec une consistance interne globale (alpha de Cronbach) oscillant habituellement entre 0,90 et 0,96 pour le score total, et entre 0,77 et 0,93 pour ses quatre sous-domaines, tant au sein de populations saines que de cohortes cliniques souffrant de pathologies chroniques (insuffisance rénale terminale, cancers, défaillances cardiaques, réhabilitation post-chirurgicale). Sa validité concourante, convergente et factorielle a été répliquée dans des dizaines de contextes linguistiques et culturels, faisant de cet indice une référence internationale de la recherche infirmière et de la médecine comportementale.
2. Mots-clés
Indice de qualité de vie, QLI, Carol Estwing Ferrans, Marjorie Powers, psychométrie, évaluation multidimensionnelle, satisfaction de vie, pondération d’importance, santé et fonctionnement, bien-être psychologique.
3. Auteurs
L’Indice de qualité de vie a été conjointement conçu et validé par :
- Carol Estwing Ferrans, PhD, RN, FAAN : Professeure émérite au College of Nursing de l’University of Illinois at Chicago (UIC), Chicago, Illinois, États-Unis. Ses travaux pionniers portent sur la conceptualisation de la qualité de vie, les inégalités de santé et la recherche translationnelle en oncologie. Courriel institutionnel : [email protected].
- Marjorie J. Powers, PhD, RN, FAAN : Professeure et chercheuse au College of Nursing de l’University of Illinois at Chicago. Spécialiste éminente de l’adaptation psychologique aux maladies chroniques et des déterminants psychosociaux de l’observance thérapeutique.
4. Objectif
L’objectif premier du Quality of Life Index (QLI) est d’offrir une quantification standardisée, personnalisée et écologiquement valide du sentiment de bien-être et de la réalisation de soi chez l’être humain, qu’il soit en situation de maladie aiguë ou chronique, en convalescence ou au sein de la population générale. Historiquement développé pour répondre aux lacunes des indices de santé purement biomédicaux — qui réduisaient la qualité de vie à l’absence de symptômes ou à des capacités fonctionnelles objectives —, le QLI a été formulé pour replacer la subjectivité du patient au centre de l’évaluation clinique.
Dans la pratique clinique, le QLI permet aux équipes multidisciplinaires (médecins, infirmiers, psychologues de la santé) de capturer précisément comment une intervention pharmacologique, un protocole de chimiothérapie, une chirurgie réparatrice ou un programme de rééducation affecte non seulement l’état physique, mais également les sphères affectives, relationnelles et économiques de la vie d’une personne. Parce qu’il incorpore la hiérarchie de valeurs propre à chaque individu via sa seconde section dédiée à l’importance, l’instrument évite l’écueil normatif consistant à supposer, par exemple, qu’une baisse d’activité sexuelle ou une modification de la mobilité a le même retentissement délétère pour chaque patient.
Sur le plan de la recherche scientifique, le QLI est employé dans des essais cliniques randomisés, des enquêtes épidémiologiques longitudinales et des études de modélisation causale. Il s’avère particulièrement utile pour mesurer l’impact différentiel des déterminants sociaux de la santé, modéliser la résilience face à la maladie chronique et identifier les besoins non satisfaits (unmet needs) au sein de populations vulnérables.
5. Construit psychologique
Le construit théorique opérationnalisé par l’Indice de qualité de vie de Ferrans et Powers repose sur la prémisse philosophique et psychologique que la qualité de vie est une entité intrinsèquement multidimensionnelle, façonnée par l’interaction dynamique entre les conditions de vie objectives et l’évaluation cognitive et affective qu’en fait l’individu. Le QLI génère un score total de qualité de vie globale ainsi que quatre scores spécifiques correspondant aux dimensions suivantes :
1. Sous-échelle Santé et fonctionnement (Health and Functioning Subscale)
Composée d’items explorant la vigueur physique, l’énergie disponible pour les activités de la vie quotidienne, la présence et l’intensité de la douleur, l’autonomie fonctionnelle, la dépendance vis-à-vis des soins médicaux et les perspectives de longévité. Cette dimension ne se réduit pas à une liste de déficits : elle mesure dans quelle mesure l’individu est satisfait de sa condition physique et médicale, compte tenu de la valeur qu’il y accorde. Par exemple, deux patients présentant un même déficit moteur n’obtiendront pas le même score si l’un valorise prioritairement l’autonomie physique pure alors que l’autre investit davantage ses ressources psychiques dans la vie intellectuelle ou spirituelle.
2. Sous-échelle Socio-économique (Social and Economic Subscale)
Cette sous-échelle évalue les ressources contextuelles et environnementales indispensables à la sécurité et à l’épanouissement individuel. Elle comprend des items portant sur les conditions de logement, la sécurité et la salubrité du quartier, la situation professionnelle ou le statut d’inactivité (chômage, retraite, invalidité), le niveau d’éducation, la capacité à subvenir à ses besoins financiers, ainsi que les loisirs et la contribution sociale (le sentiment d’utilité envers autrui). Ce domaine reflète le fait que les contraintes matérielles et les opportunités structurelles modulent directement la perception de dignité et de liberté.
3. Sous-échelle Psychologique/Spirituelle (Psychological/Spiritual Subscale)
Ce pôle explore l’univers intérieur, l’intégrité du soi et les ressources existentielles. Il intègre des items axés sur la paix de l’esprit, l’auto-évaluation globale de soi, l’apparence physique, le fardeau des inquiétudes quotidiennes, l’accomplissement des objectifs personnels, la foi en Dieu (ou la spiritualité) et l’espoir en un avenir harmonieux. Cette dimension capture la capacité du sujet à maintenir un sentiment de cohérence, de sens et d’estime de soi face aux aléas de l’existence.
4. Sous-échelle Familiale (Family Subscale)
Comprenant des items dédiés à la santé et au bonheur de la famille, aux enfants, au conjoint ou partenaire amoureux, ainsi qu’au soutien affectif reçu des membres de la parenté et à l’accomplissement des responsabilités familiales. Ferrans et Powers ont délibérément isolé la famille des autres relations sociales pour souligner le statut unique de cette sphère dans le bien-être humain, en particulier en période de crise sanitaire où la sphère familiale constitue le premier réseau de soutien et de vulnérabilité émotionnelle.
6. Cadre théorique
Le fondement conceptuel de l’Indice de qualité de vie est ancré dans le modèle conceptuel de la qualité de vie développé par Carol E. Ferrans (1996), lui-même ultérieurement articulé avec la taxonomie bioclinique de Wilson et Cleary (1995) dans le modèle révisé de Ferrans et al. (2005). Ce cadre théorique s’oppose formellement au modèle biomédical classique en affirmant que les indicateurs biologiques ne suffisent jamais à prédire le fonctionnement global d’une personne ni son bien-être subjectif.
Le modèle de Ferrans intègre cinq niveaux d’analyse interdépendants :
- La fonction biologique et physiologique : les paramètres cellulaires, organiques et systémiques (par exemple, la fraction d’éjection cardiaque ou la clairance rénale).
- L’état symptomatique : la perception subjective de perturbations somatiques, cognitives ou émotionnelles (fatigue, nausées, anxiété, algies).
- L’état fonctionnel : la capacité physique, psychologique, sociale et de rôle à accomplir les activités de la vie courante.
- La perception générale de la santé : l’évaluation cognitive globale que l’individu porte sur son statut sanitaire global.
- La qualité de vie globale : le niveau ultime d’adaptation et de satisfaction globale envers la vie, résultant de la concordance entre les désirs/valeurs de l’individu et ses réalisations actuelles.
Au cœur de cette architecture théorique réside le modèle de la discordance cognitive pondérée (directement inspiré des théories de la satisfaction de Campbell, Converse et Rodgers, 1976). Selon ce paradigme, le niveau de qualité de vie est déterminé par l’écart perçu entre la situation réelle d’une personne et ses aspirations personnelles, pondéré de manière multiplicative par la valeur intrinsèque accordée à chaque domaine. Si un domaine de vie présente un niveau élevé d’insatisfaction mais est considéré comme insignifiant par le sujet, son impact délétère sur la qualité de vie globale sera minime. Inversement, une légère insatisfaction dans une sphère jugée vitale (comme la relation à ses enfants ou le soulagement de la douleur) provoquera un effondrement substantiel du bien-être global.
7. Validité
Les propriétés métrologiques du QLI ont fait l’objet d’investigations approfondies depuis sa publication séminale en 1985. Les données empiriques accumulées soutiennent solidement sa validité de construit, sa validité de contenu, sa validité convergente et sa validité discriminante.
Validité de contenu
La validité de contenu du QLI a été initialement établie au moyen d’une analyse systématique de la littérature médicale, sociologique et psychologique, enrichie par des entrevues approfondies menées auprès de sujets sains et de patients hémodialysés. Les items initiaux ont été soumis à un panel d’experts infirmiers et méthodologues pour évaluer leur représentativité, leur clarté et l’exhaustivité des domaines de vie couverts, atteignant un indice de validité de contenu (CVI) supérieur à 0,90 pour l’ensemble des items retenus.
Validité convergente et concourante
La validité convergente du QLI a été démontrée par des corrélations robustes et statistiquement significatives avec plusieurs instruments validés mesurant le bien-être et l’affect :
- Une corrélation positive très élevée (r = 0,65 à 0,77, p < 0,001) a été rapportée avec l’échelle de satisfaction de vie globale de Campbell (Life Satisfaction Index).
- Des corrélations inverses substantielles (r = -0,52 à -0,68, p < 0,001) ont été systématiquement observées avec des mesures d’affects négatifs et d’état dépressif, telles que l’inventaire de dépression de Beck (BDI) et le CES-D.
- Des corrélations modérées à fortes (r = 0,45 à 0,62) ont été établies avec les composantes physiques et mentales du questionnaire SF-36 (Short Form Health Survey).
Validité discriminante et sensibilité au changement
Le QLI discrimine de manière probante les populations saines des groupes cliniques atteints de pathologies invalidantes. Les études menées par Ferrans (1990) auprès de patients atteints de cancer ont révélé des scores significativement inférieurs chez les sujets présentant un indice de performance de Karnofsky dégradé ou des stades métastatiques avancés par rapport aux patients en rémission. De plus, l’échelle montre une excellente sensibilité longitudinale pour détecter les améliorations consécutives à une greffe rénale réussie, une transplantation hépatique ou une réadaptation cardiaque.
8. Fidélité
L’évaluation de la fidélité du Quality of Life Index a été documentée à travers de multiples échantillons cliniques et communautaires :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude princeps de Ferrans et Powers (1985), l’alpha de Cronbach pour l’indice global atteignait 0,93 chez des sujets sains et 0,95 chez des patients hémodialysés. Les coefficients de fidélité pour les quatre sous-échelles se distribuent de façon hautement satisfaisante :
- Santé et fonctionnement : α = 0,87 à 0,92.
- Sous-échelle Socio-économique : α = 0,81 à 0,86.
- Sous-échelle Psychologique/Spirituelle : α = 0,84 à 0,90.
- Sous-échelle Familiale : α = 0,77 à 0,84.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’un échantillon de sujets sains réévalués à un intervalle d’un mois : le coefficient de corrélation test-retest pour le score total était de r = 0,87, attestant d’une remarquable constance du construit en l’absence d’événement de vie majeur. Chez des patients hémodialysés stables réévalués à un intervalle de deux semaines, Ferrans et Powers (1992) ont mis en évidence un coefficient de stabilité temporelle de r = 0,81.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle du QLI a été initialement établie au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation varimax et oblique (oblimin) sur des matrices de corrélation issues de cohortes mixtes de patients et d’individus sains (Ferrans & Powers, 1985, 1992).
Structure à quatre facteurs
L’AFE a révélé une structure orthogonale et oblique cohérente expliquant plus de 62 % de la variance totale des scores pondérés. Les quatre facteurs isolés correspondent précisément aux sous-échelles théoriques :
- Facteur 1 (Santé et fonctionnement) : regroupant des items tels que la santé personnelle, les soins médicaux, la douleur, le niveau d’énergie, l’autonomie et le contrôle perçu sur son existence. Les saturations factorielles de ces items varient majoritairement de 0,55 à 0,82.
- Facteur 2 (Socio-économique) : saturé par les items relatifs aux finances, à l’emploi, à l’éducation, aux loisirs, au logement et à la contribution sociétale (saturations entre 0,48 et 0,76).
- Facteur 3 (Psychologique/Spirituel) : caractérisé par de fortes saturations pour les items évaluant la paix intérieure, l’apparence physique, l’évaluation de soi, la foi religieuse/spirituelle et l’optimisme (saturations de 0,52 à 0,79).
- Facteur 4 (Famille) : regroupant distinctement la santé familiale, le conjoint, les enfants et le soutien reçu des proches, avec des saturations factorielles très élevées (0,64 à 0,86).
Analyses factorielles confirmatoires (AFC)
Des travaux ultérieurs d’analyse factorielle confirmatoire menés par Ferrans et ses collaborateurs (Warnecke et al., 1996) ont corroboré l’adéquation de ce modèle à quatre facteurs intercorrélés au sein de populations diversifiées sur les plans ethnoculturel et sociodémographique. Les indices d’ajustement globaux soutiennent la validité structurelle du modèle (Root Mean Square Error of Approximation [RMSEA] < 0,06, Comparative Fit Index [CFI] > 0,92, et Standardized Root Mean Square Residual [SRMR] < 0,05).
10. Instrument de mesure
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation (auto-rapporté) ou administré par un investigateur sous forme d’entretien structuré pour les personnes présentant des incapacités visuelles ou motrices.
- Nombre d’items : 66 énoncés au total dans la version générique (33 items de satisfaction en Partie I et 33 items correspondants d’importance en Partie II).
- Durée moyenne de passation : Environ 10 à 15 minutes.
- Échelle de réponse :
- Partie I (Satisfaction) : Échelle de Likert à 6 points ordonnée de 1 (« Très insatisfait » / Very Dissatisfied) à 6 (« Très satisfait » / Very Satisfied).
- Partie II (Importance) : Échelle de Likert à 6 points ordonnée de 1 (« Très peu important » / Very Unimportant) à 6 (« Très important » / Very Important).
- Algorithme et formule de cotation : L’algorithme standardisé de Ferrans et Powers applique les étapes successives suivantes :
- Recentrage des scores de satisfaction : Pour chaque item i, on centre la réponse de satisfaction en soustrayant la valeur 3,5 :
Satisfaction_centrée = Score_Satisfaction - 3.5. Cette opération produit une échelle allant de -2,5 (très insatisfait) à +2,5 (très satisfait), de sorte que le point neutre se situe à zéro. - Pondération par l’importance : Le score centré de satisfaction est ensuite multiplié par le score d’importance attribué par le sujet au même item :
Item_pondéré = (Score_Satisfaction - 3.5) × Score_Importance. Les valeurs obtenues oscillent entre -15,0 (insatisfaction maximale sur un aspect très important) et +15,0 (satisfaction maximale sur un aspect très important). - Calcul de la moyenne pondérée : Pour le score total ou chaque sous-échelle, on additionne les scores des items pondérés et on divise par le nombre d’items répondus.
- Transformation linéaire standardisée : Afin d’éliminer les valeurs négatives et de faciliter l’interprétation clinique, la moyenne obtenue est translatée de 15 points, donnant un score final calibré sur une échelle de 0 à 30 :
Score final = [(Somme des items pondérés) / (Nombre d'items)] + 15. Un score de 30 reflète une qualité de vie optimale, tandis qu’un score de 0 traduit une altération extrême de la qualité de vie.
- Recentrage des scores de satisfaction : Pour chaque item i, on centre la réponse de satisfaction en soustrayant la valeur 3,5 :
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication initiale : 1985 (avec révisions méthodologiques et versions spécifiques par pathologie publiées en 1990, 1992 et 1996).
- Conditions d’accès et droits d’auteur : Le Quality of Life Index est protégé par le droit d’auteur détenu par Carol Estwing Ferrans et Marjorie Powers.
- Tarification pour la recherche académique et la pratique clinique : L’instrument est mis à disposition à titre gracieux (gratuit) pour les chercheurs, les universitaires, les étudiants et les praticiens de santé menant des travaux non commerciaux.
- Procédure d’obtention : L’accès aux versions officielles (version générique, versions spécifiques au cancer, à l’insuffisance cardiaque, au diabète, aux maladies pulmonaires, etc.), ainsi qu’aux manuels de cotation informatisés (scripts SAS, SPSS, STATA), s’effectue via le portail officiel de l’Université de l’Illinois à Chicago : https://qli.lab.uic.edu/. Une autorisation d’utilisation en ligne doit être validée avant déploiement.
12. Références
- Campbell, A., Converse, P. E., & Rodgers, W. L. (1976). The quality of American life: Perceptions, evaluations, and satisfactions. Russell Sage Foundation.
- Ferrans, C. E. (1990). Development of a quality of life index for patients with cancer. Oncology Nursing Forum, 17(3), 15–19. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/2349187/
- Ferrans, C. E. (1996). Development of a conceptual model of quality of life. Scholarly Inquiry for Nursing Practice: An International Journal, 10(3), 293–304. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9009822/
- Ferrans, C. E., & Powers, M. J. (1985). Quality of Life Index: Development and psychometric properties. Advances in Nursing Science, 8(1), 15–24. https://doi.org/10.1097/00012272-198510000-00005
- Ferrans, C. E., & Powers, M. J. (1992). Psychometric assessment of the Quality of Life Index. Research in Nursing & Health, 15(1), 29–38. https://doi.org/10.1002/nur.4770150106
- Ferrans, C. E., Zerwic, J. J., Wilbur, J. E., & Larson, J. L. (2005). Conceptual model of health-related quality of life. Journal of Nursing Scholarship, 37(4), 336–342. https://doi.org/10.1111/j.1547-5069.2005.00058.x
- Rafiei, N., Sharifian Sani, M., Rafiey, H., Behnampour, N., & Foroozesh, K. (2014). Reliability and validity of Persian version of « Quality of Life Index ». Journal of Mazandaran University of Medical Sciences, 24(116), 75–83.
- Warnecke, R., Ferrans, C. E., Johnson, T. P., Chapa-Resendez, G., O’Rourke, D. P., Chavez, N., Samelson, M. R., Balamuth, G., & Freels, S. (1996). Measuring quality of life in culturally diverse populations. Journal of the National Cancer Institute Monographs, 1996(20), 29–38. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9179374/
- Wilson, I. B., & Cleary, P. D. (1995). Linking clinical variables with health-related quality of life: A conceptual model of patient outcomes. JAMA, 273(1), 59–65. https://doi.org/10.1001/jama.1995.03520250075037