Indice de masse corporelle / Indice de Quetelet

L’Indice de masse corporelle (IMC) ou Indice de Quetelet est l’outil anthropométrique de référence permettant d’évaluer le statut pondéral et les risques cliniques en santé et psychopathologie.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Indice de masse corporelle (IMC), historiquement désigné sous l’appellation d’Indice de Quetelet, constitue le principal outil anthropométrique standardisé utilisé à l’échelle internationale pour évaluer la corpulence, le statut pondéral et les risques épidémiologiques associés aux déviations de la masse corporelle chez l’être humain. Initialement formulé au XIXe siècle par le mathématicien, astronome et statisticien belge Adolphe Quetelet, puis popularisé et rebaptisé dans la recherche biomédicale moderne par Ancel Keys en 1972, l’indice se définit mathématiquement par le quotient de la masse corporelle exprimée en kilogrammes par le carré de la stature exprimée en mètres ($kg/m^2$).

Bien que conçu initialement comme un paramètre de physique sociale et de biométrie descriptive à l’échelle populationnelle, l’IMC s’est imposé comme une variable incontournable en psychologie de la santé, en psychopathologie cognitive et comportementale, ainsi qu’en psychiatrie nutritionnelle. Il est couramment employé pour opérationnaliser des critères diagnostiques déterminants dans les troubles des conduites alimentaires (TCA) selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5-TR), notamment la sévérité de l’anorexie mentale et l’évaluation clinique de la boulimie ou de l’hyperphagie boulimique.

Sur le plan psychométrique et métrologique, l’IMC ne comporte pas de sous-échelles psychologiques directes ni d’items sous forme de questionnaires d’auto-évaluation fermés à échelle de Likert, mais fonctionne comme un indicateur continu subdivisé en catégories ordinales normatives standardisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : dénutrition ou insuffisance pondérale (< 18,5 $kg/m^2$), corpulence normale (18,5 à 24,9 $kg/m^2$), surpoids (25,0 à 29,9 $kg/m^2$) et obésité (≥ 30,0 $kg/m^2$, subdivisée en classes I, II et III). Ses propriétés métrologiques démontrent une excellente reproductibilité test-retest ($r > 0,95$) lors de mesures standardisées, une forte validité convergente avec les mesures d’adiposité par absorptiométrie biphotonique à rayons X (DEXA, $r = 0,70$ à $0,85$), tout en présentant des limites documentées quant à l’incapacité de discriminer la masse maigre de la masse grasse.

2. Mots-clés / Keywords

Indice de masse corporelle, Indice de Quetelet, Anthropométrie, Psychologie de la santé, Troubles du comportement alimentaire, Image corporelle, Obésité, Anorexie mentale, Psychométrie biométrique, Épidémiologie nutritionnelle.

3. Auteurs / Authors

L’indice a été initialement conceptualisé et formalisé par :

  • Lambert Adolphe Jacques Quetelet (1796–1874) : Mathématicien, astronome, météorologue, sociologue et statisticien belge, fondateur et directeur de l’Observatoire royal de Belgique, secrétaire perpétuel de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Il est reconnu comme l’un des pères fondateurs de la statistique moderne et de la « physique sociale » anthropométrique.
  • Ancel Keys (1904–2004) et ses collaborateurs (Flaminio Fidanza, Martti J. Karvonen, Noboru Kimura, Henry L. Taylor) : Physiologistes et épidémiologistes à l’Université du Minnesota (Laboratory of Physiological Hygiene, School of Public Health, Minneapolis, États-Unis), qui ont validé empiriquement le ratio en 1972 et lui ont conféré l’appellation canonique de Body Mass Index (BMI).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Indice de masse corporelle est de fournir un indicateur objectif, non invasif, standardisé, peu coûteux et universellement reproductible du volume corporel relatif, permettant d’estimer le degré de corpulence d’un individu indépendamment de sa taille verticale. Sur le plan historique et anthropologique, Quetelet cherchait à identifier les lois mathématiques régissant la croissance humaine et les caractéristiques morphologiques de « l’homme moyen » (l’homme moyen), postulant que le poids d’un individu adulte mature variait proportionnellement au carré de sa taille.

Dans les sciences contemporaines de la santé et la recherche psychologique, l’IMC répond à plusieurs objectifs cliniques et épidémiologiques majeurs :

  • Dépistage et stratification du risque somatique : L’IMC sert de premier niveau de stratification épidémiologique pour repérer les risques cardiométaboliques, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, les apnées obstructives du sommeil et plusieurs types de néoplasies associés à un excès de tissu adipeux, ainsi que les risques hématologiques, ostéopéniques et immunitaires liés à la dénutrition sévère.
  • Opérationnalisation diagnostique en psychopathologie clinique : L’outil est indispensable dans l’évaluation nosographique des troubles du comportement alimentaire. Selon le DSM-5-TR, la sévérité de l’anorexie mentale repose explicitement sur des seuils d’IMC : légère (≥ 17 $kg/m^2$), modérée (16–16,99 $kg/m^2$), sévère (15–15,99 $kg/m^2$) et extrême (< 15 $kg/m^2$). Inversement, la trajectoire de l’IMC constitue un marqueur d’évolution clinique lors des protocoles de renutrition et de prise en charge psychothérapeutique intégrative.
  • Recherche translationnelle en psychologie sociale et de la santé : L’IMC est mobilisé comme variable indépendante, modératrice ou dépendante dans les recherches examinant l’image corporelle, la dysmorphophobie corporelle, l’insatisfaction corporelle, la stigmatisation pondérale (weight stigma ou grossophobie intériorisée) et l’estime de soi. Il permet d’analyser l’écart entre la corpulence objective mesurée et la corpulence subjective perçue (distorsion perceptive du schéma corporel).

La justification théorique repose sur le principe d’isométrie et d’allométrie : chez l’adulte, la masse corporelle ne croît pas de façon linéaire avec la taille, mais de façon exponentielle. L’indice permet de normaliser le poids pour la stature sans nécessiter d’appareillage d’imagerie médicale lourd tel que l’IRM, la tomodensitométrie ou la pesée hydrostatique.

5. Construit psychologique / Construct

Bien que l’Indice de masse corporelle soit une mesure physio-anthropométrique quantitative, son intégration dans le champ de la psychométrie et de la psychologie différentielle s’articule autour de plusieurs construits psychologiques et comportementaux interactifs :

1. L’écart d’adéquation corporelle et l’insatisfaction de l’image du corps

Le statut pondéral objectif calculé par l’IMC sert de point d’ancrage fondamental pour mesurer l’« insatisfaction corporelle » (body dissatisfaction). En psychologie différentielle, ce construit correspond à la divergence quantitative et qualitative entre l’IMC réel du participant et son « IMC idéal auto-rapporté » ou son IMC perçu. Par exemple, chez des individus présentant une dysmorphie corporelle ou un trouble restrictif, un IMC objectif de 16 $kg/m^2$ peut être paradoxalement associé à une auto-évaluation subjective d’obésité perçue, reflétant un biais cognitivo-perceptif profond.

2. Le stigma pondéral intériorisé (Weight Stigma)

L’IMC situe l’individu dans un espace normatif socioculturel hautement valorisé ou stigmatisé. Le construit de « stigmatisation pondérale intériorisée » évalue la mesure dans laquelle les stéréotypes négatifs associés aux catégories d’IMC élevé (faiblesse morale, manque de volonté, négligence) sont adoptés par l’individu à son propre détriment. Les études psychologiques démontrent que les corrélats de détresse psychologique, d’anxiété et de dépression chez les personnes présentant un IMC ≥ 30 $kg/m^2$ sont largement médiés par ce construit psychologique plutôt que par le seul tissu adipeux.

3. Les styles et conduites alimentaires dysfonctionnels

L’IMC entretient des interrelations dynamiques avec des construits psychocomportementaux validés tels que :

  • La restriction cognitive (Restrained Eating) : Tendance psychologique consciente à restreindre volontairement ses apports caloriques pour contrôler son poids, souvent observée à des niveaux élevés d’IMC ou dans les troubles restrictifs.
  • L’alimentation émotionnelle (Emotional Eating) : Tendance à moduler et réprimer les affects négatifs (stress, tristesse, ennui) par la prise compulsive d’aliments hyperpalatables.
  • L’alimentation externe (External Eating) : Sensibilité exacerbée aux stimuli environnementaux et visuels liés à la nourriture indépendamment des signaux intéroceptifs homéostatiques de faim et de satiété.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’Indice de masse corporelle s’inscrit au carrefour de trois traditions théoriques majeures :

1. La physique sociale et le concept de « l’homme moyen » de Quetelet

Au XIXe siècle, Adolphe Quetelet applique les mathématiques probabilistes de la loi normale (courbe de Gauss) aux attributs anthropométriques de l’être humain. Selon sa théorie de la Physique sociale (1835, 1869), les caractéristiques physiques et morales de la population gravitent autour d’une moyenne centrale représentative de l’harmonie et de l’équilibre parfait de l’espèce, tandis que les écarts extrêmes constituent des déviations pathologiques ou exceptionnelles. En observant que chez l’adulte, la croissance transversale en masse s’équilibre par rapport au carré de l’élévation longitudinale, Quetelet jette les bases de l’allométrie biométrique moderne.

2. Le paradigme épidémiologique et métabolique de Keys

Dans les années 1970, Ancel Keys confronte systématiquement divers indices de poids corrigé pour la stature (rapport poids/taille, indice de Rohrer $P/T^3$, indice de Quetelet $P/T^2$) au sein de la cohorte prospective internationale du Seven Countries Study. Keys démontre que l’indice $P/T^2$ présente la plus forte corrélation avec l’adiposité corporelle globale et la plus faible corrélation avec la taille elle-même chez les hommes adultes en bonne santé. Ce cadre ancre l’IMC dans une perspective fonctionnelle d’estimation non destructive du risque de morbidité cardiovasculaire.

3. Le modèle biopsychosocial de la santé et la théorie socioculturelle de l’image corporelle

En psychologie moderne, l’interprétation de l’IMC s’intègre dans le modèle biopsychosocial d’Engel (1977) et la théorie de la triade socioculturelle (Thompson et al., 1999). L’IMC constitue le substrat biologique d’un système triadique composé de pressions socioculturelles (médias, pairs, famille), d’internalisation de l’idéal de minceur ou de musculature, et de mécanismes de comparaison sociale descendante ou ascendante (théorie de Festinger). L’IMC agit ainsi comme l’ancrage morphologique à partir duquel se construisent les schémas cognitifs relatifs à la valeur personnelle et à l’identité corporelle.

7. Validité / Validity

L’évaluation des propriétés de validité de l’IMC en tant qu’instrument d’estimation corporelle et de recherche psychologique révèle des résultats rigoureusement documentés dans la littérature empirique :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente de l’IMC est évaluée en corrélant ses valeurs avec les méthodes de référence mesurant la composition corporelle et le pourcentage de masse grasse ($%MG$), telles que l’absorptiométrie biphotonique à rayons X (DEXA), l’impédancemétrie bioélectrique multifréquence et la pléthysmographie par déplacement d’air (BodPod) :

  • Les méta-analyses et études de validation clinique indiquent des coefficients de corrélation de Pearson variant typiquement de $r = 0,72$ à $r = 0,88$ entre l’IMC et la masse grasse totale mesurée par DEXA chez les populations adultes générales (Gallagher et al., 1996 ; Flegal et al., 2009).
  • En psychologie clinique des TCA, l’IMC démontre une forte validité convergente avec les scores d’altération physiologique des échelles psychopathologiques, notamment le sous-score de restriction de l’Eating Disorder Examination Questionnaire (EDE-Q ; $r = -0,45$ à $-0,60$ dans les cohortes d’anorexie restrictive).

Validité prédictive

L’IMC possède une validité prédictive robuste quantifiée dans de vastes études longitudinales de cohortes (ex. Global BMI Mortality Collaboration, 2016, portant sur plus de 10,6 millions de participants) :

  • La relation entre l’IMC et la mortalité toutes causes confondues adopte une courbe caractéristique en « J » ou en « U », où le risque relatif de mortalité augmente significativement en deçà de 18,5 $kg/m^2$ et au-delà de 30 $kg/m^2$.
  • En psychiatrie et psychologie clinique, un IMC initial extrêmement bas (< 13–14 $kg/m^2$) prédit avec une sensibilité élevée la nécessité d’une hospitalisation psychiatrique sous contrainte, des complications électrolytiques graves et des altérations neurocognitives aiguës (déficits de flexibilité cognitive et de cohérence centrale).

Validité discriminante et limites documentées

La principale limitation de la validité de construit de l’IMC réside dans son incapacité intrinsèque à discriminer la masse grasse de la masse musculaire (masse non grasse), ainsi que la distribution anatomique des tissus adipeux (adiposité viscérale intra-abdominale vs sous-cutanée). Chez les athlètes de force ou les culturistes, l’IMC classe fréquemment des sujets musclés dans la catégorie « surpoids » ou « obèse » (faux positifs pour l’adiposité), réduisant sa spécificité diagnostique. C’est pourquoi son association avec le tour de taille (rapport taille-hanche) et des instruments psychométriques d’image corporelle est indispensable en clinique approfondie.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique de l’IMC s’évalue principalement à travers la reproductibilité intra-individuelle (test-retest), la fidélité inter-évaluateurs et la concordance entre mesures directes standardisées et mesures auto-rapportées :

Fidélité test-retest et précision instrumentale

Lorsque les protocoles de mesure respectent les standards anthropométriques internationaux (stadiomètre rigide calibré au millimètre près, balance médicale électronique étalonnée à 0,1 kg près, sujet à jeun en sous-vêtements légers) :

  • Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) test-retest à court terme (7 à 14 jours) excède systématiquement $CCI = 0,98$ chez l’adulte stable, indiquant une reproductibilité quasi parfaite de l’indicateur.
  • Le coefficient d’accord inter-examinateurs pour la saisie et le calcul de l’IMC est supérieur à $r = 0,99$ lorsque les professionnels sont formés aux procédures de l’ISAK (International Society for the Advancement of Kinanthropometry).

Biais d’auto-évaluation et fidélité des données auto-rapportées

Dans de nombreuses enquêtes épidémiologiques et études psychologiques par questionnaire en ligne, les chercheurs s’appuient sur l’IMC calculé à partir de la taille et du poids auto-déclarés par les participants. Les recherches méthodologiques (ex. Connor Gorber et al., 2007) révèlent des biais systématiques systématiquement corrélés à des variables psychologiques :

  • Sous-estimation systématique du poids corporel (particulièrement prononcée chez les individus en surpoids ou souffrant de troubles des conduites alimentaires) d’environ 1 à 3 kg en moyenne.
  • Surestimation systématique de la taille (notamment chez les hommes de plus faible stature) d’environ 1 à 2 cm.
  • Néanmoins, la corrélation globale entre l’IMC auto-rapporté et l’IMC mesuré en laboratoire demeure élevée ($r = 0,89$ à $0,94$), bien que la prévalence de l’obésité calculée sur données auto-rapportées soit systématiquement sous-évaluée de 5 à 10 %.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’IMC étant un indice biométrique dérivé d’une équation déterministe composite ($P/T^2$) et non une batterie d’items psychométriques multidimensionnels à variables latentes, il ne fait pas l’objet d’une analyse factorielle exploratoire (AFE) ou confirmatoire (AFC) au sens conventionnel d’un questionnaire d’attitudes ou de personnalité.

Toutefois, dans le domaine de la modélisation en équations structurales (SEM) et des analyses factorielles confirmatoires de la composition corporelle et du syndrome métabolique :

  • Saturation sur le facteur latent d’adiposité : Dans les modèles factoriels confirmatoires intégrant des indicateurs anthropométriques multiples (IMC, tour de taille, plis cutanés tricipital et sous-scapulaire, volume de graisse viscérale par scanner), l’IMC présente systématiquement une saturation factorielle standardisée extrêmement élevée sur le facteur latent général d’adiposité corporelle, avec des saturations factorielles ($lambda$) comprises entre $0,82$ et $0,94$ ($p < 0,001$).
  • Indices d’adéquation structurale : Les modèles de mesure modélisant le construit latent d’« adiposité phénotypique » à l’aide de l’IMC combiné au rapport tour de taille/stature présentent d’excellents indices d’ajustement global dans les études épidémiologiques : $\chi^2 / dl < 2,5$, $CFI > 0,98$, $TLI > 0,97$, et $RMSEA < 0,04$.
  • Structure factorielle bifactorielle de la corpulence : Les analyses factorielles d’anthropométrie dimensionnelle démontrent que l’IMC sature conjointement sur deux dimensions sous-jacentes distinctes : une composante majeure liée à la masse grasse relative (saturation ≈ 0,78) et une composante secondaire non négligeable liée au cadre squelettique et à la masse musculaire squelettique (saturation ≈ 0,45).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Mesure anthropométrique biométrique standardisée à visée d’évaluation clinique, nutritionnelle et psychologique.
  • Format d’administration : Mesure instrumentale physique directe en cabinet ou laboratoire (recommandée) ou recueil auto-rapporté (questionnaire d’auto-évaluation).
  • Composantes / Variables requises :
    • Masse corporelle ($M$) : exprimée en kilogrammes ($kg$), mesurée à l’aide d’un pèse-personne médical étalonné de classe III.
    • Stature verticale ($T$) : exprimée en mètres ($m$), mesurée à l’aide d’un stadiomètre vertical rigide, le sujet se tenant droit en apnée inspiratoire, talons joints, selon le plan de Francfort.
  • Formule mathématique de calcul :
    $$\text{IMC} = \frac{\text{Masse (kg)}}{[\text{Taille (m)}]^2}$$
  • Classification et seuils normatifs officiels de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour les adultes :
    • < 16,00 $kg/m^2$ : Dénutrition sévère / Maigreur extrême (critère de gravité pour anorexie mentale).
    • 16,00 – 16,99 $kg/m^2$ : Dénutrition modérée.
    • 17,00 – 18,49 $kg/m^2$ : Dénutrition légère / Insuffisance pondérale.
    • 18,50 – 24,99 $kg/m^2$ : Corpulence normale (poids santé).
    • 25,00 – 29,99 $kg/m^2$ : Surpoids (pré-obésité).
    • 30,00 – 34,99 $kg/m^2$ : Obésité de classe I (modérée).
    • 35,00 – 39,99 $kg/m^2$ : Obésité de classe II (sévère).
    • ≥ 40,00 $kg/m^2$ : Obésité de classe III (morbide ou massive).
  • Particularité pédiatrique (enfants et adolescents de 2 à 19 ans) : L’IMC brut n’est pas directement interprété par les seuils adultes. Il est reporté sur les courbes de croissance de référence de l’OMS ou des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et exprimé en percentiles ou en Z-score (écart-réduit ajusté selon l’âge et le sexe biologique). Le surpoids est généralement défini par un percentile ≥ 85e et l’obésité par un percentile ≥ 95e.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de formulation originale : 1835 / 1842 par Lambert Adolphe Jacques Quetelet dans ses traités fondateurs de physique sociale.
  • Année d’introduction moderne du terme BMI : 1972 par Ancel Keys et al.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Domaine public universel (Public Domain). L’Indice de masse corporelle et la formule de Quetelet ne sont protégés par aucun brevet commercial, copyright ou droit exclusif.
  • Coût et tarification d’utilisation : Entièrement gratuit ($0,00 €). Aucun coût de licence ni redevance n’est exigible pour son exploitation clinique, épidémiologique, universitaire ou commerciale.
  • Modalités de passation et autorisation : Libre de droit sans accord préalable d’un éditeur de tests psychométriques. L’utilisation clinique nécessite simplement le matériel d’anthropométrie médicale standardisé adéquat.

12. Références / References

Les publications fondatrices et validations métrologiques contemporaines relatives à l’IMC comprennent :

  • American Psychiatric Association. (2022). Diagnostic and statistical manual of mental disorders: DSM-5-TR (5th ed., text rev.). American Psychiatric Association Publishing. https://doi.org/10.1176/appi.books.9780890425787
  • Connor Gorber, S., Tremblay, M., Moher, D., & Gorber, B. (2007). A comparison of direct vs. self-report measures for assessing height, weight and body mass index: a systematic review. Obesity Reviews, 8(4), 307–326. https://doi.org/10.1111/j.1467-789X.2007.00347.x
  • Flegal, K. M., Shepherd, J. A., Looker, A. C., Graubard, B. I., Borrud, L. G., Ogden, C. L., Harris, T. B., Everhart, J. E., & Schenker, N. (2009). Comparisons of percentage body fat, body mass index, waist circumference, and waist-stature ratio in adults. The American Journal of Clinical Nutrition, 89(2), 500–508. https://doi.org/10.3945/ajcn.2008.26847
  • Gallagher, D., Visser, M., Sepúlveda, D., Pierson, R. N., Harris, T., & Heymsfield, S. B. (1996). How useful is body mass index for comparison of body fatness across age, sex, and ethnic groups? American Journal of Epidemiology, 143(3), 228–239. https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a008733
  • Keys, A., Fidanza, F., Karvonen, M. J., Kimura, N., & Taylor, H. L. (1972). Indices of relative weight and obesity. Journal of Chronic Diseases, 25(6–7), 329–343. https://doi.org/10.1016/0021-9681(72)90027-6
  • Quetelet, A. (1835). Sur l’homme et le développement de ses facultés, ou Essai de physique sociale. Bachelier, Imprimeur-Libraire.
  • Quetelet, A. (1842). A treatise on man and the development of his faculties. W. and R. Chambers.
  • The Global BMI Mortality Collaboration. (2016). Body-mass index and all-cause mortality: individual-participant-data meta-analysis of 239 prospective studies in four continents. The Lancet, 388(10046), 779–786. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(16)30175-1
  • Thompson, J. K., Heinberg, L. J., Altabe, M., & Tantleff-Dunn, S. (1999). Exacting beauty: Theory, assessment, and treatment of body image disturbance. American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/10312-000
  • World Health Organization. (2000). Obesity: Preventing and managing the global epidemic (WHO Technical Report Series, No. 894). World Health Organization. https://apps.who.int/iris/handle/10665/42330

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

L’Indice de masse corporelle (Indice de Quetelet) est un indice anthropométrique calculé mathématiquement à partir de deux paramètres physiques fondamentaux (le poids et la taille). Contrairement aux échelles psychométriques d’auto-évaluation fondées sur une liste d’items à choix multiples, les données sont recueillies soit au moyen d’un protocole de mesure clinique standardisé, soit via des questions d’auto-déclaration démographique insérées en amont des batteries d’évaluations psychologiques.

Protocol Parameters / Self-Report Variables for BMI Calculation

Please record the following physical anthropometric parameters accurately:

  1. Body Weight (Masse corporelle) :

    Measurement value: [ ______ ] kg (kilograms)

    (Protocol: Participant in light indoor clothing, barefoot or in socks, bladder emptied, calibrated scale accurate to 0.1 kg)
  2. Stature / Standing Height (Taille debout) :

    Measurement value: [ ______ ] cm (centimeters) or [ ______ ] m (meters)

    (Protocol: Participant standing upright against a vertical stadiometer, heels together, Frankfurt horizontal plane aligned, deep inhalation)
Mathematical Calculation:

BMI = Weight (kg) / [Height (m)]²

Example: An individual weighing 70 kg with a height of 1.75 m → 70 / (1.75 × 1.75) = 22.86 kg/m².

Standard World Health Organization (WHO) Cut-off Classifications:

  • < 18.50 kg/m² : Underweight (Insuffisance pondérale)
  • 18.50 – 24.99 kg/m² : Normal weight (Poids normal)
  • 25.00 – 29.99 kg/m² : Overweight / Pre-obesity (Surpoids)
  • 30.00 – 34.99 kg/m² : Obesity Class I (Obésité modérée)
  • 35.00 – 39.99 kg/m² : Obesity Class II (Obésité sévère)
  • ≥ 40.00 kg/m² : Obesity Class III (Obésité morbide)
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Indice de masse corporelle / Indice de Quetelet. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-de-masse-corporelle-quetelet/
Looti, Mohammed. “Indice de masse corporelle / Indice de Quetelet.” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-de-masse-corporelle-quetelet/.
Looti, Mohammed. “Indice de masse corporelle / Indice de Quetelet.” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/indice-de-masse-corporelle-quetelet/.