1. Résumé
L’Indicateur des Stratégies de Coping (Coping Strategy Indicator, CSI), développé par le psychologue James H. Amirkhan en 1990, est un instrument d’évaluation psychométrique auto-rapporté conçu pour quantifier les réponses comportementales et cognitives mises en œuvre par un individu face à un événement stressant spécifique survenu au cours des six derniers mois. Contrairement à de nombreux instruments antérieurs qui présentaient des instabilités factorielles notables, le CSI a été rigoureusement élaboré par le biais de méthodes d’analyse factorielle exploratoire et confirmatoire successives afin d’isoler des dimensions de coping universelles, orthogonales et stables.
Le CSI est composé de 33 items répartis de façon équilibrée en trois sous-échelles fondamentales de 11 items chacune :
- La Résolution de problèmes (Problem Solving) : évaluant les stratégies instrumentales directes, la planification et les efforts cognitifs visant à modifier activement la situation problématique ;
- La Recherche de soutien social (Seeking Social Support) : mesurant le recours à autrui pour obtenir un réconfort émotionnel, des conseils informatifs ou une assistance concrète ;
- L’Évitement (Avoidance) : appréhendant les conduites de retrait physique, cognitif ou émotionnel, ainsi que les stratégies de distraction et de fuite.
Les participants évaluent chaque énoncé selon une échelle de Likert en 3 points (1 = pas du tout / not at all, 2 = un peu / a little, 3 = beaucoup / a lot). L’outil affiche des propriétés psychométriques exceptionnelles, caractérisées par une consistance interne élevée (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre .84 et .93 selon les sous-échelles) et une excellente stabilité temporelle test-retest sur des intervalles de plusieurs semaines (.77 à .86). Le CSI est largement utilisé tant dans la recherche en psychologie de la santé, en psychologie clinique et organisationnelle que dans le cadre d’évaluations diagnostiques et de réadaptation psychosociale.
2. Mots-clés
Coping, Coping Strategy Indicator, CSI, James Amirkhan, stratégies d’adaptation, résolution de problèmes, soutien social, évitement, évaluation psychométrique, stress psychologique, régulation émotionnelle, psychologie de la santé, fidélité test-retest, validité factorielle.
3. Auteurs
L’Indicateur des Stratégies de Coping a été conçu et validé par :
- James H. Amirkhan, Ph.D. : Professeur émérite au Département de Psychologie de la California State University, Long Beach (CSULB), Californie, États-Unis. Ses travaux de recherche pionniers portent sur la méthodologie de l’évaluation du stress, les déterminants de l’adaptation comportementale, les modèles transactionnels du stress et les répercussions psychosomatiques des événements de vie majeurs.
4. Objectif et utilité
Le développement du Coping Strategy Indicator répond à une crise méthodologique survenue à la fin des années 1980 dans le domaine de l’évaluation du stress et du coping. À cette époque, l’instrument prédominant était le Ways of Coping Checklist (WCCL) de Richard Lazarus et Susan Folkman. Cependant, de nombreuses réanalyses psychométriques indépendantes ont démontré que les structures factorielles du WCCL et de ses dérivés souffraient d’une grande instabilité, variant considérablement d’une étude à l’autre, d’une population à l’autre ou selon la nature spécifique du stresseur étudié.
L’objectif fondamental d’Amirkhan (1990) était donc de construire un outil de mesure doté d’une robustesse factorielle intrinsèque, indépendant de la spécificité idiosyncrasique des stresseurs, capable de capturer les modes fondamentaux d’adaptation humaine. L’outil a été conçu pour identifier la manière dont une personne réagit à un stresseur auto-sélectionné d’importance majeure survenu récemment (au cours des six derniers mois), permettant une contextualisation écologique tout en maintenant une structure de mesure standardisée.
Applications cliniques
En pratique clinique et psychothérapeutique, le CSI sert de support d’évaluation fonctionnelle précieux. Il permet au praticien d’identifier les profils d’adaptation désadaptatifs ou rigides, tels qu’une prédominance massive des conduites d’évitement au détriment de la résolution active ou de l’expression relationnelle. Il est fréquemment mobilisé dans :
- La prise en charge des troubles anxieux et des épisodes dépressifs majeurs, où les déficits de résolution de problèmes et l’évitement comportemental constituent des facteurs de maintien centraux ;
- La réhabilitation psychosociale et la réadaptation en santé physique (ex. traumatisés crâniens, patients souffrant de douleurs chroniques ou de maladies oncologiques), afin de favoriser l’engagement actif et la mobilisation du réseau d’aide ;
- Les interventions de gestion du stress professionnel (burnout) et les protocoles de thérapie cognitivo-comportementale (TCC).
Applications en recherche
Dans le domaine académique, le CSI constitue une référence pour explorer les médiateurs et modérateurs reliant les stresseurs environnementaux (chômage, catastrophes naturelles, divorce, transitions de vie) à la détresse psychologique et aux indicateurs physiologiques de morbidité. Sa structure orthogonale à trois facteurs permet de modéliser avec précision des trajectoires d’adaptation différentielles à travers des analyses en pistes causales (path analysis) et des modèles d’équations structurelles (SEM).
5. Construit psychologique
Le CSI opérationnalise le construit de coping à travers une triade de dimensions conceptuellement distinctes et empiriquement orthogonales. Chacune de ces sous-échelles quantifie une modalité spécifique de réponse adaptative :
1. Résolution de problèmes (Problem Solving – PS)
Cette dimension reflète une orientation instrumentale, cognitive et comportementale orientée directement vers la source du stress. Elle renvoie à ce que la littérature classique nomme le coping centré sur le problème. L’individu s’engage de façon délibérée dans des démarches visant à modifier, atténuer ou éliminer la situation aversive. Cela inclut :
- La génération créative d’options alternatives (brainstorming personnel) ;
- La planification méthodique des actions futures en évitant l’impulsivité ;
- La réorganisation de son environnement immédiat pour maximiser les chances de succès ;
- L’effort soutenu, l’expérimentation de diverses solutions et la focalisation intégrale sur le problème.
Un score élevé indique une posture proactive, un sentiment d’efficacité personnelle élevé et une volonté d’agir sur la réalité externe.
2. Recherche de soutien social (Seeking Social Support – SSS)
Cette dimension mesure les efforts déployés pour mobiliser les ressources relationnelles, tant sur le plan émotionnel qu’informatif. Elle transcende la simple demande d’aide instrumentale pour englober la régulation interpersonnelle des affects :
- L’expression verbale et la décharge émotionnelle auprès d’un proche ou d’un professionnel (ventilation) ;
- La quête de réconfort, d’empathie, de réassurance et de validation auprès de personnes partageant ou comprenant l’épreuve ;
- La demande explicite d’avis, de perspectives extérieures ou de conseils pratiques pour surmonter l’impasse.
Cette échelle reflète la compétence relationnelle de l’individu et sa capacité à utiliser le tissu social comme un tampon protecteur contre l’impact destructeur du stress aigu.
3. Évitement (Avoidance – AV)
La sous-échelle d’évitement quantifie les stratégies par lesquelles l’individu cherche à se distancier du stresseur et de la détresse émotionnelle associée. Ces mécanismes peuvent être cognitifs, fantasmatiques ou comportementaux :
- La distraction intentionnelle par des loisirs, des activités sportives ou une consommation accrue de télévision ;
- Le refuge dans le sommeil, l’isolement social volontaire et le retrait du contact avec autrui ;
- L’évasion mentale, telle que la rêverie diurne, la nostalgie de temps meilleurs ou l’identification projective à des personnages de fiction ;
- La dissimulation active de l’ampleur de ses difficultés pour empêcher autrui d’en prendre conscience.
Si l’évitement peut offrir un soulagement à très court terme en amortissant un choc émotionnel insurmontable, son utilisation chronique est empiriquement corrélée à une détérioration de la santé mentale et à l’amplification des difficultés objectives.
6. Cadre théorique
L’élaboration du CSI s’inscrit au carrefour du modèle transactionnel et cognitif du stress développé par Lazarus et Folkman (1984) et d’une approche méthodologique purement empirico-factorielle.
Selon l’approche transactionnelle, le stress ne réside ni exclusivement dans l’environnement ni uniquement dans l’organisme, mais dans la transaction dynamique entre l’individu et son milieu. Lorsqu’un événement est évalué comme excédant les ressources personnelles et menaçant le bien-être, des processus de coping sont déclenchés. Lazarus et Folkman distinguaient originellement deux grandes fonctions : le coping centré sur le problème et le coping centré sur l’émotion. Cependant, les inventaires initiaux dérivés de ce modèle souffraient d’un fractionnement conceptuel excessif, débouchant sur des échelles comportant entre 5 et 8 facteurs aux délimitations floues et non reproductibles d’un échantillon à l’autre.
Pour résoudre cette ambiguïté, Amirkhan a adopté une posture d’induction factorielle rigoureuse. Partant d’un bassin exhaustif de plusieurs centaines d’items reflétant l’ensemble des comportements de coping répertoriés dans la littérature, il a appliqué des critères stricts de sélection statistique pour identifier les dénominateurs communs universels des réponses au stress. Ce paradigme a démontré que, plutôt que de se disperser en une multitude de micro-stratégies dépendantes du contexte, la structure fondamentale des conduites humaines s’organise selon trois dimensions indépendantes :
- Une réponse orientée vers l’action et la tâche (Résolution de problèmes) ;
- Une réponse orientée vers le lien intersubjectif et la régulation partagée (Recherche de soutien social) ;
- Une réponse de repli et de désengagement (Évitement).
Cette triade rappelle la formulation classique des réactions fondamentales d’approche, d’affiliation et de fuite observées dans les sciences du comportement et la psychologie évolutionniste.
7. Validité psychométrique
La validité du Coping Strategy Indicator a fait l’objet d’investigations approfondies documentées principalement dans les publications séminales d’Amirkhan (1990, 1994) ainsi que dans de nombreuses réplications internationales.
Validité de construit
Lors de la phase de validation princeps, Amirkhan a administré le CSI à de multiples cohortes hétérogènes (étudiants universitaires, adultes de la population générale confrontés à des crises de vie aiguës, employés). Les analyses factorielles ont systématiquement reproduit la même structure tri-factorielle, démontrant l’orthogonalité des trois sous-échelles. Les corrélations inter-facteurs sont restées extrêmement faibles (généralement comprises entre r = -.05 et r = .15), prouvant que chaque sous-échelle évalue un domaine conceptuellement et statistiquement indépendant.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente a été démontrée par des corrélations significatives et théoriquement cohérentes avec les échelles existantes :
- L’échelle de Résolution de problèmes est positivement corrélée au lieu de contrôle interne (Internal Locus of Control), à l’auto-efficacité générale, et corrélée négativement aux mesures d’impuissance acquise ;
- La Recherche de soutien social est fortement corrélée aux indices de réseau social, au trait d’extraversion du modèle des Big Five, et à la sous-échelle d’expression émotionnelle du WCCL ;
- L’Évitement présente de fortes corrélations positives avec le névrosisme (Neuroticism), l’anxiété-trait, et la sous-échelle de pensée magique ou d’échappement du WCCL.
Par ailleurs, le CSI présente une excellente validité discriminante vis-à-vis de la désirabilité sociale (corrélations négligeables avec l’échelle de Marlowe-Crowne, r < .15), démontrant que les réponses des participants ne sont pas substantiellement biaisées par la recherche d’approbation sociale.
Validité de critère (Amirkhan, 1994)
Dans son étude de 1994 consacrée spécifiquement à la validité de critère, Amirkhan a comparé les profils obtenus au CSI à des mesures comportementales objectives en laboratoire et à des observations tierces lors de situations de stress provoqué. Les individus obtenant des scores élevés en Résolution de problèmes ont démontré une persistance comportementale et un rendement supérieur lors de tâches cognitives complexes sous contrainte temporelle. Inversement, les scores d’Évitement prédisaient significativement l’abandon précoce des tâches, l’augmentation des plaintes somatiques et des niveaux élevés de cortisol salivaire.
8. Fidélité et cohérence interne
La fidélité du CSI a été solidement documentée dans des contextes variés, affichant des niveaux de précision métrique qui dépassent les seuils standards recommandés en psychométrie clinique.
Consistance interne (Cohérence des items)
Les estimations de la consistance interne au moyen de l’alpha de Cronbach rapportées dans les échantillons d’origine (Amirkhan, 1990) et les travaux ultérieurs mettent en évidence une homogénéité remarquable :
- Résolution de problèmes : coefficients alpha compris entre .89 et .93 ;
- Recherche de soutien social : coefficients alpha compris entre .89 et .93 ;
- Évitement : coefficients alpha compris entre .84 et .89.
Ces coefficients témoignent d’une excellente redondance ciblée et d’un faible niveau d’erreur de mesure au sein de chaque sous-échelle de 11 items.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Pour évaluer la stabilité de l’instrument dans le temps, des procédures test-retest ont été conduites sur des intervalles allant de 4 à 8 semaines. Malgré la sensibilité potentielle du coping à l’évolution des situations de vie, les coefficients de corrélation de Pearson révèlent une grande constance des tendances de réponse :
- Résolution de problèmes : r = .83 à .86 ;
- Recherche de soutien social : r = .79 à .84 ;
- Évitement : r = .77 à .82.
Ces données confirment que, bien que le test interroge un événement contextuel précis, les individus déploient des styles adaptatifs préférentiels dotés d’une forte continuité temporelle.
9. Analyse factorielle et structure latente
L’originalité princeps du CSI réside dans son protocole de dérivation factorielle, minutieusement conçu pour éviter les écueils des instruments précédents.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE) initiales
Amirkhan (1990) est parti d’une réserve de plus de 160 items décrivant des réactions concrètes au stress. Lors d’une première phase d’analyse factorielle en composantes principales suivie de rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Oblimin), la variance totale a systématiquement extrait trois facteurs majeurs dominant nettement le graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell). Les critères d’épuration appliqués étaient particulièrement stricts :
- Maintien uniquement des items présentant une saturation factorielle (factor loading) supérieure ou égale à .50 sur leur facteur primaire ;
- Élimination systématique de tout item présentant une saturation croisée supérieure à .25 sur un facteur secondaire ;
- Sélection finale des 11 meilleurs items pour chaque facteur, garantissant une balance mathématique parfaite (33 items au total).
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Des recherches ultérieures ont appliqué des analyses factorielles confirmatoires pour tester l’adéquation du modèle tridimensionnel orthogonal face à des modèles alternatifs (unidimensionnel, bidimensionnel ou hiérarchique). Les indices d’ajustement soutiennent solidement la structure en trois facteurs :
- Le ratio de chi-carré sur degrés de liberté (χ²/df) se situe régulièrement en dessous du seuil critique de 2.5 ;
- Le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) dépassent régulièrement les seuils de .90 à .95 ;
- La racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) se maintient entre .04 et .06, avec des intervalles de confiance étroits confirmant une adéquation optimale aux données empiriques.
10. Instrument de mesure et modalités de passation
L’Indicateur des Stratégies de Coping est structuré selon les paramètres méthodologiques suivants :
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée/en ligne ; administration individuelle ou collective.
- Population cible : Adolescents (à partir de 14-15 ans) et adultes de tous âges.
- Durée de passation : Environ 8 à 12 minutes.
- Procédure préalable indispensable : Le participant doit obligatoirement identifier et décrire succinctement par écrit un problème ou un événement stressant majeur survenu au cours des six derniers mois avant de répondre aux items.
- Nombre total d’items : 33 énoncés formulés à la forme interrogative.
- Format de réponse : Échelle ordinale en 3 points :
- 1 = Pas du tout (Not at all)
- 2 = Un peu (A little)
- 3 = Beaucoup (A lot)
- Calcul des scores : Chaque sous-échelle est composée de 11 items. Le score de chaque sous-échelle s’obtient en additionnant les réponses numériques des items correspondants (score brut variant de 11 à 33 par dimension) :
- Normes d’interprétation clinique : Selon les tables normatives publiées par Amirkhan et reprises dans le Compendium of Clinical Measures for Community Rehabilitation :
- Résolution de problèmes (Problem Solving) :
- 11 – 16 : Très faible (Very low)
- 16 – 21 : Faible (Low)
- 21 – 31 : Moyen (Average)
- > 31 : Élevé à Très élevé (High / Very High)
- Recherche de soutien social (Seeking Social Support) :
- < 13 : Très faible (Very low)
- 13 – 18 : Faible (Low)
- 18 – 28 : Moyen (Average)
- 28 – 33 : Élevé (High)
- > 33 : Très élevé (Very High)
- Évitement (Avoidance) :
- < 11 : Très faible (Very low)
- 11 – 15 : Faible (Low)
- 15 – 23 : Moyen (Average)
- 23 – 27 : Élevé (High)
- > 27 : Très élevé (Very High)
- Résolution de problèmes (Problem Solving) :
11. Permissions, conditions d’utilisation et année de publication
L’Indicateur des Stratégies de Coping a été publié initialement en 1990 dans le Journal of Personality and Social Psychology. L’instrument appartient au domaine des publications académiques sous copyright de l’American Psychological Association (APA).
L’utilisation du CSI à des fins de recherche scientifique non commerciale, d’enseignement ou d’évaluation clinique individuelle est largement autorisée sans frais par l’auteur, sous réserve d’une citation bibliographique adéquate des articles originaux (Amirkhan, 1990, 1994). Le questionnaire intégral et son manuel d’interprétation sont librement accessibles au sein de recueils cliniques publics institutionnels, notamment le Compendium of Clinical Measures for Community Rehabilitation de Queensland Health. Toute intégration commerciale ou inclusion dans des plateformes logicielles payantes requiert l’autorisation formelle préalable du titulaire des droits.
12. Références bibliographiques
- Amirkhan, J. H. (1990). A factor analytically derived measure of coping: The Coping Strategy Indicator. Journal of Personality and Social Psychology, 59(5), 1066–1074. https://doi.org/10.1037/0022-3514.59.5.1066
- Amirkhan, J. H. (1994). Criterion validity of a coping measure. Journal of Personality Assessment, 62(2), 242–261. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa6202_7
- Carver, C. S., Scheier, M. F., & Weintraub, J. K. (1989). Assessing coping strategies: A theoretically based approach. Journal of Personality and Social Psychology, 56(2), 267–283. https://doi.org/10.1037/0022-3514.56.2.267
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Queensland Health. (2002). Compendium of Clinical Measures for Community Rehabilitation (pp. 59–63). Queensland Government. http://www.health.qld.gov.au/qhcrwp/docs/clinical_measure.pdf
13. Questions et items du questionnaire
Instructions:
Listed below are several possible ways of coping. We would like you to indicate to what extent you, yourself, used each of these coping methods. All of your responses will remain anonymous.
Try to think of one problem you have encountered in the last six months or so. This should be a problem that was important to you, and that caused you to worry (anything from the loss of a loved one to a traffic fine, but one that was important to you).
Please describe this problem in a few words (remember, your answer will be kept anonymous): ____________________________________________________________
Did you remember to write down your problem? If not, please do so before going on.
Keeping that stressful event in mind, indicate to what extent you……
Response Scale:
1 = not at all
2 = a little
3 = a lot
- Let your feelings out to a friend?
- Rearranged things around you so that your problem had the best chance of being resolved? 3. Brainstormed all possible solutions before deciding what to do?
- Tried to distract yourself from the problem?
- Accepted sympathy and understanding from someone?
- Did all you could to keep others from seeing how bad things really were?
- Talked to people about the situation because talking about it helped you to feel better?
- Set some goals for yourself to deal with the Situation?
- Weighed your options very carefully?
- Daydreamed about better times?
- Tried different ways to solve the problem until you found one that worked?
- Confided your fears and worries to a friend or relative?
- Spent more time than usual alone?
- Told people about the situation because just talking about it helped you to come up with solutions?
- Thought about what needed to be done to straighten things out?
- Turned your full attention to solving the problem?
- Formed a plan of action in your mind?
- Watched television more than usual?
- Went to someone (friend or professional) in order to help you feel better?
- Stood firm and fought for what you wanted in the situation
- Avoided being with people in general?
- Buried yourself in a hobby or sports activity to avoid the problem?
- Went to a friend to help you feel better about the problem?
- Went to a friend for advice on how to change the situation?
- Accepted sympathy and understanding from friends who had the same problem?
- Slept more than usual?
- Fantasised about how things could have been different?
- Identified with characters in novels or movies?
- Tried to solve the problem?
- Wished that people would just leave you alone?
- Accepted help from a friend or relative?
- Sought reassurance from those who know you best?
- Tried to carefully plan a course of action rather than acting on impulse?