Indicateur de type de l’Ennéagramme de Riso-Hudson (RHETI) version 2.5

Analyse psychométrique détaillée de l’Indicateur de type de l’Ennéagramme de Riso-Hudson (RHETI version 2.5) : structure ipsative, propriétés de validité et fidélité, cadre théorique et inventaire des 144 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Indicateur de type de l’Ennéagramme de Riso-Hudson (Riso-Hudson Enneagram Type Indicator, RHETI version 2.5) constitue l’un des instruments psychométriques d’auto-évaluation les plus diffusés pour l’opérationnalisation du modèle de personnalité de l’Ennéagramme. Développé par Don Richard Riso et Russ Hudson au sein de l’Enneagram Institute, cet outil standardisé est structuré sous la forme d’un questionnaire à choix forcé (format ipsatif) comprenant 144 items dyadiques (paires d’énoncés). Le test est conçu pour évaluer la prédominance relative des neuf configurations typologiques de la personnalité définies par la tradition Riso-Hudson : le Type 1 (Le Réformateur), le Type 2 (L’Auxiliaire), le Type 3 (Le Réalisateur), le Type 4 (L’Individualiste), le Type 5 (L’Investigateur), le Type 6 (Le Loyaliste), le Type 7 (L’Enthousiaste), le Type 8 (Le Challenger) et le Type 9 (Le Pacificateur). Les répondants doivent sélectionner, pour chaque paire, la proposition qui reflète le plus fidèlement leurs schémas cognitifs, émotionnels et comportementaux historiques.

Sur le plan psychométrique, les recherches indépendantes (notamment Newgent et al., 2004 ; Giordano, 2008) ont rapporté des coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) variant généralement entre modérés et satisfaisants (.56 à .82 selon les sous-échelles), avec une stabilité temporelle satisfaisante au test-retest. La validité de construit et la validité convergente ont été partiellement appuyées par des corrélations congruentes avec le modèle des Big Five (NEO-PI-R) et le Myers-Briggs Type Indicator (MBTI). Néanmoins, la nature ipsative des scores impose des contraintes mathématiques majeures (dépendance linéaire, somme constante de 144 points), rendant l’analyse factorielle confirmatoire classique complexe et sujette à controverse méthodologique dans le champ de la psychologie différentielle contemporaine.

2. Mots-clés / Keywords

RHETI, Ennéagramme, Don Richard Riso, Russ Hudson, typologie de la personnalité, évaluation psychométrique, format ipsatif, choix forcé, psychologie différentielle, cohérence interne, validité de construit, profils de personnalité, triades de l’ennéagramme.

3. Auteurs / Authors

L’inventaire RHETI a été conçu et affiné par deux théoriciens majeurs du mouvement contemporain de l’Ennéagramme :

  • Don Richard Riso, M.A. (1946–2012) : Diplômé en théologie et en philosophie de l’université de Saint-Louis (Missouri), cofondateur de The Enneagram Institute. Auteur séminal ayant introduit le concept novateur des niveaux de développement psychologique au sein de la dynamique des types de personnalité.
  • Russ Hudson : Cofondateur et directeur de The Enneagram Institute, diplômé en études est-asiatiques de l’Université Columbia. Théoricien de l’intégration des systèmes typologiques orientaux et occidentaux, et principal coauteur des versions révisées de l’inventaire psychométrique RHETI (notamment les versions 2.0 et 2.5).

Affiliation institutionnelle : The Enneagram Institute, Stone Ridge, New York, États-Unis. Les validations académiques indépendantes ont quant à elles été conduites par des chercheurs universitaires affiliés notamment à l’Université d’Akron (Rebecca A. Newgent, Isadore Newman) et à l’Université de Kent (Patricia E. Parr).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du RHETI Version 2.5 est d’identifier le type dominant de personnalité (parfois désigné sous le terme de « type de base » ou « personnalité centrale ») d’un individu parmi les neuf profils universels décrits par la théorie de l’Ennéagramme. Contrairement aux modèles factoriels de traits continus comme le modèle des Big Five de Costa et McCrae, l’Ennéagramme propose une structure holistique et dynamique articulée autour de motivations fondamentales, de craintes inconscientes, de fixations cognitives et de passions émotionnelles sous-jacentes.

L’instrument cherche à répondre à plusieurs finalités distinctes, tant sur le plan pratique que fondamental :

  • Différenciation intra-individuelle des défenses caractérielles : Identifier la constellation motivationnelle centrale qui oriente l’attention, l’interprétation de la réalité sociale et les réactions face au stress ou à l’angoisse existentielle.
  • Évaluation du profil complet (profil étendu) : Bien que le RHETI détermine le type dominant par le score brut le plus élevé, il fournit un profil complet des neuf types. Cela permet d’analyser l’influence des ailes (types adjacents au type dominant) et des points d’intégration et de désintégration (les flèches dynamiques reliant les types sur le symbole géométrique de l’Ennéagramme).
  • Application en conseil et psychothérapie (Counseling) : Servir de catalyseur réflexif pour le patient ou client. En révélant les mécanismes de compensation rigides et les illusions cognitives spécifiques à chaque type, l’outil permet aux thérapeutes d’orienter le travail d’auto-observation clinique.
  • Développement organisationnel et leadership : Utilisé par les consultants en ressources humaines pour la cohésion d’équipe, l’optimisation des styles de communication managériale, la régulation des conflits interpersonnels et la cartographie des complémentarités professionnelles.
  • Recherche empirique en psychologie de la personnalité : Fournir une mesure standardisée permettant de vérifier empiriquement les postulats théoriques de l’Ennéagramme, sa congruence avec les psychopathologies de l’axe II (troubles de la personnalité du DSM) et sa pertinence face aux inventaires validés de traits de personnalité.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le RHETI 2.5 repose sur une taxonomie à neuf dimensions cardinales non ordonnées. Chaque dimension représente un patron cohérent de traitement de l’information, de régulation émotionnelle et de comportement d’adaptation. Selon le cadre conceptuel de Riso et Hudson (1996, 2000), chaque type est caractérisé par un conflit intrapsychique spécifique, une peur fondamentale (Basic Fear) et un désir fondamental (Basic Desire) :

Type 1 : Le Réformateur / Le Perfectionniste (The Reformer)

Ce profil est dominé par la recherche de rationalité, de cohérence morale, d’intégrité et d’idéalisme normatif. La peur fondamentale réside dans l’idée d’être imparfait, corrompu, coupable ou intrinsèquement mauvais. Le désir fondamental est d’être intègre, équilibré et irréprochable. Sur le plan défensif, le sujet utilise la formation réactionnelle pour museler sa colère instinctive, la canalisant sous forme de ressentiment, d’autocritique exacerbée et d’exigences rigides de perfection envers autrui.

Type 2 : L’Auxiliaire / Le Donateur (The Helper)

Marqué par l’orientation relationnelle, l’empathie, l’altruisme et la générosité démonstrative. La peur fondamentale est d’être indésirable, indigne d’être aimé ou inutile. Le désir fondamental est de se sentir aimé et apprécié. L’écueil intrapsychique réside dans la répression de ses propres besoins au profit d’un surinvestissement dans le soutien apporté aux autres, pouvant glisser vers la manipulation relationnelle, la séduction et l’orgueil narcissique de l’indispensabilité.

Type 3 : Le Réalisateur / Le Gagnant (The Achiever)

Caractérisé par l’ambition, le pragmatisme, le culte de l’efficacité et la recherche du succès mesurable. La peur centrale est de n’avoir aucune valeur intrinsèque en dehors de ses accomplissements et d’être un raté. Le désir fondamental est d’être validé, admiré et valorisé socialement. Le mécanisme défensif privilégie l’identification au rôle social, l’automystification et l’ajustement caméléonesque de son image personnelle pour satisfaire aux critères externes d’excellence.

Type 4 : L’Individualiste / Le Romantique (The Individualist)

Centré sur l’introspection, l’authenticité subjective, la sensibilité esthétique et l’expression émotionnelle idiosyncrasique. La peur fondamentale est d’être banal, dépourvu d’identité propre ou d’importance personnelle. Le désir fondamental est de créer une identité unique et d’exprimer son intériorité singulière. Le profil est enclin à la mélancolie, à l’envie, au sentiment d’aliénation (« être fondamentalement défectueux ») et à l’introjection.

Type 5 : L’Investigateur / L’Observateur (The Investigator)

Défini par la curiosité intellectuelle, l’objectivité analytique, le détachement affectif et la tendance au retrait social. La peur fondamentale est d’être submergé, démuni, incapable ou incompétent face aux exigences du monde extérieur. Le désir central est de maîtriser conceptuellement son environnement pour maintenir son autonomie. Le mécanisme principal est l’isolation affective et la rétention de ses ressources énergétiques et cognitives.

Type 6 : Le Loyaliste / Le Sceptique (The Loyalist)

Orienté vers la recherche de sécurité, la prévoyance des risques, la vigilance et l’engagement envers des collectifs, des autorités ou des systèmes de croyance. La peur fondamentale est d’être sans soutien, abandonné ou vulnérable aux dangers. Le désir fondamental est de trouver la sécurité et la certitude. Ce profil manifeste une anxiété prospective chronique, alternant entre le doute paranoïde (versant phobique) et l’affrontement proactif de la menace (versant contre-phobique).

Type 7 : L’Enthousiaste / L’Épicurien (The Enthusiast)

Caractérisé par l’optimisme, la spontanéité, la recherche de nouveauté, la versatilité cognitive et la projection vers des projets stimulants. La peur fondamentale est d’être limité, enfermé dans la douleur, la privation ou l’ennui. Le désir central est d’être pleinement satisfait, libre et comblé d’expériences positives. Sur le plan défensif, le sujet utilise la rationalisation et la sublimation pour esquiver les affects dysphoriques et la confrontation aux limites.

Type 8 : Le Challenger / Le Meneur (The Challenger)

Défini par l’affirmation de soi, la force, l’esprit de confrontation, la justice distributive et le rejet de toute vulnérabilité. La peur centrale est d’être dominé, contrôlé, agressé ou manipulé par autrui. Le désir fondamental est de protéger son intégrité, de diriger son destin et d’impacter son environnement. Le recours au déni de sa propre faiblesse et à l’intensité comportementale sert d’armure protectrice.

Type 9 : Le Pacificateur / Le Médiateur (The Peacemaker)

Centré sur la préservation de l’harmonie, l’évitement des conflits interpersonnels, l’accueil inconditionnel et la stabilité intérieure. La peur fondamentale est la fragmentation relationnelle, la séparation ou la perte de lien avec l’entourage. Le désir central est de maintenir la paix d’esprit et l’accordage relationnel. Le mécanisme de défense typique est la « narcotisation » psychologique (engourdissement de la conscience par des routines apaisantes) et la déflation de ses désirs propres.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique du RHETI prend racine dans une intersection atypique entre les traditions ésotériques transmises au début du XXe siècle par Georges Gurdjieff, l’école d’Arica fondée par Oscar Ichazo en Bolivie dans les années 1960, et la psychologie humaniste intégrée par le psychiatre Claudio Naranjo à l’Institut Esalen en Californie (Naranjo, 1994).

Don Richard Riso et Russ Hudson ont formalisé et modernisé cette doctrine en l’articulant avec les concepts de la psychodynamique occidentale, la théorie de l’attachement, la psychologie du soi de Heinz Kohut, et les théories des types de Carl Gustav Jung. L’architecture théorique Riso-Hudson s’articule autour de trois piliers fondamentaux :

Les Trois Centres d’Intelligence (Triades)

L’Ennéagramme postule l’existence de trois centres somato-psychiques fondamentaux de traitement de l’expérience, chacun regroupant trois types et étant régulé par une émotion racine spécifique :

  • Le Centre Instinctif / Viscéral (Types 8, 9, 1) : Ancré dans le corps physique et le sens du soi viscéral. L’affect sous-jacent est la colère (ou la rage existentielle). Le Type 8 l’extériorise avec puissance, le Type 9 la réprime et la nie pour maintenir l’harmonie, tandis que le Type 1 la retourne contre lui-même sous forme d’autocritique et de tension normative.
  • Le Centre Émotionnel / Du Cœur (Types 2, 3, 4) : Ancré dans l’estime de soi, l’image relationnelle et l’identité perçue. L’affect sous-jacent est la honte (ou le sentiment d’insuffisance personnelle). Le Type 2 tente de la surmonter en se rendant aimable et serviable, le Type 3 l’anesthésie en poursuivant la reconnaissance du statut, et le Type 4 s’y enfonce pour cultiver une identité tragique mais authentique.
  • Le Centre Mental / De la Tête (Types 5, 6, 7) : Ancré dans l’anticipation, la prévision et la recherche de guidance cognitive. L’affect sous-jacent est la peur (ou l’angoisse de vulnérabilité). Le Type 5 s’en protège par le retrait et l’accumulation de savoirs, le Type 6 y fait face par l’hypervigilance et les alliances institutionnelles, et le Type 7 l’évite par l’hyperactivité et l’optimisme effréné.

Les Niveaux de Développement Psychologique

L’apport scientifique le plus distinctif de Riso et Hudson (1996) est l’élaboration d’un continuum vertical de maturité psychologique pour chaque type, divisé en 9 niveaux de développement regroupés en trois strates : le versant Épanoui (niveaux 1 à 3, où la personne opère avec flexibilité, désidentification de l’ego et pleine intégration), le versant Moyen / Ordinaire (niveaux 4 à 6, caractérisé par des défenses caractérielles semi-rigides, des conflits interpersonnels récurrents et un comportement automatique), et le versant Détérioré (niveaux 7 à 9, où la rigidité psychologique confine aux pathologies psychiatriques sévères et aux troubles de la personnalité).

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique du RHETI a fait l’objet de travaux empiriques rigoureux visant à déterminer si ses échelles reflètent fidèlement les construits typologiques postulés :

Validité de construit et études de Newgent et al. (2004)

Dans une étude phare publiée dans Measurement and Evaluation in Counseling and Development, Newgent, Parr, Newman et Higgins (2004) ont évalué le RHETI Version 2.5 auprès d’un échantillon diversifié d’adultes (N = 192). Leurs analyses ont examiné la stabilité des scores, l’interdépendance des échelles et leur conformité avec les conceptualisations cliniques. Les résultats ont indiqué que si les descriptions qualitatives des types sont perceptuellement cohérentes, le format de réponse dyadique à choix forcé induit des corrélations négatives artificielles entre les sous-échelles en raison de l’ipsativité inhérente du test (la sélection d’une proposition pour un type exclut mécaniquement un point pour un autre type).

Validité convergente et discriminante

Les corrélations menées entre les sous-échelles du RHETI et les inventaires de traits traditionnels apportent des preuves partielles de validité convergente :

  • Corrélations avec le NEO-PI-R (Big Five) : Le Type 4 présente une corrélation positive statistiquement significative et élevée avec le Névrosisme (Neuroticism), tandis que le Type 7 et le Type 3 corrèlent positivement avec l’Extraversion. Le Type 1 présente des associations robustes avec la Conscienciosité (Conscientiousness), et le Type 2 corrèle nettement avec l’Agréabilité (Agreeableness). Le Type 5 corrèle positivement avec l’Ouverture à l’expérience et négativement avec l’Extraversion (introversion marquée).
  • Corrélations avec le MBTI : Les études d’alignement typologique ont retrouvé une convergence théorique forte : le Type 5 s’associe préférentiellement aux profils INTP et INTJ ; le Type 2 aux profils ESFJ et ENFJ ; le Type 7 aux profils ENFP et ENTP ; et le Type 1 aux profils ISTJ et ESTJ.

Limites méthodologiques : La controverse ipsative (Giordano, 2008)

Mary Ann Elizabeth Giordano (2008) a mené une thèse doctorale comparant la version ipsative standard du RHETI 2.5 à une version modifiée de type Likert (non-ipsative). Ses conclusions soulignent que la version ipsative amplifie artificiellement la séparation entre types au détriment de la précision métrique, alors que la version normative sur échelle de Likert permet une véritable analyse factorielle indépendante et démontre une validité prédictive supérieure vis-à-vis des critères d’adaptation psychosociale et spirituelle.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité du RHETI 2.5 a été documentée à la fois sous l’angle de la cohérence interne et sous celui de la stabilité temporelle :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’évaluation indépendante de Newgent et al. (2004), les coefficients de cohérence interne calculés pour les neuf échelles du RHETI 2.5 s’échelonnent de .56 à .82, avec une médiane globale autour de .70 :

  • Type 1 : α ≈ .69
  • Type 2 : α ≈ .73
  • Type 3 : α ≈ .71
  • Type 4 : α ≈ .75
  • Type 5 : α ≈ .78
  • Type 6 : α ≈ .66
  • Type 7 : α ≈ .74
  • Type 8 : α ≈ .82 (échelle la plus robuste sur le plan de la cohérence interne)
  • Type 9 : α ≈ .56 (échelle présentant la cohérence la plus faible, vraisemblablement due à l’hétérogénéité des stratégies d’évitement du conflit)

Bien que plusieurs échelles dépassent le seuil conventionnel de .70 recommandé pour la recherche exploratoire, le Type 6 et le Type 9 présentent des valeurs plus mitigées qui incitent à la prudence dans le diagnostic individuel strict.

Fidélité Test-Retest

Les investigations conduites par Hudson et Riso (rapportées dans le manuel technique de l’Enneagram Institute) ainsi que les vérifications empiriques de Giordano (2008) indiquent une stabilité temporelle satisfaisante sur des intervalles de deux à quatre semaines, avec des coefficients de corrélation test-retest oscillant entre r = .75 et r = .88 pour les scores continus des échelles. L’accord inter-sessions pour la désignation du type dominant de base se situe entre 70 % et 80 %, ce qui est comparable aux performances des sous-échelles du MBTI ou d’autres inventaires typologiques à choix forcé.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’analyse factorielle du RHETI 2.5 est tributaire du défi mathématique posé par les données ipsatives à choix forcé. Dans un test où la somme des scores de chaque sujet est constante (fixée à 144 points pour les neuf échelles cumulées) :

  • La matrice de variance-covariance est mathématiquement singulière (déterminant nul), ce qui empêche l’application directe des méthodes d’estimation en Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC) basée sur le maximum de vraisemblance sans corrections préalables (telles que la transformation logarithmique d’Aitchison pour données de composition ou les modèles IRT de Thurstonian).
  • Les coefficients de corrélation de Pearson entre échelles sont biaisés négativement : la moyenne de la matrice inter-échelles tend nécessairement vers -1/(k-1), soit -0.125 pour 9 dimensions.

Dans l’étude de Newgent et al. (2004), des analyses en composantes principales (ACP) exploratoires ont été menées sur les sous-échelles. Les auteurs ont mis en évidence que les items saturent majoritairement sur les facteurs correspondant aux triades théoriques plutôt que d’isoler parfaitement neuf composantes orthogonales indépendantes :

  • Un premier macro-facteur oppose nettement l’Assertivité / Extraversion (Types 8, 7, 3) au Retrait / Introversion (Types 4, 5, 9).
  • Un second facteur regroupe les dimensions liées à la Conformité / Responsabilité sociale (Types 1, 2, 6) face à l’Indépendance / Rébellion (Types 8, 4, 7).
  • Un troisième facteur distingue la Régulation émotionnelle réactive (Types 4, 6, 8) du Détachement / Calme rationnel (Types 9, 5, 3).

Lorsque Giordano (2008) a soumis la version normative (non-ipsative) à une analyse factorielle confirmatoire, la structure à neuf facteurs a présenté des indices d’ajustement modérés (RMSEA ≈ .068 ; CFI ≈ .86), suggérant que le modèle théorique sous-jacent capte des régularités psychologiques substantielles, mais que certaines frontières entre types adjacents ou intriqués dans les mêmes triades demeurent perméables.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’inventaire RHETI 2.5 se présente sous les caractéristiques structurelles et opérationnelles suivantes :

  • Type de passation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou administration informatisée en ligne).
  • Format des items : Questionnaire à choix forcé dyadique (choix forcé binaire entre deux propositions affirmatives : option A versus option B).
  • Nombre total d’items : 144 paires dyadiques (soit 288 énoncés distincts au total).
  • Plan d’appariement expérimental : L’inventaire utilise un plan d’appariement complet et équilibré. Avec k = 9 types, le nombre de combinaisons non ordonnées de paires de types est donné par C(9, 2) = 36 paires de types. Chaque paire de types est mise en compétition exactement 4 fois à travers le test (36 × 4 = 144 items). En conséquence, chaque type de personnalité apparaît exactement dans 32 items au cours du test (8 comparaisons avec les 8 autres types × 4 répétitions = 32 énoncés par type).
  • Échelle de réponse et cotation : Le participant doit obligatoirement choisir une et une seule affirmation par paire (celle qui a été historiquement la plus vraie au cours de sa vie adulte). Chaque réponse apporte un point brut (1) au type correspondant. Les scores bruts pour chacune des neuf sous-échelles s’échelonnent ainsi obligatoirement entre 0 et 32 points, et la somme arithmétique des neuf scores équivaut systématiquement à 144 points.
  • Temps moyen de complétion : Environ 35 à 45 minutes.
  • Interprétation des résultats : Le score brut le plus élevé désigne le type de base présumé. Le second score le plus élevé (s’il correspond à un type numériquement adjacent sur le cercle de l’Ennéagramme, par exemple Type 8 ou Type 1 pour un Type 9) est analysé comme l’aile dominante (par ex. 9w1 ou 9w8). Les scores sont ensuite comparés aux normes de référence établies par The Enneagram Institute pour qualifier le degré de différenciation du profil.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et publication : Première formalisation sous format papier dans les années 1990 ; la Version 2.5 a été publiée et standardisée en 1999–2000 par Don Richard Riso et Russ Hudson.
  • Propriété intellectuelle et Copyright : L’inventaire RHETI (Riso-Hudson Enneagram Type Indicator) est une marque déposée et protégée par le droit d’auteur mondial au bénéfice de The Enneagram Institute (Stone Ridge, NY). Tous droits réservés.
  • Disponibilité commerciale et tarifs : La passation officielle informatisée avec rapport d’interprétation détaillé est disponible sur le portail de The Enneagram Institute au tarif public d’environ 12 $ USD par passation (tarifs dégressifs pour les praticiens, institutions et professionnels certifiés).
  • Utilisation en recherche académique : L’utilisation du RHETI à des fins de recherche universitaire non commerciale requiert une autorisation écrite préalable accordée par le comité d’éthique et de recherche de The Enneagram Institute. Des versions pour la recherche peuvent être concédées sous convention académique stricte.

12. Références / References

  • Giordano, M. A. E. (2008). A psychometric evaluation of the Riso-Hudson Enneagram Type Indicator (RHETI), Version 2.5: Comparison of ipsative and non-ipsative versions and correlations with spiritual outcomes (Doctoral dissertation). Capella University. ProQuest Dissertations Publishing, 3311395.
  • Naranjo, C. (1994). Character and neurosis: An integrative view. Gateways/IDHHB.
  • Newgent, R. A., Parr, P. E., Newman, I., & Higgins, K. K. (2004). The Riso-Hudson Enneagram Type Indicator: Estimates of reliability and validity. Measurement and Evaluation in Counseling and Development, 36(4), 226–237. https://doi.org/10.1080/07481756.2004.11909744
  • Palmer, H. (1991). The Enneagram: Understanding yourself and others in your life. HarperSanFrancisco.
  • Palmer, H. (1996). The Enneagram in love and work: Understanding your intimate and business relationships. HarperOne.
  • Riso, D. R., & Hudson, R. (1996). Personality types: Using the Enneagram for self-discovery (Rev. ed.). Houghton Mifflin Company.
  • Riso, D. R., & Hudson, R. (2000). Understanding the Enneagram: The practical guide to personality types (Rev. ed.). Houghton Mifflin Company.
  • Wiltse, V., & Palmer, H. (2011). Hidden in plain sight: Observations on the origin of the Enneagram. The Enneagram Journal, 4(1), 4–37.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les 144 items dyadiques du questionnaire standard RHETI Version 2.5 sont présentés ci-dessous dans leur formulation originale en anglais, telle qu’administrée dans les protocoles de passation de référence. Pour chaque item numéroté, le participant est invité à choisir l’énoncé (A ou B) qui correspond le mieux à son expérience générale.

  1. A. I’ve been romantic and imaginative.
    B. I’ve been pragmatic and down-to-earth.
  2. A. I have tended to take on confrontations.
    B. I have tended to avoid confrontations.
  3. A. I have typically been diplomatic, charming, and ambitious.
    B. I have typically been direct, formal, idealistic.
  4. A. I have tended to be focused and intense.
    B. I have tended to be spontaneous and fun-loving.
  5. A. I have been a hospitable person and have enjoyed welcoming new friends into my life.
    B. I have been a private person and have not mixed much with others.
  6. A. It’s been difficult for me to relax and stop worrying about potential problems.
    B. It’s been difficult for me to get myself worked up about potential problems.
  7. A. I’ve been more of a « street-smart » survivor.
    B. I’ve been more of a « high-minded » idealist.
  8. A. I have needed to show affection to people.
    B. I have preferred to maintain a certain distance with people.
  9. A. When presented with a new experience, I’ve usually asked myself if it would be useful to me.
    B. When presented with a new experience, I’ve usually asked myself if it would be enjoyable.
  10. A. I have tended to focus too much on myself.
    B. I have tended to focus too much on others.
  11. A. Others have depended on my insight and knowledge.
    B. Others have depended on my strength and decisiveness.
  12. A. I have come across as being too unsure of myself.
    B. I have come across as being too sure of myself.
  13. A. I have been more relationship-oriented than goal-oriented.
    B. I have been more goal-oriented than relationship-oriented.
  14. A. I have not been able to speak up for myself very well.
    B. I have been outspoken—I’ve said what others wished they had the nerve to say.
  15. A. It’s been difficult for me to stop considering alternatives and do something definite.
    B. It’s been difficult for me to take it easy and be more flexible.
  16. A. I have tended to be hesitant and procrastinating.
    B. I have tended to be bold and domineering.
  17. A. My reluctance to get too involved has gotten me into trouble with people.
    B. My eagerness to have people depend on me has gotten me into trouble with them.
  18. A. Usually, I have been able to put my feelings aside to get the job done.
    B. Usually, I have needed to work through my feelings before I could act.
  19. A. Generally, I’ve been methodical and cautious.
    B. Generally, I’ve been adventurous and taken risks.
  20. A. I have tended to be a supportive giving person who seeks intimacy with others.
    B. I have tended to be a serious, reserved person who likes discussing issues.
  21. A. I’ve often felt the need to be a « pillar of strength ».
    B. I’ve often felt the need to perform perfectly.
  22. A. I’ve typically been interested in asking tough questions and maintaining my independence.
    B. I’ve typically been interested in maintaining my stability and peace of mind.
  23. A. I’ve been a bit cynical and skeptical.
    B. I’ve been a bit mushy and sentimental.
  24. A. I’ve often worried that I’m missing out on something better.
    B. I’ve often worried that if I let down my guard, someone will take advantage of me.
  25. A. My habit of being « standoffish » has annoyed people.
    B. My habit of telling people what to do has annoyed people.
  26. A. I have tended to get anxious if there was too much excitement and stimulation.
    B. I have tended to get anxious if there wasn’t enough excitement and stimulation.
  27. A. I have depended on my friends and they have known that they can depend on me.
    B. I have not depended on people; I have done things on my own.
  28. A. I have tended to be detached and preoccupied.
    B. I have tended to be moody and self-absorbed.
  29. A. I have liked to challenge people and « shake them up ».
    B. I have liked to comfort people and calm them down.
  30. A. I have generally been an outgoing, sociable person.
    B. I have generally been an earnest, self-disciplined person.
  31. A. I’ve wanted to « fit in » with others—I get uncomfortable when I stand out too much.
    B. I’ve wanted to stand out from others—I get uncomfortable when I don’t distinguish myself.
  32. A. Pursuing my personal interests has been more important to me than having stability and security.
    B. Having stability and security has been more important to me than pursuing my personal interests.
  33. A. When I’ve had conflicts with others, I’ve tended to withdraw.
    B. When I’ve had conflicts with others, I’ve rarely backed down.
  34. A. I have given in too easily and let others push me around.
    B. I have been too uncompromising and demanding with others.
  35. A. I’ve been appreciated for my unsinkable spirit and resourcefulness.
    B. I’ve been appreciated for my deep caring and personal warmth.
  36. A. I have wanted to make a favorable impression on others.
    B. I have cared little about making a favorable impression on others.
  37. A. I’ve depended on my perseverance and common sense.
    B. I’ve depended on my imagination and moments of inspiration.
  38. A. Basically, I have been easy-going and agreeable.
    B. Basically, I have been hard driving and assertive.
  39. A. I have worked hard to be accepted and well liked.
    B. Being accepted and well liked has not been a high priority for me.
  40. A. In reaction to pressure from others, I have become more withdrawn.
    B. In reaction to pressure from others, I have become more assertive.
  41. A. People have been interested in me because I’ve been outgoing, engaging and interested in them.
    B. People have been interested in me because I’ve been quiet, unusual, and deep.
  42. A. Duty and responsibility have been important values for me.
    B. Harmony and acceptance have been important values for me.
  43. A. I’ve tried to motivate people by making big plans and promises.
    B. I’ve tried to motivate people by pointing out the consequences of not following my advice.
  44. A. I have seldom been emotionally demonstrative.
    B. I have often been emotionally demonstrative.
  45. A. Dealing with details has not been one of my strong suits.
    B. I have excelled at dealing with details.
  46. A. I have often emphasized how different I am from most people, especially my family.
    B. I have often emphasized how much I have in common with most people, especially my family.
  47. A. When situations have gotten heated, I have tended to stay on the sidelines.
    B. When situations have gotten heated, I have tended to get right into the middle of things.
  48. A. I have stood by my friends, even when they have been wrong.
    B. I have not wanted to compromise what is right for friendship.
  49. A. I’ve been a well-meaning supporter.
    B. I’ve been a highly motivated go-getter.
  50. A. When troubled, I have tended to brood about my problems.
    B. When troubled, I have tended to find distractions for myself.
  51. A. Generally, I’ve had strong convictions and a sense of how things should be.
    B. Generally, I’ve had serious doubts and have questioned how things seemed to be.
  52. A. I’ve created problems with others by being too pessimistic and complaining.
    B. I’ve created problems with others by being too bossy and controlling.
  53. A. I have tended to act on my feelings and let the « chips fall where they may ».
    B. I have tended not to act on my feelings lest they stir up more problems.
  54. A. Being the centre of attention has usually felt natural to me.
    B. Being the centre of attention has usually felt strange to me.
  55. A. I’ve been careful, and have tried to prepare for unforeseen problems.
    B. I’ve been spontaneous, and have preferred to improvise as problems come up.
  56. A. I have gotten angry when others have not shown enough appreciation for what I have done for them.
    B. I have gotten angry when others have not listened to what I have told them.
  57. A. Being independent and self-reliant has been important to me.
    B. Being valued and admired has been important to me.
  58. A. When I’ve debated with friends, I’ve tended to press my arguments forcefully.
    B. When I’ve debated with friends, I’ve tended to let things go to prevent hard feelings.
  59. A. I have often been possessive of loved ones—I have had trouble letting them be.
    B. I have often « tested » loved ones to see if they were really there for me.
  60. A. Organizing resources and making things happen has been one of my major strengths.
    B. Coming up with new ideas and getting people excited about them has been one of my major strengths.
  61. A. I’ve tended to be driven and very hard on myself.
    B. I’ve tended to be too emotional and rather undisciplined.
  62. A. I have tried to keep my life fast-paced, intense, and exciting.
    B. I have tried to keep my life regular, stable, and peaceful.
  63. A. Even though I’ve had successes, I’ve tended to doubt my abilities.
    B. Even though I’ve had setbacks, I’ve had a lot of confidence in my abilities.
  64. A. I generally have tended to dwell on my feelings and to hold onto them for a long time.
    B. I generally have tended to minimize my feelings and not pay very much attention to them.
  65. A. I have provided many people with attention and nurturance.
    B. I have provided many people with direction and motivation.
  66. A. I’ve been a bit serious and strict with myself.
    B. I’ve been a bit free-wheeling and permissive with myself.
  67. A. I’ve been self-assertive and driven to excel.
    B. I’ve been modest and have been happy to go at my own pace.
  68. A. I’ve been proud of my clarity and objectivity.
    B. I’ve been proud of my reliability and commitment.
  69. A. I have spent a lot of time looking inward—understanding my feelings has been important to me.
    B. I have not spent much time looking inward—getting things done has been important to me.
  70. A. I have thought of myself as a sunny, casual person.
    B. I have thought of myself as a serious, dignified person.
  71. A. I’ve had an agile mind and boundless energy.
    B. I’ve had a caring heart and deep dedication.
  72. A. I have pursued activities that had a substantial potential for reward and personal recognition.
    B. I have been willing to give up reward and personal recognition if it meant doing work I was really interested in.
  73. A. Fulfilling social obligations has seldom been high on my agenda.
    B. I have usually taken my social obligations very seriously.
  74. A. In most situations, I have preferred to take the lead.
    B. In most situations, I have preferred to let someone else take the lead.
  75. A. Over the years, my values and lifestyle have changed several times.
    B. Over the years, my values and lifestyle have remained fairly consistent.
  76. A. Typically, I have not had much self-discipline.
    B. Typically, I have not had much connection with people.
  77. A. I have tended to withhold my affection, and have wanted others to come into my world.
    B. I have tended to give my affection too freely, and have wanted to extend myself to others.
  78. A. I have had a tendency to think of worst-case scenarios.
    B. I have had a tendency to think that everything will work out for the best.
  79. A. People have trusted me because I am confident and can look out for them.
    B. People have trusted me because I am fair and will do what is right.
  80. A. Often, I have been so involved in my own projects that I have become isolated from others.
    B. Often, I have been so involved with others that I have neglected my own projects.
  81. A. When meeting someone new, I have usually been poised and self-contained.
    B. When meeting someone new, I have usually been chatty and entertaining.
  82. A. Generally speaking, I have tended to be pessimistic.
    B. Generally speaking, I have tended to be optimistic.
  83. A. I have preferred to inhabit my own little world.
    B. I have preferred to let the world know I’m here.
  84. A. I have often been troubled by nervousness, insecurity, and doubt.
    B. I have often been troubled by anger, perfectionism, and impatience.
  85. A. I realize that I have often been too personal and intimate.
    B. I realize that I have often been too cool and aloof.
  86. A. I have lost out because I have not felt up to taking opportunities.
    B. I have lost out because I have pursued too many possibilities.
  87. A. I have tended to take a long time to get into action.
    B. I have tended to get into action quickly.
  88. A. I usually have had difficulty making decisions.
    B. I seldom have had difficulty making decisions.
  89. A. I have had a tendency to come on a little too strong with people.
    B. I have had a tendency not to assert myself enough with people.
  90. A. Typically, I have been even-tempered.
    B. Typically, I have had strong changes of mood.
  91. A. When I’ve been unsure of what to do, I’ve often sought the advice of others.
    B. When I’ve been unsure of what to do, I’ve tried different things to see what worked best for me.
  92. A. I have worried that I would be left out of others’ activities.
    B. I have worried that others’ activities would distract me from what I had to do.
  93. A. Typically, when I have gotten angry, I have told people off.
    B. Typically, when I have gotten angry, I have become distant.
  94. A. I’ve tended to have trouble falling asleep.
    B. I have tended to fall asleep easily.
  95. A. I have often tried to figure out how I could get closer to others.
    B. I have often tried to figure out what others want from me.
  96. A. I have usually been measured, straight-talking, and deliberate.
    B. I have usually been excitable, fast-talking, and witty.
  97. A. Often, I have not spoken up when I’ve seen others making a mistake.
    B. Often, I have helped others see that they are making a mistake.
  98. A. During most of my life, I have been a stormy person who has had many volatile feelings.
    B. During most of my life, I have been a steady person in whom « still waters run deep ».
  99. A. When I have disliked people, I have usually tried hard to stay cordial—despite my feelings.
    B. When I have disliked people, I have usually let them know it—one way or another.
  100. A. Much of my difficulty with people has come from my touchiness and taking everything too personally.
    B. Much of my difficulty with people has come from my not caring about social conventions.
  101. A. My approach has been to jump in and rescue people.
    B. My approach has been to show people how to help themselves.
  102. A. Generally, I have enjoyed « letting go » and pushing the limits.
    B. Generally, I have not enjoyed losing control of myself very much.
  103. A. I’ve been overly concerned with doing better than others.
    B. I’ve been overly concerned with making things OK for others.
  104. A. My thoughts have generally been speculative—involving my imagination and curiosity.
    B. My thoughts have generally been practical—just trying to keep things going.
  105. A. One of my main assets has been my ability to take charge of situations.
    B. One of my main assets has been my ability to describe internal states.
  106. A. I have pushed to get things done correctly, even if it made people uncomfortable.
    B. I have not liked feeling pressured, so I have not liked pressuring anyone else.
  107. A. I’ve often taken pride in how important I am in other’s lives.
    B. I’ve often taken pride in my gusto and openness to new experiences.
  108. A. I have perceived that I’ve often come across to others as presentable, even admirable.
    B. I have perceived that I’ve often come across to others as unusual, even odd.
  109. A. I have mostly done what I had to do.
    B. I have mostly done what I wanted to do.
  110. A. I have usually enjoyed high-pressure, even difficult, situations.
    B. I have usually disliked being in high-pressure, even difficult, situations.
  111. A. I’ve been proud of my ability to be flexible—what’s appropriate or important often changes.
    B. I’ve been proud of my ability to take a stand—I’ve been firm about what I believe in.
  112. A. My style has leaned toward spareness and austerity.
    B. My style has leaned toward excess and overdoing things.
  113. A. My own health and well-being have suffered because of my strong desire to help others.
    B. My relationships have suffered because of my strong desire to attend to my personal needs.
  114. A. Generally speaking, I’ve been too open and naive.
    B. Generally speaking, I’ve been too wary and guarded.
  115. A. I have sometimes put people off by being too aggressive.
    B. I have sometimes put people off by being too uptight.
  116. A. Being of service and attending to the needs of others has been a high priority for me.
    B. Finding alternative ways of seeing and doing things has been a high priority for me.
  117. A. I’ve been single-minded and persistent in pursuing my goals.
    B. I’ve preferred to explore various courses of action to see where they lead.
  118. A. I have frequently been drawn to situations that stir up deep, intense emotions.
    B. I have frequently been drawn to situations that make me feel calm and at ease.
  119. A. I have cared less about practical results and more about pursuing my interests.
    B. I have been practical and have expected my work to have concrete results.
  120. A. I have had a deep need to belong.
    B. I have had a deep need to feel balanced.
  121. A. In the past, I’ve probably insisted on too much closeness in my friendships.
    B. In the past, I’ve probably kept too much distance in my friendships.
  122. A. I’ve had a tendency to keep thinking about things from the past.
    B. I’ve had a tendency to keep anticipating things I’m going to do.
  123. A. I’ve tended to see people as intrusive and demanding.
    B. I’ve tended to see people as disorganized and irresponsible.
  124. A. Generally, I have not had much confidence in myself.
    B. Generally, I have had confidence only in myself.
  125. A. I’ve probably been too passive and uninvolved.
    B. I’ve probably been too controlling and manipulative.
  126. A. I’ve frequently been stopped in my tracks by my self-doubt.
    B. I’ve rarely let self-doubt stand in my way.
  127. A. Given a choice between something familiar and something new, I have usually chosen something new.
    B. I’ve generally chosen what I knew I already liked: why be disappointed with something I might not like?
  128. A. I have given a lot of physical contact to reassure others about how I feel about them.
    B. I have generally felt that real love does not depend on physical contact.
  129. A. When I’ve needed to confront someone, I’ve often been too harsh and direct.
    B. When I’ve needed to confront someone, I’ve often « beaten around the bush » too much.
  130. A. I have preferred not to spend my time dwelling on disturbing, frightening subjects.
    B. I have been attracted to subjects that others would probably find disturbing, even frightening.
  131. A. I have gotten into trouble with people by being too intrusive and interfering.
    B. I have gotten into trouble with people by being too evasive.
  132. A. I’ve worried that I don’t have the resources to fulfill the responsibilities I’ve taken on.
    B. I’ve worried that I don’t have the self-discipline to focus on what will really fulfill me.
  133. A. Generally, I’ve been a highly intuitive, individualistic person.
    B. Generally, I’ve been a highly organized, responsible person.
  134. A. Overcoming inertia has been one of my main problems.
    B. Being unable to slow down has been one of my main problems.
  135. A. When I’ve felt insecure, I’ve reacted by becoming arrogant and dismissive.
    B. When I’ve felt insecure, I’ve reacted by becoming defensive and argumentative.
  136. A. I have generally been open-minded and willing to try new approaches.
    B. I have generally been self-revealing and willing to share my feelings with others.
  137. A. I’ve presented myself to others as tougher than I am.
    B. I’ve presented myself to others as caring more than I really do.
  138. A. I usually have followed my conscience and reason.
    B. I usually have followed my feelings and impulses.
  139. A. Serious adversity has made me feel hardened and resolute.
    B. Serious adversity has made me feel discouraged and resigned.
  140. A. I’ve usually made sure I had some kind of « safety net » to fall back on.
    B. I’ve usually chosen to live on the edge and to depend on as little as possible.
  141. A. I’ve had to be strong for others, so I haven’t had time to deal with my feelings and fears.
    B. I’ve had difficulty coping with my feelings and fears, so it’s been hard for me to be strong for others.
  142. A. I have often wondered why people focus on the negative when there is so much that’s wonderful about life.
    B. I have often wondered why people are so happy when so much in life is messed up.
  143. A. I have tried hard not to be seen as a selfish person.
    B. I have tried hard not to be seen as a boring person.
  144. A. I have avoided intimacy when I feared I would be overwhelmed by people’s needs and demands.
    B. I have avoided intimacy when I feared I would not be able to live up to people’s expectations of me.
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Looti, M. (2026, octobre 8). Indicateur de type de l’Ennéagramme de Riso-Hudson (RHETI) version 2.5. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/indicateur-de-type-de-lenneagramme-de-riso-hudson-rheti-version-2-5/
Looti, Mohammed. “Indicateur de type de l’Ennéagramme de Riso-Hudson (RHETI) version 2.5.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/indicateur-de-type-de-lenneagramme-de-riso-hudson-rheti-version-2-5/.
Looti, Mohammed. “Indicateur de type de l’Ennéagramme de Riso-Hudson (RHETI) version 2.5.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/indicateur-de-type-de-lenneagramme-de-riso-hudson-rheti-version-2-5/.