1. Résumé
L’Index Multidimensionnel de Fatigue (en anglais : Multidimensional Fatigue Index [MFI-20] ; en néerlandais : Multidimensionele Vermoeidheids Index [MVI-20]) est un instrument d’auto-évaluation psychométrique développé en 1995 par Ellen M. A. Smets, Bert Garssen, Ben Bonke et Josien C. J. M. de Haes au sein du département de psychologie médicale de l’Université d’Amsterdam. Conçu initialement pour évaluer l’asthénie chez les patients atteints de pathologies oncologiques soumis à des traitements par radiothérapie ou chimiothérapie, le MFI-20 s’est rapidement imposé comme l’un des questionnaires de référence à l’échelle internationale pour quantifier la fatigue dans une multitude d’affections chroniques et au sein de la population générale.
Le MFI-20 est composé de 20 items répartis de façon équilibrée au sein de cinq dimensions théoriquement et empiriquement distinctes : (1) la Fatigue Générale (General Fatigue), (2) la Fatigue Physique (Physical Fatigue), (3) la Réduction de l’Activité (Reduced Activity), (4) la Réduction de la Motivation (Reduced Motivation) et (5) la Fatigue Mentale (Mental Fatigue). Chaque sous-échelle comprend 4 items cotés sur une échelle de Likert en 5 points (allant de 1 = « Oui, c’est vrai / Tout à fait d’accord » à 5 = « Non, ce n’est pas vrai / Pas du tout d’accord »). Pour prévenir les biais d’acquiescement, la moitié des items est formulée de manière positive et l’autre moitié de manière négative, nécessitant une inversion de cotation préalable au calcul des scores.
Sur le plan psychométrique, le MFI-20 présente une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,79 et 0,93 pour les différentes sous-échelles selon les populations étudiées. La validité convergente et la validité discriminante sont solidement établies : l’instrument discrimine avec acuité les patients souffrant du syndrome de fatigue chronique (SFC/EM), les patients en cours de traitement oncologique, les sujets atteints de maladies auto-immunes et les témoins sains. L’analyse factorielle confirmatoire corrobore de manière répétée le modèle à cinq facteurs indépendants mais corrélés.
2. Mots-clés
Index Multidimensionnel de Fatigue, MFI-20, MVI-20, fatigue oncologique, évaluation psychométrique, fatigue physique, fatigue mentale, motivation, activité motrice, asthénie chronique, qualité de vie, oncologie, analyse factorielle.
3. Auteurs
L’Index Multidimensionnel de Fatigue a été développé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs en psychologie médicale, psycho-oncologie et épidémiologie comportementale aux Pays-Bas :
- Ellen M. A. Smets : Professeure de communication médicale au sein du Department of Medical Psychology, Amsterdam UMC, Université d’Amsterdam (Pays-Bas). Spécialiste reconnue de la relation médecin-patient, de l’information médicale et de la prise en charge des séquelles psycho-oncologiques.
- Bert Garssen : Chercheur principal et psychologue de la santé au Helen Dowling Instituut (Utrecht, Pays-Bas), institut spécialisé dans la psycho-oncologie et l’étude des mécanismes psychobiologiques de l’adaptation au cancer.
- Ben Bonke : Psychologue médical et chercheur affilié au département de psychologie médicale et de psychothérapie de l’Université Érasme de Rotterdam (Pays-Bas).
- Josien C. J. M. de Haes : Professeure émérite de psychologie médicale à l’Université d’Amsterdam, pionnière européenne de l’évaluation de la qualité de vie liée à la santé et des symptômes rapportés par les patients (PROMs).
4. Objectif
L’objectif fondamental du MFI-20 est d’opérationnaliser et de quantifier la nature multidimensionnelle de l’expérience de fatigue. La fatigue clinique est un symptôme universel, prévalent et invalidant, particulièrement documenté chez 60 % à 96 % des patients atteints de cancer au cours ou au décours de leur protocole thérapeutique (Smets et al., 1995). Historiquement, les outils d’évaluation traitaient la fatigue comme un phénomène unidimensionnel via des échelles visuelles analogiques (EVA) ou des items isolés au sein de questionnaires génériques de qualité de vie (tels que l’EORTC QLQ-C30 ou le SF-36). Cette approche globale masquait la variabilité clinique : deux patients présentant un score global de fatigue identique peuvent être limités soit par une incapacité physique motrice, soit par un épuisement cognitif sévère ou une perte d’élan volitionnel.
Le MFI-20 répond à plusieurs impératifs méthodologiques et cliniques :
- Différenciation sémiologique : L’outil permet de dissocier la fatigue physique (épuisement musculaire, intolérance à l’effort corporel) de la fatigue cognitive (lenteur d’idéation, troubles de la mémoire de travail) et des répercussions fonctionnelles (baisse d’activité) ou affectives/motivationnelles (difficulté à initier des projets).
- Évaluation de l’efficacité thérapeutique : Dans les essais cliniques pharmacologiques (ex. érythropoïétine, psychostimulants) et non pharmacologiques (thérapie cognitivo-comportementale [TCC], reconditionnement à l’effort adapté, méditation de pleine conscience), le MFI-20 sert de critère de jugement principal ou secondaire pour identifier précisément quelle dimension du symptôme est modulée par l’intervention.
- Polyvalence épidémiologique et clinique : Bien qu’initié en oncologie, l’instrument s’est avéré pertinent pour le suivi d’autres pathologies chroniques sévères, notamment le syndrome de fatigue chronique (SFC/EM), la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Parkinson, le syndrome post-COVID-19 (Covid long), ainsi que chez les soignants et dans les cohortes de travailleurs en burnout.
- Brièveté et faible charge cognitive : Avec seulement 20 items rédigés dans un vocabulaire accessible, le questionnaire s’administre en moins de cinq minutes, minimisant la charge pour des patients sévèrement asthéniques ou affaiblis.
5. Construit psychologique
Le construit théorique du MFI-20 repose sur la prémisse que la fatigue humaine n’est pas un état neurobiologique homogène, mais un syndrome subjectif pluri-dimensionnel affectant simultanément les sphères somatique, cognitive, motivationnelle et comportementale. Smets et ses collaborateurs ont conceptualisé cinq sous-dimensions distinctes, chacune explorée par quatre items :
1. Fatigue Générale (General Fatigue)
Cette dimension capture l’expérience globale et non spécifique de l’épuisement, caractérisée par une sensation diffuse de lassitude, un sentiment d’usure et l’absence de récupération par le repos usuel. Elle évalue l’expression verbale directe du malaise asthénique. Les items associés interrogent directement le fait de se sentir en forme (« I feel fit » [inversé]), fatigué (« I feel tired »), reposé (« I am rested » [inversé]) ou prompt à la lassitude (« I tire easily »).
2. Fatigue Physique (Physical Fatigue)
La fatigue physique renvoie à la limitation des capacités somatiques et motrices, à la sensation de faiblesse musculaire périphérique, à l’alourdissement corporel et au sentiment que le corps est défaillant ou incapable d’assumer des charges biomécaniques. Elle comprend des items ciblant la capacité physique perçue (« Physically I feel only able to do a little », « Physically I can take on a lot » [inversé], « Physically I feel I am in a bad condition », « Physically I feel I am in an excellent condition » [inversé]).
3. Réduction de l’Activité (Reduced Activity)
Cette sous-échelle évalue l’impact comportemental effectif de la fatigue sur le niveau de fonctionnement quotidien du sujet. Elle mesure la diminution quantitative des actions entreprises, des tâches complétées et du rythme de vie quotidien. Les items explorent le dynamisme perçu (« I feel very active » [inversé]), la quantité de tâches réalisées (« I think I do a lot in a day » [inversé], « I think I do very little in a day », « I get little done »).
4. Réduction de la Motivation (Reduced Motivation)
La réduction de la motivation explore l’impact de l’asthénie sur la sphère conative, l’élan vital et la capacité d’initiation (l’« aboulie » fonctionnelle liée à la fatigue). Elle se distingue du ralentissement moteur en ce qu’elle mesure l’intérêt pour des projets, l’anticipation du plaisir et l’appréhension face à la réalisation de tâches (« I feel like doing all sorts of nice things » [inversé], « I dread having to do things », « I have a lot of plans » [inversé], « I don’t feel like doing anything »). Cette dimension permet d’isoler la composante motivationnelle sans la confondre directement avec l’anhédonie dépressive sévère.
5. Fatigue Mentale (Mental Fatigue)
La fatigue mentale concerne les défaillances de la vigilance, l’épuisement cognitif et les troubles de la concentration soutenue et de l’attention sélective. Les individus éprouvent des difficultés accrues à diriger ou maintenir leur activité intellectuelle, constatant que leurs pensées dérivent involontairement (« When I am doing something, I can keep my thoughts on it » [inversé], « I can concentrate well » [inversé], « It takes a lot of effort to concentrate on things », « My thoughts easily wander »).
6. Cadre théorique
Le développement du MFI-20 s’inscrit au carrefour du modèle biopsychosocial de la santé (Engel, 1977) et des théories psychologiques du traitement de l’information et de la régulation de l’action (Hockey, 1997 ; Boksem & Tops, 2008).
D’un point de vue psycho-oncologique et somatomédical, la fatigue liée au cancer (Cancer-Related Fatigue, CRF) a été définie par le National Comprehensive Cancer Network (NCCN) comme une sensation inhabituelle, persistante et subjective d’épuisement physique, émotionnel ou cognitif liée au cancer ou à son traitement, non proportionnelle à l’activité récente et interférant avec le fonctionnement habituel. L’équipe d’Ellen Smets a postulé que l’évaluation de cette fatigue exigeait d’éviter deux écueils majeurs :
- La contamination somatique : De nombreuses échelles psychiatriques de dépression ou d’anxiété (comme le BDI ou l’HAM-D) incluent des items somatiques (sommeil, appétit, perte de poids) qui gonflent artificiellement les scores chez les personnes ayant une affection cancéreuse ou inflammatoire. Le MFI-20 neutralise ce biais en se focalisant sur le vécu subjectif et les conséquences comportementales directes sans mesurer les symptômes neurovégétatifs confondants.
- Le réductionnisme unidimensionnel : L’assimilation de la fatigue à une simple baisse d’énergie brute omet les dissociations fonctionnelles. Par exemple, sous chimiothérapie, la toxicité neurologique centrale peut induire un brouillard cognitif (chemobrain / fatigue mentale) tandis que la toxicité mitochondriale ou l’anémie engendre une fatigue physique prédominante.
Sur le plan de la psychologie cognitive et de l’effort mental, le cadre de Robert Hockey (1997) sur le contrôle compensatoire (Compensatory Control Model) postule que la fatigue survient lorsque le maintien de la performance face à des contraintes internes ou externes requiert une mobilisation accrue de ressources énergétiques et attentionnelles. Lorsque ces ressources s’épuisent, l’individu adapte son comportement soit en réduisant son niveau d’exigence (réduction de l’activité), soit en se désengageant émotionnellement de la tâche (réduction de la motivation), soit en subissant une faillite attentionnelle (fatigue mentale). La structure factorielle en cinq dimensions du MFI-20 formalise précisément ces différentes voies d’adaptation et de rupture de la régulation psychocomportementale.
7. Validité
Les études psychométriques consacrées au MFI-20 fournissent un corpus robuste d’évidences attestant de ses multiples dimensions de validité empirique :
Validité de construit et validité factorielle
Dans l’étude princeps de Smets et al. (1995), menée auprès de plusieurs cohortes hétérogènes (patients cancéreux sous radiothérapie [$N = 255$], patients cancéreux en chimiothérapie, sujets atteints de syndrome de fatigue chronique [$N = 100$], étudiants en médecine [$N = 186$] et militaires conscrits [$N = 345$]), la structure à cinq facteurs a expliqué 66 % de la variance totale. Les items ont saturé de manière congruente sur leurs facteurs théoriques respectifs (saturations > 0,50), démontrant l’indépendance relative des cinq composantes.
Validité convergente et concomitante
Le MFI-20 présente de fortes corrélations positives avec d’autres échelles de mesure de la fatigue validées :
- Corrélations très élevées ($r = 0,70$ à $0,84$) entre la sous-échelle Fatigue Générale et la Checklist Individual Strength (CIS), ainsi que les échelles visuelles analogiques (EVA) de fatigue.
- Corrélations négatives substantielles ($r = -0,60$ à $-0,78$) avec les dimensions de Vitalité et de Fonctionnement Physique du questionnaire générique de santé MOS SF-36.
- Corrélations modérées à élevées ($r = 0,45$ à $0,65$) avec l’échelle d’évaluation de la dépression de la Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS), confirmant une liaison attendue sans chevauchement conceptuel complet.
Validité discriminante et groupes connus
La capacité de l’instrument à différencier des populations présentant des niveaux d’épuisement contrastés est l’un de ses points forts :
- Les patients atteints du syndrome de fatigue chronique (SFC/EM) obtiennent des scores significativement plus élevés sur l’ensemble des cinq sous-échelles comparativement aux témoins sains ($p < 0,001$).
- Les patients recevant une radiothérapie affichent une élévation progressive et significative de leurs scores de Fatigue Générale et Fatigue Physique tout au long des semaines de traitement, avec un retour progressif vers les valeurs de référence après la fin des séances.
- L’instrument différencie avec netteté les sous-populations d’étudiants en période d’examens (pic sélectif de fatigue mentale et de fatigue générale) comparativement aux périodes ordinaires.
8. Fidélité
La fidélité métrologique du MFI-20 a été examinée à travers l’évaluation de sa consistance interne et de sa stabilité temporelle dans divers contextes cliniques et culturels :
Consistance interne
Dans la publication originale de Smets et al. (1995), les coefficients alpha de Cronbach calculés pour les cinq sous-échelles ont démontré une cohérence interne très satisfaisante, largement supérieure au seuil usuel de 0,70 requis pour la recherche et la pratique clinique :
- Fatigue Générale : $\alpha = 0,84$ (chez les patients cancéreux) ; $\alpha = 0,88$ (population générale)
- Fatigue Physique : $\alpha = 0,88$ (patients cancéreux) ; $\alpha = 0,84$ (population générale)
- Réduction de l’Activité : $\alpha = 0,83$ (patients cancéreux) ; $\alpha = 0,79$ (population générale)
- Réduction de la Motivation : $\alpha = 0,79$ (patients cancéreux) ; $\alpha = 0,78$ (population générale)
- Fatigue Mentale : $\alpha = 0,84$ (patients cancéreux) ; $\alpha = 0,85$ (population générale)
Des adaptations internationales ultérieures (notamment la version française de Gentile et al., 2003, la version suédoise de Hagelin et al., 2007, et la version allemande de Schwarz et al., 2003) ont rapporté des coefficients alpha de Cronbach comparables, oscillant globalement entre 0,77 et 0,93 pour l’ensemble des sous-échelles.
Fidélité test-retest
Chez des patients en condition clinique stable (sans modification thérapeutique au cours d’un intervalle de 2 à 4 semaines), les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) ou corrélations de Pearson test-retest se situent entre 0,73 et 0,88, attestant d’une excellente stabilité temporelle du construit lorsque l’état sous-jacent ne varie pas, tout en maintenant une sensibilité adéquate au changement lors d’interventions thérapeutiques efficaces.
9. Analyse factorielle
La structure factorielle du MFI-20 a fait l’objet d’investigations approfondies au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’analyse en composantes principales initiale avec rotation Varimax (Smets et al., 1995) a extrait cinq facteurs distincts ayant une valeur propre (eigenvalue) supérieure à 1,0, expliquant collectivement plus de 60 % de la variance de la matrice des données. Les vingt items ont montré un alignement structurel remarquable :
- Le facteur 1 (Fatigue Physique) regroupe les items 2, 8, 14 et 20 avec des saturations factorielles comprises entre 0,65 et 0,82.
- Le facteur 2 (Fatigue Générale) regroupe les items 1, 5, 12 et 16 (saturations entre 0,62 et 0,79).
- Le facteur 3 (Fatigue Mentale) regroupe les items 7, 11, 13 et 19 (saturations entre 0,68 et 0,86).
- Le facteur 4 (Réduction de l’Activité) regroupe les items 3, 6, 10 et 17 (saturations entre 0,58 et 0,77).
- Le facteur 5 (Réduction de la Motivation) regroupe les items 4, 9, 15 et 18 (saturations entre 0,54 et 0,78).
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modélisations en équations structurelles (SEM) et analyses confirmatoires conduites dans diverses populations cliniques ont testé la supériorité du modèle à 5 facteurs par rapport à des modèles rivaux unidimensionnels ou bidimensionnels (physique vs mental). Le modèle pentafactoriel présente d’excellents indices d’ajustement aux données :
- Indice de qualité d’ajustement comparatif ($CFI$) : souvent supérieur à 0,92 (et $> 0,95$ dans les échantillons homogènes).
- Indice de Tucker-Lewis ($TLI$) : $> 0,90$.
- Erreur quadratique moyenne d’approximation ($RMSEA$) : comprise entre 0,045 et 0,065, attestant d’une faible erreur résiduelle.
- Rapport $\chi^2 / \text{ddl}$ : généralement inférieur à 2,5.
Bien que les sous-échelles de Fatigue Générale et de Fatigue Physique soient fortement corrélées sur le plan latent ($r \approx 0,65 – 0,75$), l’ajustement global se dégrade de façon très significative lorsque ces dimensions sont fusionnées en un facteur unique, justifiant pleinement la conservation empirique des cinq sous-construits distincts.
10. Instrument de mesure
- Nom complet : Multidimensional Fatigue Index (MFI-20) / Multidimensionele Vermoeidheids Index (MVI-20)
- Traduction française courante : Index Multidimensionnel de Fatigue
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation (Patient-Reported Outcome Measure – PROM)
- Population cible : Adultes et personnes âgées (populations cliniques oncologiques, neurologiques, infectieuses, rhumatologiques, ainsi que population générale)
- Nombre total d’items : 20 items standardisés
- Nombre de sous-échelles : 5 sous-échelles indépendantes de 4 items chacune :
- Fatigue Générale (General Fatigue) : Items 1, 5, 12, 16
- Fatigue Physique (Physical Fatigue) : Items 2, 8, 14, 20
- Réduction de l’Activité (Reduced Activity) : Items 3, 6, 10, 17
- Réduction de la Motivation (Reduced Motivation) : Items 4, 9, 15, 18
- Fatigue Mentale (Mental Fatigue) : Items 7, 11, 13, 19
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points :
- 1 = Yes, that is true / strongly agree
- 2 = Rather true / agree
- 3 = Neutral / partly true
- 4 = Rather not true / disagree
- 5 = No, that is not true / strongly disagree
- Modalités de cotation et calcul des scores :
- Chaque sous-échelle génère un score brut s’échelonnant de 4 à 20 points.
- Le score total combiné (somme des 5 sous-échelles) varie de 20 à 100 points.
- Règle d’inversion des items (Reverse Scoring) : Pour que les scores élevés reflètent systématiquement un degré plus élevé de fatigue, les items formulés positivement (reflétant l’absence de fatigue ou un fonctionnement optimal) doivent être inversés avant sommation. Selon l’orientation de l’échelle (1 = accord fort avec l’affirmation), les items formulés dans le sens de la fatigue reçoivent un score direct ou inversé pour que : $5 = \text{fatigue maximale}$, $1 = \text{absence de fatigue}$. Concrètement, les items contre-indicatifs de la fatigue (Items 1, 3, 4, 6, 7, 8, 11, 12, 15, 20) ou les items orientés vers la fatigue (Items 2, 5, 9, 10, 13, 14, 16, 17, 18, 19) sont ajustés de sorte que le score de fatigue soit proportionnel à la sévérité du symptôme ($6 – \text{valeur brute}$ pour les items inversés).
- Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication princeps : 1995
- Droits d’auteur et statut légal : L’instrument MFI-20 a été développé dans le cadre de recherches académiques à l’Université d’Amsterdam. Les droits moraux et de copyright appartiennent aux auteurs originaux (E. M. A. Smets, B. Garssen, B. Bonke, J. C. J. M. de Haes).
- Conditions d’utilisation et politique tarifaire : Le MFI-20 est généralement accessible à titre gracieux à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’évaluation clinique standard. Pour toute utilisation commerciale, intégration dans des essais cliniques parrainés par l’industrie pharmaceutique ou intégration dans des plateformes logicielles propriétaires, l’accord préalable du titulaire des droits ou du bureau de transfert de technologie compétent (Amsterdam UMC) est requis.
12. Références
Gentile, S., Delarozière, J. C., Favre, F., Sambuc, R., & San Marco, J. L. (2003). Validation of the French version of the Multidimensional Fatigue Inventory (MFI 20). European Journal of Cancer Care, 12(1), 58–64. https://doi.org/10.1046/j.1365-2354.2003.00372.x
Hagelin, C. L., Wengström, Y., Runesdotter, S., & Fürst, C. J. (2007). The Swedish Multidimensional Fatigue Inventory: Translation and validation in patients with cancer in palliative care. Journal of Pain and Symptom Management, 34(3), 269–277. https://doi.org/10.1016/j.jpainsymman.2006.11.013
Hockey, G. R. (1997). Compensatory control in the regulation of human performance under stress and high workload: A cognitive-energetical framework. Biological Psychology, 45(1–3), 73–93. https://doi.org/10.1016/S0301-0511(96)05223-4
Lin, J. M. S., Brimmer, D. J., Maloney, E. M., Nyarko, E., BeLue, R., & Reeves, W. C. (2009). Further validation of the Multidimensional Fatigue Inventory (MFI-20) in a US adult population-based sample. Population Health Metrics, 7, Article 18. https://doi.org/10.1186/1478-7954-7-18
Schwarz, R., Krauss, O., & Hinz, A. (2003). Fatigue in the general population: Validation of the German version of the Multidimensional Fatigue Inventory (MFI-20). Onkologie, 26(2), 140–144. https://doi.org/10.1159/000069834
Smets, E. M. A., Garssen, B., Bonke, B., & de Haes, J. C. J. M. (1995). The Multidimensional Fatigue Inventory (MFI) psychometric qualities of an instrument to assess fatigue. Journal of Psychosomatic Research, 39(3), 315–325. https://doi.org/10.1016/0022-3999(94)00125-O
Smets, E. M. A., Garssen, B., Cull, A., & de Haes, J. C. J. M. (1996). Application of the Multidimensional Fatigue Inventory (MFI-20) in cancer patients receiving radiotherapy. British Journal of Cancer, 73(2), 241–245. https://doi.org/10.1038/bjc.1996.42
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale: 5-point Likert scale (1 = Yes, that is true / strongly agree to 5 = No, that is not true / strongly disagree, or 1 = strongly agree to 5 = strongly disagree)
- I feel fit.
- Physically I feel only able to do a little.
- I feel very active.
- I feel like doing all sorts of nice things.
- I feel tired.
- I think I do a lot in a day.
- When I am doing something, I can keep my thoughts on it.
- Physically I can take on a lot.
- I dread having to do things.
- I think I do very little in a day.
- I can concentrate well.
- I am rested.
- It takes a lot of effort to concentrate on things.
- Physically I feel I am in a bad condition.
- I have a lot of plans.
- I tire easily.
- I get little done.
- I don’t feel like doing anything.
- My thoughts easily wander.
- Physically I feel I am in an excellent condition.