Index de marche dynamique

L’Index de marche dynamique (Dynamic Gait Index, DGI) est une échelle clinique de référence évaluant l’équilibre dynamique lors de la marche et le risque de chute chez l’adulte et la personne âgée à travers 8 tâches motrices standardisées.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Index de marche dynamique (en anglais, Dynamic Gait Index ou DGI) est un instrument psychométrique et clinique d’évaluation de la performance motrice développé initialement par la professeure Anne Shumway-Cook et ses collaborateurs en 1995. Conçu pour quantifier l’équilibre dynamique lors de la locomotion et évaluer le risque de chute, le DGI soumet le patient à des contraintes environnementales et biomécaniques complexes qui dépassent le simple cadre de la marche stationnaire en ligne droite.

Le test se compose de 8 items standardisés évaluant des tâches fonctionnelles variées : la marche sur surface plane, la modification délibérée de la vitesse de marche, la marche avec rotations horizontales de la tête, la marche avec inclinaisons verticales de la tête, la marche combinée à un demi-tour pivotant brusque, le franchissement d’un obstacle enjambable, le contournement d’obstacles disposés en chicane, ainsi que la montée et la descente d’escaliers. Chaque tâche est notée sur une échelle ordinale à 4 niveaux allant de 0 (déficience sévère) à 3 (schéma de marche normal), aboutissant à un score global compris entre 0 et 24 points.

Sur le plan psychométrique, le DGI présente une excellente consistance interne (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,91 selon les cohortes cliniques), une fidélité inter-juges remarquable (coefficients de corrélation intraclasse, CCI > 0,90) et une fidélité test-retest substantielle (CCI allant de 0,86 à 0,96). Un score seuil inférieur ou égal à 19/24 est universellement documenté comme prédictif d’une augmentation significative de l’incidence des chutes chez les adultes âgés autonomes ou institutionnalisés, ainsi que chez les patients présentant des atteintes neurologiques centrales et vestibulaires périphériques (notamment dans la maladie de Parkinson et après un accident vasculaire cérébral).

2. Mots-clés / Keywords

Index de marche dynamique, Dynamic Gait Index, DGI, équilibre dynamique, risque de chute, gériatrie, maladie de Parkinson, posture, cinématique de la marche, psychométrie clinique, rééducation vestibulaire, évaluation fonctionnelle

3. Auteurs / Authors

L’outil a été initialement conceptualisé et validé par une équipe de chercheurs de premier plan dans le champ des neurosciences du mouvement et de la kinésithérapie neuromotrice :

  • Anne Shumway-Cook, PT, PhD, FAPTA — Professeure émérite au Département de médecine de réadaptation (Department of Rehabilitation Medicine), École de médecine de l’Université de Washington (Seattle, Washington, États-Unis). Chercheuse pionnière sur le contrôle postural, les troubles de l’équilibre et la prévention des traumatismes liés aux chutes chez les aînés.
  • Sandra Brauer, PT, PhD — Professeure et directrice de l’École des sciences de la santé et de la réadaptation (School of Health and Rehabilitation Sciences), Université du Queensland (Brisbane, Australie).
  • Marjorie Woollacott, PhD — Professeure émérite au Département de physiologie humaine et à l’Institut des neurosciences, Université de l’Oregon (Eugene, Oregon, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnue des mécanismes multisensoriels et neuromusculaires sous-tendant le contrôle de l’équilibre au cours du vieillissement.
  • Comité de développement de la directive clinique KNGF (2017) — Société royale néerlandaise de physiothérapie (Koninklijk Nederlands Genootschap voor Fysiotherapie), responsable de la standardisation et des adaptations cliniques des directives de prise en charge de la maladie de Parkinson, intégrant la version spécifique néerlandaise du DGI.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Index de marche dynamique (DGI) est de fournir une mesure objective, reproductible et écologiquement valide de la capacité d’un individu à modifier et adapter sa dynamique de marche en réponse à des exigences biomécaniques, vestibulaires et environnementales changeantes. Dans la vie quotidienne, la locomotion humaine n’est que très rarement une tâche automatisée et isolée menée sur un sol parfaitement lisse et dégagé ; elle nécessite continuellement une modulation adaptative de la trajectoire, de la vitesse et de l’assiette posturale en interaction avec des stimuli sensoriels concurrents.

Sur le plan clinique, le DGI poursuit trois visées majeures :

  1. Le dépistage précoce de l’instabilité posturale : Le test permet de révéler des déficits subtils de régulation de l’équilibre dynamique qui demeurent souvent invisibles lors d’un examen classique de la marche simple (comme le test de marche sur 10 mètres ou le simple test de Tinetti). La sollicitation conjointe des systèmes visuel, vestibulaire et somatosensoriel met en lumière des décompensations latentes.
  2. La stratification du risque de chute : En identifiant un seuil critique (≤ 19/24), l’instrument offre aux cliniciens (gériatres, neurologues, kinésithérapeutes, ergothérapeutes) une métrique décisionnelle robuste pour initier des protocoles préventifs ciblés, prescrire des aides techniques à la mobilité ou ajuster les thérapies pharmacologiques.
  3. L’évaluation de l’efficacité thérapeutique : Utilisé comme mesure de résultat (outcome measure), le DGI quantifie les progrès moteurs et fonctionnels consécutifs à des programmes d’entraînement physique, de réadaptation vestibulaire, d’exercices en double tâche ou d’interventions chirurgicales/neuromodulatrices (telle que la stimulation cérébrale profonde dans la maladie de Parkinson).

Dans la recherche fondamentale et clinique, le DGI sert de référence pour corréler les paramètres cinématiques et spatio-temporels de la locomotion (cadence, asymétrie de pas, temps de double appui) avec des scores fonctionnels synthétiques validés, contribuant ainsi à une meilleure compréhension des interactions sensorimotrices complexes dans les populations vulnérables.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique et fonctionnel mesuré par le DGI est l’adaptabilité locomotrice dynamique (dynamic locomotor adaptability) et le contrôle postural anticipatoire et réactif sous contrainte multisensorielle. Ce construit transcende la simple capacité motrice brute pour intégrer des processus cognitifs d’allocation attentionnelle et de régulation sensorimotrice.

Bien que le score total soit unidimensionnel dans son usage clinique standard, le construit sous-jacent s’articule autour de quatre domaines fonctionnels hautement intriqués :

A. Modulation spatio-temporelle de la cadence et de la vitesse

L’item 2 (changement de vitesse de marche) évalue la flexibilité neuromusculaire et la capacité du système nerveux central à moduler les générateurs de motifs spinaux (central pattern generators) et le contrôle cortico-sous-cortical. Le passage rapide d’un rythme de marche préférentiel à une accélération maximale, suivi d’une décélération contrôlée, exige une régulation immédiate de la force de propulsion et de la stabilité du freinage sans compromettre le centre de masse.

B. Intégration vestibulo-oculaire et stabilité céphalique en mouvement

Les items 3 et 4 introduisent des mouvements actifs de la tête (rotations axiales horizontales et flexions-extensions verticales) pendant la progression linéaire. Dans la locomotion normale, les mouvements de la tête engendrent des flux optiques complexes et stimulent vigoureusement les canaux semi-circulaires et les otolithes du système vestibulaire. Les patients présentant une atteinte vestibulaire bilatérale ou un syndrome parkinsonien éprouvent une difficulté majeure à dissocier le mouvement de la tête de celui du tronc en raison d’une perturbation du réflexe vestibulo-oculaire (RVO) et du réflexe vestibulo-spinal (RVS), ce qui entraîne une déviation de trajectoire ou un déséquilibre franc.

C. Réajustement dynamique immédiat et transitions posturales

L’item 5 (marche avec demi-tour pivotant rapide) impose une décélération soudaine, une rotation du corps autour d’un polygone de sustentation réduit et une réorientation immédiate du vecteur de déplacement. Cette manœuvre est particulièrement déstabilisante chez les personnes âgées fragiles en raison de la sollicitation extrême des mécanismes de stabilisation latérale et de coordination inter-segmentaire.

D. Négociation d’obstacles environnementaux et franchissement vertical

Les items 6, 7 et 8 évaluent le contrôle postural anticipatoire guidé par la vision. Le franchissement d’une boîte à chaussures (item 6) requiert une élévation adéquate du membre oscillant couplée à un appui unipodal stable prolongé. L’évitement de cônes (item 7) sollicite le guidage visuo-spatial et l’ajustement continu de la trajectoire latérale. Enfin, l’ascension et la descente d’escaliers (item 8) représentent l’une des activités de la vie quotidienne les plus exigeantes sur le plan biomécanique en termes de puissance musculaire excentrique et de tolérance aux accélérations verticales.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’Index de marche dynamique s’enracine dans la théorie des systèmes dynamiques du contrôle moteur (dynamical systems theory of motor control), popularisée notamment par le biomécanicien et neurophysiologiste soviétique Nikolaï Bernstein, puis formalisée en kinésithérapie moderne par Anne Shumway-Cook et Marjorie Woollacott. Ce modèle s’oppose aux conceptions hiérarchiques réflexes traditionnelles du mouvement en postulant que le comportement moteur émerge de l’interaction dynamique, non linéaire et coopérative entre trois pôles : l’individu (capacités cognitives, sensorielles et musculosquelettiques), la tâche demandée (contraintes biomécaniques, vitesse, stabilité) et l’environnement (surfaces, obstacles, distracteurs).

Selon cette approche, la locomotion sécuritaire dépend d’une capacité d’adaptation continue aux perturbations plutôt que de l’exécution rigide d’un programme moteur stéréotypé. Le maintien de l’équilibre au cours de la marche fait appel à la boucle de réafférence sensorielle (sensorimotor reweighting) : lorsque le contexte change (par exemple, bouger la tête de gauche à droite tout en marchant), le système nerveux central doit rapidement diminuer la dépendance visuelle ou vestibulaire si ces informations deviennent instables ou ambiguës, et surpondérer les entrées proprioceptives et somatosensorielles pour maintenir l’orientation verticale du corps.

Chez les individus présentant des altérations neurologiques (telles que la dégénérescence des voies dopaminergiques dans la maladie de Parkinson) ou le vieillissement biologique des récepteurs sensoriels (presbyastasie), cette flexibilité adaptative fait défaut. L’incapacité à réajuster dynamiquement les synergies musculaires lors des variations de tâches induit une perte d’équilibre. Le DGI a été précisément opérationnalisé pour capturer ces ruptures de l’adaptation systémique en confrontant le sujet à des perturbations intentionnelles et environnementales directes.

7. Validité / Validity

L’Index de marche dynamique bénéficie d’une validation empirique et clinique extrêmement documentée dans la littérature internationale :

Validité de construit

Le DGI démontre une forte capacité à différencier les populations cliniques des témoins sains. Les sujets âgés sans antécédents d’instabilité obtiennent de manière constante des scores proches du plafond (23-24 points), tandis que les scores chutent de façon statistiquement significative chez les personnes âgées fragiles (moyenne de 16 à 18), les patients victimes d’un AVC (moyenne de 12 à 15) ou ceux atteints de la maladie de Parkinson aux stades intermédiaires de Hoehn et Yahr (scores moyens < 18).

Validité convergente et discriminante

Des corrélations modérées à très élevées ont été constamment établies avec d’autres échelles d’équilibre et de mobilité validées :

  • Corrélation positive élevée avec l’Échelle d’équilibre de Berg (Berg Balance Scale, BBS) : r compris entre 0,67 et 0,84 selon les études, attestant que le DGI mesure un construit proche mais spécifique à la dynamique de marche.
  • Corrélation négative robuste avec le test Timed Up and Go (TUG) : r variant de -0,62 à -0,79, confirmant que des scores DGI plus faibles sont associés à un allongement du temps de réalisation du parcours de mobilité.
  • Corrélation avec l’échelle d’efficacité des chutes (Falls Efficacy Scale, FES) et l’échelle ABC (Activities-specific Balance Confidence) : corrélations significatives (r ≈ 0,55 à 0,70), illustrant le lien étroit entre performance locomotrice objective et confiance subjective dans son équilibre.

Validité prédictive des chutes

La capacité du DGI à prédire les chutes futures a été démontrée à maintes reprises. Dans l’étude princeps de Shumway-Cook et al. (1997), un score seuil de ≤ 19 points a affiché une sensibilité de 59 % et une spécificité de 64 % pour identifier les personnes âgées à risque de chute récurrente. Dans des cohortes présentant des troubles vestibulaires, Whitney et al. (2000) ont mis en évidence qu’un score ≤ 19 offrait une sensibilité de 85 % et une spécificité de 50 % pour la discrimination des personnes ayant rapporté une ou plusieurs chutes au cours des 6 mois précédents (rapport de cotes [OR] > 3,5).

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de fidélité du DGI sont considérées comme d’un niveau d’excellence pour un test d’observation de la performance clinique :

Fidélité inter-juges

L’évaluation simultanée ou par enregistrement vidéo de patients par plusieurs évaluateurs indépendants (kinésithérapeutes, médecins) génère des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) remarquables. Shumway-Cook et al. ont rapporté un CCI inter-juges de 0,96 pour le score total chez des personnes âgées vivant en communauté. Chez des patients parkinsoniens, les coefficients Kappa pondérés par item varient de 0,65 à 0,91, et le CCI pour le score total dépasse généralement 0,87.

Fidélité intra-juge et test-retest

La stabilité temporelle de la mesure lors de sessions répétées espacées de 24 à 72 heures sans intervention thérapeutique montre une stabilité élevée :

  • Dans les populations gériatriques : CCI test-retest de 0,90 à 0,96.
  • Chez les patients après un accident vasculaire cérébral : CCI de 0,96 (Jonsdottir & Cattaneo, 2007).
  • Chez les patients atteints de sclérose en plaques : CCI de 0,85 à 0,91.

Consistance interne

Le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 8 items oscille selon les cohortes entre 0,78 et 0,91, indiquant une homogénéité satisfaisante sans redondance excessive entre les items. L’erreur type de mesure (ETM ou Standard Error of Measurement, SEM) a été évaluée à environ 1,0 à 1,8 point, et le changement minimal détectable (CMD à 95 % de confiance) est établi entre 2,8 et 4 points selon l’étiologie clinique sous-jacente.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que conçu initialement comme un indice global unidimensionnel du risque de chute, la structure sous-jacente du DGI a été soumise à de multiples analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) à travers la littérature de psychométrie appliquée :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Plusieurs études (notamment Vereeck et al., 2008 ; Herman et al., 2009) ont investigué la dimensionnalité de l’outil. Deux modèles factoriels principaux émergent régulièrement :

  1. Modèle unidimensionnel : Une composante générale dominante expliquant entre 55 % et 68 % de la variance totale, où tous les items présentent des saturations factorielles substantielles (> 0,60). Ce résultat soutient la pertinence du calcul d’un score composite global unique de 0 à 24.
  2. Modèle bifactoriel : Certaines études sur des cohortes neurologiques mettent en évidence deux facteurs distincts :
    • Facteur 1 — Intégration sensorielle et dynamique céphalique : items 3 (rotations horizontales), 4 (inclinaisons verticales) et 5 (pivot rapide), saturant à des niveaux élevés (> 0,72).
    • Facteur 2 — Négociation d’obstacles environnementaux et modifications spatiales : items 1 (marche normale), 2 (vitesse), 6 (obstacle enjambé), 7 (évitement de cônes) et 8 (escaliers), avec des saturations oscillant entre 0,58 et 0,81.

Modélisation par la théorie de réponse aux items (TRI / Rasch)

Des analyses selon le modèle de Rasch conduites chez des personnes âgées et des patients parkinsoniens ont montré un bon ajustement global (statistiques Infit et Outfit généralement comprises entre 0,7 et 1,3 pour la majorité des items). Toutefois, ces études soulignent un certain effet plafond chez les personnes âgées hautement actives, ce qui a motivé le développement ultérieur d’une version étendue à 14 items, la Functional Gait Assessment (FGA), conçue pour réduire ce plafonnement par l’adjonction de conditions de marche plus discriminantes (marche yeux fermés, marche à reculons, marche en tandem).

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Index de marche dynamique est un test de performance motrice standardisé administré par un professionnel de santé formé. Ses caractéristiques structurelles sont les suivantes :

  • Nom du test : Index de marche dynamique (Dynamic Gait Index — DGI).
  • Domaines évalués : Équilibre dynamique, adaptabilité locomotrice, régulation spatio-temporelle, intégration vestibulo-locomotrice, risque de chute.
  • Format d’administration : Observation directe de la performance physique du participant le long d’un parcours balisé.
  • Nombre d’items : 8 items fonctionnels standardisés.
  • Échelle de réponse (authentique) : Échelle ordinale à 4 points (4-point ordinal rating scale) :
    • 3 = Normal (schéma de marche fluide, vitesse adéquate, sans perte d’équilibre ni hésitation)
    • 2 = Mild impairment (déficience légère : légère altération de vitesse, asymétrie mineure ou légère hésitation)
    • 1 = Moderate impairment (déficience modérée : ralentissement marqué, démarche hésitante, base de sustentation élargie ou perte d’équilibre rattrapée)
    • 0 = Severe impairment (déficience sévère : incapacité d’exécuter la tâche, perte d’équilibre majeure requérant l’assistance de l’évaluateur, déviation extrême de trajectoire)
  • Matériel requis pour la passation :
    • Un couloir de marche rectiligne, plat et dégagé d’au moins 6 mètres (20 pieds) de longueur, matérialisé par des repères adhésifs au sol.
    • Un chronomètre pour la surveillance clinique du rythme.
    • Une boîte à chaussures classique ou un obstacle rectangulaire standardisé (hauteur d’environ 10 à 15 cm).
    • Deux cônes de signalisation (d’environ 20 à 30 cm de hauteur) espacés de 1,8 mètre (6 pieds).
    • Un escalier standardisé comportant plusieurs marches avec une main courante sécurisée.
  • Cotation et interprétation :
    • Chaque item reçoit un score entier de 0 à 3.
    • Le score total s’obtient par la somme directe des 8 items, variant de 0 à 24 points.
    • Un score de 22 à 24 indique une marche fonctionnelle normale et un risque de chute faible.
    • Un score de ≤ 19 caractérise un déficit manifeste de l’équilibre dynamique et un risque accru de chute chez la personne âgée et le patient neurologique.
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1995 (publication princeps de Shumway-Cook, Gruber, Baldwin, & Liao sous forme d’article et manuel de contrôle postural).
  • Adaptation néerlandaise de référence (Parkinson) : 2017 (Directive de physiothérapie du KNGF pour la maladie de Parkinson).
  • Statut du droit d’auteur et permissions : Le DGI est un instrument du domaine public (open-access clinical instrument) destiné à la communauté clinique et scientifique. Les instructions, protocoles de cotation et fiches d’évaluation sont librement accessibles et reproductibles sans redevance commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement les travaux originaux d’Anne Shumway-Cook et ses collaborateurs.
  • Tarifs : Gratuit pour l’usage clinique, académique et la recherche clinique. Aucun coût d’acquisition de licence n’est requis.

12. Références / References

Les publications fondatrices et les études psychométriques majeures relatives au DGI sont présentées ci-après selon les normes de l’APA (7e édition) :

  • Herman, T., Inbar-Borovsky, N., Brozgol, M., Giladi, N., & Hausdorff, J. M. (2009). The Dynamic Gait Index in healthy older adults: The role of stair climbing, fear of falling and gender. Gait & Posture, 29(2), 237–241. https://doi.org/10.1016/j.gaitpost.2008.08.013
  • Jonsdottir, J., & Cattaneo, D. (2007). Reliability and validity of the Dynamic Gait Index in persons with chronic stroke. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 88(11), 1410–1415. https://doi.org/10.1016/j.apmr.2007.08.109
  • Keus, S. H. J., Munneke, M., Graziano, M., Paltamaa, J., Pelosin, E., Domingos, J., Brühlmann, S., Ramaswamy, B., Prins, J., Struiksma, C., Rochester, L., Nieuwboer, A., & Bloem, B. R. (2014). European Physiotherapy Guideline for Parkinson’s disease. KNGF/ParkinsonNet.
  • Shumway-Cook, A., Baldwin, M., Polissar, N. L., & Gruber, W. (1997). Predicting the probability for falls in community-dwelling older adults. Physical Therapy, 77(8), 812–819. https://doi.org/10.1093/ptj/77.8.812
  • Shumway-Cook, A., & Woollacott, M. H. (1995). Motor Control: Theory and Practical Applications. Williams & Wilkins.
  • Vereeck, L., Wuyts, F. L., Truijen, S., & Van de Heyning, P. H. (2008). Clinical assessment of balance: Normative data, and gender and age effects. International Journal of Audiology, 47(2), 67–75. https://doi.org/10.1080/14992020701689688
  • Whitney, S. L., Hudak, M. T., & Marchetti, G. F. (2000). The dynamic gait index relates to self-reported fall history in patients with vestibular dysfunction. Journal of Vestibular Research, 10(2), 99–105. https://doi.org/10.3233/VES-2000-10205

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Response scale (4-point ordinal rating scale):

3 = Normal  | 
2 = Mild impairment  | 
1 = Moderate impairment  | 
0 = Severe impairment
  1. Gait level surface: Walk at your normal speed from here to the next mark (20 feet [6 m]).
  2. Change in gait speed: Walk at your normal pace for 5 feet (1.5 m). When I tell you ‘go’, walk as fast as you can for 5 feet. When I tell you ‘slow’, walk as slowly as you can for 5 feet.
  3. Gait with horizontal head turns: Walk from here to the next mark at your normal pace. Begin walking at your normal pace. When I tell you to ‘look right’, keep walking straight, but turn your head to the right. Keep looking to the right until I tell you, ‘look left’, then turn your head to the left and keep walking straight. Keep looking to the left until I tell you ‘look straight’, then turn your head straight ahead and keep walking straight.
  4. Gait with vertical head turns: Walk from here to the next mark at your normal pace. Begin walking at your normal pace. When I tell you to ‘look up’, keep walking straight, but look up. Keep looking up until I tell you, ‘look down’, then look down and keep walking straight. Keep looking down until I tell you ‘look straight’, then turn your head straight ahead and keep walking straight.
  5. Gait and pivot turn: Begin walking at your normal pace. When I tell you to ‘turn and stop’, turn as quickly as you can to face the opposite direction and stop.
  6. Step over obstacle: Begin walking at your normal speed. When you come to the shoebox, step over it, not around it, and keep walking.
  7. Step around obstacles: Begin walking at your normal speed. When you come to the first cone (6 feet away), walk around the right side of it. When you come to the second cone (6 feet past the first cone), walk around the left side of it.
  8. Steps: Walk up these stairs as you would at home (using the railing if necessary). At the top, turn around and walk down.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Index de marche dynamique. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/index-de-marche-dynamique/
Looti, Mohammed. “Index de marche dynamique.” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/index-de-marche-dynamique/.
Looti, Mohammed. “Index de marche dynamique.” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/index-de-marche-dynamique/.