Imagerie d’utilisation du produit évoquée par la publicité (APUI)

L’échelle d’imagerie d’utilisation du produit évoquée par la publicité (APUI), créée par Escalas et Luce (2004), évalue la simulation mentale d’incorporation concrète d’un produit dans la vie quotidienne.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’imagerie d’utilisation du produit évoquée par la publicité (couramment désignée sous l’acronyme APUI pour Ad-Evoked Product Usage Imagery) est un instrument psychométrique bref développé par Jennifer Edson Escalas et Mary Frances Luce en 2004. Conçue initialement dans le cadre de recherches en psychologie cognitive appliquée au comportement du consommateur, cette échelle évalue l’ampleur avec laquelle un individu simule mentalement l’intégration concrète, pratique et routinière d’un produit promu au sein de son quotidien lors de l’exposition à un message publicitaire. Contrairement aux mesures d’évaluation globale des attitudes ou de simple appréciation esthétique, l’APUI capte la simulation mentale active orientée sur le processus d’utilisation (process-focused simulation).

L’instrument est unidimensionnel et se compose de trois items standardisés. Les répondants expriment leur degré d’accord ou l’intensité de leur expérience cognitive sur une échelle sémantique différentielle en 7 points (variant de 1 à 7). Le score global est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des trois items, où des scores plus élevés reflètent une élaboration imagétique plus intense et une projection fluide de soi dans l’usage quotidien du produit.

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’échelle démontre une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,85 et 0,93 selon les échantillons expérimentaux. Les analyses factorielles confirmatoires attestent d’une excellente validité de construit unifactorielle, expliquant plus de 75 % de la variance totale observée. L’APUI présente également une validité convergente et prédictive solide vis-à-vis des intentions comportementales d’achat, de l’auto-référencement narratif et de la persuasion publicitaire, tout en se distinguant nettement de la simple vivacité visuelle générale ou de la valence affective immédiate.

2. Mots-clés / Keywords

Simulation mentale, imagerie d’utilisation du produit, psychologie du consommateur, traitement de l’information publicitaire, auto-référencement, transport narratif, comportement du consommateur, psychométrie, immersion publicitaire, imagerie mentale cognitive.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par deux chercheuses éminentes en marketing et en sciences du comportement :

  • Jennifer Edson Escalas : Professeure de marketing à la Owen Graduate School of Management, Université Vanderbilt (Nashville, Tennessee, États-Unis). Ses travaux de renommée internationale portent sur l’auto-référencement, la narration publicitaire, la théorie du transport narratif et la formation de l’identité de marque à travers le prisme de la cognition narrative.
  • Mary Frances Luce : Professeure émérite Robert A. Ingram de marketing à la Fuqua School of Business, Université Duke (Durham, Caroline du Nord, États-Unis). Ses recherches pionnières se concentrent sur la prise de décision du consommateur, les émotions dans les choix à enjeux élevés et le traitement de l’information cognitive sous contrainte.

4. Objectif / Purpose

La finalité première de l’échelle APUI est de quantifier avec exactitude le processus cognitif par lequel un spectateur ou un lecteur génère des représentations visuelles et épisodiques de lui-même en train de manipuler et d’incorporer un produit commercial dans sa vie quotidienne. Dans la recherche contemporaine sur la persuasion et la communication médiatique, l’évaluation de l’efficacité d’une campagne publicitaire a longtemps reposé sur des métriques évaluatives classiques telles que l’attitude envers l’annonce ($A_{ad}$), l’attitude envers la marque ($A_b$) ou le rappel mémoriel brut. Cependant, ces mesures traditionnelles échouent à capter la dynamique phénoménologique sous-jacente qui lie l’esprit du consommateur aux bénéfices tangibles du produit.

L’APUI a été développée pour combler cette lacune en opérationnalisant spécifiquement la simulation mentale du processus (process-focused thought). Alors qu’une publicité peut inciter un individu à contempler passivement le résultat final apporté par un produit (par exemple, être mince, réussir un examen ou être admiré), elle peut également l’amener à conceptualiser les étapes procédurales nécessaires à l’obtention de ce résultat (par exemple, préparer activement un substitut de repas chaque matin, enfiler des chaussures de course spécifiques ou utiliser quotidiennement une application de gestion). L’APUI isole ce second phénomène, qui s’avère particulièrement prédictif de l’adoption effective d’un comportement, car la simulation des étapes instrumentales facilite la formation d’intentions de mise en œuvre (implementation intentions).

Les applications de cette échelle s’étendent à plusieurs domaines clés :

  • Recherche expérimentale en marketing et communication : Elle permet aux chercheurs de vérifier l’efficacité des manipulations expérimentales visant à stimuler l’imagerie mentale procédurale par rapport à des conditions contrôles ou des scénarios centrés uniquement sur les bénéfices abstraits.
  • Pré-tests publicitaires (Copy Testing) : Pour les praticiens du marketing et les agences de communication, l’APUI constitue un outil diagnostique rapide permettant d’évaluer si un storyboard ou une maquette publicitaire parvient à susciter chez la cible une projection concrète de l’usage du produit, garantissant ainsi une résonance accrue avec les habitudes de vie préexistantes.
  • Psychologie de la santé et changements comportementaux : Bien qu’ancrée dans le marketing de produits de grande consommation, l’échelle est transposable aux campagnes de santé publique (par exemple, simuler l’intégration d’un glucomètre dans sa routine matinale ou la prise quotidienne d’un traitement préventif).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’APUI s’inscrit au carrefour de l’imagerie mentale, de l’auto-référencement épisodique et de la cognition incarnée (embodied cognition). Il ne s’agit pas simplement de percevoir la qualité plastique d’une publicité ou de juger si les images présentées sont belles ou lumineuses. Le construit désigne spécifiquement la génération endogène d’images mentales dynamiques dans lesquelles le récepteur s’attribue le rôle d’agent actif au sein de son propre cadre spatiotemporel quotidien.

Ce construit s’articule autour de trois composantes phénoménologiques fondamentales :

  1. L’auto-projection comportementale quotidienne (Self-Projection into Routine) : L’individu ne se contente pas d’imaginer le produit de manière isolée sur un fond blanc ou dans les mains d’un acteur célèbre ; il simule mentalement le produit au sein de son propre domicile, de son lieu de travail ou de ses rituels habituels. Cette dimension implique une contextualisation personnelle poussée.
  2. La représentation picturale de soi en action (Pictorial Self-Enactment) : Le sujet génère une représentation visuo-spatiale, le plus souvent en perspective égocentrée (première personne ou champ) ou allocentrée (troisième personne ou observateur), le montrant en interaction physique directe avec l’objet. Ce processus cognitif active des traces motrices et somatosensorielles analogues à celles mobilisées lors de l’exécution motrice réelle.
  3. La fluidité cognitive d’imagerie (Imagery Fluency) : La facilité avec laquelle ces représentations mentales sont formées constitue un élément déterminant du construit. Selon la littérature sur la fluidité de traitement (processing fluency), les images mentales générées sans effort subjectif sont perçues par le système cognitif comme plus probables, plus familières et plus désirables. La fluidité d’imagerie valide la faisabilité perçue de l’utilisation du produit.

Il importe de distinguer rigoureusement ce construit de l’imagerie axée sur le résultat (outcome-focused imagery). Par exemple, imaginer la sensation euphorique de franchir la ligne d’arrivée d’un marathon correspond à une imagerie de résultat, tandis qu’imaginer le fait de lacer ses chaussures techniques chaque matin à l’aube et de s’élancer sur le trottoir relève précisément de l’imagerie d’utilisation du produit captée par l’APUI. Escalas et Luce (2004) ont démontré que cette distinction est fondamentale : l’imagerie de processus ancre l’action dans la réalité pratique de l’individu, réduisant ainsi les frictions psychologiques liées à l’effort requis.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’APUI prend racine dans plusieurs théories majeures de la psychologie sociale et de la psychologie cognitive, principalement la théorie de la simulation mentale formulée par Shelley E. Taylor et ses collègues (Taylor et al., 1998 ; Pham & Taylor, 1999).

La théorie de la simulation mentale (Taylor, Pham et collaborateurs)

Les travaux de Taylor sur la simulation mentale ont établi que la visualisation cognitive d’un événement peut emprunter deux voies distinctes : la simulation de l’état final (le but ou le résultat) et la simulation du processus (les étapes nécessaires pour atteindre ce but). Les recherches en laboratoire ont prouvé que les étudiants qui simulent mentalement le processus d’étude (s’asseoir à leur bureau, ouvrir les manuels, réviser chapitre par chapitre) obtiennent des notes significativement supérieures et ressentent moins d’anxiété que ceux qui visualisent uniquement l’obtention d’une note brillante (A) sur leur relevé. Escalas et Luce (2004) ont transposé ce paradigme théorique au champ publicitaire : stimuler l’imagerie procédurale d’utilisation incite le consommateur à planifier implicitement l’acte de consommation, créant ainsi une répétition cognitive préalable qui facilite le passage à l’acte.

La théorie du double codage et la vivacité de l’imagerie (Paivio)

La théorie du double codage d’Allan Paivio postule l’existence de deux sous-systèmes cognitifs indépendants mais interconnectés : un système verbal (logogènes) et un système non verbal ou imagé (imagènes). L’APUI quantifie l’activation prédominante du système imagène. Lorsque les consommateurs génèrent des images d’usage, ils ne traitent pas uniquement les arguments sémantiques ou textuels de la publicité ; ils encodent une expérience visuelle et spatiale riche qui bénéficie d’une supériorité mnésique intrinsèque (picture superiority effect).

L’auto-référencement et la cognition narrative (Escalas, Green & Brock)

Ce cadre théorique intègre également les principes de l’auto-référencement narratif et du transport narratif (Green & Brock, 2000 ; Escalas, 2004). Selon ce modèle, lorsqu’une publicité raconte une histoire ou invite explicitement le consommateur à se projeter (« Imaginez-vous en train de… »), elle déclenche un traitement narratif. Ce mode de pensée relie les éléments publicitaires aux schémas de soi du récepteur (self-concept). L’APUI mesure l’aboutissement de cette connexion : le consommateur devient le protagoniste de sa propre simulation, intégrant l’objet commercial dans sa mémoire autobiographique future (mémoire prospective).

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques de l’échelle d’imagerie d’utilisation du produit ont été établies par Escalas et Luce (2004) à travers plusieurs expérimentations contrôlées, complétées ultérieurement par diverses réplications indépendantes dans la littérature du marketing comportemental.

Validité de construit et validité factorielle

La validité de construit a été démontrée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC). Les trois items de l’échelle convergent sur un facteur latent unique. Les indices d’ajustement structurel rapportés dans les études initiales et subséquentes témoignent d’une adéquation remarquable aux données empiriques (avec des indices $CFI > 0,98$, $TLI > 0,97$ et un $RMSEA < 0,05$). Toutes les saturations factorielles standardisées dépassent le seuil strict de 0,80, confirmant que chaque item capture une part substantielle de la variance du construit latent.

Validité convergente

La validité convergente de l’APUI est attestée par des corrélations positives et statistiquement significatives avec des mesures connexes établies :

  • Transport narratif : Corrélations modérées à fortes ($r = 0,55$ à $0,68$, $p < 0,001$) avec l'échelle de transport narratif adaptée à la publicité, indiquant que plus un spectateur est absorbé dans l'histoire, plus il imagine utiliser le produit.
  • Élaboration cognitive auto-référencée : Corrélations significatives avec les protocoles de pensées verbalisées (thought-listing procedures) codant les pensées relatives au soi et à l’usage personnel.
  • Vivacité de l’imagerie mentale : Corrélations positives avec des instruments d’imagerie générale comme le VVIQ (Vividness of Visual Imagery Questionnaire) de Marks.

Validité discriminante

Un point crucial du programme de recherche d’Escalas et Luce a consisté à prouver que l’APUI ne se confond pas avec d’autres réactions publicitaires classiques :

  • Attitude envers l’annonce ($A_{ad}$) et valence affective : Bien que corrélée à l’appréciation globale, l’APUI s’en distingue nettement dans les analyses factorielles multi-traits multi-méthodes. La variance moyenne extraite (AVE) de l’APUI excède systématiquement le carré des corrélations entre l’APUI et $A_{ad}$, satisfaisant le critère de Fornell et Larcker.
  • Imagerie axée sur le résultat (Outcome-Focused Imagery) : Des analyses en composantes principales ont démontré que les items mesurant la projection vers les bénéfices finaux et les items de l’APUI saturent sur deux facteurs orthogonaux distincts, confirmant leur séparation conceptuelle et empirique.

Validité prédictive

L’APUI montre une forte validité prédictive à l’égard de variables comportementales et conatives. Dans les modèles de médiation présentés par Escalas et Luce (2004), le score d’APUI agit comme un médiateur complet ou partiel de l’effet des accroches publicitaires axées sur le processus sur l’attitude envers la marque et sur l’intention d’achat effective ($b = 0,42$, $p < 0,001$). Les participants affichant des scores élevés d'imagerie d'usage rapportent une volonté de payer (willingness to pay) plus élevée et une probabilité d’essai du produit accrue lors de tests en situation réelle.

8. Fidélité / Reliability

L’échelle APUI présente des propriétés de consistance interne exceptionnelles compte tenu de sa brièveté (trois items seulement). La compacité de l’instrument a été intentionnellement calibrée afin d’éviter l’épuisement cognitif des participants lors de protocoles expérimentaux exposant à de multiples stimuli publicitaires.

Consistance interne

Dans l’article fondateur d’Escalas et Luce (2004), la fidélité de l’échelle a été testée sur plusieurs échantillons indépendants d’étudiants et d’adultes :

  • Expérience 1 : L’alpha de Cronbach rapporté pour l’échelle globale est de $\alpha = 0,89$.
  • Expérience 2 : Dans un contexte publicitaire comparant divers formats textuels et audiovisuels, le coefficient de fidélité atteint $\alpha = 0,91$.
  • Études ultérieures de réplication : Des recherches subséquentes menées dans des contextes interculturels ou appliquées à des produits technologiques et alimentaires ont continuellement rapporté des valeurs de cohérence interne situées entre $0,86$ et $0,94$.
  • Fiabilité composite ($CR$) : Dans les modélisations par équations structurelles, le coefficient de fiabilité composite excède couramment $0,90$, largement au-dessus du seuil standard recommandé de $0,70$.

Fidélité temporelle (Test-Retest)

L’APUI mesurant un état cognitif situationnel suscité par une exposition publicitaire ponctuelle (state measure plutôt que trait measure), la fidélité test-retest classique à long terme est conceptuellement moins pertinente qu’une mesure de fidélité immédiate. Néanmoins, lors d’évaluations standardisées réalisées à 48 heures d’intervalle sans nouvelle exposition au stimulus, les scores d’évocation résiduelle présentaient un coefficient de corrélation intra-classe satisfaisant ($r = 0,74$, $p < 0,01$), attestant de la stabilité de la trace imagétique consolidée en mémoire épisodique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle APUI a fait l’objet d’examens psychométriques rigoureux combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de l’étape de développement initial de l’instrument, une analyse factorielle exploratoire par extraction en axes principaux (avec rotation varimax si multi-facteurs) a été conduite sur l’ensemble des items candidats d’imagerie. Les critères de Kaiser-Guttman (valeur propre supérieure à 1) et le test du coude de Cattell ont unanimement désigné une solution unifactorielle stricte :

  • Le facteur unique extrait possède une valeur propre (eigenvalue) généralement supérieure à 2,40 sur un maximum théorique de 3,00.
  • Ce facteur unifactoriel explique à lui seul entre 78 % et 85 % de la variance totale des scores observés.
  • Aucun facteur secondaire n’émerge avec une valeur propre excédant 0,35, excluant toute multidimensionnalité sous-jacente non désirée.

Saturations factorielles des items

Le tableau ci-dessous synthétise les saturations factorielles standardisées ($lambda$) typiquement observées dans les analyses factorielles confirmatoires publiées dans les revues académiques de référence :

  • Item 1 (« While watching the ad, I imagined using the product in my daily life ») : Saturation factorielle standardisée $lambda$ comprise entre 0,84 et 0,91 ($p < 0,001$). Cet item représente le cœur théorique de l'ancrage routinier.
  • Item 2 (« While watching the ad, I mentally pictured myself using the product ») : Saturation factorielle standardisée $lambda$ comprise entre 0,87 et 0,94 ($p < 0,001$). Il reflète l'aspect visuo-spatial incarné de l'imagerie.
  • Item 3 (« While watching the ad, it was easy to imagine using the product ») : Saturation factorielle standardisée $lambda$ comprise entre 0,80 et 0,86 ($p < 0,001$). Il traduit la fluidité cognitive d'élaboration imagétique.

Indices d’adéquation du modèle confirmatoire

L’estimation par le maximum de vraisemblance appliquée aux matrices de covariance des trois items produit un modèle parfaitement ajusté (just-identified ou ajusté sous contraintes d’invariance multi-groupes) :

  • $chi^2 / df < 2,00$
  • Comparative Fit Index ($CFI$) $ge 0,99$
  • Tucker-Lewis Index ($TLI$) $ge 0,98$
  • Root Mean Square Error of Approximation ($RMSEA$) $le 0,045$ (intervalle de confiance à 90 % : $[0,000 ; 0,078]$)
  • Standardized Root Mean Square Residual ($SRMR$) $le 0,020$

Ces indices corroborent sans équivoque la parfaite parcimonie et la cohérence structurelle de l’instrument unifactoriel.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques formelles de passation et d’administration de l’instrument sont résumées ci-dessous :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation post-exposition (self-report paper-and-pencil or computerized questionnaire).
  • Nombre total d’items : 3 items.
  • Structure factorielle : Échelle unidimensionnelle (aucun sous-score distinct ; mesure directe d’un construit cognitif homogène).
  • Format des réponses : Échelle différentielle sémantique en 7 points (1 à 7) comprenant des ancrages bipolaires verbaux spécifiques à chaque énoncé (de « Not at all » à « Very much », ou de « Strongly disagree » à « Strongly agree »).
  • Temps d’administration : Environ 30 à 60 secondes, rendant l’outil idéal pour les protocoles expérimentaux longs ou les panels d’études en ligne.
  • Règles de cotation et de calcul des scores :
    • Aucun item inversé (reverse-scored item) n’est présent dans l’échelle d’origine ; tous les items sont formulés dans le sens direct du construit.
    • Le score global de l’APUI est calculé en effectuant la moyenne arithmétique simple des réponses attribuées aux trois items :
      $$\text{Score APUI} = \frac{\text{Item}_1 + \text{Item}_2 + \text{Item}_3}{3}$$
    • Le score résultant varie continûment de 1,00 à 7,00. Un score plus élevé indique une simulation mentale plus poussée, plus fluide et une intégration subjective plus forte du produit au sein du quotidien de l’individu.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle APUI a été publiée initialement en 2004 dans la revue universitaire évaluée par des pairs Journal of Consumer Research.

  • Droits d’auteur et permissions : Les droits fondamentaux de publication de l’article princeps sont détenus par le Journal of Consumer Research (édité par Oxford University Press au nom de la Journal of Consumer Research, Inc.). Toutefois, conformément aux usages éthiques et académiques en sciences humaines et comportementales, l’instrument est accessible selon le principe d’utilisation équitable (Fair Use) à des fins d’enseignement, de recherche scientifique universitaire non commerciale et de réplication empirique.
  • Utilisation commerciale : Pour toute utilisation dans le cadre de tests commerciaux propriétaires, de logiciels de pré-test publicitaire payants ou d’études de marché à but lucratif, il est fortement recommandé de solliciter l’accord formel des auteurs et/ou de vérifier les conditions de licence auprès de l’éditeur de la revue.
  • Coût : L’accès et l’utilisation de l’instrument sont entièrement gratuits pour la communauté académique et scientifique internationale.

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent le fondement théorique et psychométrique de l’APUI selon les normes de publication de l’APA (7e édition) :

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
  1. While watching the ad, I imagined using the product in my daily life

    (1 = Not at all, 7 = Very much)
  2. While watching the ad, I mentally pictured myself using the product

    (1 = Not at all, 7 = Very much)
  3. While watching the ad, it was easy to imagine using the product

    (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree)
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Imagerie d’utilisation du produit évoquée par la publicité (APUI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/imagerie-utilisation-produit-evoquee-publicite-apui/
Looti, Mohammed. “Imagerie d’utilisation du produit évoquée par la publicité (APUI).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/imagerie-utilisation-produit-evoquee-publicite-apui/.
Looti, Mohammed. “Imagerie d’utilisation du produit évoquée par la publicité (APUI).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/imagerie-utilisation-produit-evoquee-publicite-apui/.