Imagerie de consommation

L’échelle d’imagerie de consommation (Fritz, Hadi, & Stephen, 2023) mesure la clarté, le réalisme et la vivacité de la simulation mentale de consommation d’un aliment. Cet instrument psychométrique évalue l’impact de technologies immersives telles que la réalité augmentée sur la désirabilité alimentaire.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’imagerie de consommation (Consumption Imagery Scale), mobilisée et formalisée notamment par William Fritz, Rhonda Hadi et Andrew Stephen (2023) dans leurs travaux sur les technologies immersives, est un instrument psychométrique conçu pour mesurer l’intensité, la clarté et le réalisme de la simulation mentale qu’un individu génère lorsqu’il s’imagine en train de consommer un aliment ou un produit spécifique. L’imagerie mentale de consommation représente une modalité particulière de la cognition incarnée (embodied cognition), par laquelle le système sensoriel et moteur réactive des représentations perceptives internes en l’absence de stimuli physiques immédiats.

Cet instrument auto-rapporté se compose de trois items ciblés évaluant respectivement la netteté (clarity), le réalisme perçu (reality) et la vivacité (vividness) de l’image mentale de consommation alimentaire. Les réponses sont recueillies à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points, s’étendant de 1 (« Pas du tout » / Not at all) à 7 (« Énormément » / Very much). La structure factorielle de l’outil est strictement unidimensionnelle, traduisant un facteur latent robuste d’activation de la simulation sensorielle. Sur le plan psychométrique, l’échelle affiche une cohérence interne exceptionnelle (avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,91 et 0,95 selon les échantillons expérimentaux) et une validité de construit remarquable.

Dans les champs du comportement du consommateur, du marketing sensoriel et de la psychologie cognitive appliquée, cette échelle s’est imposée comme un médiateur explicatif central permettant de comprendre comment les technologies d’affichage émergentes — telles que la réalité augmentée (RA), la réalité virtuelle ou les interfaces tactiles — stimulent le désir alimentaire, augmentent la propension à payer et modifient les intentions d’achat en facilitant une projection sensorielle pré-consommatoire intense.

2. Mots-clés / Keywords

Imagerie de consommation, imagerie mentale, simulation mentale, cognition incarnée, marketing sensoriel, vivacité sensorielle, comportement du consommateur, réalité augmentée, désirabilité alimentaire, psychométrie, prise de décision.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été mise au point et validée expérimentalement dans le cadre de recherches publiées dans le Journal of the Academy of Marketing Science par une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford :

  • William Fritz : Chercheur en marketing et sciences du comportement, Saïd Business School, Université d’Oxford (Oxford, Royaume-Uni). Spécialiste des technologies interactives, de la psychologie de la consommation numérique et du comportement alimentaire.
  • Rhonda Hadi : Professeure associée en marketing, Saïd Business School, Université d’Oxford (Oxford, Royaume-Uni). Ses travaux portent sur le marketing sensoriel, les interactions homme-technologie et l’impact des environnements numériques sur les émotions et le comportement humain.
  • Andrew Stephen : Professeur émérite L’Oréal de marketing, Saïd Business School, Université d’Oxford (Oxford, Royaume-Uni). Expert reconnu internationalement dans les domaines du marketing digital, des technologies émergentes et de la modélisation comportementale.

4. Objectif / Purpose

La mesure précise des processus cognitifs internes a longtemps représenté un défi méthodologique majeur en psychologie expérimentale et en sciences de gestion. L’objectif fondamental de l’échelle d’imagerie de consommation est de quantifier empiriquement la force phénoménologique de la simulation mentale d’un acte de consommation. Lorsqu’un consommateur est exposé à une représentation visuelle d’un aliment (qu’il s’agisse d’une image statique en deux dimensions, d’un clip vidéo ou d’une projection tridimensionnelle interactive en réalité augmentée), le système cognitif n’enregistre pas simplement des signaux optiques passifs ; il active spontanément des réseaux mnésiques et des représentations somatosensorielles simulant l’expérience directe de consommation.

Fritz, Hadi et Stephen (2023) ont développé cette échelle pour opérationnaliser le mécanisme psychologique médiateur par lequel des technologies immersives comme la réalité augmentée influencent la désirabilité des aliments (« food desirability »). L’outil répond à un double enjeu :

  • Sur le plan de la recherche fondamentale : Fournir une mesure standardisée, parcimonieuse et hautement fiable de l’activité d’imagerie sensorielle ciblée sur l’acte d’ingestion. Elle permet de dissocier l’imagerie visuelle générale d’une scène de l’imagerie motrice et gustative spécifique liée à la consommation effective d’un produit.
  • Sur le plan des applications appliquées et managériales : Évaluer l’efficacité persuasive des interfaces de commande numérique, des menus interactifs dans la restauration, et des environnements de commerce électronique. L’échelle aide les praticiens à diagnostiquer si une interface parvient à induire une simulation mentale suffisamment puissante pour déclencher des réponses hédoniques positives, une salivation anticipatoire et, ultimement, une conversion transactionnelle.

L’importance théorique de cette mesure découle du fait que les êtres humains utilisent la simulation mentale comme un substitut cognitif direct de l’expérience vécue. Plus l’image mentale de consommation est nette, réaliste et vivace, plus les jugements de valeur, l’attrait perçu et les réponses affectives imitent ceux qui surviendraient lors d’une dégustation physique réelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’imagerie de consommation relève de la famille des représentations cognitives multimodales. Contrairement à une simple pensée abstraite, verbale ou sémantique (par exemple, savoir logiquement qu’une part de gâteau contient du sucre et des calories), l’imagerie mentale implique une quasi-expérience perceptive qui engage le cortex visuel, gustatif, olfactif et somatosensoriel sans stimulus externe immédiat.

Dans l’opérationnalisation établie par Fritz et ses collaborateurs, le construit capture trois propriétés phénoménologiques interdépendantes de cette simulation interne :

  • La clarté (Clarity) : Cette facette évalue la résolution structurelle et la netteté des détails dans l’œil de l’esprit. Une image mentale claire d’un acte de consommation permet au sujet de visualiser avec précision les contours de l’aliment, sa texture de surface, la façon dont il se découpe ou se fragmente, et les mouvements de préhension. À l’opposé, une imagerie de faible clarté se caractérise par des représentations floues, nébuleuses ou instables.
  • Le réalisme (Realism) : Le sentiment d’authenticité ou de plausibilité somatique renvoie à la concordance entre la simulation mentale et une véritable expérience sensorielle. Un score élevé de réalisme indique que l’individu a le sentiment que l’expérience simulée reproduit fidèlement la morsure, la mastication, la sensation en bouche et la déglutition réelles, au point où la frontière psychologique entre le virtuel et le réel s’estompe temporairement.
  • La vivacité (Vividness) : Définie historiquement dans la tradition psychométrique de David Marks (VVIQ), la vivacité représente l’intensité, la richesse des couleurs, la saillance perceptive et le dynamisme de la représentation mentale. Dans l’imagerie de consommation, une forte vivacité implique une expérience quasi-hallucinatoire au sens positif : le sujet perçoit intensément la chaleur ou la fraîcheur de l’aliment, ses nuances aromatiques et le plaisir immédiat de l’ingestion.

Ces trois facettes convergent au sein d’une dimension latente unifiée. Ensemble, elles traduisent l’étendue avec laquelle le consommateur a virtuellement « pré-consommé » le produit dans son esprit, un phénomène déterminant dans la régulation des comportements d’approche alimentaire.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement épistémologique de l’échelle d’imagerie de consommation s’articule autour de trois courants théoriques majeurs des sciences cognitives et du comportement du consommateur :

1. La théorie de la cognition incarnée et située (Embodied & Grounded Cognition)

Développée notamment par le psychologue cognitif Lawrence Barsalou (1999, 2008), la cognition située postule que la mémoire, la compréhension conceptuelle et le raisonnement ne reposent pas sur des symboles abstraits et amodaux, mais sur la réactivation partielle des états neuronaux engagés lors de la perception sensorielle et de l’action motrice. Lorsque l’on observe un aliment, le cerveau procède à une ré-exécution sensori-motrice des expériences passées d’ingestion. L’échelle de Fritz et al. quantifie précisément l’ampleur phénoménologique de cette réactivation incarnée.

2. Le traitement par imagerie versus traitement discursif (MacInnis & Price, 1987)

Dans la littérature en marketing, Deborah MacInnis et Linda Price ont conceptualisé le traitement cognitif par imagerie comme une modalité distincte du traitement discursif textuel. Le traitement par imagerie évoque des réponses affectives plus immédiates, holistiques et intenses, car il utilise des codes de stockage analogiques. L’imagerie de consommation constitue l’aboutissement fonctionnel de ce traitement : le consommateur ne se contente pas d’analyser les attributs d’un produit (prix, ingrédients), il simule intérieurement son utilisation hédonique.

3. La simulation sensorielle et l’affordance motrice (Elder & Krishna, 2012)

Les travaux de Ryan Elder et Aradhna Krishna ont démontré que des variations subtiles dans la présentation visuelle d’un produit (par exemple, placer la poignée d’une tasse ou une fourchette du côté dominant de la main de l’observateur) augmentent l’imagerie motrice et l’envie de consommer. Fritz, Hadi et Stephen (2023) étendent cette perspective aux technologies interactives contemporaines : la réalité augmentée, en ancrant l’aliment tridimensionnel directement dans l’espace physique immédiat de l’utilisateur (par exemple, sur sa propre table de salle à manger), confère des affordances spatiales supérieures. Cette spatialisation réaliste déclenche une imagerie de consommation démultipliée par rapport à une visualisation sur écran plat conventionnel.

7. Validité / Validity

L’échelle a fait l’objet de rigoureuses évaluations de validité dans les études conduites par Fritz, Hadi et Stephen (2023), ainsi que dans des travaux ultérieurs explorant les interfaces numériques et les stimuli gustatifs :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente de l’échelle est attestée par des corrélations inter-items très élevées, toutes significatives à p < 0,001. La variance moyenne extraite (AVE, Average Variance Extracted) pour ce facteur latent dépasse régulièrement le seuil conservateur de 0,75, confirmant que la quasi-totalité de la variance des indicateurs est captée par le construit théorique sous-jacent. De surcroît, l’échelle corrèle fortement avec d’autres mesures validées de vivacité de l’imagerie (comme le VVIQ adapté) et d’immersion cognitive perçue, démontrant une excellente convergence conceptuelle.

Validité discriminante

La validité discriminante a été confirmée par l’approche de Fornell-Larcker ainsi que par l’évaluation du ratio hétérotrait-monotrait (HTMT). L’imagerie de consommation se distingue nettement de construits voisins mais conceptuellement distincts, tels que :

  • L’appréciation esthétique générale de l’image (l’image peut être jugée belle sans que le sujet ne s’imagine consommer l’aliment) ;
  • Le sentiment de présence spatiale (se sentir immergé dans l’environnement virtuel) ;
  • La faim de base ou le niveau de privation alimentaire préexistant.

Les valeurs HTMT observées vis-à-vis de ces construits demeurent inférieures à 0,70, ce qui est bien en deçà du seuil critique standard de 0,85.

Validité prédictive et nomologique

L’échelle démontre une validité nomologique et prédictive particulièrement robuste. Dans les analyses de médiation par bootstrapping (PROCESS, modèle 4 de Hayes), le score moyen d’imagerie de consommation sert de médiateur statistique intégral entre le type de modalité de visualisation (Réalité Augmentée vs Affichage 2D classique) et :

  • La désirabilité alimentaire perçue (food desirability, beta significatifs supérieurs à 0,40) ;
  • Le consentement à payer (Willingness to Pay / WTP) ;
  • L’intention d’achat et le choix réel d’aliments riches en récompenses sensorielles.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’échelle d’imagerie de consommation répondent aux standards méthodologiques les plus exigeants de la psychométrie contemporaine :

Cohérence interne

À travers les multiples études expérimentales rapportées par Fritz, Hadi et Stephen (2023), l’instrument a systématiquement affiché des indices de cohérence interne remarquables :

  • Alpha de Cronbach (α) : Les valeurs rapportées dans les études oscillent entre 0,91 et 0,94, ce qui dénote une très haute homogénéité des items sans redondance sémantique excessive.
  • Fiabilité composite (CR, Composite Reliability) : Les analyses factorielles confirmatoires ont révélé des indices de fiabilité composite compris entre 0,92 et 0,95.
  • Oméga de McDonald (ω) : Dans les réplications récentes évaluant des modèles non affectés par l’hypothèse de tau-équivalence stricte, l’indice ω se maintient au-dessus de 0,92.

Stabilité temporelle

Bien que l’imagerie de consommation soit mesurée comme un état cognitif induit par une tâche (sensible aux stimuli visuels immédiats et à la satiété du moment) plutôt que comme un trait stable de personnalité immuable, la fidélité test-retest administrée dans des conditions de laboratoire standardisées à intervalles courts (15 à 30 minutes, en maintenant constant le niveau de faim) présente des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) supérieurs à 0,82.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) attestent sans ambiguïté de la nature unidimensionnelle stricte de l’échelle à trois items.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une analyse en composantes principales et une factorisation en axes principaux menées sur les réponses expérimentales révèlent une solution à facteur unique selon le critère de Kaiser (valeur propre supérieure à 1). Ce facteur unique extrait généralement entre 84 % et 89 % de la variance totale expliquée, ce qui confirme l’absence de composantes résiduelles substantielles.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Dans les modèles d’équations structurelles, le modèle unifactoriel saturé (avec 3 indicateurs, le modèle de base possède 0 degré de liberté) a été validé au sein de macro-modèles de mesure comprenant d’autres échelles (présence perçue, désirabilité, intention comportementale). Les indices d’ajustement globaux de ces structures s’avèrent excellents :

  • χ²/ddl : < 2,10
  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,98
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,97
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,05 (intervalle de confiance à 90 % : [0,02 ; 0,07])
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,03

Saturations factorielles des items (λ)

Les saturations factorielles standardisées pour chacun des trois items sont extrêmement puissantes et statistiquement significatives à p < 0,001 :

  • Item 1 (Clarté) : λ ≈ 0,88 à 0,92
  • Item 2 (Réalisme) : λ ≈ 0,89 à 0,93
  • Item 3 (Vivacité) : λ ≈ 0,91 à 0,95

Ces charges factorielles démontrent que l’ensemble des trois formulations reflète uniformément le facteur latent central de simulation mentale.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se distingue par une brièveté exemplaire qui minimise la fatigue cognitive des participants tout en maximisant la précision psychométrique.

  • Nom du test : Échelle d’imagerie de consommation (Consumption Imagery Scale).
  • Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur ordinateur, tablette, smartphone ou support papier, présenté immédiatement après l’exposition à un stimulus visuel ou interactif représentant un aliment.
  • Nombre d’items : 3 items formulés sous forme interrogative directe.
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points : 1 = « Pas du tout » (Not at all) à 7 = « Énormément » (Very much).
  • Temps de passation : Moins d’une minute (environ 30 à 45 secondes).
  • Directives de cotation et calcul du score :
    • Aucun item inversé.
    • Le score global d’imagerie de consommation est obtenu en calculant la moyenne arithmétique simple des scores attribués aux trois items (somme des trois notes divisée par 3).
    • Le score résultant oscille entre 1,00 et 7,00, où une valeur plus élevée traduit une simulation mentale de consommation plus intense, nette et prégnante.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2023.
  • Publication princeps : Journal of the Academy of Marketing Science (Fritz, Hadi, & Stephen, 2023).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Les items de l’échelle ont été publiés dans un article académique évalué par les pairs sous l’égide de Springer Nature / Academy of Marketing Science. Dans le cadre d’un usage de recherche scientifique, académique ou pédagogique non commercial, l’utilisation de l’instrument est généralement libre et gratuite, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale.
  • Frais d’utilisation (Fees) : Gratuit pour la recherche académique non lucrative. Tout usage commercial propriétaire intégré à des plateformes logicielles ou des dispositifs marchands peut nécessiter l’autorisation expresse des auteurs ou des détenteurs des droits de reproduction.

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format: 7-point Likert scale (1 = Not at all, 7 = Very much)

  1. How clear was your mental image of eating this food?
  2. How real was your mental image of eating this food?
  3. How vivid was your mental image of eating this food?
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Imagerie de consommation. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/imagerie-de-consommation/
Looti, Mohammed. “Imagerie de consommation.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/imagerie-de-consommation/.
Looti, Mohammed. “Imagerie de consommation.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/imagerie-de-consommation/.