1. Résumé / Abstract
L’échelle de l’image de l’entreprise (générale), couramment désignée sous l’acronyme COMIMG (Company Image – General), a été développée et formalisée par Rajshekhar G. Javalgi, Mark B. Traylor, Andrew C. Gross et Edward Lampman en 1994 dans leur étude fondamentale consacrée aux retombées du parrainage d’entreprise sur la perception institutionnelle (Javalgi et al., 1994). Cet instrument psychométrique a été élaboré pour évaluer de façon standardisée, concise et robuste l’attitude globale et la réputation cognitive d’une organisation auprès des consommateurs, des investisseurs ou du grand public. L’échelle opérationnalise l’image corporative comme une attitude multidimensionnelle agrégée, reposant sur cinq dimensions fondamentales : la qualité perçue des produits ou services, l’efficacité de la gestion organisationnelle, l’engagement et la responsabilité sociétale au sein de la communauté, la réceptivité et l’écoute des consommateurs, ainsi que la réputation de l’entreprise en tant qu’employeur.
Composée de cinq items construits selon un format de différenciateur sémantique bipolaire en sept points (allant généralement de 1 à 7), l’échelle permet de capturer rapidement la valence des représentations cognitives et affectives qu’un individu associe à une firme donnée. D’un point de vue psychométrique, l’instrument présente d’excellentes propriétés de fidélité et de validité. Les recherches empiriques initiales et les réplications ultérieures rapportent une cohérence interne élevée, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,82 et 0,91. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires attestent d’une structure factorielle unidimensionnelle dominante, où chaque attribut corporatif contribue de manière substantielle et homogène à l’évaluation globale de l’entité organisationnelle. L’échelle COMIMG s’est imposée comme un standard méthodologique dans les travaux en marketing stratégique, en communication institutionnelle et en psychologie organisationnelle, permettant notamment de quantifier l’efficacité des campagnes de parrainage, la résilience de la marque face aux crises réputationnelles et la fidélité globale des parties prenantes.
2. Mots-clés / Keywords
Image de l’entreprise, Réputation corporative, Différenciateur sémantique, Psychométrie organisationnelle, Parrainage d’entreprise, Responsabilité sociale des entreprises, Perception du consommateur, Valeur de marque, Attitude institutionnelle, Modélisation d’équations structurelles, Comportement du consommateur, COMIMG.
3. Auteurs / Authors
L’échelle COMIMG a été conçue et validée par une équipe de chercheurs spécialisés en marketing stratégique, affaires internationales et recherche opérationnelle :
- Rajshekhar (Raj) G. Javalgi : Professeur émérite de marketing et de commerce international au sein du Monte Ahuja College of Business de la Cleveland State University (Cleveland, Ohio, États-Unis). Ses recherches portent sur le comportement du consommateur, le marketing international des services, les stratégies de mondialisation et le rôle du sponsoring dans le positionnement institutionnel.
- Mark B. Traylor : Chercheur et consultant en marketing, ayant contribué de manière significative aux recherches sur l’implication des consommateurs, la fidélité à la marque et l’évaluation publicitaire.
- Andrew C. Gross : Professeur émérite de marketing au sein de la Cleveland State University. Spécialiste renommé des études sectorielles industrielles (B2B), de l’intelligence économique et des comportements corporatifs globaux.
- Edward Lampman : Spécialiste de la recherche en marketing quantitatif et de l’analyse des médias, ayant collaboré à des programmes d’évaluation de la réputation corporative et de l’impact des parrainages sportifs et culturels.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle COMIMG est de fournir un instrument de mesure quantitatif, parcimonieux mais théoriquement exhaustif, capable de mesurer l’image globale qu’un individu se forge d’une entreprise commerciale ou institutionnelle. Dans le paysage de la psychologie du consommateur et des sciences de gestion du début des années 1990, une grande disparité méthodologique existait quant à la façon d’opérationnaliser le concept d’image corporative. Beaucoup d’études recouraient à des mesures à item unique (comme une note globale de sympathie), incapables de capturer la richesse des attributs institutionnels, ou au contraire à des batteries d’items excessivement longues (parfois plus de 50 qualificatifs) engendrant une fatigue cognitive importante chez les répondants et une forte redondance statistique.
L’échelle développée par Javalgi et ses collaborateurs (1994) a été spécifiquement conçue pour surmonter cette dichotomie en retenant les cinq piliers cardinaux de l’évaluation corporative. L’enjeu central de leur publication était d’isoler l’impact causal de la notoriété du parrainage (sponsorship awareness) sur les attitudes envers la firme. Les auteurs cherchaient à déterminer si le fait de sponsoriser des événements de grande envergure (notamment culturels ou sportifs) modifiait favorablement la perception qu’avaient les consommateurs de la gestion, de la qualité des produits et de l’engagement sociétal de l’entreprise parrainante.
Au-delà de son application initiale au parrainage publicitaire, l’échelle COMIMG répond à des objectifs multiples tant dans la recherche académique que dans la pratique organisationnelle :
- Audit réputationnel périodique : Permettre aux directions de la communication et du marketing d’effectuer un suivi longitudinal de la santé perceptive de leur marque, en observant comment des événements externes ou internes influencent les cinq attributs clés.
- Gestion des crises institutionnelles : Servir de baromètre avant et après une crise (par exemple, un scandale financier, un rappel de produit ou une controverse environnementale) pour quantifier avec précision quel aspect précis du capital réputationnel a été dégradé.
- Études d’impact des fusions et acquisitions : Mesurer le transfert d’image ou la dilution de marque lorsqu’une entreprise en acquiert une autre ou change de raison sociale.
- Psychologie du travail et attractivité organisationnelle : Bien que conçue initialement pour le consommateur, la sous-dimension relative à la réputation de l’employeur confère à l’échelle une utilité pour évaluer la marque employeur auprès des candidats potentiels et des collaborateurs actuels.
En somme, l’échelle COMIMG permet d’opérationnaliser la réputation non pas comme une entité nébuleuse, mais comme une structure cognitive organisée autour d’évaluations de compétences techniques (qualité, gestion), éthiques (citoyenneté, écoute client) et sociales (milieu de travail).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’échelle COMIMG est l’image corporative générale (corporate image), conceptualisée comme la résultante synthétique des croyances, sentiments, idées et impressions qu’un individu nourrit à l’égard d’une organisation. Selon la conceptualisation adoptée en psychologie cognitive et en théorie du comportement du consommateur (Keller, 1993), l’image de marque corporative est un réseau associatif stocké en mémoire sémantique, composé de multiples nœuds informationnels interconnectés. L’échelle COMIMG extrait de ce réseau associatif cinq facettes fondamentales :
1. La qualité des produits et services (Product Quality)
Cette dimension évalue l’efficacité fonctionnelle et la fiabilité perçue de l’offre marchande de l’organisation. L’excellence intrinsèque des biens produits est souvent le premier point de contact cognitif entre le consommateur et l’entreprise. Un score élevé sur cet attribut traduit une perception d’innovation, de robustesse technique, de sécurité d’usage et de conformité aux standards les plus stricts de l’industrie. En termes d’attribution psychologique, cette dimension alimente le jugement de compétence fondamentale de l’entreprise.
2. La gestion organisationnelle et le leadership (Management Competence)
La dimension managériale renvoie à la perception de la solidité financière, de la vision stratégique, du leadership exécutif et de la stabilité institutionnelle de l’entreprise. Les individus, qu’ils soient consommateurs, observateurs médiatiques ou actionnaires, attribuent des qualités de leadership aux firmes (qualifiées de « bien gérées » ou « mal gérées »). Cette évaluation repose sur la conviction que l’organisation est pilotée par des dirigeants compétents capables de pérenniser son activité, de naviguer dans l’incertitude économique et de respecter ses engagements contractuels.
3. L’engagement sociétal et communautaire (Community Involvement)
Cette facette s’inscrit au cœur des théories de la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Elle mesure dans quelle mesure l’entreprise est perçue comme un citoyen corporatif engagé, soucieux du bien-être de la communauté locale, de la protection environnementale et du mécénat civique ou culturel. Dans la structure psychologique du consommateur, cette dimension active la composante de bienveillance et de moralité attribuée à l’organisation, dépassant la stricte recherche du profit financier.
4. La réceptivité et l’écoute des consommateurs (Consumer Responsiveness)
Ce pôle évalue l’orientation client de la firme, c’est-à-dire sa capacité perçue à prêter attention aux besoins, aux doléances et à la satisfaction de sa clientèle. Une entreprise perçue comme hautement réceptive répond aux réclamations de façon équitable, intègre les retours des usagers dans l’amélioration de ses services et fait preuve d’empathie commerciale. Cette dimension conditionne fortement le sentiment de confiance et de justice relationnelle du consommateur.
5. La réputation en tant qu’employeur (Employment Reputation)
Cette dernière composante mesure l’attractivité de l’organisation sur le plan des ressources humaines. Elle capture la perception qu’a le répondant des conditions de travail, de la politique salariale, du respect accordé aux salariés et de l’équité interne. Une entreprise reconnue comme un « bon employeur » suscite non seulement l’admiration externe, mais bénéficie également d’un biais d’inférence positif : les consommateurs estiment que des employés valorisés et motivés délivrent une qualité de service supérieure.
L’intégration de ces cinq dimensions au sein d’un même construit reflète la nature holistique de l’image de marque : bien que distincts sur le plan analytique, ces facteurs s’entremêlent pour forger une attitude corporative globale favorable ou défavorable.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’échelle COMIMG s’ancre à la croisée de plusieurs courants majeurs de la psychologie cognitive, de la psychologie sociale et du management stratégique :
Le modèle des réseaux associatifs en mémoire sémantique
Formulé initialement par des psychologues cognitifs tels qu’Allan Collins et Elizabeth Loftus, puis appliqué au marketing par Kevin Lane Keller (1993), le modèle du réseau associatif stipule que la mémoire humaine est organisée sous forme de nœuds reliés par des liens propositionnels. Le nom de l’entreprise constitue le nœud central. Les stimuli environnementaux — tels que l’exposition à une bannière de parrainage lors d’un événement sportif ou la lecture d’un article de presse — activent ce nœud central. Cette activation se diffuse ensuite le long des connexions vers les nœuds périphériques représentant les attributs de la firme (qualité des produits, implication civique, etc.). L’échelle COMIMG constitue ainsi une méthode d’extraction et de calibrage direct de la force et de la valence de ces nœuds cognitifs activés.
L’effet de halo cognitif (Thorndike, 1920)
L’un des postulats théoriques majeurs sous-tendant la métrologie de l’image générale d’entreprise est l’effet de halo (halo effect). Émis initialement par Edward Thorndike, ce biais cognitif désigne la tendance d’une évaluation globale ou saillante d’une entité à influencer de manière congruente l’évaluation de caractéristiques spécifiques de cette même entité. Dans le cadre de COMIMG, un consommateur qui apprécie sincèrement les produits d’une entreprise aura tendance à inférer, par cohérence cognitive, que cette même entreprise est bien dirigée, respectueuse de ses employés et active dans la communauté. Inversement, l’image corporative globale fonctionne elle-même comme un halo protecteur ou pénalisant sur chaque jugement individuel d’un nouveau produit.
La théorie du signal (Spence, 1973)
Dans un contexte de marchés asymétriques où les consommateurs ne disposent pas d’une information parfaite sur les pratiques internes d’une société, les actions visibles de l’entreprise fonctionnent comme des signaux crédibles émis vers l’environnement. Dans l’article original de Javalgi et al. (1994), le parrainage financier d’une cause philanthropique ou d’une émission d’intérêt public constitue un signal onéreux qui informe le consommateur sur la santé financière de l’entreprise (gestion) et sur ses valeurs morales (engagement sociétal). L’échelle COMIMG opérationnalise la manière dont ces signaux externes sont décodés, agrégés et intégrés dans le système d’attitudes du récepteur.
La théorie de la réputation corporative de Fombrun
Sur le plan des théories de gestion, l’instrument s’aligne étroitement avec les conceptualisations de Charles Fombrun et Cees van Riel (Fombrun & van Riel, 1997), selon lesquelles la réputation est une représentation collective agrégée des actions passées et des perspectives futures d’une entreprise, qui détermine sa capacité relative à créer de la valeur par rapport à ses concurrents. Les dimensions de Javalgi et al. préfigurent directement les piliers du célèbre Reputation Quotient (RQ) en intégrant simultanément la performance opérationnelle, la responsabilité citoyenne et le capital humain.
7. Validité / Validity
Les études empiriques consacrées à l’échelle COMIMG apportent des éléments probants quant à ses diverses formes de validité psychométrique :
Validité de contenu (Content Validity)
La validité de contenu a été établie lors de la genèse de l’instrument par une revue exhaustive de la littérature en communication d’entreprise et l’examen critique des instruments préexistants. Les cinq dimensions sélectionnées recouvrent les domaines fonctionnels, éthiques et managériaux qui délimitent consensuellement le domaine conceptuel de l’image de marque corporative. Le choix d’ancres bipolaires contrastées permet d’éviter l’ambiguïté lexicale et de capter avec finesse l’étendue du continuum évaluatif.
Validité convergente (Convergent Validity)
La validité convergente de l’échelle est démontrée par des corrélations positives, fortes et statistiquement significatives ($r$ variant fréquemment entre 0,65 et 0,82, $p < 0,001$) avec d’autres échelles d’attitude générale envers l’entreprise ($A_{corp}$) et d’attitude envers la marque ($A_b$). Dans les modélisations d’équations structurelles (SEM), la variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) associée au facteur de second ordre de l’image corporative dépasse régulièrement le seuil critique recommandé de 0,50 (se situant généralement entre 0,58 et 0,68), confirmant que la variance partagée attribuable au construit théorique est supérieure à la variance résiduelle de mesure.
Validité discriminante (Discriminant Validity)
L’instrument démontre une excellente validité discriminante vis-à-vis de concepts voisins mais théoriquement distincts. Dans les travaux de Javalgi et al. (1994), les scores COMIMG se distinguent nettement de la variable « Notoriété du parrainage » (Sponsorship Awareness, mesurée par la reconnaissance assistée ou spontanée), prouvant que la simple mémorisation d’un parrainage n’est pas confondue avec l’évaluation globale de l’organisation. De même, selon le critère de Fornell-Larcker, la racine carrée de l’AVE de l’échelle COMIMG demeure strictement supérieure à ses corrélations avec d’autres construits tels que l’intention d’achat immédiate ou l’évaluation d’un produit spécifique, garantissant que l’image institutionnelle globale n’est pas un simple décalque de l’attitude envers un produit particulier.
Validité prédictive et nomologique (Predictive & Nomological Validity)
La validité nomologique de COMIMG s’exprime à travers sa capacité avérée à prédire des variables comportementales en aval au sein de réseaux nomologiques théoriques. De nombreuses recherches confirment que des scores élevés à l’échelle COMIMG prédisent positivement :
- L’intention d’achat des produits de l’entreprise ($eta$ standardisés oscillant entre 0,35 et 0,55, $p < 0,001$).
- La propension au bouche-à-oreille positif (Word-of-Mouth) et à la recommandation spontanée.
- La tolérance et la résilience du public en cas d’incident de service ou de communication négative dans les médias.
- L’intérêt des candidats qualifiés à postuler au sein de l’organisation.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité psychométrique de l’échelle COMIMG a fait l’objet de vérifications approfondies à travers de multiples échantillons et protocoles de recherche :
Cohérence interne (Internal Consistency)
Dans l’investigation empirique originelle de Javalgi, Traylor, Gross et Lampman (1994), l’analyse de cohérence interne des cinq items a révélé un coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) de 0,86 pour l’échantillon global évaluant différentes compagnies industrielles et de services. Ce résultat dépasse très largement le seuil conventionnel de 0,70 préconisé pour la recherche fondamentale et se situe au-delà du critère exigeant de 0,80 requis pour des décisions appliquées.
Des études indépendantes ultérieures ayant mobilisé ou adapté l’échelle COMIMG ont corroboré ces résultats :
- Dans des études portant sur des entreprises de télécommunications et de services financiers, les coefficients alpha observés oscillent entre 0,83 et 0,91.
- La fiabilité composite (Composite Reliability, CR ou oméga de McDonald $\omega$) calculée dans le cadre de modélisations confirmatoires dépasse de façon constante 0,85, confirmant l’absence de biais d’estimation lié à l’hypothèse de tau-équivalence sous-jacente à l’alpha de Cronbach classique.
- Les corrélations inter-items corrigées (item-total correlations) se situent toutes dans une plage robuste, s’étendant généralement de 0,58 à 0,78, attestant qu’aucun item n’est redondant ou dissocié du reste du faisceau de mesure.
Stabilité temporelle (Test-Retest Reliability)
Bien que l’image corporative soit susceptible d’évoluer sous l’effet de flux informationnels nouveaux, les études évaluant la stabilité temporelle de COMIMG en l’absence d’interventions communicationnelles majeures indiquent une bonne fidélité test-retest. Sur un intervalle standard de deux à trois semaines, les coefficients de corrélation intra-classe (ICC) rapportés dépassent 0,78, témoignant d’une stabilité substantielle des représentations cognitives des répondants en régime de croisière.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’échelle COMIMG a été investiguée à l’aide de techniques d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) :
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lors de l’application initiale des techniques de réduction de données (par analyse en composantes principales ou factorisation en axes principaux avec rotation varimax ou promax), les cinq items s’agrègent invariablement sur un facteur dominant unique représentant l’image globale de l’entreprise. Ce facteur principal extrait habituellement entre 58 % et 72 % de la variance totale des scores, respectant amplement le critère de Kaiser (valeur propre supérieure à 1,0, atteignant souvent entre 3,10 et 3,60 pour le premier facteur). Le coude du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) met en évidence une rupture nette après la première composante, confirmant l’unidimensionnalité fonctionnelle de l’instrument.
Les saturations factorielles (factor loadings) standardisées des cinq items sur cette composante unique sont particulièrement homogènes et élevées :
- Qualité des produits / services : $lambda pprox 0,74 – 0,86$
- Gestion / gouvernance organisationnelle : $lambda pprox 0,78 – 0,88$
- Engagement communautaire / sociétal : $lambda pprox 0,68 – 0,79$
- Écoute / réceptivité des consommateurs : $lambda pprox 0,72 – 0,84$
- Réputation en tant qu’employeur : $lambda pprox 0,70 – 0,81$
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Les travaux méthodologiques ayant testé la structure de COMIMG par AFC au moyen de logiciels d’équations structurelles (tels que LISREL, AMOS ou le package lavaan sous R) rapportent des indices d’adéquation ajustés excellents pour le modèle unifactoriel :
- Chi-deux normé ($\chi^2 / dl$) : Généralement compris entre 1,20 et 2,45 (inférieur au seuil classique de 3,00).
- Comparative Fit Index (CFI) : Systématiquement supérieur à 0,96, souvent au-delà de 0,98.
- Tucker-Lewis Index (TLI) : Valeurs typiques oscillant entre 0,95 et 0,98.
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : Estimé entre 0,035 et 0,062, avec des intervalles de confiance à 90 % n’excédant que très rarement 0,08.
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : Inférieur à 0,040.
Ces indices empiriques prouvent sans équivoque que, bien que chaque item interpelle un domaine d’action précis de l’entreprise (produits, RH, société, gouvernance, clients), ces attributs convergent de façon univoque vers une structure cognitive intégrée chez l’évaluateur.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure COMIMG se présente sous une forme standardisée, structurée comme suit :
- Type d’évaluation : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire) mesurant l’attitude envers une entreprise cible.
- Format des items : Différenciateur sémantique bipolaire (semantic differential scale), opposant deux propositions contrastées à chaque extrémité d’un continuum.
- Nombre total d’items : 5 paires d’adjectifs / propositions sémantiques bipolaires.
- Échelle de réponse : Échelle en 7 points (allant de 1 = ancrage négatif à 7 = ancrage positif, ou de -3 à +3 selon les versions de recherche avec 0 comme point neutre).
- Durée d’administration : Très rapide, généralement réalisable en moins de deux minutes par entreprise évaluée, minimisant les risques de fatigue chez les répondants.
- Modalités de passation : Compatible avec des protocoles sur papier-crayon, des enquêtes téléphoniques assistées par ordinateur (CATI) ou des questionnaires auto-administrés en ligne (web/mobile).
- Procédure de cotation (Scoring) :
- Score moyen d’image corporative : Calculé en effectuant la moyenne arithmétique des 5 items (scores de 1 à 7). Un score de 4 représente la neutralité évaluative, un score < 4 une image défavorable, et un score > 4 une image corporative favorable.
- Score sommatif global : Somme brute des 5 items, s’échelonnant théoriquement de 5 (image extrêmement dégradée) à 35 (image institutionnelle optimale).
- Profil sémantique par sous-dimension : Analyse séparée de chacun des cinq items pour identifier les forces et faiblesses relatives de l’organisation étudiée.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception et publication : 1994.
- Titre d’origine de l’article princeps : Awareness of sponsorship and corporate image: An empirical investigation, publié dans le Journal of Advertising.
- Statut des droits d’auteur et permissions : Les droits éditoriaux de l’article original sont détenus par l’éditeur académique Taylor & Francis (au nom de l’American Academy of Advertising). Les descripteurs conceptuels de l’échelle ont été diffusés dans la littérature savante à des fins de recherche scientifique. L’utilisation académique non commerciale dans le cadre de thèses, mémoires ou recherches universitaires est généralement tolérée selon les règles du fair use académique, sous réserve d’une citation bibliographique appropriée des auteurs originaux (Javalgi et al., 1994).
- Tarification : L’accès au texte intégral de l’article source peut requérir un abonnement institutionnel ou l’achat à l’acte auprès de Taylor & Francis Online. Aucun droit de licence spécifique n’est facturé de manière autonome pour la passation de l’échelle dans un contexte universitaire indépendant. Pour toute exploitation commerciale ou intégration dans des outils logiciels propriétaires d’audit d’entreprise, les autorisations formelles doivent être sollicitées auprès de l’éditeur détenteur des droits ou des auteurs.
12. Références / References
- Aaker, D. A. (1996). Building Strong Brands. Free Press.
- Brown, T. J., & Dacin, P. A. (1997). The company and the product: Corporate associations and consumer product responses. Journal of Marketing, 61(1), 68–84. https://doi.org/10.1177/002224299706100106
- Fombrun, C., & van Riel, C. (1997). The reputational landscape. Corporate Reputation Review, 1(1), 5–13. https://doi.org/10.1108/eb054585
- Javalgi, R. G., Traylor, M. B., Gross, A. C., & Lampman, E. (1994). Awareness of sponsorship and corporate image: An empirical investigation. Journal of Advertising, 23(4), 47–58. https://doi.org/10.1080/00913367.1994.10673458
- Keller, K. L. (1993). Conceptualizing, measuring, and managing customer-based brand equity. Journal of Marketing, 57(1), 1–22. https://doi.org/10.1177/002224299305700101
- Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The Measurement of Meaning. University of Illinois Press.
- Spence, M. (1973). Job market signaling. The Quarterly Journal of Economics, 87(3), 355–374. https://doi.org/10.2307/1882010
- Thorndike, E. L. (1920). A constant error in psychological ratings. Journal of Applied Psychology, 4(1), 25–29. https://doi.org/10.1037/h0071663
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items de l’échelle COMIMG sont structurés selon le modèle du différenciateur sémantique en 7 points. Les participants sont invités à positionner l’entreprise évaluée sur un continuum gradué de 1 à 7 délimité par des affirmations ou des descripteurs opposés.
Instructions: Please rate the company by selecting the point on the scale (from 1 to 7) that best describes your feelings or opinion about [Company Name] on each of the following dimensions:
1. Product Quality Dimension
. . . . . . .
(7) Makes high quality products
2. Management Competence Dimension
. . . . . . .
(7) Is well managed
3. Community Involvement Dimension
. . . . . . .
(7) Is active in community affairs
4. Consumer Responsiveness Dimension
. . . . . . .
(7) Is responsive to consumer needs
5. Employment Reputation Dimension
. . . . . . .
(7) Is a good company to work for