Identité de genre (Masculinité) (GI)

Découvrez l’échelle d’Identité de genre (Masculinité) (GI) : cadre théorique de Sandra Bem, Barak et Stern, validité psychométrique, analyse factorielle et scoring.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Identité de genre (Masculinité) (abrégée GI pour Gender Identity – Masculinity) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu initialement à l’intersection de la psychologie sociale, de la recherche sur le comportement du consommateur et des études sur les rôles de genre. Inspirée des travaux fondateurs de Sandra Lipsitz Bem (1974) sur l’inventaire des rôles sexuels (Bem Sex-Role Inventory, BSRI) et opérationnalisée dans des contextes marketing et comportementaux par Benny Barak et Barbara B. Stern (1985/1986), cette mesure évalue le degré auquel un individu — indépendamment de son sexe biologique ou de son assignation à la naissance — adhère, intériorise et manifeste des caractéristiques psychologiques, comportementales et attitudinales conventionnellement associées au modèle socioculturel de la masculinité.

L’échelle repose généralement sur un ensemble d’items formulés sous la forme d’adjectifs ou d’énoncés descriptifs (par exemple, le leadership, l’affirmation de soi, l’indépendance, l’esprit de compétition, l’orientation vers la tâche et la dominance instrumentale). Les répondants indiquent dans quelle mesure chaque descripteur correspond à leur personnalité globale à l’aide d’une échelle ordinale de type Likert en plusieurs points (habituellement 5 ou 7 points, allant de « Ne me ressemble pas du tout » à « Me ressemble totalement »). Dans les modélisations empiriques, l’outil met en relief une dimension instrumentale ou « agentique » (agency), distincte des composantes d’expressivité relationnelle traditionnellement dévolues à la féminité.

Sur le plan métrologique, l’échelle d’identité de genre masculine affiche une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients de fiabilité alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,78 et 0,89 selon les populations interrogées. La validité de construit a été appuyée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, révélant la robustesse de la structure unidimensionnelle du sous-construit masculin ou son intégration au sein d’un modèle orthogonal bidimensionnel (masculinité vs féminité). Cet instrument demeure une référence majeure pour examiner l’influence de l’auto-concept de genre sur la réceptivité publicitaire, l’image de soi des consommateurs, la prise de décision financière et les choix de carrière.

2. Mots-clés / Keywords

Identité de genre, masculinité, auto-concept, rôles sexuels, psychométrie, Bem Sex-Role Inventory, comportement du consommateur, agentisme, instrumentation psychologique, échelle de Likert, stéréotypes de genre, Barbara Stern, Benny Barak.

3. Auteurs / Authors

Le développement et l’adaptation de l’échelle d’Identité de genre (Masculinité) telle qu’utilisée dans les études appliquées sur le consommateur et l’identité personnelle reposent sur les travaux conjoints et complémentaires de plusieurs chercheurs universitaires clés :

  • Sandra Lipsitz Bem, Ph.D. (1944–2014) : Professeure émérite de psychologie et d’études féministes à l’Université Cornell (Ithaca, État de New York, États-Unis). Pionnière de la Gender Schema Theory et conceptrice originelle du Bem Sex-Role Inventory (BSRI, 1974), fondation conceptuelle et méthodologique de la mesure de la masculinité psychologique.
  • Benny Barak, Ph.D. : Professeur de marketing et de sciences de la décision au Zicklin School of Business, Baruch College, City University of New York (CUNY), New York, États-Unis. Spécialiste de la perception de l’âge cognitif, de l’identité personnelle et du comportement des consommateurs seniors.
  • Barbara B. Stern, Ph.D. (1941–2009) : Professeure de marketing à l’Université Rutgers (New Jersey, États-Unis). Chercheuse pionnière dans l’application de la théorie littéraire, de la critique féministe, de la sémiotique et de l’analyse des rôles de genre aux communications publicitaires et aux sciences de gestion.

Les demandes de correspondance académique relatives aux corpus théoriques historiques de ces chercheurs s’effectuent auprès des départements respectifs de psychologie de Cornell University et de marketing de Baruch College et Rutgers University.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’Identité de genre (Masculinité) est de quantifier l’intensité avec laquelle une personne incorpore des traits de caractère, des modes d’action et des dispositions psychologiques historiquement définis comme « masculins » dans son auto-définition psychologique. Contrairement aux approches essentialistes ou strictement biologiques qui réduisent le genre au dimorphisme anatomique (homme versus femme), cette échelle opérationnalise la masculinité en tant que dimension psychologique continue, subjective et cognitivement construite.

Applications en recherche comportementale et marketing

Dans les travaux initiaux de Barak et Stern (1985/1986), l’objectif était de comprendre comment l’auto-perception du genre module la réponse des femmes et des hommes aux représentations médiatiques de l’âge et aux représentations publicitaires. La mesure de la masculinité psychologique répond à la nécessité d’aller au-delà de la simple variable sociodémographique « sexe » : deux individus de sexe biologique masculin ou féminin peuvent posséder des niveaux drastiquement divergents d’identification aux traits masculins traditionnels, ce qui influence directement :

  • Leur réactivité à des messages publicitaires axés sur la performance individuelle, l’audace, la technologie ou l’indépendance.
  • Leur propension à consommer des produits positionnés sur des attributs fonctionnels, techniques ou statutaires.
  • Leur perception de l’âge subjectif (« cognitive age ») : les personnes manifestant des traits d’agentisme et d’autonomie élevés ont tendance à se percevoir psychologiquement plus jeunes et plus dynamiques que leur âge chronologique.

Applications en psychologie clinique, organisationnelle et sociale

Au-delà du marketing, l’instrument s’avère précieux dans de nombreux contextes empiriques et appliqués :

  • En psychologie sociale : Évaluer les conséquences de l’adhésion aux normes de genre sur l’adaptation psychosociale, l’estime de soi globale, la flexibilité cognitive et la propension à adopter des comportements à risque.
  • En psychologie organisationnelle : Analyser les styles de leadership, la prise de risque décisionnelle, l’aptitude à la négociation salariale et l’orientation concurrentielle dans les environnements professionnels d’entreprise.
  • En santé mentale et psychopathologie : Étudier la tension de rôle (gender role conflict ou gender role stress), particulièrement lorsque des attentes normatives de masculinité hégémonique (stoïcisme émotionnel, rejet de la vulnérabilité) empêchent la recherche d’aide psychologique ou médicale.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par cette échelle relève de la masculinité psychologique ou orientation instrumentale / agentique de la personnalité. Dans le paradigme psychologique moderne, le genre est conçu non pas comme un continuum bipolaire unique dont les pôles opposés seraient la féminité et la masculinité, mais plutôt comme deux axes orthogonaux distincts et indépendants.

La dimension d’agentisme et d’instrumentalité

Au cœur du construit de masculinité se trouve la notion d’instrumentalité (développée par Talcott Parsons et Robert F. Bales) et d’agentisme (théorisée par David Bakan sous le vocable agency). Cette dimension englobe l’ensemble des dispositions orientées vers la maîtrise de soi, l’affirmation de l’ego, la transformation active de l’environnement physique et social, ainsi que l’accomplissement d’objectifs spécifiques. Elle regroupe plusieurs facettes psychologiques interconnectées :

  • L’affirmation de soi et la dominance sociale : Capacité à exprimer ses opinions avec force, à défendre ses positions en situation de confrontation et à diriger autrui sans hésitation (ex. : faire preuve d’autorité, assumer un leadership naturel).
  • L’indépendance et l’autosuffisance : Propension à compter prioritairement sur ses propres ressources émotionnelles et cognitives, à agir sans solliciter l’approbation systématique du groupe et à revendiquer son individualité.
  • L’esprit de compétition et l’orientation vers la performance : Volonté de se mesurer aux autres, goût pour le défi, recherche de l’excellence mesurable et tolérance face aux situations de rivalité interpersonnelle ou professionnelle.
  • La rationalité pragmatique et le stoïcisme cognitif : Tendance à aborder les difficultés par une analyse logique décontextualisée des émotions brutes, associée à un contrôle rigoureux de l’affectivité subjective perçue comme un obstacle à l’action.
  • La prise de risque et l’audace : Volonté d’affronter l’inconnu, d’initier des actions déstabilisatrices pour l’ordre établi et d’accepter les éventualités négatives en vue d’un gain supérieur.

Distinction avec le sexe biologique et l’orientation sexuelle

Il est capital de différencier rigoureusement ce construit de l’identité biologique et de l’orientation affective. Une femme cisgenre peut présenter un score exceptionnellement élevé sur l’échelle de masculinité psychologique (faisant preuve d’un haut niveau d’agentisme), tout comme un homme cisgenre peut présenter un score faible. De plus, la masculinité psychologique n’est pas l’opposé mathématique de la féminité : une personne cumulant des scores élevés à la fois en masculinité et en féminité est caractérisée d’« androgyne » selon le modèle de Bem, ce qui confère une plasticité comportementale supérieure.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique de l’échelle d’Identité de genre (Masculinité) prend racine dans une série de ruptures épistémologiques survenues au cours du dernier quart du XXe siècle en psychologie différentielle et en sociologie interactionniste.

1. Le modèle d’androgynie psychologique de Sandra Bem

Historiquement, les échelles psychométriques traditionnelles telles que l’échelle M-f du MMPI ou le test de personnalité de Terman et Miles (1936) considéraient la masculinité et la féminité comme les deux extrémités exclusives d’un même axe bipolaire. Selon cette vision obsolète, toute acquisition de traits masculins impliquait une perte équivalente de féminité, et la santé mentale optimale d’un individu était supposée résulter d’une stricte conformité à son sexe biologique.

En publiant son article séminal en 1974, Sandra L. Bem a bouleversé ce consensus en démontrant que la masculinité et la féminité sont des dimensions indépendantes et co-existantes. Bem s’est appuyée sur les analyses sociologiques de Talcott Parsons concernant les rôles instrumentaux (orientés vers la tâche et l’action extérieure) et les rôles expressifs (orientés vers l’harmonie socio-émotionnelle et le soin). Selon Bem, l’individu « androgyne » — capable de déployer de la masculinité instrumentale lorsqu’une situation requiert fermeté et compétition, et de la féminité expressive lorsqu’elle requiert empathie et réconfort — démontre une adaptabilité psychologique supérieure à l’individu rigidement typé par son genre.

2. La théorie du schéma de genre (Gender Schema Theory)

Dans le prolongement de ses travaux, Bem a formalisé en 1981 la théorie du schéma de genre. Cette approche cognitive avance que le genre fonctionne comme une structure cognitive organisatrice (un schéma) à travers laquelle les individus encodent, filtrent et interprètent les stimuli de leur vie quotidienne. L’échelle de masculinité évalue ainsi l’opérationnalisation de ce schéma : une personne fortement typée sur le plan masculin utilise prioritairement des critères de compétence, de force, d’efficacité et de hiérarchie pour structurer son environnement relationnel et matériel.

3. L’intégration marketing et la perspective de Barak et Stern

Au milieu des années 1980, Benny Barak et Barbara B. Stern ont importé ces cadres conceptuels dans l’analyse de la consommation. Dans leur article de 1985/1986 publié dans le Journal of Advertising Research, elles ont soutenu que l’auto-concept de genre transcende l’âge physique et l’anatomie : la façon dont une femme mature ou un homme âgé réagit aux stéréotypes télévisuels dépend de la vitalité de son identité de rôle de genre. L’échelle de masculinité permet ainsi d’identifier des segments de marché psychographiques sophistiqués, imperméables aux simples segmentations démographiques d’âge ou de sexe.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de l’échelle d’Identité de genre (Masculinité) fait état d’un ensemble robuste de preuves de validité empirique documentées dans la littérature spécialisée.

Validité de contenu (Content Validity)

La validité de contenu repose sur la méthode rigoureuse mise au point par Bem (1974) et reproduite dans les adaptations subséquentes. Les items représentatifs de la masculinité ont été sélectionnés à partir d’un large corpus de descripteurs de personnalité soumis à des juges indépendants. Les adjectifs conservés pour la dimension masculine devaient satisfaire un critère statistique exigeant : être jugés de manière consensuelle et significative comme étant plus désirables culturellement chez un homme que chez une femme, sans pour autant posséder une connotation intrinsèquement péjorative.

Validité convergente (Convergent Validity)

La dimension de masculinité présente des corrélations positives statistiquement significatives avec des instruments mesurant des construits conceptuellement proches :

  • L’échelle d’affirmation de soi (Assertiveness Scale de Rathus), avec des coefficients compris entre r = 0,52 et r = 0,68 (p < 0,001).
  • Les facettes d’extraversion et d’assurance sociale du modèle des Big Five (NEO-PI-R), montrant des saturations corrélatives modérées à fortes (r ≈ 0,40 à 0,55).
  • L’échelle de motivation à l’accomplissement (Achievement Motivation Scale), confirmant l’ancrage de la masculinité dans la performance instrumentale.

Validité discriminante (Discriminant Validity)

L’indépendance de l’échelle de masculinité par rapport à l’échelle de féminité a été démontrée de manière récurrente. Dans les études de Bem (1974) ainsi que dans les travaux de Barak et Stern (1985/1986), les corrélations inter-échelles entre masculinité et féminité sont quasi-nulles ou très faiblement négatives (variant entre r = -0,02 et r = -0,14), confirmant l’orthogonalité empirique des deux construits. De plus, la dimension masculine ne présente pas de corrélation indésirable avec les échelles de désirabilité sociale (telle que l’échelle de Marlowe-Crowne), ce qui démontre que le score n’est pas un simple artefact de présentation de soi favorable.

Validité prédictive et critériée (Predictive Validity)

L’instrument démontre une forte capacité prédictive vis-à-vis de comportements réels :

  • Dans les études de Barak et Stern, des scores élevés de masculinité chez les femmes prédisent significativement une préférence pour des représentations publicitaires mettant en scène des protagonistes féminines autonomes, professionnelles et défiant les stéréotypes traditionnels liés au vieillissement.
  • En situation de laboratoire expérimental, les individus affichant un haut niveau de masculinité choisissent préférentiellement des tâches compétitives individuelles plutôt que des activités de coopération informelle, et résistent mieux aux pressions de conformité de groupe lorsque la tâche fait appel à des calculs logiques objectifs.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique de l’échelle d’Identité de genre (Masculinité) a été établie au moyen de multiples indicateurs statistiques de cohérence interne et de stabilité temporelle à travers diverses vagues d’enquêtes psychologiques.

Cohérence interne (Internal Consistency)

La cohérence interne mesure l’homogénéité des énoncés constitutifs de la dimension. À travers les études :

  • L’alpha de Cronbach (α) de l’échelle originale de masculinité développée par Bem s’établit à α = 0,86 dans les échantillons féminins et α = 0,86 dans les échantillons masculins, témoignant d’une excellente consistance interne.
  • Dans les adaptations abrégées appliquées au consommateur (notamment par Barak et Stern, ainsi que dans les formes courtes du BSRI validées ultérieurement), le coefficient alpha oscille régulièrement entre α = 0,78 et α = 0,89.
  • Le coefficient omega de McDonald (ω), calculé dans les études psychométriques contemporaines, confirme ces valeurs avec des estimations atteignant en moyenne ω = 0,85, écartant le risque d’une sous-estimation de la cohérence par l’alpha classique due à d’éventuelles violations de tau-équivalence.

Stabilité temporelle test-retest (Test-Retest Reliability)

L’évaluation de la stabilité temporelle montre que l’identité de genre masculine reflète un trait de personnalité stable à l’âge adulte plutôt qu’un état d’humeur fluctuant :

  • À un intervalle de quatre semaines, le coefficient de corrélation test-retest rapporté par Bem (1974) s’élève à r = 0,90 (p < 0,001).
  • Des études longitudinales conduites sur des périodes de six mois à un an révèlent des corrélations de stabilité oscillant entre r = 0,72 et r = 0,81, attestant d’une pérennité temporelle solide de la structure d’auto-évaluation de la masculinité psychologique chez les participants adultes.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les propriétés factorielles de la mesure de la masculinité ont fait l’objet d’examens statistiques approfondis, mobilisant à la fois des analyses factorielles exploratoires (AFE) et des analyses factorielles confirmatoires (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Dès les premiers travaux de validation structurale, l’application d’analyses en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Promax) a systématiquement extrait deux facteurs majeurs expliquant la majeure partie de la variance commune des rôles de genre : un premier facteur nettement identifiable comme la Masculinité / Instrumentalité et un second facteur représentant la Féminité / Expressivité.

Dans l’espace factoriel de la masculinité, les items clés présentent des saturations (factor loadings) remarquablement élevées :

  • « Dominant » / « Fait preuve d’autorité » : saturations comprises entre 0,65 et 0,78.
  • « A l’esprit de décision » / « Indépendant » : saturations entre 0,58 et 0,74.
  • « Aime la compétition » : saturations entre 0,60 et 0,71.
  • Les saturations croisées sur le facteur de féminité sont négligeables, généralement inférieures au seuil de |0,15|, confirmant la pureté factorielle du construit.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Dans les réévaluations méthodologiques plus récentes modélisées par équations structurelles (SEM), le modèle bifactoriel orthogonal ou corrélé démontre de bons indices d’ajustement global pour la sous-échelle de masculinité :

  • Chi-deux normé (χ²/ddl) : inférieur à 2,5.
  • Comparative Fit Index (CFI) : supérieur à 0,92 (les formes courtes atteignent fréquemment des valeurs > 0,95).
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : supérieur à 0,91.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : compris entre 0,042 et 0,058 avec un intervalle de confiance à 90 % situé sous le seuil d’admissibilité critique de 0,08.
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : inférieur à 0,05.

L’invariance factorielle de mesure (invariance configurationnelle, métrique et scalaire) a été vérifiée entre les sous-groupes d’hommes et de femmes biologiques, démontrant que l’échelle évalue le même construit psychologique avec la même métrique à travers les sexes.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’échelle d’Identité de genre (Masculinité) présente des caractéristiques d’administration standardisées et faciles à intégrer dans des protocoles de recherche quantitative :

  • Type de passation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou administration numérique en ligne).
  • Format des items : Liste d’attributs de personnalité et de descripteurs comportementaux autonomes.
  • Nombre d’items : Variable selon la version utilisée :
    • Version originale complète (dérivée du BSRI) : 20 items de masculinité (intégrés parmi 20 items de féminité et 20 items neutres).
    • Formes courtes et échelles adaptées au consommateur (ex. : Barak & Stern) : Généralement composées de 6 à 10 items ciblés captant le cœur de la dimension agentique/instrumentale.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 ou 7 points, échelonnée typiquement comme suit :
    • 1 = Jamais ou presque jamais vrai pour moi
    • 2 = Rarement vrai
    • 3 = Parfois mais peu vrai
    • 4 = Neutre / Moyennement vrai
    • 5 = Assez souvent vrai
    • 6 = Très fréquemment vrai
    • 7 = Toujours ou presque toujours vrai pour moi
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Le score brut de masculinité correspond à la moyenne arithmétique ou à la somme des points attribués aux items spécifiques de la sous-échelle masculine.
    • Dans le format moyen standard en 7 points, le score individuel s’étend de 1,00 (très faible masculinité psychologique) à 7,00 (très forte masculinité psychologique).
    • Pour les classifications typologiques quadripartites de Bem (masculin, féminin, androgyne, indifférencié), une méthode par séparation de la médiane (median-split) est appliquée conjointement avec le score de féminité.
  • Temps de passation estimé : 3 à 5 minutes pour la sous-échelle spécifique, et environ 10 à 12 minutes pour le questionnaire global combiné.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Les aspects légaux, temporels et réglementaires encadrant l’échelle se déclinent comme suit :

  • Année de conceptualisation princeps : 1974 (échelle originale de Sandra L. Bem) ; adaptions appliquées aux consommateurs et aux études d’âge par Benny Barak et Barbara B. Stern publiées en 1985/1986.
  • Statut des droits d’auteur et propriété intellectuelle :
    • Les items canoniques originaux du Bem Sex-Role Inventory (BSRI) sont protégés par le droit d’auteur commercial et gérés par la maison d’édition psychométrique Mind Garden, Inc.
    • Les adaptations de recherche et les listes abrégées publiées dans les revues académiques (telles que le Journal of Advertising Research ou les travaux universitaires dans le domaine public) sont généralement accessibles à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale sous réserve de citer scrupuleusement les auteurs d’origine.
  • Tarifs d’utilisation :
    • Pour les contextes cliniques ou les applications commerciales nécessitant les manuels et formulaires officiels distribués par Mind Garden, des frais de licence par passation s’appliquent (licences académiques d’utilisation disponibles à tarif réduit).
    • L’utilisation dans le cadre de thèses, mémoires universitaires et projets scientifiques indépendants s’appuyant sur des extraits ou adaptations d’articles évalués par les pairs est soumise aux règles usuelles du « fair use » académique sans coût financier direct, mais requiert l’autorisation formelle du titulaire des droits si l’instrument complet est reproduit.

12. Références / References

  • Barak, B., & Stern, B. B. (1985/1986). Women’s age in advertising: An examination of two consumer age profiles. Journal of Advertising Research, 25(6), 38–47.
  • Bem, S. L. (1974). The measurement of psychological androgyny. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 42(2), 155–162. https://doi.org/10.1037/h0036215
  • Bem, S. L. (1981). Gender schema theory: A cognitive account of sex typing. Psychological Review, 88(4), 354–364. https://doi.org/10.1037/0033-295X.88.4.354
  • Deaux, K., & Major, B. (1987). Putting gender into context: An interactive model of gender-related behavior. Psychological Review, 94(3), 369–389. https://doi.org/10.1037/0033-295X.94.3.369
  • Hoffman, R. M., & Borders, L. D. (2001). Twenty-five years after the Bem Sex-Role Inventory: A reassessment. Measurement and Evaluation in Counseling and Development, 34(1), 39–54. https://doi.org/10.1080/07481756.2001.12069021
  • Spence, J. T., & Helmreich, R. L. (1978). Masculinity and femininity: Their psychological dimensions, correlates, and antecedents. University of Texas Press.
  • Stern, B. B., Barak, B., & Gould, S. J. (1987). Sexual identity scale: A new self-report measure for consumer research. Research in Consumer Behavior, 2, 193–219.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels complets constituant la matrice protégée de l’échelle d’identité de genre et du BSRI sont soumis au droit d’auteur (Mind Garden, Inc. et publications éditoriales affiliées) et ne sont pas reproduits intégralement dans le domaine public non restreint.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Instructions to respondents: Below is a list of personality characteristics. Please indicate on a scale from 1 to 7 how well each characteristic describes you in general.

Response scale:

  • 1 = Never or almost never true
  • 2 = Usually not true
  • 3 = Sometimes but infrequently true
  • 4 = Occasionally true
  • 5 = Often true
  • 6 = Usually true
  • 7 = Always or almost always true

Theoretical draft items measuring the Masculinity / Instrumental Dimension:

  1. Acts as a leader
  2. Aggressive
  3. Ambitious
  4. Analytical
  5. Assertive
  6. Athletic
  7. Competitive
  8. Defends own beliefs
  9. Dominant
  10. Forceful
  11. Has leadership abilities
  12. Independent
  13. Individualistic
  14. Makes decisions easily
  15. Self-reliant
  16. Self-sufficient
  17. Strong personality
  18. Willing to take a stand
  19. Willing to take risks
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Identité de genre (Masculinité) (GI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/identite-de-genre-masculinite-gi/
Looti, Mohammed. “Identité de genre (Masculinité) (GI).” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/identite-de-genre-masculinite-gi/.
Looti, Mohammed. “Identité de genre (Masculinité) (GI).” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/identite-de-genre-masculinite-gi/.