1. Résumé / Abstract
L’échelle d’Identification cognitive client-entreprise (Cognitive Customer-Company Identification, ou CCCI) a été conceptualisée et validée par Jeremy S. Wolter et J. Joseph Cronin Jr. en 2016 au sein d’une étude de référence publiée dans le Journal of the Academy of Marketing Science. Cet instrument psychométrique vise à mesurer la dimension strictement cognitive de l’identification d’un consommateur envers une marque ou une entreprise, en isolant les processus de catégorisation et de chevauchement perceptuel des composantes purement affectives. En s’appuyant sur le cadre théorique bidimensionnel développé par Johnson, Morgeson et Hekman (2012) dans le champ organisationnel, l’échelle CCCI opérationnalise la manière dont un individu se perçoit comme partageant des attributs essentiels avec une entité corporative. L’instrument capture notamment deux mécanismes cognitifs complémentaires : l’auto-catégorisation (self-categorisation), par laquelle le consommateur s’attribue une étiquette sociale associée à la marque, et la fusion identitaire (identity merger), qui traduit le chevauchement conceptuel perçu entre l’identité personnelle et l’identité organisationnelle. L’évaluation s’effectue généralement au moyen d’items formulés sous forme d’échelles de Likert en sept points, allant de « Fortement en désaccord » à « Fortement d’accord ». D’un point de vue psychométrique, l’échelle démontre une robustesse exceptionnelle : les analyses factorielles confirmatoires ont mis en évidence une variance moyenne extraite (AVE) de 0,79, confirmant une validité convergente de haut niveau ainsi qu’une validité discriminante nette vis-à-vis de l’identification affective (ACCI). La cohérence interne est excellente, avec un coefficient alpha de Cronbach et une fiabilité composite excédant systématiquement les seuils conventionnels de 0,85. Cet instrument constitue une avancée méthodologique cruciale pour la recherche en comportement du consommateur et en marketing relationnel, permettant de modéliser avec précision l’impact des représentations cognitives sur la fidélité, le bouche-à-oreille et les comportements de soutien organisationnel.
2. Mots-clés / Keywords
Identification client-entreprise, identification cognitive, auto-catégorisation, fusion identitaire, psychométrie, marketing relationnel, comportement du consommateur, identité sociale, validité discriminante, modélisation par équations structurelles.
3. Auteurs / Authors
L’échelle CCCI a été développée et formalisée par :
- Jeremy S. Wolter, Ph.D. : Professeur associé de marketing au sein du Harbert College of Business, Auburn University (Auburn, Alabama, États-Unis). Ses recherches se concentrent sur la gestion de la marque, les dynamiques relationnelles consommateur-marque et les fondements psychologiques de l’identification sociale appliquée au marketing. Courriel institutionnel : [email protected].
- J. Joseph Cronin Jr., Ph.D. : Professeur émérite de marketing à la Florida State University (Tallahassee, Floride, États-Unis). Spécialiste reconnu internationalement pour ses travaux pionniers sur la qualité de service, la satisfaction du client, la valeur perçue et le marketing stratégique. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle d’identification cognitive client-entreprise (CCCI) est de fournir une mesure rigoureuse, standardisée et théoriquement pure de la composante cognitive de la relation d’identité unissant un consommateur à une entreprise. Historiquement, le concept d’identification client-entreprise (dérivé des travaux fondamentaux de Bhattacharya et Sen, 2003) a souvent été traité comme un construit unidimensionnel ou agrégé, mélangeant indistinctement la conscience d’appartenir à un même groupe social, les liens affectifs (attachement, chaleur émotionnelle, fierté) et les comportements de loyauté. Cette confusion conceptuelle a conduit à des résultats contradictoires dans la littérature sur les mécanismes par lesquels les consommateurs réagissent aux actions des entreprises, notamment en situation de crise ou d’évolution du positionnement de marque.
Sur le plan de la justification théorique, Wolter et Cronin (2016) démontrent qu’il est indispensable de dissocier la cognition de l’affect pour comprendre la genèse et les conséquences des relations d’identification. L’identification cognitive répond à la question : « Dans quelle mesure ma définition de moi-même coïncide-t-elle avec la définition que je me fais de cette entreprise ? ». Elle mesure la structure mentale et le traitement de l’information par lequel l’identité organisationnelle est intégrée dans le schéma du soi (concept de soi). En isolant cette dimension, la CCCI permet de comprendre comment la congruence des valeurs perçues et la réputation corporative activent des processus d’auto-stéréotypie et de comparaison sociale.
Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée en marketing, l’échelle remplit plusieurs fonctions critiques :
- Diagnostic relationnel : Évaluer le degré de pénétration d’une marque au sein du répertoire identitaire des consommateurs, au-delà de la simple satisfaction transactionnelle.
- Prédiction des comportements de coproduction et de défense : Déterminer dans quelle mesure l’identification cognitive motive des comportements extra-rôles, tels que la défense de la réputation de l’entreprise lors d’attaques médiatiques ou la participation active à des communautés de marque.
- Modélisation différentielle : Élucider les rôles médiateurs et modérateurs respectifs de l’identification cognitive et de l’identification affective. Wolter et Cronin (2016) ont notamment démontré que l’identification cognitive est particulièrement stimulée par des motivations d’auto-continuité et d’auto-distinction, tandis que l’identification affective dépend davantage de motivations d’auto-rehaussement.
- Gestion stratégique du capital de marque : Fournir aux praticiens des indicateurs psychométriques précis pour évaluer l’efficacité des campagnes institutionnelles axées sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et les valeurs de marque.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par la CCCI repose sur une conceptualisation fine de l’identification issue de la psychologie sociale cognitive, transposée aux interactions marchandes. Dans le modèle de Wolter et Cronin (2016), inspiré des travaux de Johnson, Morgeson et Hekman (2012), l’identification cognitive se structure autour de deux mécanismes psychologiques intriqués mais distincts : l’auto-catégorisation et la fusion identitaire (ou chevauchement perceptuel du soi).
Auto-catégorisation (Self-Categorisation)
L’auto-catégorisation représente l’acte cognitif par lequel un individu s’attribue délibérément une étiquette de groupe ou une affiliation catégorielle commune avec l’entreprise. En s’appuyant sur la théorie de l’auto-catégorisation de Turner, cette dimension traduit la propension du client à se définir en utilisant les mêmes descripteurs que ceux associés à la cible corporative. L’individu s’auto-stéréotype en fonction des caractéristiques prototypiques de l’organisation. Par exemple, un consommateur achetant des produits Patagonia peut se catégoriser mentalement comme un écologiste actif et un aventurier responsable, voyant en Patagonia le prototype même de cette catégorie. Ce processus implique une saillance cognitive des frontières catégorielles : l’individu reconnaît une similarité essentielle entre ses valeurs personnelles et les attributs distinctifs de l’entreprise.
Fusion identitaire et chevauchement conceptuel (Identity Merger / Overlap)
Le second mécanisme cognitif correspond au degré perçu de superposition entre l’identité individuelle et l’identité collective de l’entreprise. Dérivé des travaux d’Aron et al. (1991) sur l’inclusion d’autrui dans le soi (Inclusion of Other in the Self – IOS), ce processus renvoie à une modification structurelle du schéma du soi, où les frontières psychologiques entre l’individu et l’organisation deviennent poreuses. Lorsque ce chevauchement conceptuel est élevé, le client perçoit que les succès ou les échecs de l’entreprise reflètent directement sa propre identité. L’entreprise n’est plus perçue comme un simple partenaire contractuel externe, mais comme une extension de l’identité personnelle (Belk, 1988). Par exemple, un client régulier d’une coopérative locale peut considérer que l’existence et l’éthique de cette coopérative font partie intégrante de ce qu’il est, affirmant : « Ce que cette entreprise représente est exactement ce que je représente ».
Distinction essentielle d’avec l’identification affective
Il est primordial de souligner que la CCCI exclut délibérément tout état émotionnel direct. Alors que l’identification affective (ACCI) mesure des sentiments de chaleur, d’enthousiasme, d’attachement affectif et d’énergie partagée envers l’entreprise, la CCCI se cantonne aux croyances épistémiques et à la reconnaissance logique de similarité : c’est un jugement perceptuel, une cartographie mentale de l’identité, dénuée en soi de valence émotionnelle immédiate, bien qu’elle puisse servir d’antécédent puissant aux réactions affectives ultérieures.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle CCCI s’enracine principalement dans la théorie de l’identité sociale (Social Identity Theory – SIT), formulée initialement par Henri Tajfel et John Turner (1979), ainsi que dans ses extensions cognitives formalisées sous le nom de théorie de l’auto-catégorisation (Self-Categorization Theory – SCT ; Turner et al., 1987). Selon ces courants théoriques fondamentaux, le concept de soi d’un individu est composé de deux facettes majeures : l’identité personnelle (caractéristiques idiosyncrasiques, aptitudes, traits de personnalité) et l’identité sociale (connaissance de son appartenance à certains groupes sociaux et valeur attribuée à ces appartenances).
Transposée au champ organisationnel par Ashforth et Mael (1989), puis au comportement du consommateur par Bhattacharya et Sen (2003), l’identification à une entreprise postule que les organisations modernes fonctionnent comme des entités sociales signifiantes, susceptibles de procurer aux individus des repères identitaires attractifs et différenciateurs. Cependant, Wolter et Cronin (2016) constatent que l’application de la SIT au marketing a longtemps souffert d’un réductionnisme conceptuel, traitant l’identification comme un état émotionnel diffus plutôt que comme un jugement cognitif d’appartenance.
Pour refonder cette mesure, les auteurs s’appuient sur le modèle bidimensionnel de Johnson, Morgeson et Hekman (2012), élaboré dans le management organisationnel. Johnson et ses collègues ont démontré empiriquement que l’identification envers une organisation comprend systématiquement :
- Une composante cognitive : l’auto-catégorisation et la prise de conscience explicite d’un destin ou de valeurs partagées ;
- Une composante affective : l’investissement émotionnel et le sentiment d’attachement viscéral envers l’entité.
Wolter et Cronin (2016) ancrent également leur démarche dans la théorie des motivations du soi (Self-Motives Theory). Ils mobilisent trois motivations fondamentales identifiées par Vignoles, Regalia, Manzi, Golledge et Scabini (2006) :
- L’auto-continuité : Le besoin psychologique de maintenir un sentiment de cohérence et de stabilité temporelle dans son identité. Les clients s’identifient de façon cognitive aux entreprises qui renforcent la perception d’une identité stable et prévisible.
- L’auto-distinction : Le besoin d’établir et de préserver un sentiment d’unicité et de démarcation par rapport aux autres. L’entreprise sert d’ancre cognitive pour signaler son appartenance à un groupe distinct.
- L’auto-rehaussement : Le besoin de développer et de maintenir une image de soi positive.
Leurs résultats indiquent que l’identification cognitive (CCCI) est principalement activée par les motifs d’auto-continuité et d’auto-distinction, prouvant que les consommateurs utilisent l’organisation comme un miroir cognitif pour préserver leur structure de sens personnelle.
7. Validité / Validity
L’évaluation des propriétés psychométriques de l’échelle CCCI par Wolter et Cronin (2016) repose sur des protocoles méthodologiques rigoureux impliquant plusieurs échantillons indépendants de consommateurs issus de contextes industriels et de services variés (marques technologiques, grande distribution, compagnies aériennes, services bancaires).
Validité de construit et convergente
La validité de construit a été examinée par le biais de la modélisation par équations structurelles et d’analyses factorielles confirmatoires (AFC). La validité convergente de la CCCI est pleinement établie par une variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) de 0,79, dépassant largement le seuil standard de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981). Cette valeur démontre que près de 79 % de la variance des indicateurs empiriques est directement attribuable au construit latent d’identification cognitive, reléguant l’erreur de mesure à une part marginale (21 %). De plus, toutes les saturations factorielles standardisées des items sur leur variable latente respective sont hautement significatives (p < 0,001), oscillant entre 0,85 et 0,93.
Validité discriminante
L’un des apports majeurs de l’étude de Wolter et Cronin réside dans la démonstration empirique de la non-redondance entre l’identification cognitive (CCCI) et l’identification affective (ACCI). La validité discriminante a été confirmée par plusieurs critères rigoureux :
- Critère de Fornell-Larcker : La racine carrée de l’AVE pour la CCCI (environ 0,889) est nettement supérieure aux corrélations inter-construits observées entre la CCCI et les autres variables latentes du modèle, notamment l’identification affective (dont la corrélation se situe généralement entre 0,55 et 0,68 selon les contextes).
- Test des différences de chi-carré (Δχ²) : Les modèles emboîtés comparant un modèle à facteur unique (combinant cognitive et affective) à un modèle bifactoriel ont systématiquement révélé une supériorité statistique écrasante du modèle bifactoriel (Δχ² significatif à p < 0,0001), attestant que la CCCI et l’ACCI mesurent des entités psychologiques divergentes.
- Validité discriminante vis-à-vis des construits connexes : La CCCI se distingue clairement de la fidélité à la marque (brand loyalty), de la satisfaction globale et de l’engagement relationnel (commitment).
Validité prédictive et nomologique
La validité nomologique est attestée par les relations différentielles mises au jour entre la CCCI, ses antécédents et ses conséquences. L’échelle démontre une excellente validité prédictive : l’identification cognitive influence directement et positivement la résistance aux informations négatives concernant l’entreprise, le bouche-à-oreille favorable (WOM), la propension à payer un prix plus élevé (price premium) et les comportements de citoyenneté du consommateur. De surcroît, les analyses de régression et modèles structurels prouvent que la CCCI conserve un pouvoir prédictif autonome sur ces comportements lorsqu’elle est mise en compétition avec l’identification affective.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle d’identification cognitive client-entreprise a été évaluée à travers plusieurs indicateurs de cohérence interne et de stabilité de mesure.
Cohérence interne
Les indices de cohérence interne calculés lors des différentes études menées par Wolter et Cronin (2016) attestent d’une fiabilité remarquable :
- Alpha de Cronbach (α) : Les coefficients alpha de Cronbach rapportés pour la CCCI dépassent régulièrement le seuil d’excellence de 0,90 (généralement situés entre 0,91 et 0,94 selon les échantillons étudiés), attestant d’une très forte homogénéité entre les items formulés pour sonder la dimension cognitive.
- Fiabilité composite (CR – Composite Reliability) : Le coefficient de fiabilité composite de Jöreskog s’élève à des valeurs supérieures à 0,90 (typiquement autour de 0,92 à 0,94), confirmant que l’ensemble des indicateurs observables reflète fidèlement et sans biais d’erreur substantiel le construit théorique latent.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Bien que les études longitudinales complètes demeurent plus rares dans le domaine du marketing relationnel, les protocoles de vérification préliminaires et les mesures répétées à intervalles courts (deux à quatre semaines) indiquent une grande stabilité des scores de CCCI en l’absence d’événement corporatif majeur ou de crise réputationnelle. Cette stabilité est cohérente avec la nature même du construit : les structures cognitives et les représentations identitaires sont, par essence, des schémas mentaux plus stables et moins volatiles que les états affectifs ou émotionnels passagers.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le processus de validation psychométrique de la CCCI a fait appel à des analyses factorielles exploratoires (AFE) préalables, suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) approfondies exécutées sous des logiciels d’équations structurelles (tels que LISREL et AMOS).
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors des phases initiales de développement d’items, l’analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) a mis en évidence une structure factorielle nette. Les items conçus pour refléter l’auto-catégorisation et le chevauchement identitaire ont tous saturé sur un facteur unique prépondérant (la dimension cognitive), expliquant plus de 70 % de la variance totale des items candidats cognitifs. Aucune saturation croisée majeure n’a été observée avec les items mesurant l’identification affective, ces derniers formant un second facteur clairement différencié.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
L’AFC conduite sur un échantillon large et représentatif a permis de tester plusieurs structures concurrentes :
- Modèle unifactoriel : Tous les items cognitifs et affectifs sont contraints de saturer sur une dimension globale d’identification. Ce modèle présente de très mauvais indices d’ajustement (ex. RMSEA > 0,12 ; CFI < 0,82 ; SRMR > 0,09).
- Modèle bifactoriel orthogonal : Les dimensions cognitive et affective sont traitées comme totalement indépendantes (corrélation fixée à 0). Les indices d’ajustement demeurent insatisfaisants.
- Modèle bifactoriel corrélé (Modèle théorique retenu) : La dimension cognitive (CCCI) et la dimension affective (ACCI) sont spécifiées comme deux facteurs latents distincts mais corrélés. Ce modèle a démontré une adéquation statistique irréprochable avec les données empiriques :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI – Comparative Fit Index) > 0,96
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,95
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,055 (avec un intervalle de confiance à 90 % serré)
- Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) < 0,04
Poids et saturations factorielles
Dans la solution confirmatoire finale, chaque item du sous-facteur CCCI affiche un coefficient lambda standardisé (λ) très élevé, systématiquement compris entre 0,85 et 0,93, tous significatifs au seuil de p < 0,001. Les variances résiduelles associées sont faibles, confirmant que les items représentent fidèlement le noyau conceptuel de l’identification cognitive sans redondance erratique.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’échelle CCCI se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé, conçu pour une auto-administration rapide en contexte d’enquête en ligne, en laboratoire ou sur le terrain.
- Type de test : Instrument psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire).
- Format : Batterie d’énoncés psychologiques évaluant l’auto-catégorisation et la superposition identitaire.
- Nombre d’items : L’échelle CCCI comprend généralement un ensemble épuré de 3 à 4 items centraux (issus du pool validé de Wolter & Cronin, 2016) afin d’optimiser la concision tout en maintenant des propriétés psychométriques élevées.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 points :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Plutôt en désaccord (Somewhat disagree)
- 4 = Neutre / Ni en désaccord ni d’accord (Neither agree nor disagree)
- 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Fortement d’accord (Strongly agree)
- Cotation et calcul du score :
- Tous les items de l’échelle CCCI sont formulés de manière directe (aucun item inversé).
- Le score global d’identification cognitive est obtenu en calculant la moyenne arithmétique simple des items répondus (score variant de 1 à 7), ou via un score factoriel pondéré issu d’une modélisation structurelle.
- Un score moyen proche de 1 indique une absence totale d’identification cognitive (l’individu ne perçoit aucun lien entre son identité et celle de l’entreprise).
- Un score moyen autour de 4 indique une neutralité ou une indifférence identitaire.
- Un score moyen approchant ou atteignant 7 traduit une fusion identitaire et une auto-catégorisation cognitives exceptionnellement fortes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’échelle d’identification cognitive client-entreprise a été officiellement publiée en 2016 dans le Journal of the Academy of Marketing Science.
- Année de publication originale : 2016.
- Droits d’auteur et permissions : L’article original et sa conceptualisation sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur scientifique Springer Science+Business Media et de l’Academy of Marketing Science. L’utilisation des items dans un cadre strictement universitaire, académique et non commercial est généralement autorisée selon les règles de l’usage loyal (fair use), sous réserve d’une citation bibliographique formelle et appropriée de l’article source.
- Utilisation commerciale et conseil : Toute utilisation de l’instrument dans le cadre d’études de marché commerciales, de démarches de conseil en entreprise ou d’outils logiciels payants peut nécessiter une autorisation explicite préalable ou l’obtention d’une licence accordée par les auteurs ou l’éditeur.
- Tarifs : La consultation de l’instrument est sans frais additionnels pour les chercheurs ayant accès aux abonnements universitaires du Journal of the Academy of Marketing Science (Springer). Aucun droit d’enregistrement payant n’est facturé aux équipes académiques indépendantes par les auteurs originaux.
12. Références / References
Les sources académiques de référence relatives à la conceptualisation et à la validation de la CCCI comprennent :
- Aron, A., Aron, E. N., & Smollan, D. (1992). Inclusion of Other in the Self Scale and the structure of interpersonal closeness. Journal of Personality and Social Psychology, 63(4), 596–612. https://doi.org/10.1037/0022-3514.63.4.596
- Ashforth, B. E., & Mael, F. (1989). Social identity theory and the organization. Academy of Management Review, 14(1), 20–39. https://doi.org/10.5465/amr.1989.4278999
- Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. Journal of Consumer Research, 15(2), 139–168. https://doi.org/10.1086/209154
- Bhattacharya, C. B., & Sen, S. (2003). Consumer-company identification: A framework for understanding consumers’ relationships with companies. Journal of Marketing, 67(2), 76–88. https://doi.org/10.1509/jmkg.67.2.76.18609
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Johnson, M. D., Morgeson, F. V., & Hekman, D. R. (2012). Cognitive and affective forms of organizational identification: Investigation of alternative forms, antecedents, and outcomes. Journal of Applied Psychology, 97(6), 1142–1158. https://doi.org/10.1037/a0029383
- Tajfel, H., & Turner, J. C. (1979). An integrative theory of intergroup conflict. In W. G. Austin & S. Worchel (Eds.), The social psychology of intergroup relations (pp. 33–47). Brooks/Cole.
- Turner, J. C., Hogg, M. A., Oakes, P. J., Reicher, S. D., & Wetherell, M. S. (1987). Rediscovering the social group: A self-categorization theory. Basil Blackwell.
- Vignoles, V. L., Regalia, C., Manzi, C., Golledge, J., & Scabini, E. (2006). Beyond self-esteem: Does meaning matter? Predicting the distinctiveness and continuity of self-definition across cultures. Journal of Personality and Social Psychology, 90(2), 308–333. https://doi.org/10.1037/0022-3514.90.2.308
- Wolter, J. S., & Cronin, J. J. (2016). Re-conceptualizing cognitive and affective customer–company identification: The role of self-motives and different customer-based outcomes. Journal of the Academy of Marketing Science, 44(3), 397–413. https://doi.org/10.1007/s11747-015-0437-0
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items constitutifs officiels de l’échelle d’identification cognitive client-entreprise (CCCI) sont protégés par le droit d’auteur et publiés dans le périodique scientifique référencé en section 12. Ils ne sont pas reproduits intégralement dans le domaine public ouvert sans restriction éditoriale.
Afin de préserver l’intégrité de l’instrument et de se conformer aux réglementations relatives à la propriété intellectuelle, le protocole officiel complet doit être consulté directement dans la publication originale de Wolter et Cronin (2016). Les dimensions opérationnalisées dans le questionnaire original et les indicateurs conceptuels associés sont présentés ci-dessous :
Instructions to respondents: Please indicate your degree of agreement or disagreement with each of the following statements regarding [Company Name]. Rating scale: 1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree.
Dimension 1: Self-Categorisation & Identity Overlap (Cognitive Dimension)
- My sense of who I am overlaps with what [Company Name] represents.
[ 1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neutral | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree ]
- I define myself by a lot of the same characteristics that I use to define [Company Name].
[ 1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neutral | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree ]
- There is a strong conceptual connection between [Company Name] and my personal self-identity.
[ 1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neutral | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree ]
- When I think about [Company Name], I think of myself as belonging to the same broader social category.
[ 1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neutral | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree ]