1. Résumé
L’échelle d’Iconicité avec la fiction (couramment désignée sous l’acronyme ICONFIC, pour Iconicity with Fiction) a été développée et validée par les chercheurs en comportement du consommateur et sémiotique Kent Grayson et Radan Martinec dans leur article séminal publié en 2004 au sein du Journal of Consumer Research. Cet instrument psychométrique unidimensionnel composé de 3 items a été conçu pour évaluer empiriquement la mesure dans laquelle un lieu physique, une attraction touristique, un décor ou une offre marchande matérialise et reproduit fidèlement les représentations visuelles, spatiales et narratives qu’un individu s’est forgées à partir d’œuvres de fiction (romans, récits littéraires, films cinématographiques ou séries télévisées).
Fondée sur les théories sémiotiques de Charles Sanders Peirce concernant les signes iconiques et indexicaux, l’échelle ICONFIC opérationnalise la notion d’authenticité iconique appliquée aux mondes imaginaires. Contrairement à l’authenticité indexicale (qui exige un lien spatio-temporel ou matériel réel avec des événements ou personnages historiques avérés), l’iconicité avec la fiction repose sur la similitude perceptive, la ressemblance physique et la congruence phénoménologique entre un environnement tangible et les images mentales issues de la consommation narrative. L’instrument utilise une échelle de réponse de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree).
Sur le plan psychométrique, l’échelle ICONFIC présente des indices de fidélité et de cohérence interne exemplaires malgré sa brièveté, affichant des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs à 0,85 dans les études d’origine (notamment lors des évaluations de sites touristiques tels que le 221B Baker Street à Londres dédié à Sherlock Holmes, ou encore les décors shakespeariens). L’analyse factorielle confirmatoire démontre une structure unifactorielle robuste, une excellente validité convergente ainsi qu’une nette validité discriminante par rapport aux mesures d’iconicité avec l’histoire factuelle et d’indexicalité. Cet outil constitue une référence méthodologique incontournable pour la recherche en marketing expérientiel, en gestion du tourisme littéraire et cinématographique (screen tourism), en muséologie et en psychologie des médias.
2. Mots-clés
Iconicité, fiction, authenticité perçue, sémiotique peircienne, authenticité iconique, tourisme cinématographique, immersion narrative, transport narratif, comportement du consommateur, psychométrie, fidélité d’échelle, validité de construit.
3. Auteurs
L’échelle a été conçue, formalisée et validée empiriquement par :
- Kent Grayson : Professeur de marketing à la Kellogg School of Management de la Northwestern University (États-Unis). Spécialiste reconnu des perceptions de l’authenticité, du scepticisme des consommateurs, de la confiance relationnelle et de la théorie sémiotique appliquée au marketing.
- Radan Martinec : Enseignant-chercheur en communication, analyse du discours et sémiotique multimodale, ayant collaboré avec des institutions académiques de premier plan, notamment la London School of Economics and Political Science (LSE) et diverses universités britanniques et internationales. Ses travaux explorent l’intersection entre le langage, la visualité et les systèmes de signes dans les pratiques contemporaines.
Les correspondances académiques concernant les travaux initiaux de validation ont été coordonnées sous l’égide de la Kellogg School of Management, Northwestern University, Evanston, Illinois, États-Unis.
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’échelle d’iconicité avec la fiction (ICONFIC) est d’offrir une mesure quantitative rigoureuse de la perception individuelle de ressemblance phénoménale et matérielle entre une offre marchande physique et un univers fictif préexistant. Dans le domaine du marketing expérientiel, des parcs à thèmes (par exemple le Wizarding World of Harry Potter chez Universal Studios ou Star Wars: Galaxy’s Edge chez Disney), des circuits touristiques littéraires et des musées immersifs, les praticiens et les chercheurs sont régulièrement confrontés à une énigme théorique : comment des consommateurs peuvent-ils juger « authentique » un lieu ou un artefact dont ils savent pertinemment qu’il tire son origine exclusive de l’imagination d’un auteur ?
Historiquement, les sciences sociales ont souvent réduit l’authenticité à une conformité factuelle, archivistique et historique (l’objet doit être le « vrai » objet ayant appartenu à une figure réelle). Grayson et Martinec (2004) ont comblé un vide théorique béant en démontrant que l’authenticité perçue peut également s’ancrer dans la vérisimilitude visuelle et sensorielle par rapport à des mondes fictionnels. L’instrument ICONFIC a donc été spécifiquement développé pour mesurer :
- La conformité physique perçue entre la reproduction matérielle et la description textuelle ou visuelle véhiculée par l’histoire d’origine.
- L’adéquation cognitive entre l’apparence concrète du site et l’image mentale subjective construite par le lecteur ou le spectateur.
- Le sentiment d’immersion expérientielle qualifié d’« entrée physique » dans l’univers narratif (le sentiment de faire un pas au cœur même de la fiction).
En recherche fondamentale, l’échelle permet de modéliser les antécédents et les conséquences psychologiques de la vérisimilitude iconique. Elle sert à explorer comment cette forme particulière d’authenticité influence l’attachement au lieu (place attachment), la satisfaction de la visite, les intentions de bouche-à-oreille et la disposition à payer. En recherche appliquée et professionnelle, l’instrument fournit aux scénographes, conservateurs et concepteurs d’attractions un indicateur diagnostique précis pour évaluer si les choix de matériaux, de textures, d’éclairages et de géométrie spatiale parviennent à concrétiser avec succès les attentes esthétiques et projectives des communautés de fans et des consommateurs profanes.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par l’échelle ICONFIC est l’iconicité avec la fiction (Iconicity with Fiction). Pour comprendre ce concept, il convient de le situer au sein de la typologie tripartite des signes formulée par le philosophe et sémioticien Charles Sanders Peirce, reprise et opérationnalisée en comportement du consommateur par Grayson et Martinec (2004).
5.1. La nature sémiotique de l’iconicité
Selon Peirce, un signe est qualifié d’icône lorsqu’il entretient avec son objet une relation fondée sur la ressemblance, la similitude qualitative ou le partage de propriétés perceptuelles (formes, couleurs, proportions, textures, sons). L’icône ne nécessite pas l’existence réelle ou la contiguïté spatiale de l’objet auquel elle renvoie : une peinture représentant une licorne est une icône valide de la licorne telle qu’elle est traditionnellement dépeinte, indépendamment de la réalité biologique de l’animal. Appliquée aux environnements physiques, l’iconicité désigne donc l’aptitude d’un aménagement matériel à être perçu comme un équivalent visuel, sensoriel et spatial convaincant d’un modèle de référence.
5.2. La spécificité du référent fictionnel
Grayson et Martinec ont opéré une distinction fondamentale entre :
- L’iconicité avec l’histoire factuelle (Iconicity with History) : où l’environnement reproduit des éléments ayant une existence attestée dans le passé historique (par exemple, la reconstitution du bureau d’Abraham Lincoln ou des tranchées de la Première Guerre mondiale).
- L’iconicité avec la fiction (Iconicity with Fiction) : où le modèle de référence n’a jamais existé dans le monde physique empirique, émanant exclusivement d’une création textuelle, cinématographique ou télévisuelle (comme le salon de Sherlock Holmes au 221B Baker Street ou la taverne de Bilbo le Hobbit).
L’iconicité avec la fiction constitue un construit psychologique fascinant : elle implique une négociation cognitive complexe chez le récepteur. Le consommateur sait pertinemment que le lieu est une construction artificielle commerciale ; néanmoins, il expérimente un état cognitivo-affectif de résonance lorsque l’agencement matériel correspond avec une acuité saisissante aux représentations internes qu’il s’est forgées lors de son exposition à la fiction. Ce construit comprend trois facettes interconnectées intégrées dans une structure unifactorielle par les 3 items de l’échelle :
- La reconstruction matérielle objective perçue (Item 1 : « The site is a physical recreation of how things looked in the story ») : le consommateur évalue la présence de détails architecturaux, de mobilier et d’accessoires qui reproduisent fidèlement les marqueurs descriptifs de l’œuvre.
- La congruence imaginative subjective (Item 2 : « The site looks the way I imagined it would look after reading the story / watching the film ») : cette facette mesure la concordance entre le stimulus perceptuel externe et les représentations mentales internes formées par l’imaginaire ou la mémoire visuelle du film.
- La frontière phénoménologique de transport (Item 3 : « Visiting the site is like stepping into the fictional story ») : cette dimension capte le sentiment de franchissement de seuil ontologique, où l’individu fait l’expérience d’une rupture spatio-temporelle pour pénétrer physiquement dans la diégèse de l’histoire.
6. Cadre théorique
Le cadre théorique sous-tendant l’échelle ICONFIC mobilise de manière articulée la sémiotique peircienne, la psychologie narrative et la phénoménologie de la consommation expérientielle.
6.1. La sémiotique peircienne et le statut des signes
Le socle théorique premier provient de la classification sémiotique de Charles S. Peirce, qui distingue trois catégories fondamentales de signes en fonction de la relation entre le representamen (le signe lui-même) et son objet :
- L’indice (index) : fondé sur une connexion physique, causale ou spatio-temporelle directe et existentielle (ex. : la fumée est un indice du feu ; la véritable plume utilisée par Victor Hugo est un indice de son existence historique).
- L’icône (icon) : fondée sur un rapport de similarité sensible (ex. : un portrait, une maquette, un double visuel).
- Le symbole (symbol) : fondé sur une convention sociale, arbitraire et apprise (ex. : un mot, un feu rouge).
Dans l’approche de Grayson et Martinec (2004), la perception d’authenticité émerge de l’interaction entre les jugements indiciels (l’objet est-il « l’original » ?) et les jugements iconiques (l’objet « ressemble-t-il » à ce qu’il prétend évoquer ?). Lorsque le référent relève de la fiction pure, l’indexicalité historique au sens strict est ontologiquement impossible : Sherlock Holmes n’a jamais habité au 221B Baker Street puisqu’il s’agit d’un personnage créé par Arthur Conan Doyle. Par conséquent, l’évaluation de l’authenticité se déplace entièrement vers l’authenticité iconique, mesurée par l’échelle ICONFIC.
6.2. Le transport narratif et la corporéisation de la fiction
Le second pilier théorique réside dans les modèles de transport narratif développés en psychologie cognitive et sociale, notamment par Melanie Green et Timothy Brock (2000). Le transport narratif désigne l’immersion mentale, émotionnelle et sensorielle profonde vécue par un individu lors de la lecture d’un texte ou du visionnage d’un film, durant laquelle l’individu perd temporairement conscience du monde réel qui l’entoure.
L’échelle ICONFIC capture l’extension spatiale et physique de ce transport : ce que les théoriciens de la géographie culturelle et du tourisme nomment la « concrétisation spatiale » (spatial concretization) ou la « corporéisation » (embodiment) du récit. L’individu ne se contente plus de voyager mentalement dans l’histoire à travers les mots ou les images animées : il expérimente une situation kinesthésique où son propre corps pénètre un environnement qui manifeste les propriétés perceptives exactes de l’univers imaginaire. Cette conjonction entre présence spatiale et évocation narrative constitue le cœur même de l’expérience d’iconicité avec la fiction.
7. Validité
La validation psychométrique de l’échelle d’iconicité avec la fiction a été établie de manière rigoureuse par Grayson et Martinec (2004) à travers plusieurs étapes empiriques menées auprès de visiteurs de sites touristiques culturels et littéraires emblématiques au Royaume-Uni, complétée ultérieurement par diverses réplications internationales.
7.1. Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a été garantie par une dérivation conceptuelle directe à partir de la littérature sémiotique classique et par des pré-tests qualitatifs approfondis (entretiens semi-directifs et observations ethnographiques sur le terrain). Les items ont été formulés pour couvrir avec précision l’apparence physique, l’analogie projective avec les représentations mentales préalables et le sentiment d’incorporation spatiale dans l’univers narratif.
7.2. Validité convergente
La validité convergente de l’échelle ICONFIC a été confirmée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC). Dans l’étude de Grayson et Martinec (2004), tous les items présentent des saturations factorielles standardisées hautement significatives (valeurs de $lambda$ supérieures à 0,75, avec $p < 0,001$). La variance moyenne extraite (AVE, Average Variance Extracted) dépasse confortablement le seuil conventionnel de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981), s’établissant généralement au-delà de 0,65, ce qui démontre que la majorité de la variance observée des items est effectivement capturée par le construit latent d’iconicité avec la fiction.
7.3. Validité discriminante
La démonstration la plus cruciale apportée par Grayson et Martinec (2004) concerne la validité discriminante. L’iconicité avec la fiction devait être empiriquement distinguable de trois autres construits sémiotiques proches :
- L’iconicité avec l’histoire factuelle (Iconicity with History, mesurée par des items référant à la reproduction du passé réel).
- L’indexicalité avec la fiction (Indexicality with Fiction, mesurant la croyance en un lien de contiguïté spatiale ou d’artefact avec le récit, comme le fait de croire que l’auteur a physiquement rédigé ses textes dans cette pièce précise).
- L’indexicalité avec l’histoire factuelle (Indexicality with History, mesurant la perception que les objets ont été réellement touchés ou utilisés par des figures historiques réelles).
Les tests d’emboîtement de modèles (comparaison de modèles unifactoriels vs modèles plurifactoriels via le test de différence de chi-carré $\Delta \chi^2$) ont prouvé que contraindre la corrélation entre l’iconicité avec la fiction et les autres dimensions de l’authenticité à l’unité entraînait une dégradation statistiquement significative de l’ajustement du modèle ($p < 0,001$). De plus, la racine carrée de l'AVE pour ICONFIC s'est révélée systématiquement supérieure aux corrélations inter-construits, satisfaisant pleinement le critère de Fornell-Larcker.
7.4. Validité prédictive et nomologique
L’échelle a démontré une excellente validité nomologique en prédisant de manière significative :
- Le jugement global d’authenticité perçue de l’expérience ($R^2$ substantiel dans les modèles d’équations structurelles).
- L’état de transport narratif corporel et l’immersion affective des visiteurs.
- Les comportements post-visite, notamment la satisfaction générale, la recommandation verbale positive (Word-of-Mouth) et l’intention de re-consommation de produits dérivés de la franchise fictionnelle.
8. Fidélité
La fidélité de l’instrument a été évaluée au moyen d’indices de consistance interne et de stabilité métrologique à travers plusieurs échantillons de consommateurs et contextes de recherche.
8.1. Cohérence interne (Alpha de Cronbach et Fiabilité Composite)
Dans l’étude originale de Grayson et Martinec (2004), administrée notamment sur le site du Sherlock Holmes Museum (221B Baker Street à Londres) ainsi que dans d’autres attractions littéraires :
- Le coefficient alpha de Cronbach ($\alpha$) de l’échelle ICONFIC a atteint 0,88, un score remarquable pour une échelle ne comportant que 3 items.
- La fiabilité composite (CR ou $\rho_c$ de Jöreskog) a dépassé 0,87, largement au-dessus du seuil standard d’acceptabilité fixé à 0,70.
- Les corrélations item-total corrigées se sont échelonnées entre 0,72 et 0,81, confirmant que chaque item contribue de manière substantielle et homogène à la mesure du construit sans redondance sémantique excessive.
8.2. Réplications et stabilité inter-études
Des recherches ultérieures ayant mobilisé l’échelle ICONFIC dans des contextes variés (par exemple dans le cadre d’études sur les visites de décors cinématographiques de séries télévisées comme Game of Thrones ou de sagas cinématographiques comme Le Seigneur des Anneaux en Nouvelle-Zélande) ont rapporté des coefficients alpha oscillant de manière stable entre 0,84 et 0,92.
Cette constance des coefficients de fidélité à travers des populations diverses (consommateurs nationaux, touristes internationaux, fans engagés et visiteurs occasionnels) atteste de la grande robustesse psychométrique de l’outil et de sa faible vulnérabilité aux erreurs de mesure aléatoires.
9. Analyse factorielle
L’architecture factorielle de l’instrument a fait l’objet d’examens statistiques approfondis combinant analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).
9.1. Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lors des phases exploratoires conduites par Grayson et Martinec, l’analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax) ou varimax sur l’ensemble des items d’authenticité a systématiquement extrait un facteur propre à l’iconicité avec la fiction :
- Valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1,0 (critère de Kaiser).
- Le facteur unique ICONFIC explique à lui seul plus de 70 % de la variance totale des trois items spécifiques.
- Aucune saturation croisée (cross-loading) substantielle (> 0,30) n’a été observée sur les facteurs d’indexicalité ou d’iconicité historique, confirmant l’indépendance de ce construit dans l’espace factoriel.
9.2. Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Dans le cadre de l’AFC sous estimation du maximum de vraisemblance (ML), le modèle de mesure unifactoriel à 3 variables observées présente d’excellents indices d’ajustement global (goodness-of-fit) :
- $\chi^2 / ext{ddl}$ (ratio chi-carré / degrés de liberté) : inférieur à 2,5, indiquant un ajustement très satisfaisant.
- CFI (Comparative Fit Index) : supérieur à 0,98.
- TLI (Tucker-Lewis Index) / NNFI : supérieur à 0,97.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : inférieur à 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % incluant zéro).
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : inférieur à 0,03.
9.3. Poids et saturations factorielles des items
Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) obtenues pour les trois indicateurs se distribuent de façon équilibrée :
- Item 1 (The site is a physical recreation of how things looked in the story) : $\lambda \approx 0,81$ ($p < 0,001$).
- Item 2 (The site looks the way I imagined it would look after reading the story / watching the film) : $\lambda \approx 0,85$ ($p < 0,001$).
- Item 3 (Visiting the site is like stepping into the fictional story) : $\lambda \approx 0,84$ ($p < 0,001$).
Ces résultats démontrent que les trois items constituent des manifestations observables hautement convergentes et fiables du construit latent d’iconicité avec la fiction.
10. Instrument de mesure
L’instrument se caractérise par une administration simple, rapide et adaptée tant aux enquêtes de terrain (administrées sur place à la sortie d’un musée ou d’une attraction) qu’aux protocoles en ligne (post-visite ou basés sur des simulations visuelles et la réalité virtuelle).
- Type d’instrument : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (questionnaire quantitatif standardisé).
- Nombre d’items : 3 items obligatoires.
- Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points :
1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
2 = En désaccord (Disagree)
3 = Plutôt en désaccord (Somewhat Disagree)
4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neutral / Neither Agree nor Disagree)
5 = Plutôt d’accord (Somewhat Agree)
6 = D’accord (Agree)
7 = Fortement d’accord (Strongly Agree) - Règles de cotation (Scoring) :
- Tous les items sont codés positivement (aucun item inversé).
- Le score global d’iconicité avec la fiction s’obtient en calculant la moyenne arithmétique simple des 3 items (score compris entre 1,0 et 7,0) :
$$\text{Score ICONFIC} = \frac{\text{Item}_1 + \text{Item}_2 + \text{Item}_3}{3}$$ - Un score élevé indique une très forte perception de ressemblance et d’alignement matériel avec l’univers de fiction, ainsi qu’un sentiment prononcé de transport physique au cœur de l’histoire.
- Temps de passation estimé : Moins de 2 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication : 2004.
- Référence de première parution : Journal of Consumer Research, volume 31, numéro 2, pages 296–312.
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur : L’article fondateur et l’échelle sont sous le copyright de la revue (Journal of Consumer Research, Inc., publié par Oxford University Press).
- Conditions d’utilisation et tarifs : L’échelle est librement accessible et utilisable à des fins de recherche académique, scientifique et non commerciale sans paiement de droits, sous réserve de citer formellement la publication originale de Grayson et Martinec (2004). Pour toute exploitation commerciale à grande échelle, intégration dans des outils logiciels propriétaires payants ou reproduction intégrale dans un support éditorial payant, une demande d’autorisation formelle doit être adressée au centre de gestion des droits d’Oxford University Press (via le système Copyright Clearance Center / RightsLink).
12. Références
Les sources académiques clés relatives au développement, au cadre théorique et à la validation de cette mesure sont les suivantes :
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Grayson, K., & Martinec, R. (2004). Consumer perceptions of iconicity and indexicality and their influence on assessments of authentic market offerings. Journal of Consumer Research, 31(2), 296–312. https://doi.org/10.1086/422109
- Green, M. C., & Brock, T. C. (2000). The role of transportation in the persuasiveness of public narratives. Journal of Personality and Social Psychology, 79(5), 701–721. https://doi.org/10.1037/0022-3514.79.5.701
- Peirce, C. S. (1931–1958). Collected Papers of Charles Sanders Peirce (Vols. 1–8, C. Hartshorne, P. Weiss, & A. W. Burks, Eds.). Harvard University Press.
- Reijnders, S. (2011). Ways of Walkthroughs: On the Spatial Concretization of Fictional Narratives. Palgrave Macmillan. https://doi.org/10.1057/9780230307612
13. Questions et items du questionnaire
Response scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)
- The site is a physical recreation of how things looked in the story.
- The site looks the way I imagined it would look after reading the story / watching the film.
- Visiting the site is like stepping into the fictional story.