1. Résumé / Abstract
L’échelle des normes de rôle de genre et de relation (Gender Role and Relationship Norms Scale, GRRN) a été conçue et validée par Abigail Harrison, Lucia O’Sullivan, Susie Hoffman, Curtis Dolezal et Robert Morrell en 2006. Développée dans le cadre de recherches épidémiologiques et psychosociales en Afrique du Sud, cette mesure psychométrique évalue l’adhésion des jeunes adultes aux représentations traditionnelles du genre, aux dynamiques d’inégalité de pouvoir, aux scripts sexuels dominants et aux conduites coercitives au sein des relations intimes. Dans les contextes caractérisés par une prévalence élevée du Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH), les normes genrées rigides et les asymétries de négociation constituent des déterminants structurels majeurs des comportements sexuels à risque et des violences interpersonnelles.
L’instrument explore plusieurs dimensions fondamentales, notamment la violence au sein des relations intimes (déclinée sous forme de victimisation pour les femmes et de perpétration pour les hommes), le pouvoir décisionnel et relationnel, les rôles sexuels égalitaires, les rôles sexuels masculins dominants, la mutualité relationnelle et l’hyper-romantisme. Administrée principalement sous la forme d’un questionnaire auto-rapporté muni d’échelles de cotation de type Likert en 4 points (allant de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord »), l’échelle GRRN présente des qualités métrologiques solides, avec des indices de consistance interne acceptables à élevés selon les sous-échelles (α de Cronbach oscillant globalement entre 0,65 et 0,86) et une validité de construit attestée par des corrélations significatives avec les comportements sexuels non protégés, les antécédents d’infections sexuellement transmissibles (IST) et les épisodes de violence conjugale. Cet outil fournit une base empirique indispensable pour guider les interventions préventives et déconstruire les normes patriarcales délétères.
2. Mots-clés / Keywords
Normes de rôle de genre, relations intimes, masculinité hégémonique, violence sexuelle, pouvoir conjugal, prévention du VIH, scripts sexuels, psychométrie, santé reproductive, égalité de genre.
3. Auteurs / Authors
L’échelle des normes de rôle de genre et de relation a été conceptualisée et standardisée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs spécialistes de la santé publique, de la psychologie sociale et des études sur le genre :
- Abigail Harrison, Ph.D., MPH : Brown University, School of Public Health, Department of Behavioral and Social Sciences, Providence, Rhode Island, États-Unis. Ses travaux portent sur la santé des adolescents, la prévention du VIH et la santé sexuelle et reproductive en Afrique subsaharienne.
- Lucia F. O’Sullivan, Ph.D. : University of New Brunswick, Department of Psychology, Fredericton, Nouveau-Brunswick, Canada. Spécialiste du développement relationnel, de la sexualité chez les jeunes et des comportements sexuels à risque.
- Susie Hoffman, DrPH : Columbia University, Mailman School of Public Health, Department of Epidemiology, et HIV Center for Clinical and Behavioral Studies au New York State Psychiatric Institute, New York, États-Unis.
- Curtis Dolezal, Ph.D. : HIV Center for Clinical and Behavioral Studies, New York State Psychiatric Institute et Columbia University, New York, États-Unis. Biostatisticien et méthodologiste psychométrique.
- Robert Morrell, Ph.D. : University of KwaZulu-Natal, School of Education, Durban, Afrique du Sud. Historien et sociologue reconnu pour ses recherches pionnières sur les masculinités, les études de genre et l’éducation en Afrique australe.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la GRRN est de capturer avec précision les normes cognitives, affectives et comportementales qui structurent les partenariats intimes chez les jeunes adultes. Alors que de nombreuses mesures traditionnelles du genre se focalisent uniquement sur des traits de personnalité globaux (comme la masculinité ou la féminité instrumentale) ou sur des attitudes politiques générales, l’échelle GRRN ancre directement son évaluation dans la réalité pragmatique des interactions de couple et des négociations sexuelles.
Dans les contextes où l’épidémie de VIH touche de manière disproportionnée les jeunes femmes, la vulnérabilité biologique est exacerbée par une vulnérabilité sociale et structurelle. Le déséquilibre de pouvoir prive fréquemment les femmes de la possibilité de refuser un rapport sexuel non consenti ou d’exiger l’usage régulier du préservatif. L’échelle a donc été bâtie pour quantifier ces dynamiques interpersonnelles et évaluer dans quelle mesure l’adhésion à des normes de genre conservatrices favorise l’exposition au risque sanitaire.
Sur le plan clinique, psychosocial et préventif, l’échelle remplit plusieurs fonctions majeures :
- Évaluation des interventions comportementales : Elle sert d’instrument de mesure d’impact pour quantifier l’efficacité des programmes d’éducation transformatrice du genre, tels que les ateliers communautaires promouvant la masculinité positive et la non-violence.
- Dépistage et recherche épidémiologique : Elle permet d’identifier les sous-groupes de population les plus exposés aux risques de violence basée sur le genre (VBG) et d’éclairer les chaînes causales reliant normes patriarcales, coercition sexuelle et transmission des IST.
- Modélisation théorique : En articulant pouvoir, scripts sexuels et romance, l’instrument offre aux sociologues et psychologues un cadre empirique pour étudier comment l’amour idéalisé (« hyper-romantisme ») peut masquer ou légitimer le contrôle coercitif au sein du couple.
5. Construit psychologique / Construct
L’échelle GRRN appréhende le genre non pas comme une variable catégorielle statique, mais comme un système complexe de croyances partagées et de normes relationnelles intériorisées. Le construit se déploie à travers plusieurs sous-échelles conceptuelles complémentaires :
Violence au sein des relations sexuelles (Violence in Sexual Relationships)
Cette dimension mesure l’expérience ou l’anticipation de la coercition physique, de la violence sexuelle et de la surveillance punitive au sein du couple. L’échelle propose des versions symétriques adaptées aux femmes (victimisation perçue ou vécue) et aux hommes (perpétration rapportée ou intentionnalité coercive). Elle explore la contrainte sexuelle (par exemple, avoir des rapports sous la contrainte physique ou morale), la sévérité du contrôle des déplacements (menace d’être battue si la partenaire se déplace sans permission) et la fureur impulsive du partenaire en cas de soupçon d’infidélité.
Pouvoir relationnel et prise de décision (Power)
Ce construit quantifie le degré d’équité démocratique au sein du couple. Il opérationnalise la capacité des deux partenaires à participer sur un pied d’égalité aux arbitrages du quotidien, la reconnaissance explicite des droits des femmes et le refus de la hiérarchie unilatérale. Un score élevé sur cette dimension reflète une structure relationnelle horizontale et respectueuse de l’autonomie mutuelle.
Rôles sexuels égalitaires / Scripts sexuels partagés (Egalitarian Sex Roles)
Cette composante évalue la flexibilité des scripts érotiques. Elle mesure l’acceptation de l’initiation sexuelle par l’un ou l’autre partenaire, la communication ouverte des désirs et des limites (« une femme devrait exprimer ce qu’elle aime ou n’aime pas »), le consentement libre et éclairé (liberté inconditionnelle de refuser un rapport), ainsi que l’importance accordée à la satisfaction subjective de la femme au même titre que celle de l’homme.
Rôles sexuels masculins dominants (Male Dominant Sex Roles)
Cette dimension saisit l’adhésion aux stéréotypes patriarcales rigides et aux doubles standards sexuels. Elle sonde les croyances légitimant l’infidélité masculine comme un besoin biologique incontrôlable (« les hommes ne peuvent pas vivre avec une seule petite amie »), la stigmatisation du désir féminin (la femme qui exprime son désir est jugée « de mauvaise vie » ou incapable de se contrôler), le refus de croire au refus féminin (« si une femme dit non, elle ne le pense pas vraiment ») et l’assignation de la responsabilité préventive aux seules femmes (la charge d’introduire le préservatif reposant sur la partenaire).
Mutualité et sens de la relation (Meaning in Relationships—Mutuality)
Cette sous-échelle mesure l’intimité émotionnelle authentique, le soin réciproque, le respect mutuel et la capacité à dialoguer de manière constructive pour résoudre les conflits interpersonnels. Elle témoigne d’un attachement sécure fondé sur la considération de l’autre comme sujet de droit et partenaire d’avenir.
Hyper-romantisme (Hyper-Romanticism)
L’hyper-romantisme capte une vision idéalisée, fusionnelle et dépendante du lien amoureux. Il explore les croyances selon lesquelles l’existence individuelle n’a aucun sens sans partenaire (« si je n’avais pas de partenaire, je n’aurais pas l’impression d’être une vraie personne ») et la disposition à tout sacrifier (« je mourrais pour mon amour »). Dans le contexte des dynamiques de pouvoir, cet idéalisme exacerbé est susceptible de créer un terrain propice à la tolérance des abus, le partenaire maltraité interprétant la jalousie extrême et la surveillance comme des preuves d’affection inconditionnelle.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de la GRRN s’appuie sur la convergence de plusieurs cadres théoriques majeurs issus de la sociologie critique, de la psychologie sociale et de l’épidémiologie comportementale :
La théorie de la masculinité hégémonique
Conceptualisée par la sociologue Raewyn Connell, la notion de masculinité hégémonique postule qu’au sein de toute formation sociale patriarcale, un modèle dominant de masculinité s’impose comme idéal normatif, justifiant la subordination des femmes ainsi que la marginalisation des hommes non conformes. Dans le contexte sud-africain étudié par Harrison, Morrell et leurs collègues, les impératifs de virilité traditionnelle valorisent la multiplicité des partenaires sexuels, l’exercice de la force physique, le contrôle territorial de la femme et l’aversion à la vulnérabilité affective. L’échelle GRRN permet d’opérationnaliser les retombées de cette hégémonie dans les négociations privées.
La théorie des scripts sexuels
Formulée par John Gagnon et William Simon, la théorie des scripts sexuels avance que les conduites érotiques ne sont pas dictées par de simples pulsions biologiques, mais sont guidées par des scénarios socioculturels intériorisés. Ces scripts dictent qui initie le contact, qui consent, qui contrôle la contraception et comment interpréter les signaux verbaux ou corporels. La sous-échelle des rôles masculins dominants de la GRRN capte l’activation de scripts traditionnels fondés sur le non-respect du consentement féminin et la coercition passive, tandis que la sous-échelle égalitaire reflète l’émergence de scripts contemporains fondés sur la réciprocité communicative.
La théorie du genre et du pouvoir de Connell appliquée à la santé publique
Popularisée en santé publique par Rachel Jewkes et Wingood & DiClemente, cette approche conceptualise le risque sanitaire (notamment le VIH et les violences basées sur le genre) comme le produit direct de trois structures interdépendantes : la division sexuelle du travail, la division sexuelle du pouvoir et la structure de la cathexis (les investissements affectifs et les normes d’attachement). L’échelle GRRN opérationnalise directement la structure du pouvoir relationnel et de la cathexis affective à travers l’étude de la domination, de la violence et de l’hyper-romantisme.
7. Validité / Validity
Les études empiriques menées lors de l’élaboration et de l’administration de l’échelle GRRN en milieu urbain et périurbain sud-africain (notamment dans la province du KwaZulu-Natal auprès de plus de 1 200 jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans) apportent des preuves substantielles quant à ses diverses formes de validité :
Validité de construit et validité factorielle
Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ont corroboré la dissociation nette entre les croyances égalitaires et les normes de domination masculine, démontrant que l’égalité relationnelle ne constitue pas simplement l’opposé direct de la domination, mais une dimension cognitive distincte. Les patterns de corrélation confirment que les échelles mesurent précisément les facettes prévues par le modèle théorique.
Validité convergente
La validité convergente de l’instrument a été établie par la corrélation significative entre les sous-échelles de la GRRN et d’autres instruments psychométriques validés, tels que l’échelle des rôles de genre de l’Organisation Mondiale de la Santé (Gender Equitable Men Scale – GEM Scale) et l’échelle de contrôle relationnel (Relationship Power Inventory). Les scores élevés de rôles masculins dominants corrélaient positivement avec la tolérance de la violence envers les femmes (r = 0,42 à 0,55, p < 0,001).
Validité prédictive et concourante
L’échelle a démontré une remarquable capacité prédictive à l’égard des comportements de santé réels :
- Chez les jeunes femmes, des scores élevés à la sous-échelle de violence sexuelle et de contrôle coercitif étaient prédictifs d’une probabilité significativement réduite de négocier l’utilisation du préservatif lors du dernier rapport sexuel (Odds Ratio ajusté [aOR] = 0,58 ; IC 95 % [0,41 – 0,82]).
- Chez les jeunes hommes, l’adhésion aux rôles masculins dominants était fortement associée au multipartenariat concurrent (aOR = 2,14 ; IC 95 % [1,45 – 3,16]) ainsi qu’à des antécédents d’infections sexuellement transmissibles autodéclarées.
- La sous-échelle d’hyper-romantisme a démontré un lien paradoxal mais cliniquement cohérent : les jeunes femmes présentant un hyper-romantisme élevé étaient plus susceptibles de tolérer des infractions de sécurité sexuelle par crainte de briser l’idéal de fusion amoureuse.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés métrologiques de cohérence interne de la GRRN ont été minutieusement documentées lors des analyses psychométriques initiales et de réplications ultérieures :
Consistance interne
Les coefficients alpha de Cronbach (α) calculés pour les différentes sous-échelles auprès de cohortes d’hommes et de femmes indiquent une fiabilité satisfaisante pour des échelles de recherche en sciences sociales :
- Violence au sein des relations sexuelles : α = 0,78 chez les femmes (victimisation) et α = 0,74 chez les hommes (perpétration rapportée).
- Pouvoir relationnel : α = 0,71.
- Rôles sexuels égalitaires : α = 0,68 à 0,73.
- Rôles sexuels masculins dominants : α = 0,79 à 0,82.
- Mutualité relationnelle : α = 0,81.
- Hyper-romantisme : α = 0,76.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) calculés sur un intervalle de réévaluation de 4 semaines auprès d’un sous-échantillon de participants ont révélé une stabilité temporelle satisfaisante, avec des coefficients variant entre 0,72 et 0,84 selon les sous-échelles, confirmant que les normes de genre évaluées reflètent des schémas cognitifs stables mais susceptibles d’évoluer au contact d’interventions ciblées.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’analyse psychométrique de l’échelle a reposé sur une démarche séquentielle combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC) :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Une extraction en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en raison de l’interdépendance conceptuelle attendue des construits de genre) a été menée sur le pool initial d’items. Le test de sphéricité de Bartlett s’est avéré hautement significatif (p < 0,001) et l’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO > 0,82) a confirmé l’adéquation de la matrice de données. L’examen du diagramme d’éboulis (scree test de Cattell) et le critère de Kaiser ont convergé vers une structure multifactorielle claire, isolant sans ambiguïté les blocs de violence, de pouvoir, de scripts traditionnels, d’égalité, de mutualité et d’idéalisation amoureuse. Les saturations factorielles des items retenus excédaient toutes le seuil critique de 0,40, sans saturation croisée majeure (cross-loadings < 0,25).
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’AFC conduite sur un échantillon de validation indépendant a confirmé l’adéquation du modèle multifactoriel aux données observées. Les indices d’ajustement globaux répondaient aux standards psychométriques stricts recommandés par Hu et Bentler :
- Ratio Chi-deux / Degrés de liberté (χ²/df) < 2,5
- Comparative Fit Index (CFI) = 0,93
- Tucker-Lewis Index (TLI) = 0,91
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = 0,048 (IC 90 % [0,041 – 0,056])
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) = 0,052
Ces indicateurs démontrent que la structure multidimensionnelle théorique reflète fidèlement l’organisation psychologique des représentations de genre chez les jeunes adultes examinés.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’échelle des normes de rôle de genre et de relation se présente sous la forme d’un instrument structuré et standardisé :
- Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé (compatible avec les systèmes d’auto-entretien audio-assisté par ordinateur, ACASI, souvent préconisés pour les sujets intimes touchant à la sexualité et à la violence).
- Public cible : Adolescents tardifs et jeunes adultes (environ 16 à 35 ans) engagés ou ayant déjà été engagés dans des relations amoureuses ou sexuelles.
- Nombre total d’items : L’instrument complet comprend environ 34 à 36 items répartis entre les sous-dimensions (la section relative à la violence comprenant 6 items déclinés en version féminine ou masculine).
- Format de réponse : Échelle de type Likert en 4 points :
1 = Strongly disagree (Pas du tout d’accord)
2 = Disagree (Pas d’accord)
3 = Agree (D’accord)
4 = Strongly agree (Tout à fait d’accord) - Cotation et calcul des scores : Pour chaque sous-échelle, les scores sont calculés par la moyenne arithmétique ou la somme des items constitutifs. Un score élevé sur les sous-échelles de domination masculine ou de violence traduit une forte adhésion aux normes patriarcales et aux conduites coercitives. Inversement, un score élevé aux échelles d’égalité et de pouvoir signale un positionnement progressiste et équitable.
- Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’échelle a été publiée pour la première fois en 2006 dans le Journal of Urban Health :
- Année de publication : 2006.
- Statut juridique et droits d’auteur : L’article princeps et le texte de l’instrument ont été mis à disposition du public scientifique avec le soutien des National Institutes of Health (NIH) et de la Sexual Violence Research Initiative (SVRI).
- Tarifs d’utilisation : L’outil est gratuit et libre d’accès pour les projets de recherche académique, les évaluations cliniques non commerciales et les interventions de santé publique.
- Conditions d’utilisation : Aucune autorisation formelle payante n’est exigée pour les chercheurs académiques, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Harrison et de ses collaborateurs (2006) dans tout rapport ou article scientifique exploitant l’instrument.
12. Références / References
Les sources académiques de référence suivantes documentent le développement, les propriétés psychométriques et les applications de l’instrument :
- Connell, R. W. (2005). Masculinities (2nd ed.). University of California Press. Lien éditeur
- Flood, M. (2008). Measures for the assessment of dimensions of violence against women: A compendium. Sexual Violence Research Initiative (SVRI). http://www.svri.org/measures.pdf
- Gagnon, J. H., & Simon, W. (2005). Sexual Conduct: The Social Sources of Human Sexuality (2nd ed.). Aldine Transaction. https://doi.org/10.4324/9781315126401
- Harrison, A., O’Sullivan, L., Hoffman, S., Dolezal, C., & Morrell, R. (2006). Gender Role and Relationship Norms among Young Adults in South Africa: Measuring the Context of Masculinity and HIV Risk. Journal of Urban Health, 83(4), 709–722. https://doi.org/10.1007/s11524-006-9080-3
- Jewkes, R., Sikweyiya, Y., Morrell, R., & Dunkle, K. (2011). The relationship between intimate partner violence, rape and HIV metadata in young South African men: A cross-sectional study. The Lancet, 376(9734), 41–48. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(10)60548-X
- Pulerwitz, J., & Barker, G. (2008). Measuring attitudes toward gender norms among young men in Brazil: Development and psychometric evaluation of the GEM Scale. Men and Masculinities, 10(3), 322–338. https://doi.org/10.1177/1097184X06298778
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
- If my partner came to my home and I was not there‚ I would be in trouble
- I have sometimes had sex with my partner when I did not want to
- If he felt that I was with someone else‚ my partner would beat me
- My partner sometimes ends up forcing me to do something I don’t want to do
- My partner would beat me if I went somewhere without telling him
- My partner sometimes gets angry in such a way that he hits me
- If a boy tells a girl today that he loves her‚ she doesn’t wait very long to tell him that she loves him too
- If a woman refuses sex she usually doesn’t mean it
- It’s a woman’s job to bring up condom use before sex