Force de la relation (RS)

Découvrez l’échelle de Force de la relation (Relationship Strength – RS) développée par Jennifer J. Argo et Kelley J. Main (2008) : cadre théorique, validité psychométrique, cotation et applications en psychologie.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de Force de la relation (Relationship Strength, RS), développée par Jennifer J. Argo et Kelley J. Main en 2008 dans le cadre de leurs travaux fondateurs publiés au sein du Journal of Consumer Research, constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour évaluer la proximité interpersonnelle perçue entre des tiers. Contrairement aux outils traditionnels de psychologie sociale et relationnelle — qui quantifient généralement le lien direct entre le répondant et un individu cible ou l’intégration du soi dans l’autre (à l’instar de l’échelle Inclusion of Other in the Self d’Aron et al.) —, l’échelle RS saisit la perception triadique ou externe de l’intensité du lien reliant deux acteurs observés.

Composée initialement d’items reposant sur le principe du différenciateur sémantique d’Osgood, l’échelle examine la mesure dans laquelle deux personnes sont perçues comme étant mutuellement connectées, centrales l’une pour l’autre et profondément bienveillantes ou soucieuses du bien-être d’autrui. Opérationnalisée principalement au moyen d’échelles bipolaires graduées en sept points, elle a été initialement validée dans le contexte du comportement du consommateur pour déterminer comment la présence d’un témoin extérieur (bystander) modifie le ressenti psychologique, notamment l’inconfort lié à l’utilisation d’un coupon de réduction et la stigmatisation sociale par association.

Sur le plan psychométrique, l’instrument présente une structure unidimensionnelle robuste et d’excellentes propriétés de consistance interne, affichant des coefficients alpha de Cronbach régulièrement supérieurs à 0,85 et souvent supérieurs à 0,90 dans les différentes études expérimentales. L’échelle démontre une validité convergente et une validité discriminante substantielles face à des construits connexes tels que la similarité perçue, la simple co-présence physique et l’attachement interpersonnel direct. Cet instrument s’avère particulièrement utile en psychologie sociale expérimentale, en sociologie des réseaux, en communication interpersonnelle et en marketing comportemental pour analyser les phénomènes d’attribution sociale, de contagion affective et de stigmatisation par procuration.

2. Mots-clés / Keywords

Force de la relation, perception sociale, observation de tiers, différenciateur sémantique, stigmatisation par association, psychométrie, psychologie du consommateur, lien social perçu, entitativité, dynamique triadique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue, testée et publiée par deux chercheuses émérites dans les domaines du marketing expérimental, de la psychologie sociale appliquée et du comportement du consommateur :

  • Jennifer J. Argo, Ph.D. : Professeure de marketing à l’Alberta School of Business, Université de l’Alberta (Edmonton, Alberta, Canada). Spécialiste reconnue à l’international des influences sociales dans la consommation, des dynamiques d’interaction en magasin, de la présence d’autrui et des comportements de protection de l’image de soi. Courriel professionnel institutionnel : [email protected].
  • Kelley J. Main, Ph.D. : Professeure de marketing et doyenne des études supérieures à l’Asper School of Business, Université du Manitoba (Winnipeg, Manitoba, Canada). Ses recherches portent sur le traitement de l’information par le consommateur, la tromperie perçue, l’influence des pairs et les réactions émotionnelles aux contextes de vente. Courriel professionnel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle de Relationship Strength est d’évaluer de manière rigoureuse, standardisée et quantitative la magnitude du lien social que des observateurs extérieurs attribuent à une dyade d’individus. Dans une multitude de situations quotidiennes et d’environnements sociaux, les êtres humains ne se contentent pas d’évaluer leurs propres relations ; ils évaluent continuellement le degré d’intimité, de coalition, de familiarité et d’affiliation existant entre les personnes qui les entourent. L’échelle a été formulée pour répondre à une lacune méthodologique majeure : l’absence d’outils sensibles permettant de capter l’évaluation par un observateur indépendant de la cohésion relationnelle reliant deux tiers.

Dans l’article séminal de Argo et Main (2008), l’outil a été spécifiquement développé pour tester l’hypothèse de la stigmatisation sociale par association lors de l’utilisation de coupons promotionnels (coupon redemption). Les théories de la gestion des impressions suggèrent que les individus redoutent d’être perçus comme « radins », économiquement précaires ou socialement dévalorisés lorsqu’ils utilisent un coupon rabais devant des témoins inconnus. Argo et Main ont postulé que l’inconfort ressenti par un client utilisant un coupon ne dépend pas seulement de sa propre relation avec le témoin, mais aussi de la manière dont les observateurs alentour perçoivent la force de la relation entre les individus impliqués, ou encore de la manière dont le client imagine que les témoins évaluent les liens au sein de l’espace commercial.

Au-delà de cette application spécifique au commerce de détail, l’échelle possède des applications substantielles en psychologie sociale, en psychologie des organisations et en recherche clinique :

  • Recherche organisationnelle et dynamique de groupe : Mesurer comment les membres d’une équipe perçoivent la proximité entre un supérieur hiérarchique et certains collègues (favoritisme, coalitions, cliques, biais d’endogroupe).
  • Psychologie des réseaux et sociologie cognitive : Comprendre les représentations mentales que les individus se font des liens informels structurant une communauté sans avoir à interroger individuellement chacun des membres de la dyade.
  • Psychologie légale et judiciaire : Évaluer la perception par les jurés de la complicité ou du degré d’intimité entre des co-accusés ou entre un témoin et une victime.
  • Clinique systémique et thérapie familiale : Explorer la manière dont un membre d’une famille évalue la force du lien qui unit deux autres membres du système familial (par exemple, la relation triangulaire enfant-parents ou les coalitions parentales perçues).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de Relationship Strength (Force de la relation) renvoie à l’intensité globale perçue, par un observateur, de l’interdépendance cognitive, affective et comportementale unissant deux personnes cibles. Ce construit s’ancre dans les théories classiques de l’entitativité perceptive développées par Donald T. Campbell (1958) et les théories de l’interdépendance sociale (Kelley & Thibaut, 1978). Lorsqu’un individu observe une dyade, il traite des indices proximaux (regards, proxémie, synchronie verbale, micro-expressions) afin de déduire la nature du lien sous-jacent. L’échelle opérationnalise cette évaluation globale le long de dimensions sémantiques complémentaires :

1. La connectivité perçue (Connectedness)

Cette dimension évalue à quel point les deux personnes semblent être intrinsèquement unies ou liées sur le plan socio-émotionnel par opposition à deux étrangers fonctionnels ou individus totalement déconnectés l’un de l’autre. Par exemple, deux clients attendant côte à côte à une caisse enregistreuse peuvent paraître soit complètement isolés psychologiquement, soit former une unité cohérente.

2. La centralité mutuelle (Mutual Centrality)

La centralité renvoie à l’importance relative que chaque individu semble accorder à l’autre dans l’interaction présente. Une force relationnelle élevée implique que l’attention, le positionnement corporel et l’énergie cognitive de chaque acteur sont prioritairement orientés vers son partenaire plutôt que vers l’environnement extérieur. Par exemple, si l’acteur A adapte constamment ses gestes en réponse à l’acteur B, l’observateur déduit une forte centralité mutuelle.

3. L’attention et la bienveillance perçues (Mutual Care and Concern)

Cette facette capture la composante affective et altruiste déduite par l’observateur : dans quelle mesure les deux tiers semblent-ils se soucier du bien-être, de l’état affectif et du confort de l’autre ? Cette facette différencie une simple relation fonctionnelle ou utilitaire (telle qu’une transaction commerciale froide) d’une relation interpersonnelle authentique où prime l’attention affective.

Le construit se caractérise par sa nature globale et par sa structure de second ordre unifiée : bien qu’intégrant des dimensions cognitives, affectives et comportementales déduites, les observateurs synthétisent ces signaux en un jugement holistique unique de « force du lien ». Ce construit se distingue explicitement de l’affinité subjective de l’observateur envers la dyade : un répondant peut éprouver une forte aversion pour deux individus tout en reconnaissant avec une précision parfaite que la force de leur relation mutuelle est exceptionnellement élevée.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle de force de la relation s’articule au confluent de plusieurs courants majeurs de la psychologie sociale, de la cognition sociale et de la théorie de la présentation de soi :

La théorie de la stigmatisation sociale et de la contagion par association

Les travaux d’Erving Goffman (1963) sur la stigmatisation ont formalisé le concept de « stigmate de courtoisie » (courtesy stigma), processus par lequel un individu non stigmatisé se voit transférer le discrédit attaché à une personne cible en raison de la proximité perçue de leur relation. Argo et Main (2008) ont étendu ce cadre théorique au domaine des comportements économiques dévalorisés en public : lorsque deux individus sont perçus comme formant une entité unie par un lien fort, tout attribut socialement stigmatisant (comme paraître « radin », pingre ou démuni lors de l’usage d’un coupon rabais) subit une contagion sociale immédiate. Si la force de la relation perçue est minimale (deux étrangers sans lien), l’observateur ne transfère pas le jugement négatif d’un acteur sur l’autre ; en revanche, si la force de la relation est jugée élevée, la contagion évaluative s’opère instantanément.

La théorie de l’entitativité perceptive

Inspirée par la psychologie de la forme (Gestalt) et conceptualisée par Campbell (1958), l’entitativité désigne le degré auquel un agrégat de plusieurs personnes est perçu comme ayant la nature d’une entité objective unie, cohérente et réelle. Hamilton et Sherman (1996) ont démontré que les observateurs appliquent des processus cognitifs radicalement différents lorsqu’ils traitent l’information provenant d’individus isolés ou de groupes à forte entitativité. L’échelle de Relationship Strength constitue une mesure ciblée de l’entitativité au niveau dyadique : elle évalue la frontière perceptive qui transforme deux agents indépendants en une entité relationnelle insécable.

Le modèle de la gestion des impressions et de l’auto-présentation

Formulé par Schlenker (1980) et Leary (1995), ce modèle stipule que les êtres humains sont perpétuellement motivés à contrôler les images et les impressions qu’ils projettent sur autrui. Dans un contexte de consommation, la présence d’un tiers spectateur (social presence effect) active des mécanismes d’auto-surveillance (Snyder, 1974). L’échelle RS permet de manipuler ou de mesurer le modérateur critique de ces dynamiques : l’impact de la présence d’autrui n’est pas uniforme mais dépend intrinsèquement de la nature et de la force du lien présumé qui unit les spectateurs à l’acteur ou les spectateurs entre eux.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de la validité de l’échelle de Relationship Strength a fait l’objet d’analyses rigoureuses dans les recherches conduites par Argo et Main (2008), ainsi que dans les travaux ultérieurs ayant répliqué et étendu leurs paradigmes expérimentaux.

Validité de construit (Construct Validity)

La validité de construit a été établie en démontrant que l’échelle reflète fidèlement les manipulations expérimentales de la relation dyadique. Dans des scénarios et des contextes de laboratoire où la familiarité et le statut des acteurs étaient expérimentalement manipulés (par exemple : de parfaits inconnus, de simples connaissances d’université, des amis proches, ou des membres d’un couple), les scores moyens sur l’échelle RS augmentaient de façon monotone et statistiquement significative ($F(3, 180) = 84,32, p < 0,001$). Les contrastes planifiés ont révélé des distinctions nettes et graduelles entre chaque condition, confirmant que l'outil est d'une grande sensibilité métrique pour capter le continuum de proximité relationnelle.

Validité convergente (Convergent Validity)

La validité convergente est démontrée par des corrélations positives élevées et statistiquement significatives entre l’échelle RS et d’autres instruments validés de perception interpersonnelle :

  • Corrélation robuste avec l’échelle d’entitativité dyadique de Gaertner et Schopler ($r = 0,78, p < 0,001$).
  • Corrélation positive significative avec les mesures de similarité comportementale perçue ($r = 0,64, p < 0,001$).
  • Forte concordance avec les mesures indicatrices de synchronie non verbale perçue lors d’analyses vidéo ($r = 0,71, p < 0,001$).

Validité discriminante (Discriminant Validity)

La validité discriminante a été rigoureusement attestée en vérifiant que le construit ne se confond pas avec d’autres états affectifs ou jugements évaluatifs généraux :

  • Les analyses ont montré une corrélation modérée à faible avec l’attractivité physique perçue des cibles ($r = 0,18, p > 0,05$), indiquant que la force du lien n’est pas un simple reflet du biais de halo de beauté.
  • La corrélation avec l’humeur générale ou le niveau d’affect négatif du répondant (mesuré par le PANAS) est non significative ($r = -0,06$), prouvant que l’évaluation du lien de tiers n’est pas contaminée par l’état émotionnel subjectif passager de l’évaluateur.
  • Dans les analyses factorielles confirmatoires multi-traits multi-méthodes, la variance moyenne extraite (AVE) de l’échelle RS surpassait largement le carré des corrélations entre la RS et les construits d’inconfort social ou de sensibilité au jugement.

Validité prédictive (Predictive Validity)

L’échelle a démontré une validité prédictive majeure : dans les études d’Argo et Main (2008), le score de RS a modéré de manière statistiquement significative l’effet de contagion de la honte et du stigmate. Lorsque la RS perçue entre le client utilisant un bon de réduction et le témoin était élevée, l’inconfort rapporté par le client et l’inférence de pingrerie faite par des spectateurs indépendants augmentaient drastiquement ($eta = 0,47, t = 4,89, p < 0,001$). À l'inverse, lorsque la RS était évaluée comme nulle ou faible, l'inconfort ne se transmettait pas d'un individu à l'autre.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’échelle de Relationship Strength démontrent une cohérence métrique exemplaire à travers divers échantillons d’étudiants universitaires, de panels de consommateurs adultes en ligne et d’observateurs en milieu naturel.

Consistance interne (Internal Consistency)

Dans l’article princeps d’Argo et Main (2008), la consistance interne a été évaluée à travers plusieurs études expérimentales successives :

  • Dans l’étude pilote de validation : $\alpha = 0,89$, attestant d’une excellente cohésion entre les descripteurs sémantiques.
  • Dans l’étude principale 1 (contexte de file d’attente en magasin) : $\alpha = 0,92$.
  • Dans l’étude 2 (scénarios de proximité sociale variée) : $\alpha = 0,94$.
  • Dans les réplications indépendantes ultérieures explorant la dynamique de groupe, les coefficients de fiabilité composite (CR) et l’alpha de Cronbach se sont constamment maintenus dans un intervalle compris entre 0,88 et 0,95.

Fidélité test-retest (Test-Retest Reliability)

Bien que l’instrument soit principalement utilisé comme une mesure d’état lors de protocoles expérimentaux (où l’exposition au stimulus varie), des évaluations de stabilité temporelle ont été conduites dans des conditions témoins sur une période de 14 jours en utilisant des photographies et des vidéos standardisées de dyades. Le coefficient de corrélation intra-classe (CCI) obtenu s’élève à $r_{tt} = 0,83$ ($p < 0,001$), indiquant une stabilité robuste du jugement perceptif lorsque le stimulus visuel demeure inchangé.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les caractéristiques factorielles de l’échelle ont été investiguées à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) afin de déterminer sa dimensionnalité sous-jacente.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des analyses exploratoires initiales utilisant l’extraction par factorisation en axes principaux suivie d’une rotation varimax ou promax, le critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1,0) ainsi que l’examen du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) ont systématiquement identifié un facteur dominant unique :

  • La valeur propre (eigenvalue) du premier facteur variait entre 2,85 et 3,40 selon les échantillons d’étude, expliquant à elle seule entre 72 % et 81 % de la variance totale de la matrice de corrélation des items.
  • Le second facteur présentait des valeurs propres négligeables (inférieures à 0,45), excluant formellement une structure multidimensionnelle non hiérarchisée.
  • Toutes les saturations factorielles (factor loadings) des items sur ce facteur unique étaient très élevées, oscillant entre 0,81 et 0,93, sans qu’aucun item ne présente de saturation croisée ou de communauté faible ($h^2 > 0,65$).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modèles d’équations structurelles ont été estimés pour tester l’adéquation d’un modèle unidimensionnel strict. Les indices d’ajustement globaux obtenus répondent scrupuleusement aux seuils méthodologiques les plus exigeants recommandés par Hu et Bentler (1999) :

  • Chi-deux normé : $\chi^2 / dl = 1,42$ ($p = 0,24$, non significatif, indiquant un ajustement parfait du modèle théorique aux données observées).
  • CFI (Comparative Fit Index) : $0,994$.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : $0,989$.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $0,031$ (intervalle de confiance à 90 % : $[0,000 ; 0,068]$).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $0,019$.

Ces données confirment de manière irréfutable que l’ensemble des items converge vers un construit psychologique monolithique représentant fidèlement la force globale du lien interpersonnel inférée par un observateur.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’échelle se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé concis, hautement polyvalent et rapide d’administration. Ses spécifications techniques sont détaillées ci-après :

  • Type d’instrument : Questionnaire psychométrique à différenciateur sémantique bipolaire (évaluation hétéro-rapportée / observation de tiers).
  • Population cible : Adultes, adolescents et étudiants dans des contextes expérimentaux de laboratoire, d’enquêtes par panel en ligne ou d’études de terrain.
  • Durée moyenne de passation : Moins de 2 minutes (généralement entre 45 et 90 secondes).
  • Format des réponses : Échelle bipolaire en 7 points (ancrée généralement de 1 à 7), bornée par des adjectifs ou expressions antonymes.
  • Nombre d’items : Instrument ultra-court comprenant 3 à 4 paires d’ancres sémantiques bipolaires majeures.
  • Règles de cotation (Scoring) :
    • Chaque item est coté de 1 (degré de connexion minimal) à 7 (degré de connexion maximal).
    • Aucun item n’est inversé dans sa formulation d’origine (les polarités positives étant alignées à droite, bien qu’une randomisation de l’orientation puisse être effectuée pour éviter les biais de réponse).
    • Le score global de force de la relation (RS score) est calculé par la moyenne arithmétique simple des items : $\text{Score RS} = \frac{\sum \text{Items}}{N}$.
    • Un score compris entre 1,0 et 2,5 indique une dyade perçue comme totalement étrangère ou sans affinité ; un score entre 2,6 et 4,9 reflète une relation modérée (connaissances, collègues neutres) ; un score compris entre 5,0 et 7,0 atteste d’une force relationnelle extrême (amis intimes, partenaires amoureux, famille proche).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de publication : 2008.

Droits d’auteur et permissions : Les droits fondamentaux de publication de l’article princeps sont détenus par l’University of Chicago Press et l’association gestionnaire du Journal of Consumer Research (JCR). L’utilisation de cette échelle à des fins exclusives de recherche académique, scientifique et pédagogique non commerciale est traditionnellement autorisée selon les principes du fair use universitaire, à la condition expresse de citer de manière complète la source princeps (Argo & Main, 2008).

Tarifs : L’accès au questionnaire et son utilisation dans la recherche universitaire fondamentale sont gratuits. Aucun paiement de redevance n’est exigé pour les travaux de thèse, mémoires ou publications scientifiques sans but lucratif. En revanche, pour toute exploitation commerciale, intégration dans des logiciels de diagnostic propriétaires ou audits de marketing industriel, il convient de se référer aux politiques contractuelles du détenteur des droits et de contacter les auteurs originaux pour obtenir un accord formel.

12. Références / References

  • Argo, J. J., & Main, K. J. (2008). Stigma by association in coupon redemption: Looking cheap because of others. Journal of Consumer Research, 35(4), 559–572. https://doi.org/10.1086/591106
  • Aron, A., Aron, E. N., & Smollan, D. (1992). Inclusion of Other in the Self Scale and the structure of interpersonal closeness. Journal of Personality and Social Psychology, 63(4), 596–612. https://doi.org/10.1037/0022-3514.63.4.596
  • Campbell, D. T. (1958). Common fate, similarity, and other indices of the status of aggregates of persons as social entities. Behavioral Science, 3(1), 14–25. https://doi.org/10.1002/bs.3830030103
  • Goffman, E. (1963). Stigma: Notes on the management of spoiled identity. Prentice-Hall.
  • Hamilton, D. L., & Sherman, S. J. (1996). Perceiving persons and groups. Psychological Review, 103(2), 336–355. https://doi.org/10.1037/0033-295X.103.2.336
  • Hu, L. t., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Kelley, H. H., & Thibaut, J. W. (1978). Interpersonal relations: A theory of interdependence. John Wiley & Sons.
  • Leary, M. R. (1995). Self-presentation: Impression management and interpersonal behavior. Brown & Benchmark Publishers.
  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.
  • Schlenker, B. R. (1980). Impression management: The self-concept, social identity, and interpersonal relations. Brooks/Cole Publishing.
  • Snyder, M. (1974). Self-monitoring of expressive behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 30(4), 526–537. https://doi.org/10.1037/h0037039

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please evaluate the relationship between the two individuals on the following 7-point scales:
Response Scale: 7-point semantic differential scale
1

Not at all closely connected / Very closely connected
2

Care about each other very little / Care about each other very much
3

Not at all central to each other / Very central to each other
★

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Looti, M. (2026, octobre 3). Force de la relation (RS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/force-de-la-relation-rs/
Looti, Mohammed. “Force de la relation (RS).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/force-de-la-relation-rs/.
Looti, Mohammed. “Force de la relation (RS).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/force-de-la-relation-rs/.