Plaisir lié à la consommation alimentaire

Découvrez l’analyse psychométrique complète de l’échelle de mesure du plaisir lié à la consommation alimentaire (Food Consumption Enjoyment Scale) développée par Monnier et Thomas (2022) : cadre théorique, validité, fidélité et analyse factorielle.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’évaluation psychologique des réactions affectives et sensorielles suscitées par la nourriture constitue un domaine central du comportement du consommateur, de la psychologie nutritionnelle et du marketing sensoriel. L’échelle de mesure du plaisir lié à la consommation alimentaire (souvent désignée sous le terme anglophone Food Consumption Enjoyment Scale), formalisée et mobilisée notamment par Arnaud Monnier et Manoj Thomas (2022) dans le cadre de leurs travaux sur le cadrage de l’évaluation des prix publiés dans le Journal of Consumer Research, a été conçue pour saisir avec précision le degré d’attrait hédonique, d’appréciation gustative et de satisfaction expérientielle anticipée ou ressentie par un individu à l’égard d’un aliment spécifique. Cet instrument mesure l’intensité de la réponse émotionnelle et hédonique déclenchée soit par la dégustation effective d’un produit, soit par son exposition sous forme de stimuli descriptifs ou visuels.

Sur le plan structural, l’instrument repose sur une conceptualisation unidimensionnelle robuste ou bidimensionnelle hiérarchique, appréhendant d’une part la dimension de l’attrait multisensoriel perçu (désirabilité, appétence, appétibilité visuelle et gustative) et d’autre part l’évaluation affective globale de l’expérience de consommation (plaisir hédonique intrinsèque, gratification émotionnelle). Composé d’un ensemble restreint et hautement ciblé d’items (généralement entre 3 et 6 énoncés évalués sur des échelles de type Likert en 7 points ou des échelles différentielles sémantiques), l’outil permet d’éviter l’épuisement cognitif des participants lors d’expérimentations factorielles complexes impliquant des arbitrages financiers ou des choix alimentaires répétés.

Les propriétés psychométriques documentées révèlent une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach excédant fréquemment le seuil rigoureux de 0,85, voire 0,90 selon les conditions expérimentales. La validité de construit est étayée par des analyses factorielles confirmatoires indiquant un ajustement optimal du modèle unifactoriel, tandis que la validité convergente et prédictive s’illustre par des corrélations substantielles avec le consentement à payer (WTP pour Willingness to Pay), la disposition à réitérer la consommation et les jugements d’équité tarifaire. Cet instrument offre ainsi une métrique standardisée, concise et hautement reproductible pour explorer les mécanismes cognitifs et affectifs qui sous-tendent les choix de consommation et la sensibilité au prix.

2. Mots-clés / Keywords

Plaisir alimentaire, consommation hédonique, évaluation expérientielle, psychologie du consommateur, consentement à payer, perception du prix, attrait sensoriel, gratification gustative, psychométrie, comportement alimentaire.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été opérationnalisée et validée dans le cadre des recherches menées par les spécialistes en comportement du consommateur et en marketing quantitatif suivants :

  • Arnaud Monnier : Chercheur en marketing et comportement du consommateur, affilié à la Johnson Graduate School of Management, Cornell University, Ithaca, New York, États-Unis (lors de la conduite des recherches doctorales), puis professeur assistant en marketing (e-mail institutionnel disponible via les répertoires universitaires de Cornell University ou de son institution académique d’attache).
  • Manoj Thomas : Professeur titulaire de marketing, titulaire de chaire de recherche, Johnson Graduate School of Management, Cornell University, Ithaca, New York, États-Unis. Spécialiste reconnu des processus de jugement numérique, de l’évaluation des prix, de la cognition financière et de la prise de décision hédonique. Courriel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif premier de l’échelle d’évaluation du plaisir lié à la consommation alimentaire est de quantifier objectivement l’état affectif hédonique subjectif provoqué par la représentation mentale ou l’ingestion physique d’un produit comestible. Alors que la recherche économique classique postule que les individus évaluent les biens marchands selon une logique calculatoire et analytique basée sur les attributs fonctionnels et les utilités marginales objectives, les sciences psychologiques et comportementales soulignent que la consommation d’aliments est intrinsèquement liée à des représentations expérientielles riches, des anticipations viscérales et des gratifications sensorielles immédiates.

Monnier et Thomas (2022) ont spécifiquement développé et mobilisé cette mesure pour tester l’hypothèse selon laquelle le mode de présentation d’un produit alimentaire (axé sur les sensations subjectives versus sur les attributs analytiques et factuels) modifie radicalement le mode d’évaluation cognitive employé par l’acheteur. En mesurant précisément le plaisir ressenti ou anticipé de la consommation, les chercheurs sont en mesure de déterminer si l’activation d’un état expérientiel accroît la tolérance aux prix élevés, diminue la sensibilité aux hausses tarifaires et atténue la douleur psychologique associée au paiement (pain of paying).

Dans le domaine de la recherche académique, cette échelle remplit une triple fonction :

  • Variable médiatrice : Elle sert de pont explicatif crucial entre les manipulations expérimentales (telles que la formulation textuelle d’un menu, la photographie d’un plat, l’atmosphère olfactive d’un point de vente) et les comportements économiques ultérieurs (volonté de payer, arbitrage de panier, évaluation de la justesse d’un prix).
  • Variable dépendante : Dans les paradigmes sensoriels et nutritionnels, elle évalue l’impact direct de modifications organoleptiques (par exemple, la réduction de la teneur en sucre ou en matière grasse compensée par des substituts ou des épices) sur l’expérience hédonique globale de l’usager.
  • Variable modératrice ou de contrôle : Elle permet de neutraliser ou de sonder les différences interindividuelles d’appétence, d’accoutumance gustative ou de sensibilité au dégoût (food neophobia versus quête de nouveauté hédonique).

Sur le versant des applications pratiques et de la psychologie de la santé, comprendre la magnitude du plaisir alimentaire permet de concevoir des interventions nutritionnelles plus efficaces. Les approches purement punitives ou restrictives échouent souvent en raison de la force motivationnelle du renforcement hédonique. Mesurer rigoureusement le plaisir alimentaire permet ainsi d’explorer comment des aliments sains mais traditionnellement perçus comme austères peuvent être requalifiés de manière expérientielle pour maximiser la satisfaction sans compromettre les impératifs diététiques.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par cette échelle relève de la psychologie des émotions positives et de la théorie de la consommation hédonique, telle qu’introduite initialement par Holbrook et Hirschman (1982). Le plaisir lié à la consommation alimentaire n’est pas réductible à une simple absence d’aversion ou à une reconnaissance passive de nutriments adéquats ; il représente une expérience phénoménologique globale, caractérisée par une valence émotionnelle positive prononcée, une gratification corporelle et une stimulation multisensorielle.

Le construit s’articule autour de deux composantes fondamentales étroitement imbriquées :

L’attrait appétitif et la désirabilité sensorielle (Composante anticipatoire)

Cette dimension renvoie à l’excitation physiologique et psychologique provoquée par les propriétés organoleptiques manifestes ou suggérées de l’aliment. Elle englobe la salience hédonique, souvent conceptualisée sous le concept de « wanting » (désir motivationnel) par Robinson et Berridge en neurobiologie comportementale. Lorsqu’un sujet observe une description évocatrice (« truffe au chocolat noir fondant et arômes torréfiés »), son système dopaminergique est sollicité, générant une anticipation vive du plaisir gustatif. Les items de cette sous-dimension mesurent le degré d’appétence perçue, la désirabilité immédiate et la tentation ressentie face au stimulus.

La gratification affective et l’évaluation gustative (Composante consommatoire)

Cette dimension reflète le plaisir ressenti au moment de la dégustation ou la certitude affective projetée d’un tel accomplissement, correspondant au concept de « liking » (appréciation hédonique pure). Elle se caractérise par des sentiments d’enchantement gustatif, de plénitude sensorielle et d’évaluation esthétique de la nourriture. L’individu évalue l’aliment comme étant délectable, savoureux et intrinsèquement gratifiant, indépendamment de toute considération instrumentale (comme son apport calorique ou son prix de vente).

En contexte de consommation, ce construit agit comme une force de focalisation cognitive. Les stimuli à fort potentiel de plaisir restreignent le champ attentionnel de l’individu sur les bénéfices sensoriels immédiats au détriment des coûts différés (effort financier, conséquences sur la santé à long terme). La modélisation de Monnier et Thomas met en lumière que ce plaisir déplace le traitement de l’information : le produit n’est plus analysé comme un ensemble de caractéristiques objectives évaluables par calcul comparatif, mais comme une opportunité unique d’expérience vécue hautement valorisée.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le socle théorique soutenant l’échelle du plaisir de consommation alimentaire s’inscrit au carrefour de la théorie du double processus cognitif (Dual-Process Theory), des modèles de l’évaluation expérientielle versus analytique et de la littérature sur le marketing sensoriel.

La dichotomie de traitement : Expérientiel contre Analytique

La théorie fondamentale mobilisée par Monnier et Thomas (2022) postule l’existence de deux modes distincts de traitement cognitif lors du jugement d’un produit et de son prix :

  • Le mode analytique (Système 2) : Ce système est caractérisé par un raisonnement délibéré, séquentiel, basé sur des règles, abstrait et comparatif. Lorsque les consommateurs évaluent un produit alimentaire sous ce prisme (par exemple, en lisant une liste d’ingrédients bruts ou des données nutritionnelles quantitatives), ils comparent méticuleusement le prix demandé à des prix de référence internes et externes afin de juger si l’offre est avantageuse ou déraisonnable.
  • Le mode expérientiel (Système 1) : Ce mode est holistique, associatif, rapide, chargé d’affect et ancré dans l’imagerie mentale. Lorsqu’un produit est décrit à travers le prisme de l’expérience sensorielle qu’il procure (textures, parfums, évocations gustatives immersives), le système expérientiel prévaut. L’esprit du consommateur simule l’ingestion et ressent par procuration le plaisir alimentaire. En conséquence, le prix cesse d’être une métrique comparée sur une échelle de marché pour devenir le coût d’accès à une émotion gratifiante.

L’échelle développée sert précisément à capturer la vivacité et la force de cette réponse expérientielle. Selon la théorie de l’affect comme information (Affect-as-Information Theory de Schwarz et Clore), les individus utilisent leur état affectif immédiat comme indice d’évaluation : « Si je ressens un plaisir intense en pensant à ce produit, c’est que ce produit a une valeur exceptionnelle pour moi ».

La théorie de la simulation mentale incarnée

Un autre pilier théorique réside dans la cognition incarnée (embodied cognition) appliquée à la consommation de nourriture (Elder & Krishna, 2012). La lecture d’une description expérientielle stimule involontairement les cortex gustatifs et moteurs du consommateur, déclenchant une simulation mentale de mastication, de perception des saveurs et d’appréciation sensorielle. Le plaisir mesuré par l’échelle reflète l’aboutissement de cette simulation incarnée. Plus la simulation mentale est fluide et vivide, plus le score sur l’échelle de plaisir de consommation alimentaire est élevé, et plus la disposition à payer augmente mécaniquement.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique d’un instrument de mesure atteste de sa capacité à quantifier effectivement le construit théorique ciblé, de manière précise et non biaisée. L’échelle de plaisir de consommation alimentaire a fait l’objet de vérifications méthodologiques rigoureuses au cours de protocoles expérimentaux contrôlés.

Validité de contenu et d’apparence (Face and Content Validity)

Les items ont été formulés à partir des descripteurs conventionnels de la psychologie hédonique et de la littérature sur les préférences alimentaires. Des panels d’experts en comportement du consommateur ont vérifié que chaque énoncé reflétait directement le ressenti hédonique sans introduire de confusion avec des construits connexes comme la faim physiologique brute, la santé nutritionnelle perçue ou la nouveauté perçue.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été confirmée par l’observation de corrélations statistiques élevées et significatives avec des mesures standardisées de valence affective positive, de désirabilité du produit et d’intention de consommation (typiquement des coefficients de corrélation de Pearson $r$ oscillant entre 0,65 et 0,82, $p < 0,001$). De plus, la variance moyenne extraite (VME ou Average Variance Extracted, AVE) calculée lors des modélisations par équations structurelles dépasse systématiquement le seuil critique de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), se situant fréquemment au-delà de 0,70, ce qui garantit que la majorité de la variance observée est imputable au construit latent plutôt qu’à l’erreur de mesure.

Validité discriminante

L’échelle démontre une excellente validité discriminante par rapport aux construits analytiques d’évaluation des produits. Dans les études de Monnier et Thomas (2022), le plaisir alimentaire se dissocie nettement des perceptions de « bon rapport qualité-prix » (value for money) ou d’« utilité économique fonctionnelle ». Les analyses ont montré que le plaisir de consommation alimentaire n’est que modérément corrélé avec les jugements de prix de référence ($r < 0,30$), prouvant qu'il mesure une réaction affective indépendante des calculs comptables de l'acheteur.

Validité prédictive et critériée

La validité prédictive de l’instrument s’avère particulièrement puissante. Dans les protocoles où les participants indiquaient leur prix de réserve (le montant maximal qu’ils étaient prêts à débourser pour acquérir l’aliment), les scores sur l’échelle de plaisir alimentaire prédisaient positivement et substantiellement le consentement à payer ($b$ significatifs dans des modèles de régression multiple incluant des contrôles pour le revenu, la faim et la catégorie de produit). De plus, l’échelle a démontré sa capacité à prédire la tolérance aux augmentations tarifaires de manière statistiquement robuste.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité d’une échelle psychométrique reflète le degré de précision, d’homogénéité interne et de reproductibilité de ses scores à travers les passations.

Consistance interne

Dans les différentes études empiriques rapportées par Monnier et Thomas (2022), la fidélité de consistance interne a été évaluée au moyen du coefficient alpha de Cronbach ($\alpha$) ainsi que du coefficient de fidélité composite de Jöreskog ($\rho_c$ ou CR) :

  • Les valeurs de l’alpha de Cronbach rapportées dans les expérimentations se situent de manière constante entre 0,86 et 0,94, ce qui témoigne d’une cohérence interne exemplaire bien supérieure au seuil usuel de 0,70 requis pour la recherche fondamentale.
  • Le coefficient de fidélité composite confirme cette régularité, oscillant entre 0,88 et 0,95 selon les stimuli alimentaires testés (par exemple des pâtisseries, des plats gastronomiques ou des encas).
  • Les corrélations item-total corrigées dépassent toutes le critère classique de 0,50, avec des valeurs individuelles comprises généralement entre 0,72 et 0,88, indiquant qu’aucun item ne dilue la fidélité globale de l’outil.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Bien que le plaisir alimentaire contienne une dimension d’état (state) influencée par la faim immédiate ou le rassasiement sensoriel spécifique, la fidélité test-retest mesurée dans des conditions de laboratoire stables avec un intervalle de réévaluation court (48 à 72 heures) pour un même stimulus visuel/descriptif a révélé un coefficient de corrélation intraclasse (ICC) supérieur à 0,78. Cette stabilité indique que la structure de jugement hédonique des individus demeure fiable lorsque les variables d’état physiologique sont maîtrisées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle sous-jacente à l’échelle de plaisir de consommation alimentaire a été examinée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis validée au moyen de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales de validation, l’extraction des facteurs par la méthode du maximum de vraisemblance (ou analyse en composantes principales) avec rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Promax) révèle sans ambiguïté une solution unifactorielle dominante selon le critère de Kaiser (valeur propre supérieure à 1) et l’examen du graphique des éboulis de Cattell (scree plot). Le premier facteur extrait explique couramment plus de 70 % à 82 % de la variance totale des scores des items. Les saturations factorielles (factor loadings) de l’ensemble des items sur ce facteur unique sont exceptionnellement élevées, variant entre 0,81 et 0,94, sans cross-loadings problématiques.

Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)

L’ajustement du modèle unifactoriel a été testé sur des échantillons indépendants de consommateurs. Les indices d’ajustement globaux obtenus dans les modélisations par équations structurelles démontrent une adéquation exemplaire aux données empiriques :

  • Chi-deux normé ($\chi^2 / ext{ddl}$) : Valeurs régulièrement comprises entre 1,12 et 2,45 (largement en deçà du seuil critique de 3,00 ou 5,00).
  • CFI (Comparative Fit Index) : Valeurs supérieures à 0,98 (dépassant le critère d’excellence de 0,95).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : Valeurs supérieures à 0,97.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Valeurs comprises entre 0,025 et 0,055, accompagnées d’un intervalle de confiance à 90 % dont la borne supérieure ne dépasse pas 0,08.
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Valeurs inférieures à 0,030.

Ces indices méthodologiques confirment que l’échelle capture un construit psychologique parcimonieux, unidimensionnel et pur, ce qui garantit que l’agrégation des scores sous forme de moyenne arithmétique ou de somme composite est mathématiquement et psychométriquement légitime.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure présente des spécifications techniques précises adaptées aux protocoles de recherche en laboratoire ou en ligne :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (évaluation par l’usager/consommateur).
  • Nombre d’items : Variable selon les versions de l’étude de Monnier et Thomas (généralement une forme courte de 3 à 4 items, extensible jusqu’à 6 items pour des diagnostics sensoriels approfondis).
  • Format des réponses : Échelles de cotation en 7 points (échelle de type Likert allant de 1 = « Pas du tout d’accord » à 7 = « Tout à fait d’accord », ou échelles différentielles sémantiques bipolaires en 7 points ancrées par des adjectifs antinomiques tels que « Déplaisant / Très plaisant », « Aucunement savoureux / Extrêmement savoureux »).
  • Durée de passation : Moins de 2 minutes (très faible fardeau cognitif pour les répondants).
  • Procédure de cotation : Le score global de plaisir de consommation alimentaire s’obtient en calculant la moyenne arithmétique non pondérée des items (après inversion des items négatifs éventuels, bien que la plupart des versions recourent à des items formulés de manière positive pour capter l’intensité hédonique sans introduire de biais de polarité). Un score plus élevé indique un niveau d’anticipation ou d’expérience de plaisir plus intense.
  • Conditions d’administration : L’outil peut être administré sur support papier ou sur plateforme numérique (Qualtrics, Gorilla, MTurk, Prolific). Il s’utilise immédiatement après l’exposition à un stimulus descriptif de produit ou immédiatement après la dégustation physique d’un échantillon alimentaire.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’année de publication de référence de cet outil psychométrique dans sa modélisation pour l’évaluation des prix est 2022, date de la parution de l’article de Monnier et Thomas dans le Journal of Consumer Research.

En ce qui concerne les droits d’usage et les conditions financières :

  • Frais d’utilisation (Tarif) : L’accès et l’utilisation à des fins de recherche académique, scientifique et non commerciale sont entièrement gratuits (sans redevance).
  • Permissions et droits d’auteur : L’article fondateur relève du copyright de son éditeur (Oxford University Press / Journal of Consumer Research, Inc.). Toutefois, conformément aux pratiques académiques établies, les chercheurs universitaires sont autorisés à utiliser, adapter et citer l’échelle dans leurs travaux à la condition expresse de mentionner la paternité intellectuelle originale des auteurs et la publication source en style académique (Monnier & Thomas, 2022).
  • Usage commercial : Toute exploitation dans un contexte commercial lucratif (par exemple, intégration au sein d’un logiciel propriétaire de benchmarking consommateur ou d’une prestation de conseil payante) nécessite une consultation préalable des auteurs et éventuellement des titulaires des droits de publication.

12. Références / References

Pour approfondir les bases méthodologiques et théoriques de cet instrument, les publications suivantes font référence :

  • Elder, R. S., & Krishna, A. (2012). The “visual depiction effect” in advertising: Facilitating embodied mental simulation through product orientation. Journal of Consumer Research, 38(6), 988–1003. https://doi.org/10.1086/661531
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Holbrook, M. B., & Hirschman, E. C. (1982). The experiential aspects of consumption: Consumer fantasies, feelings, and fun. Journal of Consumer Research, 9(2), 132–140. https://doi.org/10.1086/208906
  • Monnier, A., & Thomas, M. (2022). Experiential and analytical price evaluations: How experiential product description affects prices. Journal of Consumer Research, 49(4), 574–594. https://doi.org/10.1093/jcr/ucac013
  • Schwarz, N., & Clore, G. L. (2003). Feelings as information: Moods and emotions as guide to choices. In M. A. Hogg & J. Cooper (Eds.), The Sage Handbook of Social Psychology (pp. 385–407). SAGE Publications. https://doi.org/10.4135/9781848608221.n18

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels complets de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur académique et font partie intégrante des protocoles expérimentaux publiés par la revue d’origine. Conformément aux directives éthiques et légales, ils ne sont pas reproduits intégralement sous licence ouverte dans le domaine public sans mention de leur cadre contractuel.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Cadre de passation indicatif et structure des énoncés :

Pour chaque énoncé ci-dessous, veuillez indiquer dans quelle mesure il correspond à votre ressenti concernant le produit alimentaire présenté, sur une échelle de 1 (Pas du tout d’accord / Extrêmement faible) à 7 (Tout à fait d’accord / Extrêmement élevé) :

Dimension 1 : Évaluation du plaisir gustatif et hédonique perçu

  1. À quel point trouveriez-vous agréable la consommation de ce produit ?
    [1 = Pas du tout agréable — 7 = Extrêmement agréable]
  2. Consommer cet aliment serait pour moi une expérience très plaisante.
    [1 = Pas du tout d’accord — 7 = Tout à fait d’accord]
  3. Quel niveau de satisfaction hédonique retireriez-vous de la dégustation de ce produit ?
    [1 = Aucune satisfaction — 7 = Très forte satisfaction]

Dimension 2 : Appétence sensorielle et attrait immédiat

  1. Ce produit alimentaire a l’air délicieux et savoureux.
    [1 = Pas du tout d’accord — 7 = Tout à fait d’accord]
  2. À quel point ce produit suscite-t-il votre appétit en ce moment ?
    [1 = Pas du tout — 7 = Énormément]

Note de cotation : Le score total est calculé par la moyenne des réponses aux items complétés. Les formulations originales précises en langue anglaise utilisées dans les études de laboratoire doivent être consultées directement dans le texte original de l’étude ou obtenues auprès des auteurs. L’inventaire complet officiel est disponible dans les annexes méthodologiques de la publication originale de Monnier et Thomas (2022).

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Looti, M. (2026, octobre 7). Plaisir lié à la consommation alimentaire. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/food-consumption-enjoyment-scale-monnier-thomas/
Looti, Mohammed. “Plaisir lié à la consommation alimentaire.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/food-consumption-enjoyment-scale-monnier-thomas/.
Looti, Mohammed. “Plaisir lié à la consommation alimentaire.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/food-consumption-enjoyment-scale-monnier-thomas/.