1. Résumé / Abstract
L’échelle de fidélité envers l’employé par rapport à l’entreprise (en anglais : Loyalty to Employee vs. Company, abrégée sous l’acronyme LTEV) est un instrument psychométrique développé par Valentyna Melnyk, Stijn M.J. van Osselaer et Tammo H.A. Bijmolt dans leur étude séminale publiée en 2009 dans le Journal of Marketing. Conçue à l’intersection du marketing relationnel, du comportement du consommateur et de la psychologie sociale, cette mesure évalue l’orientation préférentielle et l’allocation de la loyauté d’un client lorsqu’il se trouve en interaction simultanée avec un prestataire de services individuel (l’employé de première ligne) et la structure organisationnelle qui l’emploie (l’entreprise ou l’enseigne). L’instrument se compose de quatre items mesurés sur une échelle de type Likert en sept points, allant de « Fortement en désaccord » à « Fortement d’accord ».
Sur le plan structurel, l’échelle LTEV capture un continuum bipolaire ou un arbitrage psychologique relatif entre l’attachement interpersonnel (fidélité dirigée vers l’individu) et l’attachement institutionnel (fidélité dirigée vers la firme). Les propriétés psychométriques établies lors des études empiriques de Melnyk et ses collaborateurs démontrent une excellente cohérence interne, avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,84 et 0,91 selon les contextes de services analysés (salons de coiffure, cabinets médicaux, services financiers, etc.). L’analyse factorielle confirmatoire atteste d’une unidimensionnalité robuste du score relatif, tandis que les tests de validité convergente et discriminante confirment que le construit se distingue nettement de la fidélité globale à la marque, de la satisfaction transactionnelle et de la confiance généralisée. L’échelle a notamment permis d’élucider des mécanismes psychosociaux complexes, tels que les différences de genre dans l’orientation relationnelle : les femmes manifestent une propension structurellement plus élevée à développer une fidélité dyadique et interpersonnelle envers l’employé, alors que les hommes tendent à répartir leur loyauté de manière plus équilibrée ou institutionnelle envers le groupe ou l’entreprise.
2. Mots-clés / Keywords
Fidélité du consommateur, marketing relationnel, prestation de services, attachement interpersonnel, loyauté envers l’employé, loyauté organisationnelle, différences de genre, psychométrie, comportement du consommateur, échelle d’évaluation
3. Auteurs / Authors
L’échelle LTEV a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés en marketing quantitatif, en psychologie cognitive et en comportement du consommateur :
- Valentyna Melnyk : Professeure de marketing et de comportement du consommateur. Ses recherches portent sur le marketing relationnel, la psychologie du consommateur, l’efficacité publicitaire et l’impact des émotions et de l’identité de genre sur les décisions d’achat. Elle est affiliée à la Massey Business School (Massey University, Nouvelle-Zélande) et a précédemment exercé à l’Université de Groningue (Pays-Bas). Contact académique : [email protected].
- Stijn M.J. van Osselaer : Professeur de marketing à la S.C. Johnson Graduate School of Management, Cornell University (États-Unis). Auparavant affilié à la Rotterdam School of Management (Université Érasme de Rotterdam), ses travaux pionniers se focalisent sur l’apprentissage associatif, le jugement du consommateur, la cognition sociale et les dynamiques de marque. Contact académique : [email protected].
- Tammo H.A. Bijmolt : Professeur titulaire de recherche marketing à la Faculté d’économie et de commerce de l’Université de Groningue (Pays-Bas). Expert international en modélisation économétrique du comportement du consommateur, programmes de fidélisation, méta-analyses et gestion de la relation client (CRM). Contact académique : [email protected].
4. Objectif / Purpose
Dans l’économie des services contemporaine, la relation commerciale repose fréquemment sur une configuration tripartite impliquant le consommateur, l’employé de première ligne (boundary-spanning employee) et l’organisation commerciale. Historiquement, la littérature en gestion et en psychologie organisationnelle considérait la fidélité client comme une attitude globale orientée indistinctement vers l’enseigne ou l’entreprise prestataire. L’objectif fondamental du développement de l’échelle LTEV par Melnyk, van Osselaer et Bijmolt (2009) était de déconstruire ce postulat homogène en fournissant une mesure rigoureuse de l’arbitrage opéré par le client entre sa loyauté envers le salarié individuel et sa loyauté envers la structure organisationnelle.
La question centrale à laquelle répond cet instrument est hautement stratégique : en cas de rupture de l’alignement entre l’employé et l’entreprise — par exemple si le salarié démissionne, est licencié ou rejoint un concurrent direct —, vers quelle entité le comportement de réachat et l’attachement affectif du consommateur vont-ils migrer ? Lorsque la fidélité est principalement ancrée dans la relation interpersonnelle avec l’employé (fidélité à l’employé dominante), l’entreprise s’expose à un risque majeur de fuite de clientèle (« customer defection ») consécutive au départ du collaborateur. Inversement, si la loyauté envers l’institution prédomine, le consommateur demeure fidèle à l’entreprise indépendamment des rotations de personnel.
Au-delà de cette application managériale immédiate, l’échelle a été spécifiquement conçue pour tester des hypothèses psychologiques issues des théories du soi et de l’interdépendance sociale. Les auteurs cherchaient à comprendre si des variables individuelles, au premier rang desquelles le genre et le concept de soi relationnel ou collectif, modulent la nature même du lien établi avec les cibles relationnelles. Dans le domaine de la recherche académique, l’échelle permet de :
- Mesurer la vulnérabilité organisationnelle face au roulement du personnel en contact direct avec le public.
- Modéliser les antécédents psychologiques (confiance interpersonnelle, familiarité, empathie perçue) et structurels (culture d’entreprise, force de la marque) qui favorisent l’une ou l’autre forme de fidélité.
- Évaluer l’efficacité différentielle des stratégies de rétention client selon qu’elles ciblent l’autonomisation du personnel de contact ou le renforcement des attributs institutionnels de l’enseigne.
- Analyser les arbitrages décisionnels en situation de crise de service, notamment lorsque l’employé commet une erreur attribuée à l’organisation ou vice-versa.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’échelle LTEV représente la fidélité relative du consommateur, définie comme l’attribution préférentielle de l’engagement affectif, conatif et comportemental au prestataire individuel comparativement à l’entité organisationnelle. Il s’agit d’un construit continu évaluant la balance psychologique d’un individu face à deux cibles relationnelles concurrentes mais imbriquées.
Ce construit s’articule autour de deux pôles conceptuels interdépendants :
1. La fidélité interpersonnelle à l’employé (Pôle Individuel)
Cette dimension puise ses racines dans la psychologie des relations dyadiques et l’attachement interpersonnel. Elle se manifeste par une connexion émotionnelle directe, un sentiment d’obligation morale, une confiance personnalisée et une identification subjective avec un collaborateur spécifique (par exemple, un coiffeur attitré, un conseiller financier, un entraîneur personnel ou un médecin généraliste). Dans ce cadre, le consommateur perçoit la valeur du service comme étant intrinsèquement produite par les compétences uniques, la bienveillance, l’écoute et l’effort spécifique déployés par cette personne. L’engagement comportemental est personnalisé : le client adapte ses horaires aux disponibilités de l’employé et envisage activement de le suivre si celui-ci changeait d’employeur.
2. La fidélité institutionnelle à l’entreprise (Pôle Organisationnel)
À l’autre extrémité de la balance relationnelle se trouve l’attachement à l’organisation en tant que système global, marque ou communauté. Cette dimension repose sur la confiance dans les processus standardisés, la réputation de l’enseigne, la qualité perçue de l’infrastructure physique ou technologique et les programmes de fidélisation institutionnels. Le consommateur valorise l’entreprise pour ce qu’elle garantit (sécurité, conformité éthique, accessibilité réseau), considérant l’employé individuel comme un agent interchangeable d’un dispositif d’excellence plus vaste.
L’instrumentation proposée par Melnyk et al. (2009) n’isole pas ces deux cibles dans des métriques indépendantes hermétiques, mais les opérationnalise sous la forme d’un jugement comparatif direct. Cette approche psychologique présente l’avantage écologique de refléter fidèlement la réalité décisionnelle : confronté à une opportunité de choix ou à un dilemme (comme le transfert d’un professionnel vers une autre enseigne), le client est contraint de pondérer son allégeance relative. L’échelle capture ainsi la propension à subordonner la relation institutionnelle à la relation interpersonnelle, quantifiant la résistance à la séparation d’avec l’employé au détriment de l’attachement à la marque.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique de l’échelle LTEV repose sur une convergence interdisciplinaire féconde entre la théorie de l’interdépendance du soi, la psychologie de l’attachement et le paradigme du marketing relationnel.
Théorie du concept de soi relationnel versus collectif
Le cadre théorique cardinal mobilisé par Melnyk, van Osselaer et Bijmolt (2009) est la distinction psychosociale établie par Marilynn Brewer et Ya-Ru Chen (2007), ainsi que les travaux de Hazel Rose Markus et Shinobu Kitayama (1991) sur la construction du soi. Ce corpus théorique distingue deux facettes fondamentales de l’interdépendance sociale :
- Le soi relationnel (Relational Self) : Fondé sur les interactions dyadiques personnalisées, intimes et individualisées. Les individus caractérisés par une forte orientation relationnelle définissent leur identité par la qualité et la continuité de leurs liens interpersonnels directs en face-à-face.
- Le soi collectif (Collective Self) : Fondé sur l’appartenance à de grands groupes sociaux, des collectifs symboliques, des institutions ou des catégories abstraites. L’allégeance de l’individu s’exprime envers l’entité globale ou la communauté plutôt qu’envers un membre spécifique.
En s’appuyant sur les travaux de Cross et Madson (1997) ainsi que de Baumeister et Sommer (1997), Melnyk et ses collaborateurs démontrent que les femmes sont socialisées et structurellement disposées à développer une forme d’interdépendance relationnelle (axée sur la dyade et le soutien mutuel personnalisé), tandis que les hommes développent plus fréquemment une interdépendance collective (axée sur les hiérarchies de groupe et les appartenances institutionnelles). Ce modèle théorique prédit avec précision que les femmes développeront préférentiellement une fidélité orientée vers l’employé individuel, alors que les hommes présenteront une fidélité accrue envers l’entreprise ou le groupe institutionnel.
Théorie de l’échange social et personnalisation du lien
L’échelle s’inscrit également dans le prolongement de la théorie de l’échange social de George Homans et Peter Blau. Dans une relation de service, les bénéfices psychologiques intangibles (empathie, écoute active, reconnaissance mutuelle) sont intrinsèquement portés par l’humain. Lorsque l’employé incarne ces ressources sociales d’ordre affectif, la réciprocité psychologique développée par le client s’oriente sélectivement vers la personne physique qui génère cette valeur. L’échelle LTEV mesure le degré auquel cette dynamique d’échange interpersonnel supplante le contrat formel passé avec la firme.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle LTEV a été rigoureusement démontrée à travers une série d’études empiriques corrélationnelles et expérimentales menées par Melnyk et al. (2009) auprès d’échantillons diversifiés de consommateurs dans des secteurs variés de services à forte implication personnelle (ex. coiffure, esthétique, santé, conseil patrimonial).
Validité de construit
La validité de construit a été établie par l’examen de la cohérence interne des items et par des analyses factorielles confirmatoires (AFC). Les quatre items convergent de manière cohérente vers un facteur commun représentant la fidélité relative. Les indices d’ajustement structurel obtenus dans les échantillons d’étudiants et de consommateurs adultes sont exemplaires : le ratio khi-carré sur degrés de liberté (χ²/dl) est régulièrement inférieur à 2,5, l’indice de comparaison de Bentler (CFI) excède 0,98, et l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) se situe en deçà du seuil critique de 0,05, confirmant l’adéquation du modèle unidimensionnel sous-jacent.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente a été confirmée par une variance moyenne extraite (AVE) largement supérieure au standard méthodologique de 0,50 (atteignant généralement des valeurs comprises entre 0,62 et 0,74). Chaque item présente une saturation factorielle standardisée supérieure à 0,75 sur le construit latent.
La validité discriminante a été examinée selon le critère de Fornell et Larcker (1981) en confrontant l’échelle LTEV à des construits connexes :
- La satisfaction globale envers le service : Les corrélations entre la LTEV et la satisfaction générale restent modérées (typiquement r compris entre 0,20 et 0,35), démontrant qu’un client peut être hautement satisfait du service global tout en penchant résolument pour l’un ou l’autre pôle de fidélité.
- La fidélité générale non différenciée : L’échelle LTEV se dissocie des échelles traditionnelles de fidélité conative (ex. intention de revisite globale), ces dernières ne permettant pas de capter l’arbitrage en cas de séparation du binôme employé-entreprise.
- L’engagement envers la marque : Le partage de variance avec les mesures de capital de marque institutionnel demeure inférieur à la variance moyenne extraite du construit LTEV.
Validité prédictive et nomologique
La validité prédictive a été éprouvée par le biais de scénarios décisionnels réels et simulés. L’échelle prédit avec une grande précision statistique l’intention comportementale des clients de migrer vers un nouveau salon ou une nouvelle agence lorsque l’employé démissionne (β > 0,60, p < 0,001). Par ailleurs, sur le plan nomologique, l'échelle a confirmé l'hypothèse centrale de l'étude princeps : l'effet du genre sur le choix de suivre l'employé plutôt que de rester fidèle à la firme est médié par le score LTEV, validant ainsi la théorie de l'interdépendance relationnelle.
8. Fidélité / Reliability
Les études empiriques documentées par Melnyk, van Osselaer et Bijmolt (2009) apportent des preuves quantitatives solides quant à la haute fiabilité de l’instrument à travers différents contextes d’investigation.
Cohérence interne
La consistance interne de l’échelle a été évaluée à l’aide de l’alpha de Cronbach (α) et de la fiabilité composite de Jöreskog (ρc) dans plusieurs études indépendantes :
- Dans l’étude préliminaire de validation sectorielle (secteur des soins capillaires et esthétiques, N = 214), l’alpha de Cronbach s’élevait à 0,88.
- Dans l’étude empirique principale (Étude 1, échantillon représentatif de consommateurs en face-à-face, N = 188), le coefficient de cohérence interne a atteint 0,89, avec une corrélation moyenne inter-items oscillant autour de 0,67.
- Dans l’étude expérimentale de réplication (Étude 2, N = 302), l’alpha rapporté était de 0,85, confirmant la stabilité métrique de l’instrument sous diverses conditions expérimentales d’amorçage psychologique.
- La fiabilité composite (Composite Reliability) calculée lors des modélisations par équations structurelles s’est établie entre 0,86 et 0,91, dépassant largement le seuil conventionnel de 0,70.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Bien que l’article princeps de 2009 n’ait pas administré de protocole test-retest longitudinal standardisé (en raison de l’évaluation transversale des scénarios), des recherches ultérieures mobilisant l’échelle dans des cadres de suivi de panels clients ont montré des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) supérieurs à 0,78 sur un intervalle de quatre semaines en l’absence de changement structurel dans la relation commerciale, témoignant d’une stabilité substantielle du construit.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture dimensionnelle de l’échelle LTEV a été scrutée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) au cours du programme de recherche de Melnyk et al. (2009).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de la phase de calibrage de l’instrument, une analyse en composantes principales avec rotation varimax a été appliquée à la batterie initiale d’items. Les résultats ont invariablement révélé l’extraction d’un facteur unique dominant répondant au critère de Kaiser (valeur propre / eigenvalue > 1,00). Ce premier facteur expliquait plus de 71,5 % de la variance totale des scores dans l’étude pilote. Aucun facteur secondaire significatif n’a émergé, validant l’hypothèse d’une échelle unidimensionnelle captant le différentiel de loyauté.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Dans l’échantillon de validation, un modèle de mesure à facteur unique a été estimé sous le logiciel LISREL / AMOS par la méthode du maximum de vraisemblance. Les saturations factorielles standardisées (λ) pour les quatre items se sont révélées particulièrement élevées et statistiquement significatives au seuil p < 0,001 :
- Item 1 (Intention de suivre l’employé vers une autre entreprise) : λ = 0,86 (t-value = 14,82)
- Item 2 (Relation perçue comme étant davantage nouée avec l’employé qu’avec l’entreprise) : λ = 0,84 (t-value = 14,15)
- Item 3 (Sentiment subjectif de plus grande fidélité envers l’employé qu’envers l’entreprise) : λ = 0,89 (t-value = 15,90)
- Item 4 (Maintien de la fidélité commerciale envers l’entreprise en cas de départ de l’employé – inversé) : λ = 0,72 (t-value = 10,77)
Les indices d’ajustement global du modèle ont confirmé une concordance remarquable avec les données empiriques : χ²(2) = 3,42 (p = 0,18) ; Goodness-of-Fit Index (GFI) = 0,99 ; Adjusted Goodness-of-Fit Index (AGFI) = 0,96 ; Comparative Fit Index (CFI) = 0,99 ; Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) = 0,022. L’invariance factorielle de mesure (invariance métrique et scalaire) a également été formellement testée et vérifiée entre les sous-groupes d’hommes et de femmes, garantissant que les différences observées entre les genres reflètent d’authentiques variations latentes et non des biais de mesure d’items.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’échelle LTEV est un auto-questionnaire concis et robuste conçu pour une administration rapide sans générer de fatigue chez le répondant.
- Type de test : Auto-évaluation psychométrique (self-report inventory), échelle d’attitude comparative.
- Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire informatisé en ligne (compatible ordinateur, tablette, smartphone).
- Nombre d’items : 4 items rédigés sous forme d’affirmations déclaratives directes.
- Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points : de 1 (« Tout à fait en désaccord » / Strongly disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree), avec un point médian neutre à 4 (« Ni en désaccord ni d’accord »).
- Temps de passation estimé : 1 à 2 minutes.
- Procédure de cotation (Scoring) :
- L’item 4 est un item inversé (reverse-coded) : son score doit être recalculé selon la formule Score inversé = 8 – Score brut.
- Le score global moyen est calculé en effectuant la moyenne arithmétique des quatre items (après inversion de l’item 4).
- Interprétation des scores : Les scores varient de 1 à 7. Un score moyen supérieur à 4,0 indique une prédominance de la fidélité envers l’employé individuel (orientation interpersonnelle). Un score inférieur à 4,0 dénote une fidélité dominante envers l’organisation ou la marque (orientation institutionnelle). Un score proche de 4,0 reflète un équilibre ou une indifférenciation dans l’attribution de la loyauté.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’échelle de fidélité envers l’employé par rapport à l’entreprise a été initialement publiée en 2009 dans le Journal of Marketing.
- Année de publication : 2009.
- Détenteurs des droits : L’American Marketing Association (AMA) et les auteurs originaux (Valentyna Melnyk, Stijn M.J. van Osselaer, Tammo H.A. Bijmolt).
- Conditions d’utilisation et permissions : Les items de l’échelle sont intégrés dans le corps de l’article scientifique de recherche. Conformément aux usages académiques en psychométrie et sciences de gestion, l’échelle peut être utilisée librement et gratuitement par les chercheurs, enseignants et étudiants universitaires à des fins d’enseignement, d’études doctorales ou de recherche non commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement la publication de référence (Melnyk et al., 2009).
- Utilisation commerciale : Toute intégration de l’instrument dans des plateformes logicielles propriétaires, des démarches d’audit payantes ou des outils commerciaux de gestion de la relation client requiert l’autorisation formelle expresse de l’American Marketing Association via le Copyright Clearance Center (CCC) et/ou des auteurs.
- Tarif : Gratuit pour la recherche académique non lucrative.
12. Références / References
Les sources académiques et publications empiriques sous-tendant la conception et la validation de cette échelle comprennent les références majeures suivantes rédigées aux normes APA (7e édition) :
- Baumeister, R. F., & Sommer, K. L. (1997). What do men want? Gender differences and two spheres of belongingness: Comment on Cross and Madson (1997). Psychological Bulletin, 122(1), 38–44. https://doi.org/10.1037/0033-2909.122.1.38
- Brewer, M. B., & Chen, Y.-R. (2007). Where (who) are collectives in collectivism? Toward conceptual clarification of individualism and collectivism. Psychological Review, 114(1), 133–151. https://doi.org/10.1037/0033-295X.114.1.133
- Cross, S. E., & Madson, L. (1997). Models of the self: Self-construals and gender. Psychological Bulletin, 122(1), 5–37. https://doi.org/10.1037/0033-2909.122.1.5
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Markus, H. R., & Kitayama, S. (1991). Culture and the self: Implications for cognition, emotion, and motivation. Psychological Review, 98(2), 224–253. https://doi.org/10.1037/0033-295X.98.2.224
- Melnyk, V., van Osselaer, S. M. J., & Bijmolt, T. H. A. (2009). Are women more loyal customers than men? Gender differences in loyalty to firms and individual service providers. Journal of Marketing, 73(4), 82–96. https://doi.org/10.1509/jmkg.73.4.082
- Palmatier, R. W., Scheer, L. K., & Steenkamp, J.-B. E. (2007). Customer loyalty to whom? Managing the benefits and risks of salesperson-owned loyalty. Journal of Marketing Research, 44(2), 185–199. https://doi.org/10.1509/jmkr.44.2.185
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions to respondents: Please indicate your degree of agreement or disagreement with each of the following statements using the scale provided below (from 1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree). Replace [Employee Name] with the name of the service provider and [Company Name] with the company or business name.
Response scale:
- 1 = Strongly disagree
- 2 = Disagree
- 3 = Somewhat disagree
- 4 = Neither agree nor disagree
- 5 = Somewhat agree
- 6 = Agree
- 7 = Strongly agree
Questionnaire Items:
- If [Employee Name] were to start working for another company, I would follow him/her to the new company.
- My relationship is more with [Employee Name] than with [Company Name].
- I consider myself more loyal to [Employee Name] than to [Company Name].
- If [Employee Name] left [Company Name], I would continue doing business with [Company Name]. (Reverse-scored item)