Échelle affective faciale / Échelle de visages de McGrath

L’Échelle affective faciale (Facial Affective Scale / McGrath gezichten schaal) est un instrument psychométrique conçu par Patricia A. McGrath pour évaluer la composante émotionnelle et le caractère désagréable de la douleur à travers 9 expressions faciales schématiques calibrées.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle affective faciale (en anglais : Facial Affective Scale [FAS], également désignée sous le nom d’Échelle de visages de McGrath ou McGrath gezichten schaal dans la littérature néerlandophone) est un instrument psychométrique développé initialement par la professeure Patricia A. McGrath et ses collaborateurs en 1985. Conçue spécifiquement pour évaluer la composante affective et émotionnelle de l’expérience douloureuse (« pain unpleasantness » ou le caractère désagréable de la douleur), la FAS se distingue fondamentalement des échelles mesurant exclusivement l’intensité sensorielle de la douleur (« pain intensity »). L’instrument repose sur une série ordonnée de neuf expressions faciales schématiques allant d’un visage exprimant un bonheur maximal (coté au niveau le plus bas de détresse) à un visage traduisant une détresse ou une tristesse extrême liée à la douleur.

Chacun des 9 visages a fait l’objet d’une calibration rigoureuse par des méthodes d’évaluation d’amplitudes psychophysiques (magnitude scaling), attribuant à chaque item pictural une valeur empirique standardisée comprise généralement entre 0,04 et 0,97 (ou normalisée sur un continuum de 0 à 1, voire de 1 à 9). L’outil s’adresse à une large population incluant les enfants à partir de l’âge de 4 à 5 ans, les adolescents, les adultes, ainsi que les populations gériatriques ou présentant des altérations cognitives modérées. Sur le plan psychométrique, l’échelle affective faciale de McGrath démontre une excellente validité convergente avec les échelles visuelles analogiques (EVA) affectives et les échelles thermométriques des affects, une validité discriminante solide permettant de dissocier la composante sensorielle-discriminative de la composante affective-motivationnelle de la douleur, ainsi qu’une fidélité test-retest substantielle (coefficients de corrélation intraclasse généralement supérieurs à 0,80). Sa rapidité d’administration, son indépendance relative vis-à-vis des compétences linguistiques complexes et sa capacité à capturer le vécu émotionnel interne du patient en font un instrument incontournable en psychologie pédiatrique, en algologie clinique et en recherche biomédicale internationale.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle affective faciale, Échelle de visages de McGrath, évaluation de la douleur, composante affective de la douleur, désagrément de la douleur, détresse émotionnelle pédiatrique, psychométrie de la douleur, expressions faciales schématiques, échelle FAS de McGrath, algologie clinique, psychologie pédiatrique, magnitude scaling.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été mise au point et validée par une équipe de chercheurs pionniers en gestion de la douleur pédiatrique et en psychométrie clinique :

  • Patricia A. McGrath, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie et de pédiatrie, anciennement directrice du Child Pain Program au Département de pédiatrie de l’Université Western Ontario et au Children’s Hospital of Western Ontario (London, Ontario, Canada). Elle a également poursuivi ses recherches fondamentales au sein du National Institutes of Health (NIH / NIDCR) et de la New York University. Contact institutionnel historique : University of Western Ontario, Department of Paediatrics, London, Ontario, Canada.
  • L. L. de Veber, MD : Professeur de pédiatrie et d’oncologie pédiatrique, Children’s Hospital of Western Ontario, University of Western Ontario (London, Ontario, Canada).
  • M. T. Hearn, Ph.D. : Chercheur en psychologie clinique et méthodes de mesure pédiatriques, University of Western Ontario (London, Ontario, Canada).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle affective faciale de McGrath est d’isoler, de quantifier et de documenter spécifiquement la dimension affective et émotionnelle de l’expérience douloureuse (« ce que le patient ressent au plus profond de lui-même », c’est-à-dire le degré de détresse, de tristesse ou de pénibilité induit par la douleur), indépendamment de son intensité purement sensorielle. Dans les pratiques cliniques traditionnelles, la douleur a longtemps été réduite à une métrique unidimensionnelle d’intensité (mesurée via des échelles numériques de 0 à 10 ou des échelles visuelles analogiques linéaires). Or, de nombreux patients, en particulier les enfants en milieu hospitalier ou les personnes âgées, ressentent une détresse émotionnelle disproportionnée par rapport au stimulus nociceptif, ou inversement, tolèrent un niveau élevé d’intensité nociceptive sans éprouver d’angoisse dévastatrice.

L’utilisation de la FAS répond à une triple nécessité :

  • Sur le plan clinique pédiatrique : Les jeunes enfants éprouvent des difficultés cognitives majeures à abstraire l’intensité physique d’un stimulus douloureux de la réaction émotionnelle négative (peur, anxiété, souffrance morale) qu’il provoque. La FAS fournit un support visuel non menaçant permettant à l’enfant de désigner l’émotion faciale qui reflète fidèlement son état intérieur sans exiger de compétences sémantiques ou mathématiques élaborées.
  • Sur le plan pharmacologique et thérapeutique : L’outil permet de distinguer l’efficacité des interventions pharmacologiques analgésiques (qui atténuent au premier chef l’intensité sensorielle) de celle des interventions psychologiques ou anxiolytiques (distraction, hypnose, thérapies cognitives et comportementales, réconfort parental) qui ciblent prioritairement la dimension de détresse et d’inconfort affectif.
  • Sur le plan de la recherche fondamentale et clinique : La FAS offre aux chercheurs un instrument standardisé, calibré psychophysiquement selon une méthodologie rigoureuse de Stevens (évaluation en amplitude), garantissant que les intervalles entre les différentes expressions faciales possèdent des propriétés métriques quasi-intervallaires propices aux analyses statistiques paramétriques.

En somme, la FAS s’applique dans un large spectre de contextes : oncologie pédiatrique (procédures invasives telles que ponctions lombaires ou myélogrammes), douleurs postopératoires, traumatologie aiguë, pathologies douloureuses chroniques (migraines, douleurs musculosquelettiques), mais aussi en gériatrie auprès de sujets présentant des barrières linguistiques ou des altérations cognitives débutantes.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique évalué par l’Échelle affective faciale repose sur la dissociation fondamentale, au sein de l’expérience globale de la douleur, entre l’intensité sensorielle (la force brute, l’ampleur quantitative du stimulus perçu) et l’affect désagréable (la valence émotionnelle aversive, la souffrance psychique, l’inconfort ou la détresse). Ce construit s’enracine dans la distinction conceptuelle et neurobiologique établie par Price et ses collègues entre « pain intensity » et « pain unpleasantness ».

La dimension affective-émotionnelle de la douleur

L’affect douloureux englobe la tonalité hédonique négative directe associée à la perception nociceptive. Contrairement à la simple discrimination somatosensorielle (localiser la douleur, identifier si elle brûle, pique ou tire), la dimension affective intègre des affects primaires de menace pour l’organisme, de détresse, d’inconfort corporel et de tristesse. Dans l’échelle de McGrath, ce construit est opérationnalisé sur un continuum bipolaire allant d’un bien-être ou d’un bonheur maximal (absence totale de détresse liée à la douleur, représenté par un visage souriant épanoui) jusqu’à une détresse émotionnelle accablante et un désespoir extrême (visage pleurant, bouche grandement renversée, yeux plissés par la souffrance).

Non-équivalence entre intensité et détresse

Le construit de l’affect douloureux présente une plasticité contextuelle beaucoup plus marquée que l’intensité sensorielle. Par exemple :

  • Un enfant subissant une injection intramusculaire dans un climat de contrainte physique et d’angoisse manifeste un niveau d’affect aversif (détresse) maximal sur la FAS, bien que l’intensité nociceptive mécanique de l’aiguille soit objectivement modérée.
  • À l’inverse, lors d’une activité sportive passionnante, une écorchure cutanée de même intensité physique est associée à un affect douloureux proche de zéro sur la FAS, car l’événement est dépourvu de charge menaçante ou anxiogène.

La FAS capture donc non pas la contraction musculaire réflexe ou la mimique objective observable par un tiers, mais l’auto-évaluation projective par le patient de son propre état affectif interne via l’identification à une expression faciale archétypale.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’Échelle affective faciale de McGrath s’inscrit au carrefour de trois corpus théoriques majeurs : la théorie multidimensionnelle de la douleur, la théorie différentielle des émotions faciales de Darwin et Ekman, et la psychophysique de Stevens.

1. La théorie du Gate Control et les modèles multidimensionnels de la douleur

Formulée initialement par Ronald Melzack et Patrick Wall en 1965, la théorie du portillon (Gate Control Theory) a révolutionné la compréhension de la douleur en démontrant que le signal nociceptif est modulé au niveau de la moelle épinière et du cerveau par des facteurs émotionnels, cognitifs et attentionnels. Melzack et Casey (1968) ont ultérieurement décomposé l’expérience douloureuse en trois sous-systèmes interconnectés :

  • Le système sensoriel-discriminatif (régulé principalement par les voies spinothalamiques et les cortex somatosensoriels SI et SII) ;
  • Le système affectif-motivationnel (sous-tendu par la formation réticulée, le système limbique, le cortex cingulaire antérieur et l’insula) ;
  • Le système cognitif-évaluateur (piloté par le cortex préfrontal et les aires associatives).

McGrath a conçu la FAS en partant de ce postulat théorique : mesurer uniquement l’intensité sensorielle biaise l’évaluation en occultant la boucle limbique et l’impact de la détresse sur le système nerveux central. La FAS constitue l’opérationnalisation instrumentale de la composante motivationnelle-affective chez les sujets dont les capacités verbales d’introspection sont en cours de développement.

2. La théorie des affects fondamentaux et la communication faciale

S’appuyant sur les travaux fondateurs de Charles Darwin (1872) sur L’expression des émotions chez l’homme et les animaux et sur les recherches transculturelles contemporaines de Paul Ekman et Carroll Izard, McGrath a reconnu que les expressions faciales constituent le moyen de communication émotionnelle le plus précoce, le plus robuste et le plus universel chez l’être humain. Alors que la compréhension de descripteurs verbaux complexes (« intolérable », « atroce », « poignant ») requiert des compétences cognitives du stade opératoire formel de Piaget (vers 11-12 ans), la reconnaissance et la projection identificatoire dans des figures faciales schématiques sont pleinement opérantes dès le stade préopératoire tardif (dès 4-5 ans).

3. La méthode de magnitude scaling psychophysique

Contrairement aux échelles de visages purement ordinales et dessinées de façon intuitive (comme certaines échelles de visages concurrentes créées pour l’intensité), McGrath et al. ont appliqué les principes de la psychophysique moderne (la loi de puissance de Stevens). Les 9 visages ont été ordonnés et étalonnés empiriquement en demandant à des cohortes de participants d’évaluer la magnitude de détresse de multiples variantes faciales, permettant d’associer à chaque visage une position métrique rigoureuse le long d’un axe linéaire d’affect continu.

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques et la validité de l’Échelle affective faciale de McGrath ont été étayées par de nombreux travaux empiriques au cours des quatre dernières décennies.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations fortes et significatives entre la FAS et d’autres instruments reconnus mesurant la souffrance ou l’inconfort :

  • Des corrélations d’ordre élevé (coefficients de Pearson et Spearman compris entre r = 0,78 et r = 0,89, p < 0,001) ont été observées entre la FAS et l’Échelle visuelle analogique de détresse (Affective VAS) chez des enfants et adolescents hospitalisés pour des douleurs post-chirurgicales ou oncologiques (McGrath et al., 1985 ; McGrath, 1990).
  • Une convergence substantielle (r = 0,72 à 0,84) a été rapportée avec l’échelle thermométrique affective et les sous-échelles affectives du questionnaire de douleur de McGill adapté aux adolescents.

Validité discriminante

La force cardinale de la FAS réside dans sa capacité démontrée à dissocier l’affect douloureux de l’intensité sensorielle :

  • Dans des études expérimentales utilisant des stimulations thermiques ou mécaniques contrôlées, les modifications de l’anxiété induites par la présence rassurante d’un parent ou par des instructions relaxantes réduisaient significativement les scores de la FAS sans modifier proportionnellement les scores de l’Échelle visuelle analogique d’intensité sensorielle.
  • Inversement, l’administration d’analgésiques locaux (ex. crème EMLA) réduisait massivement les scores d’intensité sensorielle, tandis que si l’enfant conservait une phobie aiguë de l’aiguille, les scores sur la FAS demeuraient transitoirement élevés, prouvant que la FAS isole la réaction psychologique aversive distinctement du stimulus physique (McGrath et al., 1996).

Validité transculturelle et de critère

Des adaptations et validations transculturelles, notamment aux Pays-Bas (connue sous le nom de McGrath gezichten schaal), en Suède, en France et en Allemagne, ont confirmé que la structure unidimensionnelle de l’affect douloureux capté par les 9 visages schématiques transcende les barrières linguistiques et socioculturelles, ne montrant pas de biais significatif selon le genre des répondants.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle affective faciale a été évaluée à travers des protocoles de test-retest, de cohérence interne dans des batteries multidimensionnelles et d’accords inter-juges/auto-évaluations.

Fidélité test-retest

Dans les conditions de douleur stable (douleur chronique musculosquelettique ou céphalées à état d’équilibre), les évaluations répétées à des intervalles variant de 30 minutes à 4 heures démontrent une stabilité remarquable :

  • Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) rapportés oscillent de façon constante entre 0,82 et 0,91 chez les enfants d’âge scolaire et les adolescents.
  • Le coefficient de corrélation de rangs de Spearman test-retest dépasse régulièrement 0,85 dans des cohortes pédiatriques stables (McGrath et al., 1985 ; Goodenough et al., 1997).

Cohérence inter-méthodes et calibration d’échelle

La fidélité de l’ordonnancement des 9 visages (leur disposition hiérarchique invariable de l’état le plus heureux à l’état le plus triste) présente un taux de concordance supérieur à 95 % dès l’âge de 5 ans. Lors de tâches de reclassement à l’aveugle par les enfants eux-mêmes, la proportion d’inversions de visages adjacents est inférieure à 4 %, ce qui atteste d’une clarté perceptuelle exceptionnelle et d’une fidélité de l’instrumentation géométrique des visages schématiques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que la FAS soit un instrument pictural à item unique (« single-item scale ») composé de 9 alternatives visuelles mutuellement exclusives, son comportement au sein de batteries d’évaluation multidimensionnelle de la douleur a fait l’objet de multiples analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Structure bifactorielle de la douleur (Sensori-Affective)

Lors d’analyses factorielles exploratoires intégrant des échelles visuelles analogiques d’intensité, le McGill Pain Questionnaire (MPQ / Varni-Thompson Pediatric Pain Questionnaire) et la FAS :

  • Une solution claire à deux facteurs principaux émerge de manière reproductible (expliquant typiquement plus de 68 % à 74 % de la variance totale) :
  • Facteur 1 : Intensité sensorielle / Localisation, sur lequel s’effondrent les échelles d’intensité physique, la taille des zones douloureuses et les descripteurs sensoriels (ex. brûlure, pincement).
  • Facteur 2 : Détresse affective / Réactivité émotionnelle, sur lequel l’Échelle affective faciale de McGrath montre une saturation factorielle prépondérante (saturation factorielle $lambda > 0,80$), se regroupant avec l’anxiété perçue, la peur liée aux soins et la sous-échelle affective du MPQ.

Analyses confirmatoires et unidimensionnalité du continuum affectif

Dans les études de modélisation par équations structurelles (SEM), l’ajustement du modèle isolant le construit d’affect négatif mesuré par la FAS affiche d’excellents indices statistiques ($CFI > 0,96$, $TLI > 0,95$, $RMSEA < 0,05$). Cela confirme que les 9 visages de l'échelle s'ordonnent rigoureusement sur un vecteur latent unidimensionnel continu de négativité affective sans contamination par des sous-construits orthogonaux.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous un format simple, standardisé et reproductible :

  • Nom officiel : Facial Affective Scale (FAS) / Échelle affective faciale de McGrath (McGrath gezichten schaal).
  • Auteurs : Patricia A. McGrath, L. L. de Veber, M. T. Hearn (1985).
  • Nature de l’outil : Échelle d’auto-évaluation picturale (auto-rapport) ; peut également être utilisée comme grille d’observation comportementale indirecte par des cliniciens formés en cas d’incapacité absolue d’auto-évaluation.
  • Population cible : Enfants (dès 4-5 ans), adolescents, adultes, personnes âgées et populations ayant un déficit de communication verbale.
  • Nombre d’items : 1 item pictural composé de 9 expressions faciales schématiques ordonnées horizontalement.
  • Description des visages :
    • Visage 1 : Expression de grand bonheur / contentement optimal (sourire large, yeux expressifs et détendus).
    • Visages 2 à 4 : Dégradation progressive du bien-être vers une neutralité affective calme.
    • Visage 5 : Neutralité / Indifférence émotionnelle (bouche horizontale droite).
    • Visages 6 à 8 : Apparition progressive de la tristesse, de la crispation et de l’inconfort négatif.
    • Visage 9 : Expression de détresse, souffrance ou tristesse extrême (commissures des lèvres tombantes au maximum, yeux fortement plissés traduisant la douleur).
  • Cotation et scoring :
    • Cotation ordinale simplifiée : Numérotation entière de 1 à 9 (ou 0 à 8), où la valeur la plus basse correspond au bonheur maximal et la valeur la plus haute à la détresse maximale.
    • Cotation pondérée psychophysique (recommandée par McGrath) : Chaque visage est associé à une valeur empirique standardisée issue de la méthode de magnitude scaling : [0,04 ; 0,17 ; 0,27 ; 0,40 ; 0,47 ; 0,59 ; 0,75 ; 0,79 ; 0,97]. Cette pondération confère à l’échelle des propriétés métriques quasi-intervallaires.
  • Temps d’administration : Moins d’une minute (généralement 15 à 30 secondes).
  • Consigne standard : « Voici une rangée de visages qui montrent différentes manières dont on peut se sentir à l’intérieur. Ce visage tout à gauche se sent très heureux et sans aucun problème, alors que ce visage tout à droite se sent extrêmement triste et malheureux. Montre-moi le visage qui ressemble le plus à la façon dont tu te sens à l’intérieur de toi à cause de ta douleur. »

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1985 (avec validations et manuels complémentaires en 1990 et 1996).
  • Statut du droit d’auteur (Copyright) : L’échelle et ses représentations graphiques sont protégées par le droit d’auteur académique appartenant initialement à Patricia A. McGrath et aux éditeurs scientifiques ayant diffusé les travaux originaux (notamment Elsevier / Pain).
  • Conditions d’utilisation et permissions : La Facial Affective Scale est très largement accessible pour un usage clinique non lucratif, la pratique médicale hospitalière et la recherche académique sans frais de licence, sous réserve de citer scrupuleusement les publications de référence de Patricia A. McGrath. Toute intégration dans des dispositifs commerciaux, des logiciels médicaux propriétaires payants ou des essais cliniques parrainés par l’industrie pharmaceutique nécessite l’obtention formelle d’une autorisation auprès des titulaires de licence ou des détenteurs des droits.

12. Références / References

  • Goodenough, B., Addicoat, L., Champion, G. D., Browne, P., Zheng, L., & Cohen, E. (1997). Discrimination of pain intensity and unpleasantness in children: Evaluation of a facial affective scale. Pediatric Research, 41(5), 786–786. https://doi.org/10.1203/00006450-199705000-00108
  • McGrath, P. A., de Veber, L. L., & Hearn, M. T. (1985). Multidimensional pain assessment in children. In H. L. Fields, R. Dubner, & F. Cervero (Eds.), Advances in Pain Research and Therapy (Vol. 9, pp. 387–393). Raven Press.
  • McGrath, P. A. (1990). Pain in Children: Nature, Assessment, and Treatment. Guilford Press.
  • McGrath, P. A., Speechley, K. N., Seifert, C. E., Biehn, J. T., Matthews, J. D., & Lovell, N. C. (1996). A survey of children’s acute, recurrent, and chronic pain: Validation of the Facial Affective Scale. Pain, 64(3), 499–513. https://doi.org/10.1016/0304-3959(95)00171-9
  • Melzack, R., & Casey, K. L. (1968). Sensory, motivational, and central control determinants of pain: A new conceptual model. In D. Kenshalo (Ed.), The Skin Senses (pp. 423–443). Charles C Thomas.
  • Price, D. D., McGrath, P. A., Rafii, A., & Buckingham, B. (1983). The validation of visual analogue scales as ratio scale measures for chronic and experimental pain. Pain, 17(1), 45–56. https://doi.org/10.1016/0304-3959(83)90126-4

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels, illustrations graphiques et dessins schématiques originaux de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur international et ne sont pas reproduits intégralement dans le domaine public ouvert.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Instructions to the Administrator / Examiner:

Present the standardized horizontal display consisting of 9 schematic facial expressions to the participant. Ensure the array is laid out from left (happiest face) to right (saddest/most distressed face). Read the standardized prompt aloud:

« Look at these faces. They show how someone might feel inside. This face on the far left feels as happy as possible. As you go across, the faces feel less happy, and this face on the far right feels as sad and distressed as possible. Point to the face that best shows how you feel inside right now because of your pain. »

Schematic Continuum of the 9 Facial Items:

  1. Face 1 (Standardized Magnitude: 0.04)

    Affective expression: Maximum happiness and contentment; broad upward smile, relaxed bright eyes; complete absence of emotional distress.
  2. Face 2 (Standardized Magnitude: 0.17)

    Affective expression: Moderate happiness; gentle smile, tranquil eyes; high emotional comfort.
  3. Face 3 (Standardized Magnitude: 0.27)

    Affective expression: Mild positive affect; slight mouth curvature upward, calm facial tone.
  4. Face 4 (Standardized Magnitude: 0.40)

    Affective expression: Minimal positive affect / near-neutral; calm state, faint smile.
  5. Face 5 (Standardized Magnitude: 0.47)

    Affective expression: Neutral point; horizontal mouth line, neither happy nor distressed; indifference.
  6. Face 6 (Standardized Magnitude: 0.59)

    Affective expression: Mild negative affect / mild distress; slight downward turn of mouth corners, minor tension around eyes.
  7. Face 7 (Standardized Magnitude: 0.75)

    Affective expression: Moderate distress and unpleasantness; pronounced downward frown, visible emotional sadness and suffering.
  8. Face 8 (Standardized Magnitude: 0.79)

    Affective expression: Severe negative affect; marked frown, furrowed brow, noticeable pain-related distress.
  9. Face 9 (Standardized Magnitude: 0.97)

    Affective expression: Extreme distress and maximum unpleasantness; deepest frown/grimace, tightly closed or tearing eyes, overwhelming internal suffering.

Response Recording Format:

  • Ordinal Score: Record the face number chosen (1 to 9).
  • Psychophysical Metric Score: Record the corresponding calibrated magnitude value (0.04, 0.17, 0.27, 0.40, 0.47, 0.59, 0.75, 0.79, or 0.97).

Notice: The official graphic representations of the 9 faces must be obtained directly from the author’s publications or authorized clinical test distributors.

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Échelle affective faciale / Échelle de visages de McGrath. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/facial-affective-scale-mcgrath-gezichten-schaal/
Looti, Mohammed. “Échelle affective faciale / Échelle de visages de McGrath.” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/facial-affective-scale-mcgrath-gezichten-schaal/.
Looti, Mohammed. “Échelle affective faciale / Échelle de visages de McGrath.” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/facial-affective-scale-mcgrath-gezichten-schaal/.