1. Résumé / Abstract
L’échelle de l’expérience de marque sensorielle (Sensory Brand Experience Scale), conçue par J. Joško Brakus, Bernd H. Schmitt et Lia Zarantonello (2009), constitue la composante perceptive et esthétique de l’échelle globale d’expérience de marque (Brand Experience Scale). Cet instrument psychométrique bref composé de trois items a été développé pour mesurer de manière spécifique le degré selon lequel une marque stimule les systèmes sensoriels d’un consommateur, à savoir la vue, l’ouïe, le toucher, le goût et l’odorat, créant ainsi des impressions perceptives durables et saillantes. Dans le modèle tétradimensionnel établi par Brakus et ses collaborateurs (2009), l’expérience de marque est conceptualisée comme un ensemble de réponses subjectives et internes (sensorielles, affectives, intellectuelles et comportementales) évoquées par des stimuli liés à la marque, tels que le design, l’identité visuelle, le packaging, la communication marketing et l’environnement commercial.
Sur le plan psychométrique, la sous-échelle sensorielle utilise un format d’évaluation de type Likert en 7 points (variant de 1 = « fortement en désaccord » ou « pas du tout descriptif » à 7 = « fortement d’accord » ou « extrêmement descriptif »). Elle intègre deux items formulés positivement et un item inversé, garantissant ainsi un contrôle accru contre les biais d’acquiescement. Les analyses factorielles confirmatoires menées dans l’étude séminale révèlent d’excellentes propriétés de mesure, avec des saturations factorielles élevées (> 0,70), un coefficient de cohérence interne dépassant régulièrement le seuil d’admissibilité de 0,80 (α de Cronbach = 0,83 dans l’échantillon initial), une variance moyenne extraite (AVE) supérieure à 0,60 et une stabilité test-retest démontrée. L’outil a été validé auprès de panels diversifiés de consommateurs et dans de multiples secteurs économiques (produits de grande consommation, technologies, services, luxe). Il démontre une validité prédictive robuste à l’égard de la satisfaction, de l’attachement émotionnel et de la fidélité à la marque, s’imposant comme un standard méthodologique en psychologie du consommateur et en marketing expérientiel.
2. Mots-clés / Keywords
Expérience de marque, marketing sensoriel, psychométrie, évaluation perceptive, comportement du consommateur, fidélité à la marque, esthétique, stimuli visuels, échelle de Likert, Brakus.
3. Auteurs / Authors
L’échelle de l’expérience de marque a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs pionniers dans l’étude de l’expérience client et du marketing expérientiel :
- J. Joško Brakus : Professeur de marketing à la Leeds University Business School, Université de Leeds (Royaume-Uni). Ses recherches portent sur le jugement du consommateur, la prise de décision, les expériences de consommation et la valeur perçue des marques.
- Bernd H. Schmitt : Professeur titulaire de la chaire Robert D. Calkins en commerce international à la Columbia Business School, Université Columbia (New York, États-Unis). Théoricien majeur du marketing expérientiel, auteur d’ouvrages fondateurs sur l’identité visuelle, l’expérience client et l’esthétique organisationnelle.
- Lia Zarantonello : Professeure de marketing à la Roehampton Business School, Université de Roehampton (Londres, Royaume-Uni). Spécialiste des réactions émotionnelles, des événements de marque et des échelles de mesure psychométriques appliquées aux relations consommateurs-marques.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la sous-échelle sensorielle de l’expérience de marque est de quantifier l’intensité et la qualité des stimulations perceptives générées par les points de contact d’une marque auprès de l’individu. Historiquement, le paradigme économique et cognitif dominant considérait le consommateur comme un agent rationnel traitant exclusivement des informations fonctionnelles, utilitaires et financières (caractéristiques techniques, rapport qualité-prix, durabilité). L’émergence de la perspective expérientielle dans les années 1980 et 1990, impulsée notamment par Holbrook et Hirschman, a mis en lumière le rôle déterminant des aspects ludiques, émotionnels et sensoriels de la consommation. Cependant, jusqu’aux travaux de Brakus, Schmitt et Zarantonello en 2009, il n’existait pas d’instrument standardisé, opérationnel et psychométriquement validé permettant de mesurer isolément l’impact des stimulations perceptives suscitées par l’écosystème d’une marque.
Dans le domaine de la recherche académique, cet outil répond à la nécessité d’élucider les mécanismes psychologiques par lesquels la sensation brute est intégrée dans des représentations cognitives de haut niveau. Il permet d’évaluer empiriquement si une expérience multisensorielle forte agit comme un antécédent direct de la différenciation perçue, de la mémorabilité et de la personnalité de marque. De plus, il sert à éprouver des modèles structurels dans lesquels la dimension sensorielle interagit avec les dimensions affective, intellectuelle et comportementale pour prédire l’engagement durable, l’attachement et la fidélité attitudinale et comportementale.
Dans la pratique professionnelle et le conseil en stratégie de marque, l’échelle répond à des enjeux d’audit perceptif, de positionnement esthétique et d’ergonomie expérientielle. Les gestionnaires de marque utilisent ces trois items pour mesurer l’efficacité de leurs démarches de marketing sensoriel (signature sonore, design de conditionnement, identité olfactive en point de vente, ergonomie tactile des interfaces matérielles ou numériques). En fournissant un score standardisé, l’outil permet d’établir des comparaisons inter-marques (benchmarking concurrentiel), de détecter des faiblesses d’attractivité perceptive dans le parcours client, et d’ajuster les investissements liés au design et à l’ambiance des points de vente physiques ou virtuels.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique évalué par cette échelle est l’expérience sensorielle de marque. Il s’agit d’une dimension constitutive du méta-construit d’« expérience de marque » (brand experience), défini par Brakus, Schmitt et Zarantonello (2009, p. 53) comme : « des réponses subjectives, internes (sensations, sentiments et cognitions) ainsi que des réponses comportementales évoquées par des stimuli liés à la marque ».
Contrairement à des construits évaluatifs globaux tels que la satisfaction du client, l’image de marque ou l’attitude envers la marque (qui impliquent un jugement d’ensemble, rétrospectif et généralement réflexif), l’expérience sensorielle capte la composante phénoménologique immédiate et corporelle du contact avec la marque. Elle renvoie à l’éveil et à l’activation des modalités sensorielles à travers :
- La vue (sens visuel) : Les couleurs, typographies, harmonies graphiques, formes géométriques, architectures de magasins ou interfaces utilisateur créant une impression visuelle mémorable (par exemple, le design minimaliste d’Apple ou le bleu emblématique de Tiffany & Co.).
- L’ouïe (sens auditif) : Les jingles sonores, identités acoustiques, bruits de mécanismes (comme le claquement d’une portière automobile haut de gamme) et ambiances musicales distinctives.
- Le toucher (sens tactile/haptique) : La texture des matériaux, le poids perçu, la douceur ou la rugosité des emballages et la prise en main ergonomique des équipements.
- L’odorat et le goût (sens chimiques) : Les fragrances d’ambiance déployées dans les espaces de vente, les signatures olfactives des produits neufs, ou les propriétés gustatives caractéristiques des biens alimentaires et de restauration.
Le construit ne se limite pas à la simple perception sensorielle passive ; il mesure la saillance perceptive, c’est-à-dire la capacité de la marque à laisser une impression sensorielle forte et captivante dans l’esprit du répondant (« strong impression on my visual sense or other senses ») et son intérêt esthétique intrinsèque (« interesting in a sensory way »). De plus, le construit incorpore l’évaluation négative de l’attrait sensoriel (« does not appeal to my senses »), permettant de distinguer les marques neutres ou désagréables de celles dotées d’une identité perceptive affirmée et séduisante.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de l’échelle repose sur plusieurs courants convergents de la psychologie contemporaine, des neurosciences cognitives et du marketing expérientiel :
Le paradigme expérientiel et l’esthétique philosophique
Le fondement théorique premier provient des travaux séminaux de Morris B. Holbrook et Elizabeth C. Hirschman (1982), qui ont remis en cause le modèle de traitement de l’information (Information Processing Model) issu de la cybernétique et des sciences économiques. Holbrook et Hirschman ont introduit la perspective de la consommation expérientielle, axée sur les « 3 F » (Fantasies, Feelings, and Fun), reconnaissant que les individus recherchent des expériences esthétiques gratifiantes. Bernd H. Schmitt (1999) a ensuite structuré cette approche en proposant le modèle des modules expérientiels stratégiques (Strategic Experiential Modules ou SEMs), comprenant les dimensions SENSE (sensorielle), FEEL (émotionnelle), THINK (intellectuelle), ACT (comportementale/corporelle) et RELATE (relationnelle/sociale). La sous-échelle sensorielle de Brakus et al. (2009) découle directement de l’opérationnalisation empirique du module SENSE.
La théorie de la cognition incarnée (Embodied Cognition)
Un autre ancrage théorique réside dans la théorie de la cognition incarnée, développée en sciences cognitives par des auteurs comme George Lakoff, Mark Johnson et Lawrence W. Barsalou. Selon ce paradigme, les représentations conceptuelles et les processus cognitifs supérieurs ne sont pas des symboles amodaux abstraits, mais sont intrinsèquement enracinés dans les systèmes sensori-moteurs de l’organisme. Les interactions répétées avec les attributs physiques d’une marque (couleur, texture, son) activent des simulations perceptives dans le cerveau. Une marque stimulant efficacement les organes des sens génère des traces mnésiques plus profondes et des associations conceptuelles plus riches, influençant favorablement les jugements évaluatifs et les décisions d’achat ultérieures.
Psychophysique et marketing sensoriel
L’échelle s’appuie également sur les principes de la psychophysique et du marketing sensoriel formulés par Aradhna Krishna (2012). Krishna définit le marketing sensoriel comme le marketing qui engage les sens des consommateurs et affecte leur perception, leur jugement et leur comportement. La dimension sensorielle de l’expérience de marque capture précisément ce point de convergence où les stimuli physiques conçus par l’organisation rencontrent l’appareil perceptif humain, convertissant une excitation neurosensorielle en signification symbolique et affective.
7. Validité / Validity
L’échelle de l’expérience de marque sensorielle a fait l’objet de protocoles de validation rigoureux documentés par Brakus, Schmitt et Zarantonello (2009) au travers de plusieurs études indépendantes totalisant des centaines de participants et couvrant un large éventail de catégories de marques (marques de grande consommation, vêtements, électronique, distribution, constructeurs automobiles).
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a été garantie dès la phase initiale de développement à partir d’un ensemble de plusieurs dizaines d’items issus de la littérature sur le design, l’esthétique et la perception. Des juges experts et des panels de consommateurs ont éliminé les formulations ambiguës ou redondantes pour ne conserver que les items captant la pureté du construit sensoriel. Lors des modélisations en équations structurelles (SEM), la dimension sensorielle s’est imposée comme un facteur distinct au sein de la structure tétradimensionnelle globale, présentant des indices d’ajustement remarquables (χ²/ddl < 2,5 ; CFI > 0,95 ; RMSEA < 0,06 ; SRMR < 0,05).
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par la significativité élevée de toutes les saturations factorielles standardisées (λ compris entre 0,73 et 0,86, p < 0,001) et par une variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) dépassant régulièrement le seuil conventionnel de 0,50 établi par Fornell et Larcker (1981). Cela confirme que la majorité de la variance des items résulte bien du trait latent sous-jacent plutôt que de l’erreur de mesure.
Validité discriminante
La validité discriminante a été établie par rapport aux trois autres dimensions de l’expérience de marque (affective, intellectuelle, comportementale), ainsi que par rapport à des construits connexes tels que l’attachement à la marque, la personnalité de la marque (modèle de Jennifer Aaker) et l’attitude envers la marque. Conformément au critère de Fornell-Larcker, la racine carrée de l’AVE de la dimension sensorielle est systématiquement supérieure aux corrélations inter-facteurs entre cette dimension et toutes les autres variables du modèle. Des analyses ultérieures utilisant le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT) ont également confirmé des ratios inférieurs au seuil critique de 0,85.
Validité prédictive et critérielle
Les études de Brakus et al. (2009) démontrent que l’expérience de marque sensorielle prédit de manière statistiquement significative la satisfaction du consommateur et la fidélité à la marque (à la fois l’intention de réachat et la fidélité déclarée), directement et indirectement par le biais de la personnalité de marque. Des réplications empiriques indépendantes menées dans différents contextes culturels et sectoriels (ex. Nysveen et al., 2013 ; Ramaseshan & Stein, 2014) ont confirmé la capacité de cette sous-échelle à expliquer une part substantielle de la variance des comportements de prescription (Net Promoter Score, bouche-à-oreille positif).
8. Fidélité / Reliability
Les qualités de cohérence interne et de stabilité temporelle de la sous-échelle de l’expérience sensorielle de marque ont été établies sur de multiples cohortes lors des phases de calibration et de validation du paradigme de Brakus, Schmitt et Zarantonello (2009) :
- Cohérence interne (α de Cronbach) : Dans l’Étude 2 de Brakus et al. (2009), consacrée au développement de l’échelle finale, le coefficient alpha de Cronbach pour la dimension sensorielle a atteint 0,83, démontrant une excellente fiabilité pour une échelle composée de seulement trois items. Des réplications ultérieures ont rapporté des valeurs d’alpha oscillant typiquement entre 0,78 et 0,88 selon les catégories de produits analysées.
- Fiabilité composite (Composite Reliability, CR) : L’évaluation par la fiabilité composite (coefficient de Dillon-Goldstein / ω de McDonald) a confirmé des scores supérieurs à 0,82, dépassant le critère recommandé de 0,70.
- Stabilité temporelle (Fidélité Test-Retest) : Dans l’Étude 3 de Brakus et al. (2009), un test-retest réalisé à un intervalle temporel de plusieurs semaines auprès des mêmes répondants a révélé un coefficient de corrélation intra-classe élevé (r > 0,75, p < 0,001), attestant que l’expérience de marque sensorielle mesure une disposition évaluative relativement stable et non une fluctuation éphémère liée à l’humeur instantanée.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La démonstration de la structure factorielle s’est articulée en deux phases méthodologiques conformément aux normes psychométriques les plus rigoureuses (procédure de Churchill) :
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Au cours de la phase de purification des items, une analyse factorielle exploratoire en composantes principales avec rotation oblique (Promax/Oblimin) a été effectuée sur l’ensemble du corpus d’items expérientiels. Les résultats ont fait émerger quatre facteurs distincts avec des valeurs propres supérieures à 1 (critère de Kaiser), expliquant une proportion élevée de la variance totale. Les trois items de la dimension sensorielle ont saturé exclusivement et fortement sur le facteur sensoriel (toutes les saturations > 0,75), sans saturation croisée significative (cross-loadings < 0,30) sur les facteurs affectif, intellectuel ou comportemental.
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Une analyse factorielle confirmatoire a ensuite été menée au moyen d’un modèle d’équations structurelles pour tester la validité du modèle à quatre facteurs corrélés face à des modèles concurrents (modèle unidimensionnel à un seul facteur global, modèles bifactoriels et modèles à facteurs d’ordre supérieur). Le modèle de mesure à quatre facteurs a présenté un ajustement nettement supérieur à tous les autres modèles :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) = 0,96
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) = 0,95
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) = 0,054 (intervalle de confiance à 90 % [0,041 ; 0,067])
- Résidus quadratiques moyens standardisés (SRMR) = 0,042
Les saturations factorielles standardisées des trois items spécifiques du facteur sensoriel sont les suivantes :
- Item 1 (« This brand makes a strong impression on my visual sense or other senses ») : λ = 0,81 (± 0,04, t > 15,0)
- Item 2 (« I find this brand interesting in a sensory way ») : λ = 0,84 (± 0,04, t > 16,5)
- Item 3 (« This brand does not appeal to my senses » – inversé) : λ = 0,74 (± 0,05, t > 13,2)
La variance moyenne extraite (AVE) pour le facteur sensoriel est de 0,64, confirmant la cohésion et l’homogénéité factorielle de la sous-échelle.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Sous-échelle de l’expérience sensorielle de marque (Sensory Brand Experience Scale), composante de la Brand Experience Scale.
- Type d’instrument : Échelle d’auto-évaluation psychométrique (questionnaire d’attitude).
- Nombre d’items : 3 items (2 items directs, 1 item inversé).
- Format et échelle de réponse : 7-point Likert scale (1 = strongly disagree to 7 = strongly agree, or 1 = not at all descriptive to 7 = extremely descriptive).
- Modalité d’administration : Auto-administrée (format numérique en ligne, questionnaire papier ou intégrée dans des tests d’étude de marché / expérimentations en laboratoire).
- Temps de complétion : Moins de 1 à 2 minutes.
- Règles de cotation et de calcul du score :
- Inversion de l’item 3 : Avant tout calcul, l’item 3 (formulation négative : « This brand does not appeal to my senses ») doit impérativement faire l’objet d’un codage inversé selon la règle suivante :
Score_inversé = 8 - Réponse_initiale(ex. : 1 devient 7, 2 devient 6, 3 devient 5, 4 reste 4, 5 devient 3, 6 devient 2, 7 devient 1). - Score moyen : Calcul de la moyenne arithmétique des trois items (Item 1 + Item 2 + Item 3_inversé) / 3. Le score obtenu varie de 1 à 7.
- Score sommé : Alternativement, la somme brute des trois items peut être utilisée, produisant un score total compris entre 3 et 21.
- Inversion de l’item 3 : Avant tout calcul, l’item 3 (formulation négative : « This brand does not appeal to my senses ») doit impérativement faire l’objet d’un codage inversé selon la règle suivante :
- Interprétation des résultats : Un score élevé (> 5,5 sur l’échelle de 7) témoigne d’une marque dotée d’une identité perceptive marquante, capable de mobiliser intensément les sens du consommateur. Un score faible (< 3,0) dénote une neutralité sensorielle ou une déconnexion esthétique entre la marque et ses usagers.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication officielle : 2009.
- Propriété intellectuelle et droits : Les droits d’auteur de l’article fondateur sont détenus par l’American Marketing Association (AMA). L’échelle elle-même a été publiée dans le domaine de la recherche académique par J. Joško Brakus, Bernd H. Schmitt et Lia Zarantonello.
- Conditions d’utilisation et tarifs : L’utilisation de l’échelle à des fins académiques, scientifiques, pédagogiques et de recherche non commerciale est entièrement libre et gratuite (free access), sous réserve d’une citation bibliographique formelle et rigoureuse de l’article source de 2009. Pour toute utilisation commerciale à grande échelle, intégration dans des plateformes logicielles propriétaires payantes ou baromètres commerciaux déposés, il est recommandé de se référer aux directives de l’AMA et de contacter les auteurs pour obtenir les autorisations contractuelles requises.
12. Références / References
- Brakus, J. J., Schmitt, B. H., & Zarantonello, L. (2009). Brand Experience: What Is It? How Is It Measured? Does It Affect Loyalty? Journal of Marketing, 73(3), 52–68. https://doi.org/10.1509/jmkg.73.3.52
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Holbrook, M. B., & Hirschman, E. C. (1982). The experiential aspects of consumption: Consumer fantasies, feelings, and fun. Journal of Consumer Research, 9(2), 132–140. https://doi.org/10.1086/208906
- Krishna, A. (2012). An integrative review of sensory marketing: Engaging the senses to affect perception, judgment and behavior. Journal of Consumer Psychology, 22(3), 332–351. https://doi.org/10.1016/j.jcps.2011.08.003
- Nysveen, H., Pedersen, P. E., & Skard, S. (2013). Brand experiences in service organizations: Exploring the individual effects of brand experience dimensions. Journal of Brand Management, 20(5), 404–423. https://doi.org/10.1057/bm.2012.31
- Ramaseshan, B., & Stein, A. (2014). Investigating the interplay between brand experience and brand loyalty. Journal of Brand Management, 21(9), 726–737. https://doi.org/10.1057/bm.2014.37
- Schmitt, B. H. (1999). Experiential marketing. Journal of Marketing Management, 15(1–3), 53–67. https://doi.org/10.1362/026725799784870496
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
7-point Likert scale (1 = strongly disagree to 7 = strongly agree, or 1 = not at all descriptive to 7 = extremely descriptive)
- This brand makes a strong impression on my visual sense or other senses.
- I find this brand interesting in a sensory way.
- This brand does not appeal to my senses.
Note on scoring: Item 3 is reverse-scored. Items are averaged or summed to create an overall sensory brand experience score.