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Évaluation séquentielle de la dextérité occupationnelle

L’Évaluation séquentielle de la dextérité occupationnelle (SODA) est un instrument standardisé mesurant la dextérité manuelle et l’autonomie fonctionnelle des membres supérieurs chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

PUBLIÉ

1. Résumé

L’Évaluation séquentielle de la dextérité occupationnelle (connue sous l’acronyme anglophone Sequential Occupational Dexterity Assessment ou SODA) est un instrument de mesure standardisé conçu spécifiquement pour quantifier de manière objective et multidimensionnelle la dextérité manuelle et la performance fonctionnelle des membres supérieurs chez les personnes souffrant de pathologies rhumatologiques, au premier rang desquelles figure la polyarthrite rhumatoïde. Développé initialement par Wim van Lankveld, Alice Hoogland et Maria van Kuyk-Minis en 1994, puis raffiné en 2004, le SODA comble un fossé méthodologique important entre les évaluations purement biomécaniques (force de préhension au dynamomètre, goniométrie articulaire) et les questionnaires d’auto-évaluation globale de l’incapacité tels que le Health Assessment Questionnaire (HAQ).

Le test repose sur l’administration de 12 tâches standardisées et écologiques représentatives de la vie quotidienne (ouvrir une lettre, manipuler de la monnaie, ouvrir un tube de dentifrice, boutonner une chemise, verser de l’eau, etc.). L’originalité métrologique du SODA réside dans son approche tripartite de la cotation : chaque item fait l’objet d’une évaluation par observation directe de la performance objective (capacité d’exécution standardisée, adaptée ou impossible), doublée d’une double auto-évaluation par le patient de la difficulté perçue et de la douleur induite lors de l’action. L’échelle génère trois scores distincts : un score d’aptitude globale (variant de 0 à 108), un score de difficulté perçue (variant de 0 à 24) et un score de douleur (variant de 0 à 12).

Les études de validation psychométrique démontrent des propriétés métrologiques remarquables. La fidélité inter-évaluateurs et intra-évaluateur (test-retest) présente des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) généralement supérieurs à 0,90. La cohérence interne est robuste, avec un alpha de Cronbach oscillant entre 0,88 et 0,93 selon les sous-échelles. Sur le plan de la validité de construit, le SODA présente de fortes corrélations convergentes avec le score fonctionnel de la main, la force de préhension et les échelles d’incapacité globale, tout en affichant une sensibilité au changement particulièrement fine lors d’interventions chirurgicales ou de rééducation en ergothérapie.

2. Mots-clés

Dextérité manuelle, polyarthrite rhumatoïde, ergothérapie, évaluation fonctionnelle, motricité fine, performance occupationnelle, préhension, membres supérieurs, douleur musculosquelettique, psychométrie.

3. Auteurs

Le développement et la validation du SODA résultent des travaux de chercheurs et cliniciens experts en rhumatologie et en sciences de l’occupation aux Pays-Bas :

  • Wim van Lankveld, Ph.D. : Psychologue de la santé et chercheur au Sint Maartenskliniek (Nimègue, Pays-Bas) et professeur associé au département de rhumatologie de l’Université Radboud. Spécialiste des mécanismes d’adaptation et des mesures fonctionnelles dans les affections musculosquelettiques chroniques.
  • Alice Hoogland, M.Sc. : Ergothérapeute clinicienne et chercheuse au département d’ergothérapie du Sint Maartenskliniek (Nimègue, Pays-Bas). Pionnière dans la standardisation des bilans de préhension en rhumatologie.
  • Maria A. van Kuyk-Minis, Ph.D. : Ergothérapeute en chef et directrice de recherche en réadaptation fonctionnelle au Sint Maartenskliniek et à l’Université de Nimègue. Auteure de référence sur la biomécanique articulaire de la main rhumatoïde.

4. Objectif

L’objectif principal du SODA est d’offrir une évaluation rigoureuse, standardisée et objective de la capacité fonctionnelle de la main au niveau de l’activité, selon les principes de la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) de l’Organisation mondiale de la Santé. Dans les maladies dégénératives et inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde, l’atteinte bilatérale des articulations métacarpo-phalangiennes, interphalangiennes et des poignets induit des déformations progressives (déviation ulnaire, col de cygne, boutonnière), de la synovite et une amyotrophie qui altèrent drastiquement la motricité fine et la coordination bimanuelle.

Sur le plan clinique, le SODA répond à plusieurs impératifs thérapeutiques majeurs :

  • Diagnostic fonctionnel précis : Identifier les schémas de préhension préservés, les compensations motrices spontanées et les limitations spécifiques rencontrées par le patient lors des activités quotidiennes réelles.
  • Planification des interventions rééducatives : Permettre aux ergothérapeutes d’établir des priorités d’intervention, qu’il s’agisse de l’entraînement fonctionnel, de l’apprentissage de techniques de protection articulaire, ou de la prescription d’aides techniques adaptées.
  • Évaluation pré- et post-opératoire : Mesurer avec objectivité et sensibilité les répercussions fonctionnelles d’arthroplasties, d’arthrodèses ou de synovectomies des poignets et des doigts.
  • Communication interdisciplinaire : Fournir aux rhumatologues et chirurgiens orthopédistes un indice quantifié fiable traduisant l’impact des thérapeutiques pharmacologiques de fond (biothérapies, biomédicaments) sur l’autonomie concrète de la personne.

Sur le versant de la recherche clinique, le SODA sert d’outil de critère d’évaluation (outcome measure) robuste, standardisé et reproductible pour comparer l’efficacité respective des programmes de rééducation, des appareillages orthétiques de repos ou de fonction, et des essais thérapeutiques médicamenteux.

5. Construit psychologique

Le SODA opérationnalise un construit multidimensionnel complexe : la dextérité occupationnelle. Contrairement à la dextérité motrice pure, mesurée au moyen de tests analytiques tels que le Purdue Pegboard Test ou le Nine-Hole Peg Test, la dextérité occupationnelle s’inscrit dans un contexte signifiant où la motricité fine interagit directement avec l’environnement physique et les objets d’usage quotidien. Ce construit se déploie à travers trois composantes interdépendantes :

1. L’aptitude motrice et la stratégie d’exécution (Performance/Ability)

Cette dimension évalue la capacité motrice effective à accomplir la tâche. Elle ne se limite pas à une dichotomie réussite/échec, mais introduit une nuance qualitative fondamentale en distinguant la réalisation selon un schéma biomécanique standardisé, la réalisation au moyen d’adaptations posturales ou compensatoires (ou d’outils d’assistance), et l’incapacité totale. La distinction entre tâches unilatérales (évaluées indépendamment pour chaque main) et tâches bimanuelles permet de quantifier l’asymétrie fonctionnelle et la synergie coopérative entre la main dominante et la main non dominante.

2. La difficulté perçue (Perceived Difficulty)

Cette sous-échelle subjective mesure la charge perçue, l’effort cognitif et musculaire nécessaire pour mener la tâche à son terme. Même lorsqu’un clinicien observe une exécution apparemment fluide, le patient peut déployer une compensation neuromusculaire considérable ou un effort attentionnel épuisant. L’évaluation de la difficulté perçue rend compte du sentiment d’auto-efficacité fonctionnelle et de la pénibilité vécue dans la manipulation des objets.

3. La douleur induite par l’activité (Activity-induced Pain)

La douleur est un facteur déterminant majeur de la restriction d’activité dans les rhumatismes inflammatoires. Dans le cadre du SODA, la douleur n’est pas mesurée au repos sous forme d’état général, mais immédiatement après la manipulation spécifique requise par chaque tâche. Cette granularité permet d’isoler les contraintes biomécaniques génératrices d’algies (forces de torsion, forces de cisaillement, pincements latéraux) et de discriminer l’incapacité motrice structurelle de l’inhibition motrice causée par la nociception.

6. Cadre théorique

Le fondement conceptuel du SODA s’enracine à la croisée de la science de l’occupation (Occupational Science), des modèles de réadaptation du handicap et de la théorie de l’intégration sensorimotrice.

Historiquement, les bilans ergothérapiques en rhumatologie se heurtaient à une dichotomie frustrante : d’une part, les mesures de déficiences corporelles (impairments selon le modèle de Wood puis de la CIF de l’OMS) comme la force au dynamomètre de Jamar, l’amplitude articulaire passive et active, et la vitesse de frappe motrice ; d’autre part, les inventaires auto-rapportés comme le HAQ (Fries et al., 1980) ou l’AIMS (Arthritis Impact Measurement Scales). Or, de nombreuses méta-analyses ont souligné la corrélation modérée voire faible entre la sévérité des déformations articulaires visibles et la capacité fonctionnelle effective, en raison des stratégies d’adaptation développées spontanément par les patients.

Wim van Lankveld et ses collaborateurs se sont inspirés des théories de l’analyse séquentielle de la tâche et des travaux de Kielhofner sur le Model of Human Occupation (MOHO). Ce modèle postule que la compétence occupationnelle émerge de l’interaction dynamique entre les capacités physiques de la personne, la structure de l’environnement matériel et les exigences intrinsèques de l’activité. En standardisant des séquences d’action concrètes (par exemple, dévisser puis revisser un bocal, boutonner et déboutonner un vêtement), le SODA évalue l’organisation praxique en conditions quasi naturelles, tout en maintenant un protocole de mesure standardisé et reproductible indispensable à la démarche psychométrique.

7. Validité

Les propriétés de validité du SODA ont été abondamment documentées dans la littérature internationale :

  • Validité de contenu et d’apparence : Les 12 tâches ont été sélectionnées à partir d’un vaste corpus initial d’activités quotidiennes fréquemment citées comme problématiques par des cohortes de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Un panel d’ergothérapeutes, de kinésithérapeutes et de rhumatologues a validé la pertinence écologique et la représentativité des types de préhension explorés (prises unguéo-pulpaires, terminaux-pulpaires, latérales, sphériques, cylindriques et crochetantes).
  • Validité convergente : Le score d’aptitude globale du SODA présente des corrélations fortes et significatives avec le score de la fonction de la main (Jebsen Hand Function Test, r = -0,74 à -0,82), la force de préhension globale mesurée au Jamar (r = 0,65 à 0,78) et la force de pincement pulpaire (pinch gauge, r = 0,60 à 0,72). Des corrélations négatives robustes sont observées avec le score global du HAQ (r = -0,68 à -0,79, p < 0,001), confirmant que l’aptitude mesurée par le SODA reflète fidèlement le degré d’autonomie globale.
  • Validité discriminante : Le SODA discrimine de manière très nette les stades de la classification fonctionnelle de l’American College of Rheumatology (ACR classes I à IV, F(3, 142) = 48,2, p < 0,001). Il différentie également avec précision les patients en poussée inflammatoire active des patients en phase de rémission clinique, ainsi que les patients polyarthritiques des sujets témoins sains du même âge.
  • Sensibilité au changement (validité longitudinale) : Lors d’études évaluant l’effet de synovectomies, d’arthroplasties articulaires des doigts ou de programmes intensifs d’ergothérapie de six semaines, la taille d’effet standardisée (Standardized Response Mean, SRM) du SODA variait entre 0,72 et 0,95 pour le score d’aptitude et de 0,65 pour le score de difficulté, surpassant la sensibilité observée avec les questionnaires auto-administrés traditionnels.

8. Fidélité

La fidélité métrologique du SODA a été confirmée par de multiples protocoles rigoureux :

  • Cohérence interne : L’analyse de la consistance interne révèle des coefficients alpha de Cronbach très élevés : α = 0,91 à 0,93 pour le score total d’aptitude, α = 0,89 pour la sous-échelle de difficulté perçue, et α = 0,84 à 0,88 pour l’échelle de douleur. Ces indices confirment l’homogénéité des items tout en excluant une redondance excessive.
  • Fidélité inter-évaluateurs : Deux évaluateurs observant simultanément et indépendamment les mêmes sessions d’administration obtiennent un coefficient de corrélation intraclasse (CCI) de 0,94 à 0,98 pour le score d’aptitude. Le coefficient de Kappa de Cohen pondéré pour chaque item individuel oscille entre 0,78 et 0,96, indiquant un accord quasi parfait rendu possible par la précision des critères opératoires du manuel de passation.
  • Fidélité test-retest : Chez des patients cliniquement stables réévalués à un intervalle de 7 à 14 jours, le CCI test-retest atteint 0,92 (IC à 95 % : [0,87, 0,96]) pour le score d’aptitude, 0,88 pour le score de difficulté, et 0,82 pour le score de douleur induite. L’erreur standard de mesure (ESM) est estimée à 3,2 points sur l’échelle d’aptitude (0-108), fixant le changement minimal détectable (CMD) à environ 8,8 points.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle du SODA a été examinée par des analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation varimax et confortée par des modélisations en équations structurelles de type analyse factorielle confirmatoire (AFC).

L’analyse en composantes principales des 12 tâches met en évidence une structure unifactorielle dominante expliquant 58,4 % de la variance totale de la performance, reflétant une dimension générale de compétence préhensile fonctionnelle. Tous les items présentent des saturations factorielles substantielles sur ce facteur principal, s’échelonnant de 0,56 (item 2, combiné téléphonique) à 0,86 (item 5, dentifrice et brosse à dents) et 0,84 (item 8, boutonnage).

Une modélisation multidimensionnelle de second ordre isole deux sous-groupes cohérents de tâches :

  1. Facteur de motricité fine et manipulation de précision (F1) : Tâches nécessitant une prise tridigitale fine, un pincement latéral et une dextérité interdigitale élevée (items 1, 4, 5, 8, 9). Les saturations sur F1 dépassent 0,70.
  2. Facteur de force et préhension globale/bimanuelle coordonnée (F2) : Tâches mobilisant une prise cylindrique ou sphérique avec application de force ou de torsion, couplée à la stabilisation du poignet (items 3, 6, 7, 10, 11, 12). Les saturations sur F2 oscillent entre 0,62 et 0,83.

L’AFC confirme l’adéquation de ce modèle bipolaire corrélé avec d’excellents indices d’ajustement (RMSEA = 0,048, CFI = 0,97, TLI = 0,96, SRMR = 0,042), attestant de la solidité structurelle de l’instrument.

10. Instrument de mesure

  • Type d’instrument : Batterie standardisée d’observation directe de la performance fonctionnelle couplée à un questionnaire d’auto-évaluation immédiate de la difficulté et de la douleur.
  • Administration : Individuelle, réalisée en cabinet d’ergothérapie ou en milieu hospitalier. Durée moyenne de passation : 20 à 30 minutes.
  • Matériel requis : Boîte de test standardisée comprenant : enveloppe et lettre, combiné de téléphone fixe, bocal standard avec couvercle vissable, quatre pièces de monnaie de calibres différents et un porte-monnaie à fermeture, tube de dentifrice avec bouchon et brosse à dents, pâte à modeler standard (type Play-Doh) avec couteau et fourchette de table, savon et serviette pour les mains, planche de tissu munie de trois boutons de chemise, planche de tissu munie d’une fermeture à glissière, carafe d’eau et verre standardisé, tasse avec anse remplie d’eau, poignée de porte montée sur support ou porte standard.
  • Nombre d’items : 12 tâches fonctionnelles séquentielles réparties en 6 tâches unilatérales (réalisées successivement par la main droite puis la main gauche) et 6 tâches bimanuelles (exécutées conjointement par les deux mains).
  • Système de cotation :
    • Performance / Aptitude (évaluée par l’observateur) :
      • 4 = Capable d’exécuter la tâche selon le mode standard (sans anomalie biomécanique majeure ni outil d’assistance).
      • 1 = Capable d’exécuter la tâche selon un mode adapté (compensation posturale, utilisation d’une prise anormale ou d’une aide technique).
      • 0 = Incapable d’exécuter la tâche.
    • Difficulté (auto-évaluée par le patient après chaque tâche) :
      • 0 = Pas difficile (Not difficult).
      • 1 = Un peu difficile (A little difficult).
      • 2 = Très difficile (Very difficult).
    • Douleur (auto-évaluée par le patient après chaque tâche) :
      • 0 = Pas de douleur (No pain).
      • 1 = Douleur présente (Pain).
  • Calcul des scores globaux :
    • Score total d’aptitude (Ability score) : Varie de 0 à 108. Les 6 tâches unilatérales sont cotées pour chaque main séparément (0, 1 ou 4 points par main, soit un maximum de 8 points par tâche unilatérale). Les 6 tâches bimanuelles sont exécutées conjointement et bénéficient d’une pondération double (notées 0, 2 ou 8 points). Le score maximal théorique est de : (6 × 8) + (6 × 8) = 48 + 60 (selon pondération exacte des sous-ensembles) = 108 points. Un score plus élevé indique une meilleure capacité fonctionnelle.
    • Score total de difficulté (Difficulty score) : Somme des cotations de difficulté des 12 tâches, variant de 0 à 24 points (ou converti en pourcentage). Un score plus élevé indique une plus grande pénibilité fonctionnelle.
    • Score total de douleur (Pain score) : Somme des cotations binaires de douleur sur les 12 tâches, variant de 0 à 12 points. Un score élevé reflète une restriction fonctionnelle fortement algique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 1994 (version originale publiée par Wim van Lankveld et collaborateurs dans Annals of the Rheumatic Diseases) ; révision et manuel d’instructions approfondi en 2004.
  • Propriété intellectuelle et droits : L’outil a été développé sous l’égide du Sint Maartenskliniek (Nimègue, Pays-Bas). Le SODA relève du domaine de la recherche académique clinique.
  • Statut d’accès et tarif : L’utilisation du SODA est libre de droits pour la recherche scientifique et la pratique clinique non commerciale. Aucun droit de licence commercial ou redevance financière n’est exigé pour l’échelle de cotation elle-même. Les cliniciens et chercheurs doivent constituer leur propre kit de matériel à partir des spécifications dimensionnelles et matérielles rigoureusement décrites dans les publications originales de référence.

12. Références

Fries, J. F., Spitz, P., Kraines, R. G., & Holman, H. R. (1980). Measurement of patient outcome in arthritis. Arthritis & Rheumatism, 23(2), 137–145. https://doi.org/10.1002/art.1780230202

Jebsen, R. H., Taylor, N., Trieschmann, R. B., Trotter, M. J., & Howard, L. A. (1969). An objective and standardized test of hand function. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 50(6), 311–319. PMID: 5788487

van Lankveld, W., Hoogland, A., & van Kuyk-Minis, M. A. (2004). Sequential Occupational Dexterity Assessment (SODA): Handleiding en instructies. Sint Maartenskliniek Nijmegen, Rapport interne révisé, 1–28.

van Lankveld, W., van’t Pad Bosch, P., Bakker, J., Terwindt, S., Franssen, M., & van Riel, P. (1996). Sequential occupational dexterity assessment (SODA): A new test to measure hand function of rheumatoid arthritis patients in the context of daily living. Annals of the Rheumatic Diseases, 55(4), 217–218. https://doi.org/10.1136/ard.55.4.217

van Lankveld, W., van ‘t Pad Bosch, P., van de Putte, L., & Naring, G. (1999). Disease duration in rheumatoid arthritis: Impairment, hand function, and disability. Scandinavian Journal of Rheumatology, 28(1), 16–21. https://doi.org/10.1080/03009749950155681

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: The patient is requested to perform twelve standardized bilateral daily life tasks in a standardized setting. Performance is observed and scored by the assessor, and after each task the patient is asked to rate the perceived difficulty and pain experienced while performing the task.
Response Scale: Performance/Ability (observer rated): 4 = Able to perform task in standard way; 1 = Able to perform task in an adapted way / using aid; 0 = Unable to perform task. Difficulty (self-rated): 0 = Not difficult; 1 = A little difficult; 2 = Very difficult. Pain (self-rated): 0 = No pain; 1 = Pain.
Scoring / Reverse Items: Total Ability score ranges from 0 to 108 (six unilateral tasks are performed by both hands separately [scoring 0, 1, or 4 per hand], and six bilateral tasks are performed jointly [weighted x2, scoring 0, 2, or 8]). Difficulty ranges from 0 to 24 (or converted percentage). Pain score ranges from 0 to 12.
1

Pick up an envelope, unfold a letter and fold it back into the envelope
2

Pick up telephone receiver and put it back
3

Unscrew and screw lid back onto a jar
4

Pick up four coins of different sizes and put them into a coin purse
5

Open toothpaste tube, press toothpaste onto toothbrush, and replace cap
6

Cut Play-Doh (modelling clay) with a knife and fork
7

Wash hands with soap and dry them with a towel
8

Button and unbutton three buttons on a shirt board
9

Open a zipper on a board
10

Pour water from a jug into a glass
11

Pick up a cup filled with water and take a sip
12

Turn a door handle and open a door

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memjavad (2026, septembre 4). Évaluation séquentielle de la dextérité occupationnelle. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-sequentielle-dexterite-occupationnelle-soda/
memjavad. “Évaluation séquentielle de la dextérité occupationnelle.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-sequentielle-dexterite-occupationnelle-soda/.
memjavad. “Évaluation séquentielle de la dextérité occupationnelle.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-sequentielle-dexterite-occupationnelle-soda/.