1. Résumé / Abstract
L’Évaluation fonctionnelle du traitement du cancer – Version générale (Functional Assessment of Cancer Therapy – General, ou FACT-G) constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureusement validés et largement adoptés à l’échelle internationale pour quantifier la qualité de vie liée à la santé (HRQoL, pour Health-Related Quality of Life) chez les patients atteints de pathologies néoplasiques. Développé au début des années 1990 sous la direction du professeur David F. Cella, le questionnaire a été conçu pour surmonter les limitations des indices fonctionnels purement cliniques, tels que l’indice de Karnofsky ou l’échelle ECOG, en intégrant directement le point de vue du patient (Patient-Reported Outcomes, PROs).
Le FACT-G est un auto-questionnaire comprenant 27 items répartis en quatre sous-échelles fondamentales qui reflètent une approche multidimensionnelle de la santé : le bien-être physique (Physical Well-Being, PWB, 7 items), le bien-être social et familial (Social/Family Well-Being, SWB, 7 items), le bien-être émotionnel (Emotional Well-Being, EWB, 6 items) et le bien-être fonctionnel (Functional Well-Being, FWB, 7 items). Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle de type Likert en cinq points, allant de 0 (« Pas du tout ») à 4 (« Énormément »), référant généralement aux sept derniers jours écoulés.
Les propriétés psychométriques du FACT-G révèlent une remarquable robustesse méthodologique. La consistance interne est systématiquement élevée, affichant des coefficients alpha de Cronbach globaux oscillant entre 0,89 et 0,91 pour le score total, et des valeurs généralement supérieures à 0,70 pour les sous-échelles individuelles. La fidélité test-retest démontre une excellente stabilité temporelle à court terme (coefficients de corrélation intraclasse souvent supérieurs à 0,85). Sur le plan de la validité de construit et de critère, l’échelle discrimine avec sensibilité les stades de la maladie cancéreuse, l’altération de l’état général et les toxicités induites par les thérapeutiques oncologiques (chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie). Le FACT-G sert également de tronc commun (« core instrument ») au système de mesure FACIT (Functional Assessment of Chronic Illness Therapy), auquel peuvent s’adjoindre des modules spécifiques à chaque localisation tumorale ou symptôme particulier.
2. Mots-clés / Keywords
FACT-G, oncologie, qualité de vie liée à la santé, évaluation psychométrique, Patient-Reported Outcomes, bien-être physique, soutien social, détresse émotionnelle, fonctionnement au quotidien, cancérologie clinique.
3. Auteurs / Authors
Le FACT-G a été créé et formalisé par une équipe multidisciplinaire de cliniciens et de psychométriciens menée par David F. Cella, Ph.D. Le développement initial s’est déroulé au sein du Rush-Presbyterian-St. Luke’s Medical Center à Chicago (Illinois, États-Unis), en étroite concertation avec des comités de cancérologues, d’infirmiers spécialisés, de biostatisticiens et de méthodologistes de la santé.
David F. Cella a par la suite fondé le Department of Medical Social Sciences à la Feinberg School of Medicine de la Northwestern University, où il a établi l’organisation FACIT (Functional Assessment of Chronic Illness Therapy). Cette organisation coordonne la recherche, la distribution, la traduction multilingue standardisée et la validation transcuturelle du FACT-G et de ses modules associés.
Des contributions majeures au perfectionnement de l’instrument ont été apportées par des chercheurs tels que David S. Tulsky, Gregory Gray, David Bonomi, Kathleen Webster et Amy Peterman, qui ont participé aux études d’équivalence factorielle, de réactivité clinique et de validation des scores de différence minimale cliniquement importante (MCID).
4. Objectif / Purpose
Le FACT-G a pour dessein fondamental de mesurer de manière standardisée, fiable et reproductible la qualité de vie globale perçue par les adultes atteints de cancer. L’émergence de cet outil s’est imposée suite à un constat clinique majeur : l’efficacité d’un traitement antinéoplasique ne peut plus être évaluée uniquement par des paramètres biologiques de survie globale, de survie sans progression ou de réduction tumorale radiologique. Les effets indésirables iatrogènes, la douleur chronique, la fatigue et les bouleversements psychologiques et relationnels doivent être appréhendés avec la même rigueur méthodologique que les critères biomédicaux classiques.
Applications en recherche clinique
Dans les essais cliniques randomisés (phases II, III et IV), le FACT-G opère fréquemment comme critère de jugement secondaire ou intermédiaire d’intérêt critique. Il permet d’établir le profil bénéfice-risque d’une innovation pharmacologique ou chirurgicale par rapport au standard de soins. Grâce à sa capacité à détecter des variations longitudinales minimes mais significatives de l’état fonctionnel du patient, le FACT-G apporte une granularité indispensable pour comprendre la charge morbide du traitement sur la vie quotidienne.
Applications en pratique clinique de routine
En pratique oncologique courante, le questionnaire sert de vecteur de communication entre le patient et l’équipe soignante. Administré via des plateformes numériques ou des supports papier avant la consultation, il permet d’identifier rapidement les signaux d’alerte : une dégradation brutale de l’état fonctionnel, une détresse psychologique masquée, un déficit de soutien affectif ou des effets secondaires sous-estimés (nausées, asthénie invalidante). Cette détection précoce facilite l’orientation ciblée vers des soins de support adaptés (psycho-oncologie, service social, kinésithérapie, prise en charge de la douleur).
Justification théorique et méthodologique
L’instrument comble le fossé entre les échelles génériques d’évaluation de l’état de santé (telles que le SF-36 ou l’EuroQol EQ-5D), parfois trop distantes des spécificités de la pathologie oncologique, et les questionnaires ultra-spécifiques centrés sur une tumeur unique. En fournissant une assise commune transversale applicable à l’ensemble des cancers (leucémies, lymphomes, tumeurs solides), le FACT-G autorise des comparaisons inter-pathologies tout en conservant une sensibilité clinique optimale vis-à-vis des symptômes généraux induits par la maladie cancéreuse.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par le FACT-G repose sur la conception multidimensionnelle de la santé promue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), stipulant que la santé ne consiste pas seulement en une absence de maladie, mais en un état complet de bien-être physique, mental et social. Le construit s’articule autour de quatre dimensions fondamentales complémentaires :
1. Le bien-être physique (Physical Well-Being – PWB)
Cette dimension (7 items) quantifie l’impact direct des manifestations somatiques de la pathologie néoplasique et des toxicités induites par les agents thérapeutiques. Elle évalue la présence et l’intensité de symptômes invalidants tels que le manque d’énergie (asthénie/fatigue liée au cancer), les nausées, la douleur physique et les effets indésirables généraux. Elle mesure également la restriction corporelle, comme le sentiment de se sentir malade, la nécessité d’être alité et les difficultés physiques à satisfaire les besoins du foyer. Les items de cette sous-échelle reflètent des expériences négatives et sont inversés lors de la cotation afin qu’un score plus élevé traduise un meilleur niveau de bien-être somatique.
2. Le bien-être social et familial (Social/Family Well-Being – SWB)
Composée de 7 items, cette sous-échelle capture les ressources interpersonnelles et relationnelles mobilisables par le patient. L’expérience du cancer perturbe profondément la dynamique systémique de la famille et du réseau amical. Le construit explore le sentiment de proximité avec les amis, la perception d’un soutien émotionnel familial, l’acceptation de la maladie par l’entourage, la satisfaction quant à la communication familiale et le lien avec le partenaire de vie ou le soutien principal. Il intègre également un item explorant la satisfaction de la vie sexuelle, domaine fréquemment altéré par les traitements hormonaux, la chirurgie mutilante ou l’altération de l’image corporelle.
3. Le bien-être émotionnel (Emotional Well-Being – EWB)
Cette dimension (6 items) évalue la sphère affective et la détresse psychologique réactive au diagnostic et à l’évolution du cancer. Elle cible l’anxiété, la tristesse, le sentiment de découragement (« perdre espoir dans la lutte contre la maladie »), la nervosité et les préoccupations existentielles majeures telles que la peur de mourir ou la crainte d’une aggravation de l’état clinique. Elle intègre également un item orienté vers l’adaptation, mesurant le degré de satisfaction du sujet quant à ses propres capacités de faire face (coping) à la maladie. À l’exception de l’item de coping, l’ensemble des énoncés de cette sous-échelle fait l’objet d’une inversion de cotation.
4. Le bien-être fonctionnel (Functional Well-Being – FWB)
Le bien-être fonctionnel (7 items) constitue une pierre angulaire de l’instrument, mesurant la capacité du patient à s’engager dans des activités gratifiantes et autonomes en dépit des contraintes imposées par la maladie. Cette dimension englobe la capacité de travailler (y compris les tâches domestiques), le sentiment d’accomplissement par le travail, la capacité d’apprécier la vie, l’acceptation psychologique de l’état de santé, la qualité du sommeil, la préservation des loisirs et des sources de plaisir habituelles, et enfin un jugement synthétique sur la qualité globale de la vie au moment présent.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle du FACT-G s’enracine dans trois modèles théoriques majeurs issus de la psychologie de la santé, de la médecine comportementale et de la psychométrie contemporaine :
Le modèle biopsychosocial d’Engel
Formulé par George L. Engel en 1977, le modèle biopsychosocial postule que la maladie et la santé résultent de l’interaction dynamique et continue de facteurs biologiques (altérations génétiques, prolifération cellulaire, défaillances organiques), psychologiques (cognitions, affects, représentations de la mort) et sociaux (relations interpersonnelles, statut socio-économique, rôle dans la famille). Le FACT-G opérationnalise directement ce paradigme : aucune dimension n’est étudiée de manière étanche ; l’instrument traduit l’hypothèse qu’un symptôme physique (ex. la douleur) dégrade la capacité fonctionnelle, qui à son tour majore l’anxiété et fragilise l’équilibre relationnel.
Le modèle de la qualité de vie liée à la santé de Wilson et Cleary
Le cadre conceptuel de Wilson et Cleary (1995) propose une trajectoire causale reliant :
- Les variables biologiques et physiologiques (charge tumorale, marqueurs sériques) ;
- L’état des symptômes (douleur, nausée) ;
- L’état fonctionnel (capacité de travailler, loisirs) ;
- Les perceptions générales de santé (évaluation subjective du bien-être) ;
- La qualité de vie globale.
Le FACT-G se focalise délibérément sur les échelons intermédiaires et terminaux de cette chaîne causale, s’assurant que les items ne se réduisent pas à une simple liste de symptômes nosologiques, mais capturent la signification existentielle et fonctionnelle de ces manifestations pour l’individu.
La théorie transactionnelle du stress et du coping de Lazarus et Folkman
Selon Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), le stress induit par une maladie chronique résulte d’une évaluation cognitive (cognitive appraisal) de la menace représentée par la pathologie, mise en balance avec les ressources perçues pour y faire face. Le FACT-G intègre cette perspective dans ses sous-échelles de bien-être émotionnel et fonctionnel (ex. la satisfaction quant à la manière dont le sujet s’adapte, l’acceptation de la maladie). Le coping n’est pas uniquement un processus cognitif individuel, mais s’inscrit dans un réseau de soutien social perçu, ce qui justifie l’importance allouée à la sous-échelle relationnelle.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du FACT-G a été explorée et confirmée à travers des centaines d’études cliniques publiées dans les revues internationales de référence (notamment le Journal of Clinical Oncology et Quality of Life Research).
Validité de contenu
La validité de contenu a été garantie dès les phases initiales de construction de l’outil. David Cella et son équipe ont combiné des entretiens qualitatifs semi-structurés approfondis conduits auprès de patients atteints de divers types de cancer avec les avis d’experts cliniciens (oncologues médicaux, radiothérapeutes, psychologues cliniciens, infirmiers). Ce processus inductif-déductif a permis de s’assurer que chaque item reflétait un problème pertinent, récurrent et significatif pour la population cible, tout en évitant le jargon médical inaccessible.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente du FACT-G est attestée par des corrélations fortes et statistiquement significatives avec d’autres échelles de qualité de vie réputées. Dans l’étude princeps de validation (Cella et al., 1993) :
- Le score total du FACT-G corrélait positivement et de manière marquée avec l’indice fonctionnel de la Functional Living Index: Cancer (FLIC, r = 0,79).
- Une corrélation modérée à forte a été observée avec le questionnaire EORTC QLQ-C30 de l’Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer.
- Les sous-échelles émotionnelles et physiques montrent des corrélations concordantes avec l’échelle d’anxiété et de dépression hospitalière (HADS) et l’indice de performance de l’OMS/ECOG.
La validité discriminante ou de groupes connus (known-groups validity) s’est avérée remarquable : l’échelle discrimine de façon statistiquement significative les patients hospitalisés des patients ambulatoires, ainsi que les patients dont l’indice de Karnofsky est faible de ceux dont le niveau d’autonomie est élevé. De surcroît, le FACT-G distingue nettement les différents stades cliniques de la tumeur (stade localisé vs métastatique), les scores moyens de qualité de vie décroissant systématiquement avec la sévérité du pronostic.
Sensibilité au changement et validité prédictive
La réactivité de l’instrument aux modifications de l’état de santé dans le temps a été démontrée lors d’évaluations longitudinales. Les scores du FACT-G chutent significativement lors de la survenue de toxicités chimio-induites aiguës et augmentent parallèlement à la rémission tumorale. Plusieurs études épidémiologiques prospectives ont mis en évidence que le score de bien-être physique et le score global du FACT-G au moment du diagnostic possédaient une valeur pronostique indépendante quant à la survie globale du patient, même après ajustement sur les variables cliniques et démographiques traditionnelles.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité du FACT-G a été évaluée sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle (test-retest).
Consistance interne
L’homogénéité des énoncés mesurant chaque sous-échelle a été mesurée au moyen de l’alpha de Cronbach. Dans la cohorte princeps de développement et de validation (Cella et al., 1993 ; Webster et al., 2003), les valeurs observées sont les suivantes :
- Bien-être physique (PWB) : α = 0,82 à 0,89 (démontrant une excellente cohérence des items somatiques).
- Bien-être social et familial (SWB) : α = 0,69 à 0,80 (cohérence acceptable à bonne, reflétant la diversité des interactions familiales et amicales).
- Bien-être émotionnel (EWB) : α = 0,71 à 0,74 (consistance interne adéquate).
- Bien-être fonctionnel (FWB) : α = 0,80 à 0,88 (très bonne homogénéité des items relatifs aux activités de vie courante).
- Score total FACT-G : α = 0,89 à 0,91.
Dans l’adaptation de l’instrument aux aidants familiaux (Family Caregiver Version, Wisawatapnimit, 2009), des valeurs comparables ont été retrouvées : PWB (0,85), SWB (0,80), EWB (0,67), FWB (0,88), et 0,91 pour l’échelle totale.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été administrée auprès de cohortes de patients dont l’état clinique était stable à des intervalles compris entre 3 et 7 jours. Les coefficients de corrélation de Pearson et de corrélation intraclasse (ICC) rapportés s’échelonnent entre 0,82 et 0,92 pour le score global, et entre 0,75 et 0,88 pour les sous-échelles individuelles, confirmant que le questionnaire ne subit pas de dérive temporelle intempestive en l’absence de modifications pathologiques objectives.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle du FACT-G a fait l’objet d’examens psychométriques approfondis au travers d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et d’analyses factorielles confirmatoires (AFC).
Analyses factorielles exploratoires initiales
Lors des travaux de conception menés par Cella et al. (1993), l’analyse en composantes principales assortie de rotations obliques (Promax) a clairement isolé quatre facteurs majeurs correspondant exactement aux concepts théoriques prédéfinis : composante somatique, relations sociales, détresse émotionnelle, et investissement fonctionnel. Les items ont exhibé des saturations factorielles primaires solides, oscillant majoritairement entre 0,45 et 0,82, avec de très faibles saturations croisées sur les facteurs secondaires.
Modélisation par équations structurelles et analyses confirmatoires
Des analyses confirmatoires conduites sur de vastes échantillons multiculturels (Bonomi et al., 1996 ; Webster et al., 2003) ont comparé plusieurs modèles concurrents :
- Un modèle unidimensionnel à facteur général (rejeté en raison d’indices d’ajustement inacceptables).
- Un modèle à quatre facteurs corrélés de premier ordre.
- Un modèle hiérarchique de second ordre où les quatre dimensions convergent vers un méta-facteur général de « Qualité de vie globale ».
- Un modèle bifactoriel (un facteur général commun expliquant la variance de tous les items, complété par des facteurs spécifiques résiduels).
Le modèle à quatre facteurs corrélés et le modèle hiérarchique ont présenté d’excellents indices d’adéquation aux données empiriques, caractérisés par un indice de comparaison de Bentler (CFI) > 0,92, un indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,90 et une erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06. Ces résultats confirment l’indépendance relative des sous-domaines tout en justifiant le calcul légitime d’un score total composite de qualité de vie.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Auto-questionnaire de résultats rapportés par les patients (PRO / Patient-Reported Outcome) mesurant la qualité de vie liée à la santé (HRQoL).
- Format d’administration : Papier-crayon, interface électronique sur tablette/smartphone (ePRO) ou passation assistée par un enquêteur formé si le patient présente des difficultés visuelles ou motrices.
- Nombre d’items : 27 items au total (Version 4 du FACT-G standard).
- Répartition des items par sous-échelle :
- Bien-être physique (PWB) : 7 items.
- Bien-être social et familial (SWB) : 7 items.
- Bien-être émotionnel (EWB) : 6 items.
- Bien-être fonctionnel (FWB) : 7 items.
- Période de référence : Les 7 derniers jours écoulés (« au cours des 7 derniers jours »).
- Format de réponse : Échelle de Likert ordinale en 5 points :
- 0 = Not at all (Pas du tout)
- 1 = A little bit (Un peu)
- 2 = Somewhat (Moyennement / De façon modérée)
- 3 = Quite a bit (Beaucoup)
- 4 = Very much (Énormément)
- Procédure de cotation et calcul des scores :
- Inversion des items formulés négativement : Pour les sous-échelles où les énoncés décrivent un symptôme négatif (la totalité du Bien-être physique, et les items 1, 3, 4, 5 et 6 du Bien-être émotionnel), le score est inversé selon la formule :
Nouveau score = 4 - Réponse cochée. Ainsi, une réponse de 0 devient 4, 1 devient 3, etc. - Calcul des sous-scores : On additionne les scores des items de chaque domaine :
- Score PWB : de 0 à 28.
- Score SWB : de 0 à 28.
- Score EWB : de 0 à 24.
- Score FWB : de 0 à 28.
- Score total du FACT-G : Somme des quatre sous-échelles, s’échelonnant de 0 à 108 points. Un score plus élevé indique systématiquement une meilleure qualité de vie liée à la santé.
- Indice d’issue d’essai (Trial Outcome Index – TOI) : Somme des sous-échelles physique et fonctionnelle (PWB + FWB, score de 0 à 56), fréquemment employée dans les essais cliniques pour cibler l’impact purement biomédical du traitement.
- Gestion des données manquantes : Si plus de 50 % des items d’une sous-échelle sont renseignés, un score proratisé peut être calculé selon la formule de standardisation de FACIT :
Score calculé = (Somme des items complétés × Nombre total d'items de l'échelle) / Nombre d'items complétés.
- Inversion des items formulés négativement : Pour les sous-échelles où les énoncés décrivent un symptôme négatif (la totalité du Bien-être physique, et les items 1, 3, 4, 5 et 6 du Bien-être émotionnel), le score est inversé selon la formule :
- Durée moyenne de passation : Environ 5 à 10 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Le FACT-G a été publié pour la première fois en 1993 (Version 1 et 2), puis a été consolidé sous sa forme actuelle de référence, la Version 4, en 1997. L’ensemble des droits de propriété intellectuelle et des marques déposées est détenu par l’organisation FACIT.org et le Dr David Cella.
Modalités de licence et conditions financières
- Recherche académique non financée et pratique clinique individuelle : L’utilisation du FACT-G est accessible sans frais (gratuite), sous réserve de formaliser une demande d’enregistrement de projet sur la plateforme officielle (FACIT.org) et de signer l’accord de licence d’utilisation (User Agreement). Les utilisateurs s’engagent à ne modifier ni la formulation ni la présentation des items.
- Essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique ou biotechnologique : L’accès est soumis à des redevances d’utilisation commerciale (licensing fees) administrées par l’organisme de distribution de FACIT. Des frais complémentaires s’appliquent pour l’intégration logicielle certifiée dans des systèmes d’ePRO (recueil électronique).
- Traductions : Le FACT-G a été traduit et validé linguistiquement selon une méthodologie rigoureuse de rétro-traduction dans plus de 80 langues (incluant le français de France, le français canadien, etc.). Toute nouvelle traduction non officielle est strictement interdite sans concertation avec FACIT.org.
12. Références / References
Bonomi, A. E., Cella, D. F., Hahn, E. A., Webster, K., Smith, K., Long, J. & Sullivan, M. (1996). Multilingual translation of the Functional Assessment of Cancer Therapy (FACT) quality of life measurement system. Quality of Life Research, 5(3), 309–320. https://doi.org/10.1007/BF00433915
Caldwell, S. M. (2003). The Family Well-Being Assessment Tool. In O. L. Strickland & C. Dilorio (Eds.), Measurement of nursing outcomes (2nd ed., pp. 75–88). Springer Publishing Company.
Cella, D. F., Tulsky, D. S., Gray, G., Sarafian, B., Linn, E., Bonomi, A., Silberman, M., Yellen, S. B., Winicour, P. & Brannon, J. (1993). The Functional Assessment of Cancer Therapy scale: Development and validation of the general measure. Journal of Clinical Oncology, 11(3), 570–579. https://doi.org/10.1200/JCO.1993.11.3.570
Engel, G. L. (1977). The need for a new medical model: A challenge for biomedicine. Science, 196(4286), 129–136. https://doi.org/10.1126/science.847460
Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
McDonald, G. W. (1979). Family well-being and quality of life: Humanistic concerns of the family impact analyst. The Family Coordinator, 28(3), 313–320. https://doi.org/10.2307/581944
Webster, K., Odom, L., Peterman, A., Lent, L. & Cella, D. (1999). The Functional Assessment of Chronic Illness Therapy (FACIT) measurement system: Validation of version 4 of the core questionnaire. Quality of Life Research, 8(7), 604–604.
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Wilson, I. B., & Cleary, P. D. (1995). Linking clinical variables with health-related quality of life: A conceptual model of patient outcomes. JAMA, 273(1), 59–65. https://doi.org/10.1001/jama.1995.03520250075037
Wisawatapnimit, P. (2009). Assessment of Family Quality of Life Among Families with a Member who has Cancer (Doctoral Dissertation). Vanderbilt University. CiteSeerX: http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.475.7660
13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
Family Caregiver Version
PHYSICAL WELL-BEING
- I have a lack of energy.
- I have nausea.
- Because of my physical condition‚ I have trouble meeting the needs of my family.
- I have pain.
- Are you currently taking any medication or receiving other medical treatments?
[ ] No.
[ ] Yes. If yes‚ I am bothered by side effects of my treatment. - I feel ill.
- I am forced to spent time in bed.
SOCIAL/FAMILY WELL-BEING
- I feel close to my friends.
- I get emotional support from my family.
- I get support from my friends.
- My family has accepted the illness.
- I am satisfied with family communication about the illness.
- I feel close to my partner (or the person who is my main support).
Q. Regardless of your current level of sexual activity‚ please answer the following question. If you prefer not to answer it‚ please check this box [ ] and go to the next section.
- I am satisfied with my sex life.
EMOTIONAL WELL-BEING
- I feel sad.
- I am satisfied with how I am coping with my family member’s illness.
- I am losing hope in the fight against my family member’s illness.
- I feel nervous.
- I worry about my family member dying.
- I worry that my family member’s condition will get worse.
FUNCTIONAL WELL-BEING
- I am able to work (include work at home).
- My work (include work at home) is fulfilling.
- I am able to enjoy life.
- I have accepted my family member’s illness.
- I am sleeping well.
- I am enjoying the things I usually do for fun.
- I am content with the quality of my life right now.