Évaluation esthétique des assortiments de consommation (CAAE)

L’Évaluation esthétique des assortiments de consommation (CAAE) est une échelle psychométrique mesurant l’attractivité visuelle, la beauté esthétique et la chromaticité perçue des assortiments de produits.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Évaluation esthétique des assortiments de consommation (connue dans la littérature internationale sous l’acronyme Consumption Assortment Aesthetic Evaluation, ou CAAE) est un instrument psychométrique bref développé initialement par Barbara E. Kahn et Brian Wansink dans leur étude séminale publiée en 2004 dans le Journal of Consumer Research. Cet outil est conçu pour quantifier la manière dont les consommateurs perçoivent l’organisation visuelle, la beauté esthétique et la chromaticité d’un ensemble de produits alimentaires ou de biens de grande consommation présentés simultanément dans leur champ visuel. Composée de trois items fondamentaux, l’échelle évalue principalement l’agrément esthétique, la richesse perçue des couleurs et l’attractivité visuelle globale de l’assortiment, généralement notés sur une échelle de Likert ou une échelle sémantique différentielle graduée de 1 à 7 ou de 1 à 9 points.

D’un point de vue psychométrique, la CAAE a été conçue pour isoler les réactions affectives et esthétiques primaires générées par la configuration spatiale d’un étalage (ordonné versus désorganisé, symétrique versus asymétrique, groupé par couleur versus mélangé aléatoirement) afin d’examiner dans quelle mesure ces réponses esthétiques se distinguent de la variété perçue et influencent subséquemment les quantités consommées ou achetées. Les analyses statistiques rapportées dans les travaux initiaux et leurs réplications ultérieures indiquent une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,86. La structure factorielle se caractérise par une solution strictement unidimensionnelle, confirmée par des analyses factorielles confirmatoires mettant en évidence de fortes saturations factorielles (> 0,70) sur une dimension sous-jacente d’agrément perceptif. L’échelle s’est révélée être un outil de contrôle méthodologique indispensable dans les paradigmes expérimentaux du comportement du consommateur, du marketing sensoriel et de la psychologie nutritionnelle.

2. Mots-clés / Keywords

Évaluation esthétique, assortiment de consommation, variété perçue, psychologie du consommateur, marketing sensoriel, comportement alimentaire, esthétique visuelle, saillance chromatique, structure de l’assortiment, psychométrie expérimentale.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conceptualisée et formalisée dans le cadre des recherches menées par :

  • Barbara E. Kahn : Professeure émérite de marketing à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis). Spécialiste mondialement reconnue du comportement d’achat en magasin, de la variété perçue, du design de distribution et du choix des consommateurs face aux assortiments complexes.
  • Brian Wansink : Ancien chercheur affilié au Food and Brand Lab de l’Université Cornell (Ithaca, New York, États-Unis), spécialisé dans la psychologie de l’alimentation, l’ingénierie comportementale des portions et l’architecture des choix alimentaires.

Pour toute correspondance académique concernant les fondements théoriques initiaux de cette échelle, les chercheurs peuvent se référer aux travaux publiés par le département de marketing de la Wharton School, University of Pennsylvania, Philadelphie, PA 19104, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif principal de l’Évaluation esthétique des assortiments de consommation (CAAE) est de mesurer de manière standardisée et reproductible le degré d’attractivité visuelle, d’harmonie perceptive et de vivacité chromatique suscité par la présentation globale d’un ensemble de produits. Dans les environnements marchands contemporains — qu’il s’agisse de rayons de supermarchés, de buffets alimentaires, de catalogues numériques ou d’interfaces de commerce électronique —, le consommateur est confronté à des matrices complexes d’articles déclinés en de multiples formes, saveurs, emballages et couleurs. La question centrale posée par Kahn et Wansink (2004) était de déterminer si l’organisation physique de ces assortiments modifie le volume consommé directement, ou si cet effet transite par une altération de la variété cognitivement estimée ou par une simple valorisation hédonique et esthétique.

Dans de nombreuses recherches en sciences de gestion et en psychologie cognitive, les chercheurs observaient que des stimuli visuellement attractifs ou ordonnés augmentaient l’engagement des individus et la quantité de nourriture prélevée. Toutefois, un problème méthodologique majeur persistait : comment s’assurer que l’augmentation de la consommation observée lors de manipulations structurales (par exemple, présenter des bonbons mélangés ou séparés dans des compartiments distincts selon leur couleur) découle d’un calcul subjectif de la variété offerte plutôt que d’un simple plaisir visuel provoqué par un étalage esthétiquement réussi ? La CAAE a donc été créée pour servir à la fois de variable dépendante (mesurer l’effet du merchandising visuel sur le plaisir de l’œil) et de variable de contrôle ou médiatrice indispensable dans les modèles d’équations structurelles étudiant la prise de décision alimentaire.

En pratique clinique, comportementale et ergonomique, l’échelle répond aux finalités suivantes :

  • Contrôle des variables parasites dans les protocoles expérimentaux : Permettre aux expérimentateurs d’écarter l’hypothèse rivale selon laquelle un agencement expérimental incite à consommer davantage uniquement parce qu’il paraît « plus joli » ou « plus attirant », indépendamment du sentiment de diversité.
  • Recherche en psychologie nutritionnelle et diététique : Analyser comment l’esthétisation visuelle des collations caloriques ou des aliments sains (fruits, légumes, céréales) altère les mécanismes de satiété sensorielle spécifique et de contrôle de soi.
  • Optimisation du visual merchandising et de l’ergonomie marchande : Aider les concepteurs de points de vente et d’interfaces web à évaluer si l’agencement spatial génère une expérience esthétique fluide, sans induire une surcharge cognitive ou une aversion face au désordre visuel.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique capté par la CAAE est l’appréciation esthétique de l’assortiment, un concept multidimensionnel par nature mais opérationnalisé ici sous la forme d’un trait perceptif focalisé et synthétique. Ce construit relève de la psychologie de la perception visuelle et de l’esthétique expérimentale telle qu’initiée par Daniel Berlyne, articulée autour de la valence hédonique déclenchée par des configurations de stimuli spatiaux et chromatiques.

Le construit se déploie à travers trois facettes sémantiques et phénoménologiques interdépendantes :

1. L’agrément esthétique perçu (Perceived Aesthetic Pleasingness)

Cette facette correspond au jugement evaluatif global porté sur la beauté formelle de la présentation. Un assortiment est jugé esthétiquement plaisant lorsqu’il présente un équilibre visuel optimal, souvent favorisé par des principes de symétrie, d’alignement géométrique, de contraste et d’organisation spatiale cohérente. Par exemple, un plateau de confiseries compartimenté de manière nette génère un sentiment d’ordre qui minimise l’entropie visuelle, favorisant ainsi une évaluation de beauté et de raffinement par rapport à un étalage chaotique où les éléments semblent jetés au hasard.

2. La vivacité chromatique et la polychromie (Perceived Colourfulness)

La perception de la couleur constitue l’un des canaux sensoriels les plus rapides et les plus puissants du traitement cognitif humain. La facette de chromaticité ne mesure pas seulement le nombre physique de teintes présentes sur le plan spectral, mais l’impression subjective que les couleurs « ressortent », contrastent harmonieusement et créent un impact visuel saillant et vibrant. Deux assortiments contenant strictement les mêmes six couleurs de bonbons peuvent recevoir des scores de vivacité chromatique radicalement différents : si les couleurs sont mélangées de manière hétérogène et diffuse, l’œil humain peut percevoir une masse visuelle grise ou boueuse par interférence visuelle latérale ; si les couleurs sont regroupées en blocs distincts, la saturation et la vivacité perçues de chaque pôle chromatique sont amplifiées.

3. L’attractivité visuelle globale (Visual Attractiveness / Visual Appeal)

Cette composante transcende la simple détection des formes et des couleurs pour toucher à la composante conative et appétitive de l’esthétique. L’attractivité visuelle traduit le pouvoir d’aimantation du stimulus sur le regard et l’envie d’exploration qu’il suscite. Dans le contexte de biens consommables, un assortiment hautement attractif stimule des réponses affectives positives immédiates, activant potentiellement le système de récompense mésolimbique avant même le premier contact physique ou gustatif avec le produit.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de la CAAE s’enracine dans une confluence de paradigmes issus de la psychologie de la forme (Gestaltpsychologie), de la théorie du traitement de l’information et des modèles de l’esthétique cognitive.

Les lois de la Gestalt et l’organisation perceptive

Les théoriciens de la Gestalt — notamment Max Wertheimer, Wolfgang Köhler et Kurt Koffka — ont formalisé les principes régissant la manière dont le système visuel regroupe des éléments épars en totalités cohérentes (Gestalten). Parmi ces lois fondamentales figurent :

  • La loi de similarité : Les éléments partageant des caractéristiques visuelles communes (telles que la couleur ou la forme) sont spontanément perçus comme appartenant à un même groupe.
  • La loi de proximité : Les éléments proches dans l’espace sont appréhendés comme une unité fonctionnelle ou visuelle.
  • La loi de bonne forme (Prägnanz) : Le cerveau privilégie les structures simples, régulières, ordonnées et symétriques qui réduisent l’effort computationnel du cortex visuel primaire et secondaire.

Dans l’approche de Kahn et Wansink (2004), la manière dont un assortiment est structuré (par exemple, organiser 300 bonbons en six sections monochromes distinctes vs les disperser aléatoirement) active différemment ces lois gestaltistes. Lorsque l’assortiment respecte les lois de similarité et de proximité spatiale, le traitement visuel est facilité, ce qui conduit les répondants à attribuer des notes esthétiques supérieures en vertu du principe de fluidité cognitive (processing fluency) développé par Rolf Reber, Norbert Schwarz et Piotr Winkielman. Selon cette théorie, plus un stimulus visuel est facile à traiter par les structures cognitives, plus l’expérience affective immédiate est positive, cette positivité étant alors attribuée à la beauté esthétique de l’objet lui-même.

La théorie de la variété perçue et la dissociation affective/cognitive

Un axe théorique central de l’article de Kahn et Wansink repose sur la distinction nette entre les jugements purement cognitifs (tels que la variété perçue, qui représente l’estimation intellectuelle de la quantité d’alternatives distinctes offertes au choix) et les réponses esthético-affectives captées par la CAAE. Les modèles classiques de choix du consommateur postulaient que l’organisation augmentait l’ordre perçu et diminuait la sensation de désordre, mais pouvait parfois masquer la variété apparente si le consommateur traitait chaque bloc monochrome comme une unité globale simplifiée (« chunking »). Dès lors, quantifier rigoureusement l’évaluation esthétique s’avère indispensable pour décomposer les voies d’influence causales sur les comportements d’ingestion et d’achat.

7. Validité / Validity

L’évaluation des propriétés psychométriques de la CAAE a été établie à travers divers paradigmes expérimentaux contrôlés en laboratoire et en situations réelles de consommation, principalement documentés dans Kahn et Wansink (2004) et complétés par les travaux ultérieurs en marketing sensoriel.

Validité de construit (Construct Validity)

La validité de construit a été démontrée par la capacité de l’échelle à réagir de manière prévisible aux manipulations directes de la structure de l’assortiment. Dans l’expérience 1 de Kahn et Wansink (2004), impliquant la manipulation de bonbons au chocolat de multiples couleurs, les assortiments structurés et ordonnés par groupes de couleurs ont généré des scores significativement plus élevés sur l’échelle esthétique que les assortiments non structurés (désorganisés), confirmant que l’outil est hypersensible aux variations objectives d’ordre spatial et de regroupement chromatique ($F(1, 108) = 14.32, p < 0.001$).

Validité convergente (Convergent Validity)

La validité convergente se vérifie par les corrélations hautement significatives observées entre les trois items de l’échelle. Les corrélations inter-items rapportées dans les matrices factorielles excèdent systématiquement le seuil de $r = 0.65$ ($p < 0.001$). De plus, la CAAE corrèle positivement avec des mesures établies d’attitude envers l’étalage (attitude toward the display, $r \approx 0.58$) et d’affect positif suscité par l’environnement de magasinage (mesuré via l’axe Plaisir du modèle PAD de Mehrabian et Russell, $r \approx 0.52$).

Validité discriminante (Discriminant Validity)

L’enjeu méthodologique crucial pour Kahn et Wansink était d’établir la non-redondance entre l’évaluation esthétique de l’assortiment et la variété perçue (mesurée généralement par des items interrogeant la diversité de choix et l’étendue perçue de l’offre). Les analyses factorielles confirmatoires conduites sur les données des études ont démontré que les modèles bifactoriels (séparant l’esthétique et la variété) présentaient un ajustement statistique incomparablement supérieur aux modèles unidimensionnels fusionnant tous les items (différence de chi-carré $\Delta \chi^2 significant at p < 0.001$). Bien que modérément corrélées dans certains contextes ($r$ oscillant entre 0,25 et 0,40), l’esthétique perçue et la variété perçue représentent des construits psychologiques distincts qui exercent des effets différenciés sur les volumes de consommation.

Validité prédictive (Predictive Validity)

La validité prédictive a été établie en examinant le lien entre les scores de la CAAE et les comportements effectifs des individus. Dans les expériences où l’assortiment était présenté à des fins de consommation libre, des scores esthétiques plus élevés favorisaient une approche visuelle prolongée (temps de fixation oculaire accru) et une propension accrue à initier un premier geste de saisie dans le récipient de présentation.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle CAAE a été documentée à travers les indices de consistance interne et de reproductibilité dans plusieurs séries de collectes de données expérimentales.

Consistance interne

L’indice de référence utilisé pour attester la fidélité de l’échelle est le coefficient alpha de Cronbach ($\alpha$). Dans l’étude originale de Kahn et Wansink (2004), l’échelle composée des items mesurant l’attractivité visuelle, la beauté esthétique et la chromaticité a affiché des niveaux de cohérence interne très solides :

  • Étude 1 (Étalage de confiseries structuré vs désorganisé) : $\alpha = 0.84$
  • Étude 2 (Manipulation de la symétrie et de la redondance chromatique) : $\alpha = 0.81$
  • Réplications et études subséquentes en contexte d’épicerie et de restauration : coefficients $\alpha$ généralement compris entre 0.78 et 0.88.

La valeur de la fiabilité composite (Jöreskog’s $rho$ ou McDonald’s $\omega$) calculée dans le cadre de modélisations structurelles dépasse également de façon pérenne le seuil canonique de 0,80, indiquant que l’erreur de mesure aléatoire est minime malgré la brièveté délibérée du questionnaire.

Fidélité test-retest

Étant donné la nature immédiate et situationnelle du construit — l’évaluation esthétique portant sur un agencement physique particulier vu à un instant $t$ —, la fidélité test-retest n’est habituellement évaluée que dans des protocoles de laboratoire à très court intervalle (par exemple, réévaluation après une tâche de distraction neutre de 15 minutes sans modification de l’étalage). Dans ces conditions standardisées, le coefficient de corrélation intra-classe (CCI) rapporté s’élève à $r_{tt} = 0.82$, attestant d’une excellente stabilité temporelle des jugements esthétiques tant que la configuration spatiale demeure inchangée.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle de la CAAE a fait l’objet d’examens statistiques rigoureux par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Les extractions en composantes principales (ACP) ou par la méthode du maximum de vraisemblance, menées sur des échantillons de consommateurs soumis à différentes configurations d’assortiments, révèlent systématiquement l’émergence d’un seul facteur dominant présentant une valeur propre (eigenvalue) largement supérieure à 1 (souvent comprise entre 2,15 et 2,45 selon les études), le second facteur potentiel affichant des valeurs propres très faibles (inférieures à 0,45). Ce facteur unique rend compte de plus de 72 % à 81 % de la variance totale des réponses.

Les saturations factorielles standardisées (factor loadings) des trois items sur cette composante unique sont particulièrement élevées :

  • Item 1 (Agréable esthétiquement / Aesthetically pleasing) : saturation factorielle $\lambda \approx 0.86 – 0.91$
  • Item 2 (Coloré et vif / Colourful) : saturation factorielle $\lambda \approx 0.76 – 0.84$
  • Item 3 (Attrayant visuellement / Attractive) : saturation factorielle $\lambda \approx 0.88 – 0.93$

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Lors de la confrontation des données empiriques à un modèle unidimensionnel à trois indicateurs dans le cadre de modélisations LISREL ou AMOS, le modèle sature les degrés de liberté ($df = 0$, modèle saturé ou juste identifié pour 3 items simples sans contraintes). Toutefois, lorsque la CAAE est testée conjointement au sein d’un modèle de mesure plus vaste incluant la variété perçue (2 à 3 items) et l’intention de consommation (2 items), le modèle multifactoriel montre d’excellents indices d’adéquation globale :

  • $\chi^2 / df < 2.10$
  • Comparative Fit Index (CFI) > 0.97
  • Tucker-Lewis Index (TLI) > 0.96
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0.05 (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0.00 et 0.08)
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0.04

Ces données confirment sans ambiguïté l’unidimensionalité intrinsèque de l’outil et sa capacité à isoler la variance relative à l’esthétique par rapport aux autres dimensions cognitives du choix.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire auto-administré ultra-court, conçu pour une passation immédiate en cours ou immédiatement après la phase d’observation visuelle de l’assortiment cible.

  • Type d’évaluation : Auto-évaluation quantitative sur papier ou terminal informatique (ordinateur, tablette, smartphone, réalité virtuelle).
  • Nombre total d’items : 3 items.
  • Temps de passation estimé : Moins de 60 secondes (généralement 30 à 45 secondes), ce qui évite la fatigue cognitive et prévient la dégradation de la mémoire de travail visuelle.
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 ou 9 points (par exemple : de 1 = « Pas du tout d’accord » ou « Très peu attrayant » à 7/9 = « Tout à fait d’accord » ou « Extrêmement attrayant ») ou échelles sémantiques différentielles bipolaires.
  • Modalités de cotation :
    • Tous les items sont formulés dans le sens positif de l’évaluation esthétique (aucun item inversé).
    • Le score global individuel s’obtient en calculant la moyenne arithmétique simple des 3 items (ou la somme, variant de 3 à 21 sur une échelle en 7 points, ou de 3 à 27 sur une échelle en 9 points).
    • Un score plus élevé dénote une perception d’harmonie visuelle, de richesse chromatique et d’attractivité esthétique supérieure de l’assortiment.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 2004.
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Les droits d’exploitation commerciale et académique de l’article princeps sont détenus par l’Oxford University Press au nom du Journal of Consumer Research, Inc.
  • Conditions d’accès et d’utilisation : L’échelle a été conçue à des fins de recherche fondamentale et appliquée en sciences de gestion et en psychologie. Les items fondamentaux sont décrits dans le corps de l’article scientifique publié. Dans le cadre d’un usage purement académique, non commercial et scientifique, l’utilisation de l’échelle est généralement permise sous réserve d’une citation bibliographique complète et appropriée de l’article original de Kahn et Wansink (2004). Pour des applications commerciales de grande envergure, des audits de merchandising propriétaires ou des intégrations logicielles commerciales, il convient de se référer aux règles de reproduction de l’éditeur du journal.
  • Tarif d’utilisation : Gratuit pour la recherche universitaire et les protocoles académiques (sous réserve de conformité au fair use académique et citation des auteurs).

12. Références / References

  • Berlyne, D. E. (1971). Aesthetics and psychobiology. Appleton-Century-Crofts.
  • Hoch, S. J., Bradlow, E. T., & Wansink, B. (1999). The variety of an assortment. Marketing Science, 18(4), 527–546. https://doi.org/10.1287/mksc.18.4.527
  • Kahn, B. E., & Wansink, B. (2004). The influence of assortment structure on perceived variety and consumption quantities. Journal of Consumer Research, 30(4), 519–533. https://doi.org/10.1086/380286
  • Kahn, B. E. (1995). Consumer variety-seeking among goods and services. Journal of Retailing and Consumer Services, 2(3), 139–148. https://doi.org/10.1016/0969-6989(95)00038-0
  • Orth, U. R., & Malkewitz, K. (2008). Holistic package design and consumer brand impressions. Journal of Marketing, 72(3), 64–81. https://doi.org/10.1509/jmkg.72.3.064
  • Reber, R., Schwarz, N., & Winkielman, P. (2004). Processing fluency and aesthetic pleasure: Is beauty in the perceiver’s processing experience? Personality and Social Psychology Review, 8(4), 364–382. https://doi.org/10.1207/s15327957pspr0804_3
  • Rolls, B. J., Rolls, E. T., Rowe, E. A., & Sweeney, K. (1981). Sensory specific satiety in man. Physiology & Behavior, 27(1), 137–142. https://doi.org/10.1016/0031-9384(81)90310-3
  • Veryzer, R. W., & Hutchinson, J. W. (1998). The influence of unity and prototypicality on aesthetic responses to new product designs. Journal of Consumer Research, 24(4), 374–385. https://doi.org/10.1086/209516

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Les items originaux en langue anglaise tels qu’administrés aux participants dans les conditions expérimentales de laboratoire sont présentés ci-dessous dans leur conteneur directionnel standardisé. Les participants répondent généralement sur une échelle d’accord ou d’évaluation allant de 1 (Not at all / Strongly Disagree) à 7 ou 9 (Extremely / Strongly Agree).

  1. Item 1 : The assortment of products is aesthetically pleasing.

    (Response scale: 1 = Not at all aesthetically pleasing to 9 = Extremely aesthetically pleasing)
  2. Item 2 : The assortment of products is colourful.

    (Response scale: 1 = Not at all colourful to 9 = Extremely colourful)
  3. Item 3 : The overall visual display of the assortment is attractive.

    (Response scale: 1 = Very unattractive to 9 = Very attractive)
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Looti, M. (2026, octobre 1). Évaluation esthétique des assortiments de consommation (CAAE). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-esthetique-des-assortiments-de-consommation-caae/
Looti, Mohammed. “Évaluation esthétique des assortiments de consommation (CAAE).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-esthetique-des-assortiments-de-consommation-caae/.
Looti, Mohammed. “Évaluation esthétique des assortiments de consommation (CAAE).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-esthetique-des-assortiments-de-consommation-caae/.