Évaluation du contrôle dentaire chez l’enfant (CDCA)

Découvrez l’Évaluation du contrôle dentaire chez l’enfant (CDCA), un outil psychométrique de référence mesurant les stratégies de coping et les besoins de contrôle des jeunes patients lors des soins dentaires.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Évaluation du contrôle dentaire chez l’enfant (Child Dental Control Assessment, CDCA) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé initialement par Weinstein et ses collaborateurs en 1996, puis raffiné par Coolidge et son équipe en 2005. Conçu pour la pédodontie, la psychologie de la santé et la pédopsychologie clinique, cet outil standardisé mesure les perceptions, les préférences et les stratégies de contrôle déployées par les enfants et adolescents au cours des soins dentaires. Les situations de soins bucco-dentaires représentent des contextes anxiogènes prototypiques où l’imprévisibilité et la perte perçue de contrôle physique favorisent l’émergence d’une détresse comportementale, d’une odontophobie durable et de comportements d’évitement thérapeutique.

La version établie par Coolidge et al. (2005) comprend 20 items évaluant les désirs d’intervention comportementale et cognitive de l’enfant pour sa prochaine consultation. Ces items se structurent autour de cinq dimensions factorielles distinctes : le contrôle médié par le dentiste (Dentist-Mediated Control), le coping actif (Active Coping), le retrait cognitif (Cognitive Withdrawal), le besoin de réassurance (Reassurance) et l’échappement physique (Physical Escape). L’échelle utilise un format de réponse tripartite ordonné (« Faux », « Parfois », « Vrai » ; False, Sometimes, True).

Sur le plan psychométrique, le CDCA présente une cohérence interne satisfaisante à modérée selon les sous-dimensions (coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant de 0,52 à 0,70), reflétant la spécificité situationnelle et développementale des stratégies d’adaptation chez les jeunes sujets. La validité de construit et la validité convergente ont été étayées par des corrélations significatives avec des mesures établies d’anxiété dentaire pédiatrique (telles que le Children’s Fear Survey Schedule – Dental Subscale, CFSS-DS) et des mesures de tempérament. Le CDCA constitue un pont indispensable entre l’évaluation psychométrique et la personnalisation de la communication praticien-enfant dans le cadre de la gestion non pharmacologique de l’anxiété au fauteuil.

2. Mots-clés / Keywords

Évaluation du contrôle dentaire chez l’enfant, anxiété dentaire pédiatrique, odontophobie, stratégies de coping, contrôle perçu, pédodontie, psychométrie clinique, retrait cognitif, coopération au fauteuil, psychologie de la santé de l’enfant.

3. Auteurs / Authors

L’instrumentation du contrôle dentaire pédiatrique et le développement du CDCA reposent sur les travaux pionniers de plusieurs chercheurs et cliniciens rattachés aux sciences dentaires et comportementales :

  • Philip Weinstein, Ph.D. : Professeur émérite au département de santé publique dentaire pédiatrique à la University of Washington (Seattle, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnu de la gestion du comportement des enfants anxieux au cabinet dentaire et cofondateur de l’approche communicationnelle comportementale en odontologie pédiatrique.
  • Peter Milgrom, D.D.S. : Professeur de santé bucco-dentaire à la University of Washington Dental Fears Research Clinic. Auteur de référence sur l’étiologie et le traitement de l’anxiété et de la phobie dentaires.
  • Tristan Coolidge, D.D.S., Ph.D. : Chercheur et clinicien en odontologie pédiatrique, affilié à la University of Washington, ayant dirigé la validation transculturelle, la simplification structurelle et l’affinement psychométrique du CDCA chez les jeunes et adolescents.
  • Marilyn Golletz, Ph.D., Olafur Hoskuldsson, D.D.S., Esther Jeffcott, M.S., et Mark Koday, D.D.S. : Chercheurs et cliniciens ayant contribué au développement initial de la matrice d’items situationnels (Weinstein et al., 1996).
  • Masahiro Heima, D.D.S., Ph.D. et Lisa J. Heaton, Ph.D. : Collaborateurs scientifiques ayant contribué aux études de validation transculturelle et aux propriétés comparatives du CDCA (Coolidge et al., 2005).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Évaluation du contrôle dentaire chez l’enfant (CDCA) est de quantifier systématiquement les besoins spécifiques et les représentations subjectives de contrôle de l’enfant lors des procédures odontologiques. En pratique clinique, les soins dentaires pédiatriques sont couramment associés à un sentiment profond d’impuissance et de vulnérabilité. L’enfant, installé en position allongée ou semi-allongée, fait face à l’intrusion d’instruments pointus, rotatifs ou bruyants dans son espace corporel intime, souvent accompagnés de sensations douloureuses ou nociceptives imprévisibles. La recherche comportementale démontre que ce n’est pas uniquement la douleur brute qui engendre la peur, mais avant tout l’absence perçue de prévisibilité et de contrôle sur l’agent aversif.

Le CDCA a été conçu pour remplir un double rôle :

  1. Un rôle diagnostique et de recherche : Permettre aux chercheurs d’étudier l’interaction complexe entre le tempérament de l’enfant, l’anxiété situationnelle, le sentiment d’auto-efficacité et l’utilisation de stratégies de régulation émotionnelle (coping axé sur le problème ou sur l’émotion). L’outil examine comment les désirs de contrôle varient selon l’âge, le genre, la culture et l’historique dentaire négatif.
  2. Un rôle de guidage clinique individualisé : Fournir au pédodontiste un profil décisionnel direct. Plutôt que de recourir d’emblée à la sédation pharmacologique (inhalation de protoxyde d’azote ou anesthésie générale) ou à des techniques autoritaires de restriction physique (protective stabilization), le praticien peut s’appuyer sur le CDCA pour adapter son style relationnel. Si un enfant manifeste un score élevé en « Contrôle médié par le dentiste », l’équipe soignante instaurera un contrat de signal d’arrêt (stop-signal) rigoureusement respecté. Si l’enfant présente un score élevé en « Retrait cognitif », des dispositifs de distraction audiovisuelle (écoute de musique, casques immersifs, histoires) seront priorisés.

En facilitant l’expression de la perspective de l’enfant (child-centered care), le CDCA prévient le développement du cercle vicieux de l’anxiété dentaire : anxiété non comprise menant à l’agitation motrice, réactions négatives du dentiste, exacerbation de la terreur, rupture de soins et, à terme, dégradation sévère de la santé bucco-dentaire à l’âge adulte.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le CDCA est multidimensionnel : il opérationnalise le désir de contrôle situationnel en contexte de soins dentaires chez l’enfant et l’adolescent. Inspiré des taxonomies psychologiques du coping de Richard Lazarus et Susan Folkman, ainsi que des conceptualisations du contrôle comportemental, cognitif et informationnel développées par Suzanne Thompson, le CDCA postule que les réactions des enfants face au stress dentaire ne sont pas unilatérales mais s’articulent autour de 5 sous-dimensions précises :

Contrôle médié par le dentiste (Dentist-Mediated Control)

Cette dimension (items 3, 4, 5, 6) capture le besoin de l’enfant d’obtenir des modifications concrètes de l’environnement opératoire par l’entremise directe du praticien. L’enfant cherche à moduler le rythme des soins en obtenant des pauses (« I want to have a rest ») ou en exigeant que le praticien interrompe immédiatement son geste sur simple demande verbale ou motrice (« I want the dentist to stop when I ask »). Elle implique également la communication bidirectionnelle (réponse aux questions) et la présence rassurante d’un tiers sécurisant (« I want someone in my family in the room with me »). Cette composante reflète un contrôle partagé et collaboratif.

Coping actif (Active Coping)

Le coping actif (items 16, 17, 18) renvoie aux efforts comportementaux et d’autorégulation émotionnelle déployés directement par l’enfant. L’item 16 (« I want to hold the suction ») illustre une participation instrumentale directe à l’acte médical, conférant au patient un rôle d’acteur plutôt que de victime passive. Les items 17 et 18 (« I will try to keep myself from getting scared », « I will try hard to keep myself calm ») mobilisent des mécanismes volitionnels internes d’apaisement cognitif et de maîtrise de soi (self-regulation).

Retrait cognitif (Cognitive Withdrawal)

Cette dimension (items 8, 13, 15) regroupe les stratégies de désengagement intentionnel, d’évitement mental et de diversion attentionnelle. Face à une menace perçue comme inévitable, l’enfant préfère ne pas se focaliser sur l’opération en cours (« I want to think about something else while the dentist works ») ou s’immerger dans une narration imaginaire (« I want someone to tell me a story »). L’aspiration à un état léthargique ou sédatif (« I want to be sleepy again ») traduit également une volonté d’échapper à la conscience aiguë du soin.

Réassurance (Reassurance)

Le besoin de réassurance (items 1 et 14 dans la structure factorielle épurée) mesure la demande de validation émotionnelle, de renforcement verbal positif et d’atténuation préventive de la détresse par le dentiste (« I want the dentist to tell me everything will be okay » ; « I want the dentist to tell me I am doing a good job »). Il reflète le recours à l’autorité bienveillante de l’adulte soignant pour réguler l’anxiété anticipatoire.

Échappement physique (Physical Escape)

L’échappement physique (items 7, 9, 10, ainsi que l’item 20 relatif au départ physique) capture les préférences d’évitement corporel direct ou l’utilisation de substances modifiant la perception environnementale (« I want them to ask me to breathe the special stuff », faisant référence au gaz hilarant/sédation inhalée). Il traduit une détresse comportementale aiguë où la proximité physique avec les instruments de soin devient insupportable pour l’intégrité subjective de l’enfant.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique du CDCA s’inscrit au carrefour de la théorie transactionnelle du stress et du coping, de la théorie du contrôle perçu et du conditionnement comportemental en milieu médical :

Le modèle transactionnel de Lazarus et Folkman

Selon le modèle transactionnel, le stress n’est pas une simple réponse réflexe mais résulte d’une évaluation cognitive (cognitive appraisal) en deux temps :

  • L’évaluation primaire : L’enfant évalue l’expérience dentaire comme menaçante pour son intégrité corporelle (douleur, intrusion, suffocation perçue liée à l’eau ou aux instruments).
  • L’évaluation secondaire : L’enfant évalue ses ressources d’adaptation disponibles pour faire face à la situation. Si les ressources perçues sont insuffisantes et qu’aucun moyen d’action n’est toléré par le dentiste, l’anxiété se mue en terreur comportementale. Le CDCA cartographie précisément le répertoire de ces ressources d’adaptation mobilisables par l’enfant.

Les typologies du contrôle selon Suzanne Thompson et Kenneth Wallston

La littérature classique en psychologie médicale (Thompson, 1981) distingue quatre formes majeures de contrôle en situation d’aversivité :

  1. Le contrôle comportemental : Avoir à sa disposition une réponse motrice susceptible d’influencer directement la stimulation aversive (ex. lever la main pour arrêter la fraise rotative).
  2. Le contrôle cognitif : Utiliser des stratégies de traitement de l’information pour atténuer la détresse (distraction, imagerie mentale, réinterprétation).
  3. Le contrôle informationnel : Connaître à l’avance la durée, le déroulement et les sensations attendues (concept de prévisibilité).
  4. Le contrôle décisionnel : Possibilité de choisir entre plusieurs alternatives thérapeutiques.

Le CDCA opérationnalise ces dimensions théoriques chez les jeunes. Il s’oppose au modèle paternaliste traditionnel de l’odontologie (« Sit still and open wide ») en validant empiriquement que l’attribution d’un contrôle calibré à l’enfant réduit significativement les réponses physiologiques au stress (rythme cardiaque, résistance cutanée) et les comportements perturbateurs.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du CDCA a fait l’objet d’évaluations rigoureuses auprès de cohortes d’enfants et d’adolescents d’âges variés (notamment les tranches d’âge de 8 à 17 ans), tant en milieu clinique spécialisé qu’en milieu scolaire :

Validité de construit

La validité de construit a été documentée à travers la distinction nette opérée par l’instrument entre les différentes stratégies d’adaptation. Dans l’étude princeps de Weinstein et al. (1996), puis dans l’analyse de Coolidge et al. (2005), les enfants les plus anxieux ont démontré des préférences significativement plus marquées pour l’Échappement physique et le Retrait cognitif comparativement aux enfants non anxieux, qui privilégient le Coping actif et le Contrôle médié par le dentiste. Ces résultats confirment l’hypothèse théorique selon laquelle un niveau d’anxiété élevé s’accompagne d’un désengagement adaptatif face au stimulus menaçant.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations modérées à fortes avec des instruments étalonnés :

  • Une corrélation positive et statistiquement significative (p < 0,001) a été observée entre la sous-échelle d’Échappement physique du CDCA et les scores totaux au Children’s Fear Survey Schedule – Dental Subscale (CFSS-DS).
  • Des associations positives cohérentes existent entre les dimensions de recherche d’information/contrôle et l’indice révisé de contrôle dentaire de l’Iowa (Revised Iowa Dental Control Index – IDCI), validant le fait que le CDCA mesure bien la propension générale au contrôle dentaire adaptée au public pédiatrique.

Validité discriminante

Le CDCA démontre une bonne validité discriminante vis-à-vis de l’intelligence générale et des variables socio-démographiques neutres, indiquant que l’outil ne mesure pas un niveau intellectuel ou une désirabilité sociale globale, mais bien une réactivité spécifique aux conditions d’intervention bucco-dentaire. De surcroît, les sous-échelles de Coping actif et d’Échappement physique se corrèlent de façon négative ou non significative, prouvant qu’elles représentent des pôles fonctionnels opposés de gestion de la menace.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité du CDCA a été quantifiée à travers l’évaluation de sa cohérence interne (homogénéité des items) et de sa stabilité temporelle test-retest :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’étude de Coolidge et al. (2005), les coefficients de cohérence interne pour les 5 facteurs du CDCA s’établissent comme suit :

  • Active Coping (Coping actif) : α = 0,70. Ce coefficient atteint le seuil d’acceptabilité conventionnel en psychométrie clinique pour une échelle brève de trois items.
  • Dentist-Mediated Control (Contrôle médié par le dentiste) : α = 0,68. Indique une bonne cohésion des items portant sur les interruptions et les interactions avec le praticien.
  • Cognitive Withdrawal (Retrait cognitif) : α = 0,60. Un coefficient acceptable compte tenu de l’hétérogénéité des méthodes de distraction (histoires, musique, dissociation cognitive).
  • Reassurance (Réassurance) : α = 0,55. Cohérence modérée expliquée par le faible nombre d’items saturant purement ce facteur.
  • Physical Escape (Échappement physique) : α = 0,52. Reflète la nature situationnelle extrême de cette sous-échelle, souvent activée uniquement chez les sujets odontophobiques sévères.

Fidélité test-retest

Les études de stabilité temporelle réalisées à intervalle de 2 à 4 semaines démontrent des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) stables (variant entre 0,65 et 0,78 selon les sous-dimensions) chez les enfants n’ayant pas subi d’intervention dentaire traumatisante entre les passations. Cette stabilité confirme que le CDCA évalue des styles préférentiels de coping situationnel stables, tout en restant suffisamment sensible pour refléter une évolution des besoins après un apprentissage comportemental positif.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle du CDCA a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) au fil de son évolution méthodologique :

Structure originale (Weinstein et al., 1996)

À l’origine, Weinstein et al. ont développé une grille de 20 thématiques situationnelles dédoublées sous forme de paires (expérience passée « a » vs désir futur « b » / « c »), totalisant 43 propositions. L’analyse exploratoire avec rotation Varimax a mis en évidence une dispersion des facteurs reflétant à la fois les événements réels subis et les souhaits d’adaptation.

Raffinement et modèle à 5 facteurs (Coolidge et al., 2005)

Afin de maximiser l’utilité clinique et de réduire la charge cognitive pour les jeunes répondants, Coolidge et collaborateurs ont extrait un ensemble direct de 20 énoncés orientés vers les attentes de la prochaine visite (« Next time / I want… »). L’analyse factorielle en composantes principales avec rotation orthogonale a isolé 5 facteurs principaux expliquant une part substantielle de la variance totale :

  • Facteur 1 : Dentist-Mediated Control — saturations élevées pour les items 3 (« answer my questions », saturation > 0,60), 4 (« have a rest », saturation > 0,65), 5 (« stop when I ask », saturation > 0,70) et 6 (« someone in my family in the room », saturation > 0,50).
  • Facteur 2 : Active Coping — saturations robustes pour les items 16 (« hold the suction », saturation > 0,55), 17 (« keep myself from getting scared », saturation > 0,72) et 18 (« keep myself calm », saturation > 0,75).
  • Facteur 3 : Cognitive Withdrawal — regroupant les items 8 (« sleepy again », saturation > 0,50), 13 (« tell me a story », saturation > 0,62) et 15 (« think about something else », saturation > 0,66).
  • Facteur 4 : Reassurance — dominé par les items 1 (« tell me everything will be okay ») et 14 (« tell me I am doing a good job »).
  • Facteur 5 : Physical Escape — saturé par les items 7 (« breathe the special stuff »), 9 (« let me watch what is going on » – saturation négative ou complexe) et 10 (« tell me how long things will last »), ainsi que l’orientation vers le retrait physique (item 20).

Les analyses factorielles confirmatoires ont mis en relief une adéquation générale satisfaisante du modèle avec des indices d’ajustement (CFI > 0,90, RMSEA ≤ 0,06) dans les échantillons de jeunes scolarisés et de cliniques pédiatriques.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé papier-crayon ou informatisé, conçu pour être administré directement à l’enfant ou à l’adolescent (avec une assistance de lecture par l’adulte pour les plus jeunes) :

  • Type de test : Auto-questionnaire psychométrique pédiatrique d’évaluation des préférences de contrôle et stratégies d’adaptation.
  • Nombre d’items : 20 items affirmatifs courts rédigés à la première personne (« Je »).
  • Format de réponse : Échelle ordinale tripartite à 3 modalités de réponse :
    • False (Faux) = 0 point
    • Sometimes (Parfois) = 1 point
    • True (Vrai) = 2 points
  • Temps de passation : Approximativement 5 à 10 minutes en salle d’attente ou en milieu scolaire.
  • Scoring et cotation :
    • Un score brut et moyen est calculé pour chacune des 5 sous-dimensions factorielles en additionnant les points des items affiliés et en divisant par le nombre d’items du facteur.
    • Dentist-Mediated Control : Items 3, 4, 5, 6.
    • Active Coping : Items 16, 17, 18.
    • Cognitive Withdrawal : Items 8, 13, 15.
    • Reassurance : Items 1, 14 (l’item 13 pouvant faire l’objet de cross-loading selon les variantes).
    • Physical Escape : Items 7, 9, 10 (et item 20).
    • L’interprétation clinique ne repose pas uniquement sur un score global, mais sur le profilage comparatif des dimensions afin d’orienter le plan de gestion comportementale du praticien.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1996 (Weinstein et al., Behaviour Research and Therapy) ; version standardisée consolidée pour la jeunesse en 2005 (Coolidge et al., European Journal of Paediatric Dentistry).
  • Statut du copyright et droits d’auteur : Les items originaux et la méthodologie ont été publiés dans des revues académiques à comité de lecture et dans des ouvrages de référence clinique (Fischer & Corcoran, 2007). Le CDCA est considéré comme un instrument du domaine de la recherche académique.
  • Coût et tarification : Gratuit (open-access pour la recherche et l’exercice clinique sans but lucratif). Il n’existe pas de redevance commerciale liée à un éditeur de tests privés propriétaire.
  • Conditions d’utilisation : L’utilisation est libre pour les chercheurs, psychologues et chirurgiens-dentistes sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources d’origine (Weinstein et al., 1996 ; Coolidge et al., 2005) et de ne pas modifier le libellé des énoncés originaux dans les études comparatives.

12. Références / References

  • Coolidge, T., Heima, M., Coldwell, S. E., Weinstein, P., Logan, H. L., & Milgrom, P. (2005). Reliability and validity of the Revised Iowa Dental Control Index in a non-clinical sample. Personality and Individual Differences, 38(4), 773–783. https://doi.org/10.1016/j.paid.2004.06.002
  • Coolidge, T., Heima, M., Heaton, L. J., Coldwell, S. E., Weinstein, P., & Milgrom, P. (2005). The Child Dental Control Assessment (CDCA) in youth: Reliability, validity and cross-cultural differences. European Journal of Paediatric Dentistry, 6(1), 35–43. http://admin.ejpd.eu/download/2005-01-05.pdf
  • Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1, pp. 443–446). Oxford University Press.
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Thompson, S. C. (1981). Will it hurt less if I can control it? A complex answer to a simple question. Psychological Bulletin, 90(1), 89–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.90.1.89
  • Weinstein, P., Milgrom, P., Hoskuldsson, O., Golletz, D., Jeffcott, E., & Koday, M. (1996). Situation-specific child control: A visit to the dentist. Behaviour Research and Therapy, 34(1), 11–21. https://doi.org/10.1016/0005-7967(95)00052-7

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: False, Sometimes, True

  1. I want the dentist to tell me everything will be okay.
  2. I want the dentist to ask me how I feel.
  3. I want the dentist to answer my questions.
  4. I want to have a rest.
  5. I want the dentist to stop when I ask.
  6. I want someone in my family in the room with me.
  7. I want them to ask me to breathe the special stuff.
  8. I want to be sleepy again.
  9. I want them to let me watch what is going on.
  10. I want them to tell me how long things will last.
  11. I want the dentist to tell me what will happen.
  12. I do not want to think about what the dentist is doing.
  13. I want someone to tell me a story.
  14. I want the dentist to tell me I am doing a good job.
  15. I want to think about something else while the dentist works.
  16. I want to hold the suction.
  17. I will try to keep myself from getting scared.
  18. I will try hard to keep myself calm.
  19. I want to listen to music.
  20. I’ll want to leave if I feel sick.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Évaluation du contrôle dentaire chez l’enfant (CDCA). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-du-controle-dentaire-chez-l-enfant-cdca/
Looti, Mohammed. “Évaluation du contrôle dentaire chez l’enfant (CDCA).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-du-controle-dentaire-chez-l-enfant-cdca/.
Looti, Mohammed. “Évaluation du contrôle dentaire chez l’enfant (CDCA).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-du-controle-dentaire-chez-l-enfant-cdca/.