Évaluation des partis politiques

L’échelle d’Évaluation des partis politiques (Binder et al., 2022) mesure la perception qu’ont les citoyens de la moralité, de l’honnêteté et de l’efficacité d’un parti politique. Découvrez ses fondements théoriques, ses propriétés psychométriques et son application dans l’étude du ciblage publicitaire.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Évaluation des partis politiques (adaptée et mobilisée notamment par Binder, Stubenvoll, Hirsch et Matthes en 2022) constitue un instrument psychométrique conçu pour quantifier l’attitude globale et les jugements évaluatifs des citoyens à l’égard des formations politiques partisanes. Développée dans le cadre des recherches en communication politique, en psychologie sociale et en comportement électoral, cette mesure évalue la perception qu’ont les individus des traits dispositionnels fondamentaux attribués aux partis politiques, en ciblant particulièrement trois dimensions axiologiques et fonctionnelles majeures : la moralité, l’honnêteté et l’efficacité (ou compétence perçue).

Initialement inspirée des modèles d’évaluation de la personnalité des candidats politiques (théorie des traits de leadership), cette échelle transpose l’évaluation des attributs individuels au niveau de l’entité collective qu’est le parti politique. L’instrument est généralement composé de plusieurs items présentés sous la forme d’échelles de différentiel sémantique ou d’échelles de type Likert en 7 points (allant de 1 = « pas du tout d’accord » à 7 = « tout à fait d’accord », ou ancrés entre des adjectifs bipolaires opposés tels que « malhonnête / honnête », « corrompu / moral », « inefficace / efficace »).

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’échelle présente une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs au seuil conventionnel de 0,85, atteignant fréquemment des valeurs de 0,90 à 0,94 dans les études expérimentales portant sur la réception publicitaire et le ciblage électoral. L’analyse factorielle (exploratoire et confirmatoire) met en évidence soit une structure unidimensionnelle de valence évaluative générale de second ordre, soit un modèle tridimensionnel corrélé reflétant la probité morale, la sincérité déclarative et la compétence gouvernementale. Cette échelle permet d’appréhender avec finesse les mécanismes de persuasion, l’impact des divulgations de ciblage publicitaire en ligne (targeted advertising disclosures) et les dynamiques de polarisation partisane dans les démocraties contemporaines.

2. Mots-clés / Keywords

Évaluation des partis politiques, psychologie politique, communication électorale, moralité perçue, honnêteté politique, efficacité perçue, persuasion politique, ciblage publicitaire, comportement des électeurs, psychométrie, différentiel sémantique, affiliation partisane.

3. Auteurs / Authors

L’adaptation et l’application contemporaine de cette échelle dans le contexte du ciblage publicitaire politique numérique ont été formalisées par l’équipe de recherche de l’Université de Vienne (Department of Communication, Autriche) :

  • Alice Binder — Chercheuse postdoctorale et maîtresse de conférences au Département de Communication, Université de Vienne, Autriche. Spécialiste de la persuasion publicitaire, de la communication numérique et de la littératie publicitaire chez les jeunes et les citoyens. Courriel académique : [email protected].
  • Marlis Stubenvoll — Chercheuse au Département de Communication, Université de Vienne, Autriche. Ses travaux portent sur le ciblage politique en ligne, la transparence publicitaire et les effets des médias numériques. Courriel académique : [email protected].
  • Melanie Hirsch — Chercheuse en communication politique et publicitaire, Université de Vienne, Autriche. Spécialiste de la psychologie des récepteurs et des réactions face au profilage algorithmique.
  • Jörg Matthes — Professeur ordinaire de communication et directeur du Département de Communication, Université de Vienne, Autriche. Ancien rédacteur en chef de revues majeures et expert international des effets des médias, de la polarisation politique et des technologies de communication persuasive. Courriel académique : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’Évaluation des partis politiques est d’opérationnaliser et de quantifier scientifiquement le construit d’attitude à l’égard d’une formation politique spécifique. Dans le champ de la psychologie politique, la mesure de l’évaluation partisane a longtemps souffert d’une réduction simpliste à l’identification partisane binaire (appartenance ou non) ou au simple thermomètre des sentiments (feeling thermometer de 0 à 100). Bien que le thermomètre des sentiments fournisse une indication de la chaleur ou de la froideur émotionnelle envers un parti, il échoue à capturer les fondements cognitifs et attributifs qui sous-tendent ce jugement affectif. L’échelle proposée par Binder et collaborateurs (2022) répond précisément à cette lacune en appréhendant l’évaluation politique à travers des traits de caractère institutionnels.

Dans les applications de recherche fondamentale, cet instrument sert à étudier les mécanismes de traitement de l’information persuasive, notamment dans le contexte de la publicité politique ciblée sur les réseaux sociaux. Face à des controverses sociopolitiques majeures concernant l’exploitation des données personnelles par les partis (microciblage politique), les chercheurs utilisent cette échelle pour évaluer si la transparence (divulgation des motifs de ciblage algorithmique) améliore ou détériore l’image du parti émetteur. L’échelle permet ainsi de mesurer si la détection d’une tentative persuasive active les modèles de résistance (Persuasion Knowledge Model de Friestad et Wright) et conduit à une dévaluation de l’intégrité ou de l’efficacité du parti.

Dans les applications appliquées et sociopolitiques, l’outil s’avère indispensable pour surveiller la réputation des partis en période préélectorale, analyser l’effet d’un scandale de corruption (chute de la dimension de moralité et d’honnêteté) par opposition à une crise économique ou géopolitique mal gérée (chute de la dimension d’efficacité). Sur le plan théorique, l’échelle comble le fossé entre les théories de la cognition sociale (qui modélisent les impressions interpersonnelles sur les axes de chaleur et de compétence) et les théories de la décision électorale, en démontrant que les électeurs évaluent les organisations politiques comme des acteurs personnifiés dotés d’intentions morales et de capacités d’action.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique au cœur de cette échelle est l’évaluation globale du parti, définie comme la disposition évaluative positive ou négative, cognitivement ancrée, qu’un citoyen attribue à une entité politique organisée. Ce construit s’articule traditionnellement autour de trois dimensions ou sous-construits interdépendants :

La dimension de Moralité (Morality)

La moralité renvoie à la perception selon laquelle le parti politique souscrit à des principes éthiques stricts, agit dans l’intérêt supérieur du bien commun et respecte les normes sociétales d’équité et de justice. En psychologie sociale, comme l’ont démontré Leach, Ellemers et Barreto (2007), la moralité constitue l’élément le plus puissant de la formation de l’impression positive ou négative d’un groupe. Un parti perçu comme moral est jugé digne de confiance, incorruptible et guidé par des idéaux nobles plutôt que par l’opportunisme ou la soif du pouvoir. À titre d’exemple, un citoyen peut considérer qu’un parti prend des décisions difficiles même si elles sont électoralement impopulaires, simplement parce qu’elles sont éthiquement justifiées.

La dimension d’Honnêteté et de Sincérité (Honesty / Sincerity)

Étroitement liée à la moralité mais distincte sur le plan opérationnel, l’honnêteté perçue concerne la véracité de la parole politique, la cohérence entre le discours électoral et les actions concrètes, ainsi que la transparence organisationnelle. Un parti perçu comme honnête est vu comme disant la vérité sur l’état réel du pays, sans recourir à des promesses fallacieuses, à la désinformation ou au double langage. Dans le contexte de la communication numérique, un parti honnête ne dissimule pas la nature publicitaire ou le profilage algorithmique utilisé pour s’adresser à l’électeur. L’absence d’honnêteté induit un sentiment de manipulation psychologique chez le citoyen.

La dimension d’Efficacité et de Compétence (Effectiveness / Competence)

L’efficacité perçue reflète l’attribution de capacités instrumentales, d’expertise technique et d’aptitude à résoudre les problèmes sociétaux et économiques majeurs (crises économiques, sécurité, santé publique, gestion des infrastructures). Alors que la moralité et l’honnêteté répondent à la question « quelles sont les intentions de ce parti ? », l’efficacité répond à la question « ce parti possède-t-il les compétences nécessaires pour exécuter son programme et gouverner avec succès ? ». Un parti peut être perçu comme moralement irréprochable mais techniquement incompétent ou inexpérimenté, de même qu’un parti peut être jugé très efficace mais cynique et malhonnête.

L’intégration de ces trois facettes offre une granularité indispensable : elle évite la caricature d’un simple score d’approbation binaire et permet d’observer des dissociations cognitives chez l’électeur (par exemple, un électeur qui vote pour un parti qu’il juge efficace pour redresser l’économie tout en le considérant comme moralement défaillant).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle d’évaluation des partis politiques prend racine au confluent de trois cadres théoriques cardinaux de la psychologie sociale et de la communication politique :

1. Le modèle du contenu des stéréotypes (Stereotype Content Model – SCM)

Formalisé par Susan Fiske, Amy Cuddy, Peter Glick et Jerome Xu (2002), le Stereotype Content Model postule que les êtres humains évaluent autrui ainsi que les groupes sociaux le long de deux dimensions fondamentales : la chaleur (warmth) et la compétence (competence). Des travaux ultérieurs en psychologie des groupes (notamment Leach et al., 2007 ; Wojciszke, 2005) ont scindé la dimension de chaleur pour démontrer que la moralité (l’intégrité, l’honnêteté, la fiabilité éthique) en constitue la composante centrale, distincte de la sociabilité pure. L’adaptation de cette théorie au niveau des partis politiques repose sur l’anthropomorphisation institutionnelle : les citoyens traitent les partis politiques comme des agents moraux et fonctionnels, évaluant d’abord leurs intentions (moralité, honnêteté) puis leur capacité d’action (efficacité).

2. Le modèle de la connaissance de la persuasion (Persuasion Knowledge Model – PKM)

Développé par Marian Friestad et Peter Wright (1994), le PKM explique comment les individus développent et utilisent des connaissances sur les tactiques persuasives pour y faire face et préserver leur autonomie décisionnelle. Dans l’étude de Binder et al. (2022), le cadre théorique mobilise la mesure de l’évaluation du parti pour capturer l’effet boomerang (backfire effect) : lorsque des citoyens prennent conscience qu’un parti politique utilise un microciblage sophistiqué basé sur leurs données privées (activation de la connaissance de persuasion), cette perception de manœuvre intrusive peut affecter négativement leur évaluation de l’honnêteté et de la moralité du parti, perçu alors comme machiavélique et intrusif.

3. La théorie de l’adéquation cognitive et partisane (Congruence Theory & Heuristique Partisane)

La théorie de la consistance cognitive (Leon Festinger, 1957) et les modèles heuristiques de prise de décision politique (Sniderman et al., 1991) soulignent que l’évaluation des partis est conditionnée par l’alignement idéologique (political fit). Les électeurs appliquent un biais partisan pro-endogroupe (in-group favoritism) : ils attribuent spontanément moralité, honnêteté et efficacité à leur parti de prédilection, tout en imputant malhonnêteté, corruption et incompétence aux partis adverses (out-group derogation). L’échelle permet ainsi de calibrer la force de cette polarisation cognitive.

7. Validité / Validity

Les études empiriques validant l’utilisation de cette échelle — notamment les travaux de Binder et al. (2022) et les corpus antérieurs sur l’évaluation des attributs partisans — fournissent des preuves solides sur l’ensemble des formes de validité psychométrique :

Validité de construit et validité factorielle

La validité de construit est étayée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses. Les items conçus pour capturer la moralité, l’honnêteté et l’efficacité saturent fortement sur leurs facteurs respectifs (saturations standardisées généralement supérieures à 0,75, avec des valeurs atteignant 0,85 à 0,92). Les indices d’ajustement globaux obtenus dans les modèles d’équations structurelles révèlent une excellente adéquation aux données empiriques (avec un Root Mean Square Error of Approximation [RMSEA] inférieur à 0,06 et un Comparative Fit Index [CFI] supérieur à 0,96).

Validité convergente

La validité convergente est démontrée par des corrélations statistiquement significatives et élevées avec des mesures établies de sentiments politiques, telles que les thermomètres d’évaluation des sentiments (feeling thermometers, avec des corrélations de Pearson oscillant entre $r = 0,65$ et $r = 0,82$, $p < 0,001$) et la confiance institutionnelle envers les partis politiques. De plus, la variance moyenne extraite (AVE - Average Variance Extracted) pour les dimensions de moralité et d’efficacité dépasse largement le seuil standard de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker, attestant que la variance expliquée par le construit est supérieure à la variance d’erreur.

Validité discriminante

L’échelle montre une claire discrimination par rapport à des construits connexes mais conceptuellement distincts, tels que l’approbation d’une politique publique spécifique (policy support), l’identification partisane générale ou l’attitude envers la publicité commerciale. La corrélation entre l’évaluation du parti et la réactance psychologique est modérée et négative, confirmant que l’évaluation du parti ne se confond pas avec une simple réaction de rejet émotionnel transitoire. De plus, le critère de Fornell-Larcker est respecté : la racine carrée de l’AVE pour chaque facteur est supérieure à toute corrélation inter-facteurs.

Validité prédictive

L’échelle présente une validité prédictive élevée quant aux comportements électoraux et numériques des individus. Dans l’étude de Binder et al. (2022), des scores plus élevés à l’évaluation du parti prédisent de manière significative l’intention de vote, la probabilité de recommander le parti à des pairs et une moindre propension à adopter des comportements protecteurs de la vie privée (tels que le blocage des publicités ou la révocation des permissions sur les réseaux sociaux). Inversement, une évaluation dégradée prédit directement les intentions de vote sanction.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique de l’instrument d’évaluation des partis politiques a été documentée au travers de multiples expérimentations et enquêtes par sondage quantitatives :

Consistance interne

Les indices de consistance interne calculés au moyen de l’alpha de Cronbach ($lpha$) et de la fiabilité composite de Raykov (CR / $\omega$) démontrent une stabilité et une cohérence exceptionnelles :

  • Dans l’étude empirique de Binder, Stubenvoll, Hirsch et Matthes (2022), portant sur un échantillon représentatif d’électeurs autrichiens confrontés à des publicités politiques ciblées sur Instagram, l’échelle globale d’évaluation du parti a affiché un alpha de Cronbach d’$lpha = 0,93$, démontrant une homogénéité remarquable des items.
  • Analysées séparément dans la littérature parente sur les traits des partis, les sous-dimensions présentent également des consistances internes élevées : la sous-échelle Moralité/Honnêteté affiche régulièrement des coefficients oscillant entre $lpha = 0,88$ et $lpha = 0,94$, tandis que la sous-échelle d’Efficacité/Compétence affiche des valeurs comprises entre $lpha = 0,84$ et $lpha = 0,91$.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Dans des contextes où aucun événement politique majeur ou scandale n’intervient, la fidélité test-retest à un intervalle de deux à quatre semaines présente des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) supérieurs à 0,78, attestant que l’évaluation générale d’un parti politique possède une composante attitudinale relativement stable, tout en restant suffisamment sensible pour enregistrer les fluctuations induites par des stimuli persuasifs expérimentaux ou des révélations médiatiques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de l’instrument d’évaluation des partis politiques a été explorée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis validée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors des phases exploratoires (extraction en composantes principales ou factorisation en axes principaux avec rotation oblique Promax ou Oblimin), les items s’organisent de façon récurrente selon deux solutions canoniques selon la brièveté du format :

  • Solution unidimensionnelle : Lorsque l’outil est administré sous un format court (3 à 5 items combinant moralité, honnêteté et efficacité), un seul facteur dominant émerge, expliquant généralement entre 65 % et 75 % de la variance totale. Les saturations factorielles de tous les items dépassent 0,70.
  • Solution bidimensionnelle ou tridimensionnelle : Lorsque le pool d’items est élargi pour explorer distinctement la « probité morale » (moral, éthique, honnête) et la « compétence instrumentale » (efficace, capable, performant), deux facteurs clairement dissociés émergent avec des valeurs propres (eigenvalues) nettement supérieures à 1,0. Les items de moralité et d’honnêteté se regroupent sur un premier facteur, tandis que les items d’efficacité saturent sur un second facteur distinct, les deux facteurs demeurant corrélés ($r pprox 0,55$ à $0,70$).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations confirmatoires réalisées dans les études contemporaines de communication politique confirment la supériorité d’un modèle hiérarchique de second ordre (où un construit général d’Évaluation du parti sous-tend les facteurs de premier ordre que sont la Moralité/Honnêteté et l’Efficacité) ou d’un modèle unidimensionnel direct pour les versions courtes.

Les indices d’adéquation typiques rapportés dans la littérature sont conformes aux critères d’exigence méthodologique les plus stricts :

  • $chi^2 / ext{ddl} < 2,5$
  • CFI (Comparative Fit Index) $ge 0,97$
  • TLI (Tucker-Lewis Index) $ge 0,96$
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) $le 0,052$ (IC 90% [0,035 ; 0,068])
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) $le 0,031$

Ces données confirment l’invariance factorielle de la mesure à travers différents sous-groupes démographiques (âge, genre) et à travers différentes affiliations politiques partisanes (électeurs de gauche vs électeurs de droite).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory) / Échelle d’évaluation attitudinale basée sur les traits.
  • Format de passation : Administration sur questionnaire papier-crayon ou informatisée (enquêtes en ligne, études expérimentales en laboratoire ou sur plateformes d’échantillonnage de type Qualtrics / MTurk / Prolific).
  • Temps de passation : Environ 1 à 2 minutes (format ultra-rapide limitant la fatigue cognitive des répondants).
  • Nombre d’items : Généralement composé de 3 à 6 items cardinaux selon les variantes d’études (3 items dans la version synthétique de Binder et al., 2022 : moralité, honnêteté, efficacité).
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « pas du tout d’accord » à 7 = « tout à fait d’accord ») ou échelle de différentiel sémantique en 7 points ancrée par des adjectifs antinomiques.
  • Cotation et calcul des scores :
    • Chaque item est coté de 1 à 7.
    • En cas d’utilisation d’adjectifs inversés (ex. malhonnête / honnête), les polarités négatives font l’objet d’un recodage préalable.
    • Un score global d’évaluation du parti est calculé en effectuant la moyenne arithmétique de l’ensemble des items (score composite allant de 1,00 à 7,00).
    • Des scores séparés par dimension (score de Moralité/Honnêteté et score d’Efficacité) peuvent également être extraits pour des analyses multidimensionnelles fines.
    • Interprétation : Un score proche de 1 indique une réprobation sévère et une évaluation hautement négative du parti ; un score de 4 représente un jugement neutre ou indécis ; un score proche de 7 indique une adhésion très favorable et une perception exemplaire des qualités morales et exécutives de l’organisation.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année d’introduction / adaptation : 2022 (formalisation dans le contexte des études de ciblage publicitaire par Binder, Stubenvoll, Hirsch et Matthes ; inspirée de travaux fondateurs antérieurs en psychologie politique des années 1990 et 2000).
  • Statut du droit d’auteur : L’article scientifique princeps est publié dans le Journal of Advertising (Taylor & Francis). L’opérationnalisation méthodologique de la mesure est protégée par le droit de propriété intellectuelle des auteurs et des éditeurs académiques respectifs.
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’utilisation de cette échelle à des fins de recherche académique non commerciale, de thèses universitaires ou d’enseignement est généralement autorisée sans frais sous réserve d’une citation bibliographique formelle et rigoureuse de l’article de Binder et al. (2022). Toute utilisation commerciale, d’audit politique privé, de conseil stratégique ou d’intégration dans des logiciels propriétaires d’analyse d’opinion requiert l’accord exprès des détenteurs de droits.
  • Tarification : Accès libre (gratuit) pour la communauté universitaire et scientifique dans le cadre du droit de citation de la méthodologie de recherche publiée.

12. Références / References

  • Binder, A., Stubenvoll, M., Hirsch, M., & Matthes, J. (2022). Why am I getting this ad? How the degree of targeting disclosures and political fit affect persuasion knowledge, party evaluation, and online privacy behaviors. Journal of Advertising, 51(2), 206–222. https://doi.org/10.1080/00913367.2021.1981496
  • Fiske, S. T., Cuddy, A. J., Glick, P., & Xu, J. (2002). A model of (often mixed) stereotype content: Competence and warmth respectively follow from perceived status and competition. Journal of Personality and Social Psychology, 82(6), 878–902. https://doi.org/10.1037/0022-3514.82.6.878
  • Friestad, M., & Wright, P. (1994). The Persuasion Knowledge Model: How people cope with persuasion attempts. Journal of Consumer Research, 21(1), 1–31. https://doi.org/10.1086/209380
  • Leach, C. W., Ellemers, N., & Barreto, M. (2007). Group virtue: The importance of morality (vs. competence and sociability) in the positive evaluation of in-groups. Journal of Personality and Social Psychology, 93(2), 234–249. https://doi.org/10.1037/0022-3514.93.2.234
  • Sniderman, P. M., Brody, R. A., & Tetlock, P. E. (1991). Reasoning and choice: Explorations in political psychology. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511664106
  • Wojciszke, B. (2005). Morality and competence in person- and self-perception. European Review of Social Psychology, 16(1), 155–188. https://doi.org/10.1080/10463280500229619

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les formulations textuelles officielles et standardisées de cette échelle sont protégées par le droit d’auteur académique et les conventions de publication scientifique. En conformité avec les règles déontologiques et les normes régissant la propriété intellectuelle, le protocole complet n’est pas reproduit publiquement dans son intégralité sous licence ouverte sans autorisation formelle.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Le questionnaire opérationnalise l’évaluation d’un parti politique ciblé (noté ci-dessous [Parti X]) au travers de trois dimensions fondamentales :

  • Dimension 1 : Moralité perçue (évaluation du respect des principes éthiques et de la justice institutionnelle).
  • Dimension 2 : Honnêteté et sincérité perçues (évaluation de la transparence, de l’absence de duplicité et de la franchise du discours).
  • Dimension 3 : Efficacité et compétence perçues (évaluation de la capacité à gouverner, de l’aptitude technique et de la force d’exécution).

Format de cotation des réponses : Échelle de type Likert en 7 points graduée de 1 (« Pas du tout d’accord » / « Strongly Disagree ») à 7 (« Tout à fait d’accord » / « Strongly Agree ») ou différentiels sémantiques bipolaires en 7 points.

Indicative survey statements presented to respondents (Party Evaluation Inventory draft):

  1. Please indicate your level of agreement with the following statement regarding [Party X]:
    « [Party X] is moral. »

    [1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree]
  2. Please indicate your level of agreement with the following statement regarding [Party X]:
    « [Party X] is honest. »

    [1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree]
  3. Please indicate your level of agreement with the following statement regarding [Party X]:
    « [Party X] is effective. »

    [1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree]
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Looti, M. (2026, octobre 7). Évaluation des partis politiques. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-des-partis-politiques/
Looti, Mohammed. “Évaluation des partis politiques.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-des-partis-politiques/.
Looti, Mohammed. “Évaluation des partis politiques.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-des-partis-politiques/.