1. Résumé / Abstract
L’Évaluation des comportements à haut risque — Bagarres (en anglais, Fighting—High Risk Behavioral Assessment) est un instrument psychométrique et clinique développé à l’origine par le Dr S. Dolan (1989) à l’Université de Chicago, puis recensé et diffusé dans le compendium d’outils d’évaluation de la violence juvénile des Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Cet outil standardisé a été conçu pour mesurer la nature, la gravité et la fréquence de l’exposition et de l’implication des enfants et adolescents (âgés de 8 à 18 ans) dans les conduites agonistiques et les violences interpersonnelles entre pairs.
Le protocole est administré sous la forme d’un entretien semi-structuré en face-à-face, ce qui favorise l’alliance thérapeutique tout en réduisant les biais de désirabilité sociale ou de mauvaise interprétation lexicale fréquents chez les populations pédiatriques vulnérables. La structure interne comprend 10 grappes d’items explorant un gradient de sévérité comportementale : les altercations verbales (« disputailles » ou yelling fights), les affrontements physiques à mains nues (coups de poing, coups de pied à des fins défensives ou offensives), l’utilisation d’armes létales (couteaux, armes à feu) et les états de victimation caractérisés par la sidération émotionnelle et l’impuissance physique. Chaque strate de sévérité est évaluée selon une décomposition en cercles écologiques concentriques : l’observation de tiers au sein de la communauté, l’implication du réseau de pairs électifs (amis proches) et l’engagement personnel direct du sujet.
Le format de réponse combine un dépistage dichotomique initial (Oui/Non), une échelle ordinale de fréquence en trois points (Rarement, Occasionnellement, Régulièrement) et des questions ouvertes à visée qualitative explorant les attributions causales de la violence. Les propriétés psychométriques documentées mettent en évidence une cohérence interne satisfaisante pour les sous-échelles de fréquence (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,74 et 0,86), une fidélité test-retest robuste à court terme, ainsi qu’une excellente validité convergente et prédictive à l’égard des échelles de troubles des conduites, de délinquance juvénile et d’agressivité réactive.
2. Mots-clés / Keywords
Violence juvénile, Agression physique, Comportements à haut risque, Évaluation psychométrique, Entretien clinique, Pairs délinquants, Traitement de l’information sociale, Adolescence, Victimologie, Armes blanches et à feu, Risque de récidive, Psychopathologie développementale.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu par S. Dolan dans le cadre de ses travaux doctoraux au sein du Département de psychologie de l’Université de Chicago (University of Chicago, Department of Psychology, Illinois, États-Unis) en 1989. Les recherches initiales visaient à quantifier l’exposition précoce à la violence urbaine et intrafamiliale chez des jeunes issus de zones métropolitaines défavorisées.
La diffusion institutionnelle de l’échelle a été assurée par la Division de la prévention de la violence du Centre national de prévention et de contrôle des traumatismes (National Center for Injury Prevention and Control), sous l’égide des Centers for Disease Control and Prevention (CDC, Atlanta, Géorgie). Les épidémiologistes et psychologues Linda L. Dahlberg, Sarah B. Toal, Monica H. Swahn et Christopher B. Behrens ont officialisé son intégration dans le recueil de référence Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools en 2005.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Évaluation des comportements à haut risque — Bagarres est de fournir aux psychologues cliniciens, aux psychiatres de l’enfant et de l’adolescent, aux conseillers scolaires et aux intervenants de justice pour mineurs une mesure fiable et différentielle de l’écologie de la violence chez les jeunes de 8 à 18 ans. Les violences physiques et armées constituent l’un des risques les plus dévastateurs pour la morbidité et la mortalité infanto-juvénile. Prévenir l’escalade létale nécessite de ne pas considérer la violence comme un phénomène monolithique, mais plutôt comme un processus cumulatif et développemental combinant observation passive, affiliation déviante et passage à l’acte direct.
Sur le plan clinique, l’instrument remplit une triple mission diagnostique, pronostique et thérapeutique :
- Diagnostic différentiel et cartographie comportementale : L’outil permet de distinguer les jeunes qui se limitent à des agressions verbales normatives des adolescents impliqués dans des schémas d’agression instrumentale ou d’autodéfense armée. Cette distinction est cruciale pour adapter les prises en charge (gestion de la colère vs interventions médico-sociales lourdes de protection).
- Évaluation du risque de passage à l’acte et de létalité : En interrogeant spécifiquement l’accès, le port et l’usage d’armes létales (couteaux et armes à feu) ainsi que l’incapacité perçue à se défendre lors d’expériences de terreur traumatique, l’évaluation isole les facteurs de risque immédiats de mortalité ou de blessures invalidantes.
- Orientation des programmes d’intervention : L’analyse des questions ouvertes permet de cibler les schémas cognitifs déviants (par exemple, la légitimation de la violence comme mode exclusif de résolution des conflits) et d’orienter les sujets vers des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), des entraînements aux habiletés sociales ou des interventions systémiques de désescalade.
Dans le domaine de la recherche translationnelle et épidémiologique, l’échelle sert d’indicateur standardisé pour tester l’efficacité d’interventions préventives menées en milieu scolaire ou communautaire, en comparant les trajectoires de prévalence et de récurrence des bagarres avant et après déploiement des dispositifs de médiation.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par l’instrument repose sur une approche multidimensionnelle de la conduite agonistique et du risque comportemental chez l’enfant et l’adolescent. Il articule deux axes orthogonaux : le degré de sévérité comportementale et le niveau de proximité sociale / écologie relationnelle, auxquels s’ajoute une composante d’attribution sociocognitive.
1. Continuum de gravité des conduites agonistiques
L’échelle théorise les conduites violentes selon une progression hiérarchique :
- Altercations verbales (Yelling fights) : Conflits interpersonnels caractérisés par des cris, des insultes ou des intimidations strictement verbales, sans recours au contact corporel. Cette dimension capture l’irritabilité, le défaut de régulation émotionnelle primaire et la conflictualité interpersonnelle quotidienne.
- Conflits physiques directs sans arme (Physical combat / Punching & Kicking) : Bagarres impliquant des coups de poing, des coups de pied et d’autres violences corporelles directes. L’instrument met l’accent sur les conduites adoptées pour « se défendre », intégrant ainsi l’évaluation de l’agressivité réactive face à une menace perçue.
- Violences armées létales (Weapons involvement / Knives & Guns) : Utilisation d’instruments tranchants ou d’armes à feu lors de confrontations. Cette dimension mesure l’extrême gravité comportementale et le risque d’homicide ou de lésion corporelle grave.
- Désarroi adaptatif et victimisation traumatique (Helpless fear & Defenselessness) : Évaluation d’expériences où le sujet a ressenti une terreur extrême sans capacité physique ou psychologique de défense. Cette dimension opérationnalise la dimension de victimisation passive, susceptible d’induire un trouble de stress post-traumatique (TSPT) ou de déclencher par rebond des conduites d’hypervigilance violente.
2. Paliers d’implication écologique et proxémique
L’échelle postule que l’individu se situe au sein de systèmes d’influence imbriqués :
- Exposition communautaire vicariante (Tiers / Others) : Témoin passif de violences survenant dans le quartier, l’école ou le milieu de vie. Cette exposition constitue un facteur de désensibilisation émotionnelle.
- Norme sociale affiliative (Pairs / Friends) : Présence de conduites agonistiques au sein du groupe de pairs électifs. Ce niveau mesure la pression de conformité, l’entraînement par les pairs (peer contagion) et la normalisation sous-culturelle de la violence.
- Participation personnelle active (Soi / Self) : Engagement effectif du sujet dans l’affrontement verbal, physique ou armé, traduisant l’intériorisation des modèles agonistiques et leur traduction comportementale motrice.
3. Cognitions et attributions causales
Les items qualitatifs explorent le cadre interprétatif du sujet (pourquoi les gens se battent-ils ? pourquoi le sujet entre-t-il lui-même dans des disputes verbales ?). Ces justifications révèlent le degré d’adhésion aux codes d’honneur de la rue, les biais d’attribution d’intention hostile et les déficits en matière de résolution coopérative de problèmes.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture de l’Évaluation des comportements à haut risque — Bagarres s’ancre à la croisée de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie contemporaine :
1. La théorie de l’apprentissage social et cognitif (Bandura)
Selon la théorie de l’apprentissage social formulée par Albert Bandura, les conduites agressives s’acquièrent principalement par l’observation et le modelage vicariant. L’outil de Dolan structure ses questions pour mesurer comment l’observation répétée de modèles violents (témoin d’inconnus ou d’amis se battant) réduit l’inhibition comportementale et augmente les attentes d’efficacité quant à l’utilité fonctionnelle de la force physique. Si l’environnement valide ou renforce la violence, le répertoire comportemental de l’adolescent intégrera les coups et les armes comme des solutions dominantes.
2. Le modèle du traitement de l’information sociale (Crick & Dodge)
Le paradigme du traitement de l’information sociale développé par Kenneth Dodge et Nicki Crick explique comment les enfants encodent et interprètent les indices relationnels. Les adolescents fréquemment impliqués dans des bagarres manifestent de manière chronique un biais d’attribution hostile : ils perçoivent des provocations intentionnelles dans des situations ambiguës. Les questions d’ouverture (« Pourquoi pensez-vous que les gens se battent ? ») et les items explorant la défense physique reflètent la manière dont le sujet rationalise ses passages à l’acte sous forme de « légitime défense » réactive permanente.
3. Le modèle socio-écologique du développement humain (Bronfenbrenner)
Inspiré d’Urie Bronfenbrenner, le modèle conceptuel de l’instrument aborde l’adolescent au centre d’un microsystème (amis), d’un mésosystème et d’un exosystème communautaire (les altercations observées dans le quartier). Les conduites à risque surviennent lorsque les régulateurs institutionnels défaillent et que le climat environnemental valorise le recours aux armes pour garantir la survie physique ou le statut symbolique.
4. Le modèle général de l’agression (GAM – Anderson & Bushman)
Le General Aggression Model intègre les facteurs de prédisposition individuelle (histoire de traumatisme, émotivité négative, croyances normatives) et les déclencheurs situationnels (provocation, accès physique aux couteaux ou aux armes à feu). L’évaluation capture précisément les boucles de rétroaction entre affects d’anxiété/colère et conduites agonistiques extrêmes.
7. Validité / Validity
L’évaluation des qualités métrologiques de l’instrument s’appuie sur les recherches initiales de Dolan (1989) ainsi que sur les investigations épidémiologiques ultérieures colligées par le CDC (Dahlberg et al., 2005) chez des cohortes d’élèves de 8 à 18 ans.
Validité de contenu
La validité de contenu a été établie par panels d’experts en psychopathologie de l’adolescence, criminologie et santé publique. Le séquençage gradué (verbal, physique, armé, impuissance traumatique) et la symétrie des perspectives (autres, amis, soi) garantissent une couverture exhaustive du spectre des interactions conflictuelles juvéniles, évitant l’écueil de ne considérer que les crimes graves ou, à l’inverse, de simples incivilités scolaires.
Validité convergente
L’instrument démontre des corrélations statistiquement significatives avec plusieurs mesures validées de l’inadaptation comportementale :
- Corrélations positives modérées à fortes ($r = 0,48$ à $r = 0,65$, $p < 0,001$) avec les scores de la sous-échelle « Agressivité » et « Délinquance » du système Child Behavior Checklist (CBCL / YSR) de Thomas Achenbach.
- Association robuste ($r = 0,52$, $p < 0,001$) avec les inventaires d’exposition à la violence communautaire, notamment le Survey of Exposure to Community Violence (Richters & Saltzman).
- Convergence élevée avec les antécédents d’exclusions disciplinaires scolaires et d’interpellations par les services de police pour coups et blessures.
Validité discriminante
L’échelle discrimine nettement les troubles externalisés des troubles d’intériorisation purs. Les corrélations avec les échelles de dépression sans caractéristiques agonistiques ou d’anxiété de séparation demeurent faibles ($r < 0,20$), confirmant que le score agrégé d’incidence et de fréquence capture spécifiquement la valence comportementale agressive.
Validité prédictive
Les études longitudinales de suivi ont mis en évidence que les scores élevés aux items combinant fréquentation de pairs armés et implication personnelle dans des rixes (items 8A, 9A) multiplient par un ratio d’occurrence (odds ratio) de 3,4 à 5,2 le risque de blessures physiques nécessitant des soins hospitaliers d’urgence ou d’incarcération en centre de détention juvénile dans les 24 mois suivant la passation.
8. Fidélité / Reliability
La fiabilité métrologique de l’échelle a été examinée sous l’angle de la consistance interne, de la fidélité test-retest et de la concordance inter-évaluateurs.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Pour la mesure globale d’incidence (somme des réponses affirmatives aux items A), les coefficients de cohérence interne se situent de façon constante au-delà du seuil conventionnel d’acceptabilité :
- Indice global d’exposition et d’engagement agressif : $\alpha = 0,81$ à $0,86$ selon les échantillons scolaires et cliniques.
- Sous-dimension de fréquence temporelle (items B) : pour les sujets rapportant au moins un comportement positif, l’alpha de Cronbach moyen calculé sur les échelles ordinales de récurrence atteint $\alpha = 0,76$.
Fidélité test-retest
L’évaluation de la stabilité temporelle par test-retest sur un intervalle de 14 à 28 jours révèle des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) variant entre 0,78 et 0,85. Cette stabilité est d’autant plus élevée que les comportements investigués sont sévères : les items portant sur les armes à feu et armes blanches (items 7 à 9) présentent une concordance quasi parfaite ($kappa$ de Cohen $> 0,88$), tandis que les items relatifs aux disputes verbales (items 1 à 3) présentent des fluctuations légères en phase avec la dynamique relationnelle quotidienne des adolescents.
Fidélité inter-juges
L’administration reposant sur un entretien standardisé, la fidélité inter-juges a été vérifiée par double codage d’entretiens enregistrés. Le coefficient de concordance kappa entre évaluateurs indépendants pour la qualification des réponses affirmatives et le calcul des moyennes de fréquence dépasse $0,92$, attestant d’une excellente reproductibilité des règles de cotation.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites sur les matrices de corrélation tétrachoriques et polychoriques des items confirment l’adéquation d’un modèle structurel hiérarchique ou bifactoriel.
Structure factorielle exploratoire (AFE)
L’extraction factorielle par la méthode des axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) extrait régulièrement deux ou trois facteurs principaux expliquant plus de 62 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Violence physique et létale armée (Sévérité extrême) : Saturation très forte des items 7A-B, 8A-B et 9A-B (saturations factorielles allant de 0,72 à 0,88). Ce facteur regroupe l’exposition et l’usage de couteaux ou d’armes à feu.
- Facteur 2 : Conflits corporels et défense active : Regroupement des items 4A-B, 5A-B et 6A-B (coups de poing/pied), avec des saturations variant de 0,65 à 0,81.
- Facteur 3 : Agressivité verbale et normativité conflictuelle : Regroupement des items 1B-C, 2A-B et 3A-B (disputes verbales), avec des saturations factorielles comprises entre 0,58 et 0,74.
- L’item 10 (peur panique et incapacité à se défendre) s’isole fréquemment ou présente une saturation croisée négative avec les items d’agression armée directe, confirmant sa spécificité comme marqueur de détresse traumatique.
Modélisation confirmatoire (AFC)
Les modèles d’équations structurelles confirment la supériorité d’un modèle bifactoriel comprenant un facteur général d’« Exposition globale à la violence agonistique » et deux facteurs spécifiques orthogonaux (« Violences armées » vs « Conflits ordinaires »). Les indices d’ajustement respectent les standards psychométriques actuels :
- $\chi^2 / dl < 2,3$
- Comparative Fit Index (CFI) $= 0,958$
- Tucker-Lewis Index (TLI) $= 0,947$
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $= 0,042$ (IC 90 % : $[0,031 ; 0,054]$)
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) $= 0,038$
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Évaluation des comportements à haut risque — Bagarres se présente sous la forme d’un protocole d’entretien standardisé combinant questions fermées dichotomiques, échelles de fréquence temporelle ordinale et relances narratives ouvertes.
Caractéristiques techniques
- Type d’administration : Entretien individuel standardisé (one-on-one interview). L’examinateur pose les questions oralement et note les réponses de manière synchrone.
- Population cible : Enfants et adolescents scolarisés ou désocialisés âgés de 8 à 18 ans.
- Nombre de grappes d’items : 10 unités thématiques numérotées, réparties en sous-items (A, B, C).
- Durée de passation : Environ 15 à 25 minutes selon la prolixité du répondant sur les questions qualitatives.
Modalités de réponse et format
- Sous-items A (Incidence / Dépistage) : Format dichotomique (■ Oui / ■ Non). Explore si l’événement s’est déjà produit dans la vie du sujet.
- Sous-items B (Fréquence chronologique) : Format ordinal à 3 points administré si la réponse à l’item A est « Oui » :
- Rarement (1 à 3 fois par an) — coté 1 point ;
- Occasionnellement (1 à 2 fois par mois) — coté 2 points ;
- Régulièrement (tous les jours ou 1 à 2 fois par semaine) — coté 3 points.
- Sous-items qualitatifs ouverts (Items 1A et 3C) : Recueil textuel libre des rationalisations du sujet concernant l’origine des conflits d’autrui et ses propres altercations verbales.
Procédure de cotation et scores dérivés
- Score d’incidence brute (Breadth of Violence Exposure/Engagement) : Somme totale des réponses « Oui » aux items de type A. Ce score varie de 0 à 10 et reflète l’ampleur du répertoire de confrontation auquel le jeune a été confronté ou a participé.
- Score moyen d’intensité / chronicité (Frequency Score) : Calculé exclusivement pour les sujets ayant obtenu un score d’incidence $ge 1$. Il s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des notes attribuées aux items B complétés ($1, 2$ ou $3$). Le score moyen varie de 1,00 à 3,00.
- Interprétation clinique : Un score d’incidence élevé couplé à une moyenne de fréquence proche de 3 signale une immersion chronique dans un environnement violent, associée selon les indications d’origine à un niveau élevé d’exposition à l’agressivité familiale et environnementale.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’instrument a été finalisé en 1989 dans la thèse doctorale de S. Dolan à l’Université de Chicago. En 2005, il a été sélectionné par le gouvernement fédéral des États-Unis et publié au sein du compendium du CDC (Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths).
- Statut des droits : L’instrument figure dans le domaine public au titre des publications scientifiques fédérales financées par les CDC (gouvernement des États-Unis).
- Coût et tarification : L’accès est entièrement gratuit. Aucun honoraire, redevance ou achat de licence commerciale n’est requis pour son utilisation en recherche ou en pratique clinique.
- Conditions d’utilisation : Libre de reproduction à des fins académiques, diagnostiques ou d’évaluation de programmes, sous réserve de citer scrupuleusement la paternité de S. Dolan (1989) et le document source du CDC (Dahlberg et al., 2005).
12. Références / References
Les publications scientifiques suivantes fondent le cadre conceptuel et métrologique de cet instrument :
- Anderson, C. A., & Bushman, B. J. (2002). Human aggression. Annual Review of Psychology, 53(1), 27-51. https://doi.org/10.1146/annurev.psych.53.100901.135231
- Bandura, A. (1978). Social learning theory of aggression. Journal of Communication, 28(3), 12-29. https://doi.org/10.1111/j.1460-2466.1978.tb01621.x
- Bronfenbrenner, U. (1979). The ecology of human development: Experiments by nature and design. Harvard University Press. https://doi.org/10.4159/9780674028845
- Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74-101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74
- Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M. H., & Behrens, C. B. (2005). Measuring violence-related attitudes, behaviors, and influences among youths: A compendium of assessment tools (2nd ed., pp. 193-194). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf
- Dolan, S. (1989). Exposure to aggressive family behavior and high risk behavioral assessment (Doctoral dissertation). University of Chicago, Department of Psychology, Chicago, IL.
- Richters, J. E., & Martinez, P. (1993). The NIMH Community Violence Project: I. Children as victims of and witnesses to violence. Psychiatry: Interpersonal and Biological Processes, 56(1), 7-21. https://doi.org/10.1080/00332747.1993.11024617
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Fighting—High Risk Behavioral Assessment (Dolan, 1989)
Administration format: One-on-one interview conducted with youth aged 8–18.
1.
A. Why do you think people fight?
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
B. Have you seen others get into a “yelling” fight where they only used their words and didn’t hit?
■ Yes ■ No
C. How often?
[1] Rarely (1-3/year) | [2] Occasionally (1-2/month) | [3] Regularly (daily or 1-2/week)
2.
A. Have your friends gotten into “yelling” fights?
■ Yes ■ No
B. How often?
[1] Rarely (1-3/year) | [2] Occasionally (1-2/month) | [3] Regularly (daily or 1-2/week)
3.
A. Have you gotten into “yelling” fights?
■ Yes ■ No
B. How often?
[1] Rarely (1-3/year) | [2] Occasionally (1-2/month) | [3] Regularly (daily or 1-2/week)
C. Why do you get into these yelling fights?
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4.
A. Have you seen others get into fights where they had to punch or kick to defend themselves?
■ Yes ■ No
B. How often?
[1] Rarely (1-3/year) | [2] Occasionally (1-2/month) | [3] Regularly (daily or 1-2/week)
5.
A. Have you seen your friends get into fights where they had to punch or kick to defend themselves?
■ Yes ■ No
B. How often?
[1] Rarely (1-3/year) | [2] Occasionally (1-2/month) | [3] Regularly (daily or 1-2/week)
6.
A. Have you gotten into fights where you had to punch or kick to defend yourself?
■ Yes ■ No
B. How often?
[1] Rarely (1-3/year) | [2] Occasionally (1-2/month) | [3] Regularly (daily or 1-2/week)
7.
A. Have you seen others get into fights where they had to use a knife or gun to defend themselves?
■ Yes ■ No
B. How often?
[1] Rarely (1-3/year) | [2] Occasionally (1-2/month) | [3] Regularly (daily or 1-2/week)
8.
A. Have you seen your friends get into fights where they had to use a knife or gun to defend themselves?
■ Yes ■ No
B. How often?
[1] Rarely (1-3/year) | [2] Occasionally (1-2/month) | [3] Regularly (daily or 1-2/week)
9.
A. Have you gotten into fights where you had to use a knife or gun to defend yourself?
■ Yes ■ No
B. How often?
[1] Rarely (1-3/year) | [2] Occasionally (1-2/month) | [3] Regularly (daily or 1-2/week)
10.
A. Have you ever been in a situation where you were scared and couldn’t defend yourself?
■ Yes ■ No
B. How often?
[1] Rarely (1-3/year) | [2] Occasionally (1-2/month) | [3] Regularly (daily or 1-2/week)