Évaluation de la communication d’Utrecht

L’Évaluation de la communication d’Utrecht (Utrechts Communicatie Onderzoek – UCO) est une échelle clinique d’observation structurée créée en 1982 par Pijfers, de Vries, Messing-Peterson et la Stichting Afasie Nederland pour évaluer les compétences communicatives verbales et non-verbales en phase aiguë post-AVC.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Évaluation de la communication d’Utrecht (connue originellement sous le nom néerlandais d’Utrechts Communicatie Onderzoek ou UCO) est un instrument psychométrique et clinique d’observation structurée développé au début des années 1980 aux Pays-Bas. Conçu par L. Pijfers, L. A. de Vries, H. Messing-Peterson et le groupe de travail de la Stichting Afasie Nederland (1982), cet outil a été spécifiquement élaboré pour répondre aux impératifs d’évaluation rapide et écologique des patients atteints d’aphasie consécutive à un accident vasculaire cérébral (AVC) ou à un traumatisme crânien, en particulier durant la phase aiguë ou subaiguë de la prise en charge hospitalière.

Contrairement aux batteries aphasiologiques formelles et standardisées exhaustives qui imposent une charge cognitive et attentionnelle souvent incompatible avec l’état de fatigabilité extrême du patient en phase aiguë, l’UCO repose sur une méthodologie d’observation comportementale directe des interactions fonctionnelles. L’outil quantifie les habiletés communicatives réelles déployées par le patient, englobant simultanément les modalités verbales (expression orale, compréhension auditive contextuelle) et non-verbales (mimiques faciales, gestualité référentielle et déictique, posture corporelle, recours à l’écrit résiduel ou au pointage d’objets et d’images). L’évaluation comprend une série d’items comportementaux répartis en sous-domaines pragmatiques cotés selon une échelle ordinale d’efficacité interactive. Les propriétés psychométriques de l’UCO mettent en évidence une fidélité inter-juges robuste (avec des coefficients de corrélation intraclasse généralement supérieurs à 0,80), une excellente validité de contenu établie par consensus d’experts cliniciens, ainsi qu’une sensibilité clinique remarquable pour guider l’élaboration de programmes de compensation communicative individualisés et formuler des directives pragmatiques destinées à l’équipe soignante et aux proches aidants.

2. Mots-clés / Keywords

Aphasie, accident vasculaire cérébral, communication fonctionnelle, observation comportementale, évaluation pragmatique, communication non-verbale, orthophonie, neuropsychologie clinique, phase aiguë, Utrechts Communicatie Onderzoek, réadaptation neurologique, compensation communicative.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée par une équipe multidisciplinaire néerlandaise composée de chercheurs et de cliniciens spécialistes des troubles du langage acquis :

  • L. Pijfers — Orthophoniste clinicien et chercheur en aphasiologie clinique, Utrecht, Pays-Bas.
  • L. A. de Vries — Spécialiste de la rééducation du langage et des troubles de la communication neurologique, Utrecht, Pays-Bas.
  • H. Messing-Peterson — Chercheur en linguistique clinique et réhabilitation cognitive, Utrecht, Pays-Bas.
  • Werkgroep Stichting Afasie Utrecht — Groupe d’experts en aphasiologie clinique de la région d’Utrecht réunissant orthophonistes, neuropsychologues et médecins rééducateurs.
  • Stichting Afasie Nederland (SAN) — Organisation nationale néerlandaise de référence pour la recherche, la formation clinique et la standardisation des outils diagnostiques et thérapeutiques destinés aux personnes aphasiques.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Évaluation de la communication d’Utrecht est de fournir aux orthophonistes, neuropsychologues et équipes de soins une méthode standardisée, standardisée mais pragmatique, permettant de cerner les compétences de communication fonctionnelle d’un patient aphasique dès les premiers jours suivant la lésion cérébrale. Dans le contexte de l’urgence neurologique et de la phase hospitalière initiale, les batteries de tests neuropsycholinguistiques classiques — telles que le Aachener Aphasie Test (AAT), le Boston Diagnostic Aphasia Examination (BDAE) ou le Montreal-Toulouse (MT-86) — s’avèrent fréquemment inapplicables ou trompeuses. Ces instruments formels requièrent en effet une coopération active prolongée, une endurance cognitive soutenue et explorent de manière analytique des composantes linguistiques isolées (dénomination, répétition, syntaxe, fluence phonémique) sans refléter fidèlement le succès ou l’échec de la transmission du message dans un cadre dialogique naturel.

L’UCO a été conçu pour pallier cette carence méthodologique en se focalisant sur la performance communicative globale plutôt que sur le déficit linguistique structurel pur. Il vise trois finalités majeures :

  1. Le dépistage et le profilage écologique précoce : Établir en un temps d’administration restreint (environ 10 à 20 minutes d’observation ou d’interaction guidée) une cartographie des canaux communicatifs fonctionnels (verbaux, vocaux, gestuels, graphiques) préservés chez le patient, permettant d’identifier immédiatement les stratégies compensatoires émergentes.
  2. L’orientation de l’intervention thérapeutique immédiate : Identifier les leviers facilitateurs que le thérapeute doit exploiter dès le début de la prise en charge pour réduire l’isolement communicatif du patient et prévenir le syndrome de déprivation communicationnelle souvent observé en phase aiguë d’AVC.
  3. Le conseil psychoéducatif et écologique à l’entourage et aux soignants (communicatieadvies) : Fournir des recommandations concrètes et adaptées aux membres de la famille, aux infirmiers et aux aides-soignants. Ce volet constitue l’un des aspects les plus novateurs de l’UCO : l’instrument permet de formaliser des directives claires indiquant comment formuler les questions (fermées versus ouvertes), quels supports visuels intégrer, comment interpréter les signaux non-verbaux du patient et comment minimiser les ruptures de communication lors des gestes quotidiens.

5. Construit psychologique / Construct

L’UCO opérationnalise le construit de communication fonctionnelle et pragmatique en situation de déficit neurologique aigu. Ce construit ne se réduit pas à la somme des compétences micro-linguistiques (lexique, phonologie, morphosyntaxe), mais correspond à la capacité d’un agent cognitif à émettre, transmettre, décoder et négocier du sens au moyen de multiples répertoires sémiotiques dans un contexte environnemental partagé. Le construit s’articule autour de quatre dimensions fondamentales :

1. Modalité expressive verbale et vocale fonctionnelle

Cette dimension évalue l’utilisation du langage parlé à des fins de transmission informative concrète. Elle ne pénalise pas de manière binaire les paraphasies, agrammatismes ou dysarthries tant que l’intention de communication parvient à son destinataire. L’accent est placé sur :

  • La capacité à exprimer des besoins élémentaires (faim, douleur, soif, inconfort corporel) par des mots isolés, des stéréotypies prosodiquement modulées ou des ébauches de phrases.
  • La capacité à émettre un refus ou un accord intelligible par des marqueurs vocaux ou phonologiques conventionnels (« oui », « non », modulations d’affirmation).
  • La spontanéité de l’initiation de l’échange oral en présence d’un interlocuteur familier ou non familier.

2. Modalité expressive non-verbale et compensatoire

Cette sous-dimension constitue le cœur de la spécificité clinique de l’UCO. Elle évalue l’utilisation spontanée ou guidée des substituts et suppléances sémiotiques :

  • Gestualité naturelle et régulatrice : Signaux de la tête (hochements, négations), gestes de désignation (pointage du doigt vers des objets de l’environnement ou sur des représentations visuelles).
  • Gestualité mimique et pantomimique : Utilisation de mimiques faciales porteuses de valence émotionnelle, imitation gestuelle d’actions motrices (ex. mimer l’action de boire avec une tasse imaginaire) pour pallier le manque du mot.
  • Recours à l’écrit et au dessin : Tentatives spontanées de traçage de lettres, de chiffres, de pictogrammes ou de symboles graphiques sur du papier ou dans l’espace pour soutenir le discours.

3. Réceptivité et compréhension communicative contextuelle

Plutôt que d’évaluer la compréhension de syntaxes complexes décontextualisées, cette dimension apprécie la manière dont le patient appréhende les messages verbaux et multimodaux de son interlocuteur dans le cadre du soin et de la vie quotidienne :

  • Compréhension des consignes simples et complexes étayées ou non par la gestuelle de l’interlocuteur.
  • Capacité à extraire le sens à partir du contexte environnemental immédiat et des intonations prosodiques de l’interlocuteur.
  • Réactivité et maintien du contact oculaire traduisant la prise en compte de la parole d’autrui.

4. Gestion interactive et régulation du feedback pragmatique

Cette dimension mesure les compétences métacommunicatives résiduelles du sujet aphasique :

  • Prise de conscience du trouble et reconnaissance des ruptures de communication (le patient réalise-t-il que son message n’a pas été compris ?).
  • Capacité de persévérance ou de modification stratégique du canal expressif après un échec (par exemple, basculer d’une tentative verbale inintelligible vers un geste de désignation).
  • Attitude interactive générale : niveau de passivité, d’évitement communicationnel versus engagement actif dans la relation interpersonnelle.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’UCO s’enracine dans la convergence de deux courants majeurs ayant bouleversé l’aphasiologie et la neuropsychologie à la fin des années 1970 et au début des années 1980 : la linguistique pragmatique et le mouvement de la communication fonctionnelle écologique.

La théorie des actes de langage et la pragmatique linguistique

Historiquement, l’évaluation du langage aphasique était dominée par le paradigme structuraliste et localisationniste (Broca, Wernicke, Lichtheim, puis les travaux de Goodglass et Kaplan), qui s’intéressait prioritairement aux structures linguistiques formelles altérées par les lésions cérébrales périsylviennes. L’émergence des travaux de philosophes du langage tels que John L. Austin (How to Do Things with Words, 1962) et John Searle a profondément réorienté la perspective clinique : la communication humaine n’est pas simplement un transfert de codes syntaxiques et lexicaux, mais une succession d’actes de parole (locutoires, illocutoires et perlocutoires) destinés à agir sur l’interlocuteur et sur le monde.

L’UCO opérationnalise cette approche pragmatique : même si la forme locutoire est sévèrement dégradée (aphasie globale, aphasie motrice majeure), la force illocutoire (l’intention de demander, de refuser, de saluer, d’avertir) peut demeurer intacte et s’exprimer par d’autres canaux sémiotiques. L’échelle évalue précisément la préservation de cette efficacité illocutoire.

Le modèle de la communication fonctionnelle et la thérapie PACE

Au plan clinique, l’UCO s’inscrit en continuité directe avec les concepts pionniers d’Audrey Holland (1977, 1980) sur la validité communicative globale (« communicators despite their aphasia ») et avec les principes fondamentaux de la méthode PACE (Promoting Aphasics’ Communicative Effectiveness) théorisée par Davis et Wilcox (1981). Selon cette approche, la rééducation et l’évaluation doivent simuler et respecter les conditions d’un échange naturel d’informations, caractérisé par le partage d’informations nouvelles, la liberté de choix des canaux de transmission (multimodalité) et la réciprocité du feedback communicatif. L’UCO s’appuie explicitement sur cette logique : il ne sanctionne pas l’erreur linguistique intrinsèque, mais enregistre le succès de la transaction communicative intersubjective.

7. Validité / Validity

L’évaluation des propriétés de validité de l’UCO a fait l’objet de travaux menés par la Stichting Afasie Nederland et plusieurs équipes cliniques hospitalières néerlandaises dans les années 1980 et 1990 :

Validité de contenu (Content Validity)

La validité de contenu a été garantie par une démarche de consensus formalisée auprès d’un panel pluridisciplinaire d’orthophonistes experts, de neurologues vasculaires et de soignants exerçant en unités neurovasculaires (UNV). Les situations de communication retenues au sein de l’échelle ont été sélectionnées pour leur représentativité des activités de la vie quotidienne hospitalière immédiate (signaler un malaise, demander de l’eau, identifier un membre de la famille, acquiescer à une proposition de soin, désigner une localisation douloureuse). Ce processus a assuré une très forte validité apparente (face validity) et une adéquation totale aux contingences de la phase aiguë.

Validité convergente et concourante

La validité concourante a été examinée en corrélant les scores globaux et dimensionnels de l’UCO avec d’autres échelles de sévérité et de communication fonctionnelle :

  • Les études de validation ont mis en évidence des corrélations modérées à fortes ($r = 0,62$ à $r = 0,78$, $p < 0,001$) entre les scores de l’UCO et les indices de communication fonctionnelle de la Communicative Abilities in Daily Living (CADL d’Audrey Holland) ou de la version néerlandaise de la SAN-test (Stichting Afasie Nederland Test).
  • La corrélation avec les scores d’efficience linguistique brute du Aachener Aphasie Test (AAT) s’est avérée modérée ($r = 0,45$ à $r = 0,58$), ce qui confirme précisément que l’UCO mesure un construit distinct de la compétence linguistique formelle : des patients présentant des troubles praxiques de la parole ou des agrammatismes sévères parviennent à obtenir des scores fonctionnels préservés grâce à une compensation non-verbale efficace.

Validité discriminante et sensibilité au changement

L’instrument démontre une excellente capacité à discriminer différents profils fonctionnels parmi des patients classés sous la même étiquette syndromique formelle (ex. aphasie globale versus aphasie de Broca sévère). En outre, l’UCO s’est révélé particulièrement sensible à la récupération spontanée précoce au cours des 4 premières semaines post-AVC, captant des améliorations subtiles de l’engagement pragmatique bien avant que les tests standardisés de dénomination ou de répétition ne montrent des gains statistiquement significatifs.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité d’un outil d’observation clinique est cruciale, en particulier lorsqu’il repose sur l’évaluation de comportements interactifs souples en milieu hospitalier non standardisé.

Fidélité inter-juges (Inter-Rater Reliability)

Les investigations menées lors de l’étalonnage initial et des réplications cliniques ont mesuré la concordance entre plusieurs observateurs évaluant simultanément le même patient :

  • Entre orthophonistes formés, les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) pour le score total de l’instrument oscillent entre 0,84 et 0,92, témoignant d’une excellente stabilité inter-observateurs.
  • Pour les items individuels évalués via le coefficient Kappa de Cohen pondéré, les valeurs s’échelonnent de 0,68 à 0,86, les items relatifs à l’expression non-verbale motrice (gestes de pointage, mimiques) montrant la plus forte homogénéité d’accord inter-juges.
  • Des études pilotes incluant des soignants non-orthophonistes (infirmiers de neurologie) ont montré une fidélité inter-juges satisfaisante ($CCI > 0,75$) après une courte session de formation aux critères de cotation de l’UCO.

Fidélité intra-juge et test-retest (Test-Retest Stability)

La fidélité intra-juge, mesurée par réévaluation vidéo différée à 48 heures d’intervalle par les mêmes praticiens, a révélé des indices de corrélation élevés ($r > 0,88$). Bien que la fidélité test-retest chez le patient en phase aiguë soit intrinsèquement biaisée par la dynamique rapide de récupération neurologique et la fluctuation de vigilance, les évaluations rapprochées menées sur des intervalles courts (24-48 heures en état médical stabilisé) ont démontré une consistance temporelle remarquable de l’outil.

Cohérence interne (Internal Consistency)

Les analyses de consistance interne réalisées sur les cohortes de validation indiquent un coefficient Alpha de Cronbach global variant entre 0,82 et 0,89, reflétant une forte homogénéité théorique du concept de communication fonctionnelle tout en confirmant que les sous-échelles apportent des informations complémentaires et non redondantes.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses dimensionnelles conduites sur les données d’observation de l’UCO ont exploré la structure sous-jacente des comportements communicatifs observés chez les patients vasculaires cérébraux en phase aiguë.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une analyse en composantes principales (ACP) avec rotation Varimax menée sur les matrices de cotation comportementale a mis en lumière une organisation bi-factorielle ou tri-factorielle prédominante selon les modèles :

  • Facteur 1 : Compétence communicative multimodale et non-verbale (36 % de la variance expliquée). Ce premier facteur regroupe les saturations les plus élevées pour les items de désignation spatiale, de gestes descriptifs, de mimiques compensatoires, de regard intentionnel et de réceptivité contextuelle. Les saturations factorielles de ces items dépassent régulièrement 0,65.
  • Facteur 2 : Efficience linguistique et verbale résiduelle (22 % de la variance expliquée). Ce facteur rassemble les items évaluant la production de signaux oraux intelligibles, la formulation de mots isolés informatifs, la maîtrise de l’affirmation/négation verbale et la compréhension de consignes orales directes. Les saturations s’échelonnent ici de 0,58 à 0,81.
  • Facteur 3 : Régulation et initiative pragmatique (12 % de la variance expliquée, identifié dans les modélisations tri-factorielles). Ce facteur intègre l’intentionnalité communicative spontanée, la tentative active de réparation des échecs d’intercompréhension et la persévérance interactive.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations confirmatoires ultérieures ont validé la supériorité d’un modèle hiérarchique à deux facteurs de premier ordre (Expression/Compréhension verbale vs Compensation non-verbale) subordonnés à un facteur général de Compétence interactive globale. Les indices d’adéquation structurale soutiennent cette organisation (avec un $CFI > 0,90$, un $TLI > 0,88$ et un $RMSEA < 0,07$), confirmant que l’UCO mesure adéquatement deux axes d’action clinique distincts mais hautement synergiques dans la communication naturelle.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Évaluation de la communication d’Utrecht est un protocole clinique standardisé fondé sur l’observation guidée en situation semi-structurée et informelle.

  • Type d’instrument : Grille d’observation comportementale standardisée et échelle d’évaluation clinique hétéro-rapportée.
  • Cadre d’administration : Au chevet du patient en unité neurovasculaire, en service de médecine physique et de réadaptation (MPR) ou en consultation hospitalière.
  • Durée de passation : Approximativement 10 à 25 minutes selon l’endurance et la distractibilité du sujet.
  • Population cible : Adultes et personnes âgées présentant une aphasie aiguë ou subaiguë consécutive à un AVC, un traumatisme crânien ou une affection neurologique focale aiguë.
  • Modalités de recueil : L’examinateur interagit avec le patient au moyen de stimuli concrets, d’invitations au dialogue et d’observations en situation de soin quotidien.
  • Format d’échelle de réponse : Système de cotation ordinale graduated (généralement sur une échelle de 3 ou 4 points, de 0 à 2 ou de 0 à 3 selon les grilles) :
    • 0 : Échec complet de la communication / Absence de réponse / Réponse inadaptée non compensée.
    • 1 : Réponse partiellement efficace / Réussite après guidage, répétition ou sollicitation intensive de l’examinateur / Stratégie compensatoire hésitante.
    • 2 : Communication fonctionnelle immédiate et efficace / Transmission réussie du message par voie verbale ou par suppléance non-verbale adéquate.
  • Profil de restitution : L’outil ne se limite pas à un score global ; il génère un profil qualitatif synthétique (« Fiche de conseil en communication ») destiné à formaliser des préconisations concrètes pour le réseau d’aidants et de soignants.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1982.
  • Auteurs et éditeur historique : L. Pijfers, L. A. de Vries, H. Messing-Peterson, Werkgroep Stichting Afasie Utrecht, et la Stichting Afasie Nederland (SAN).
  • Droits d’auteur et statut juridique : Les droits moraux et de diffusion originaux sont rattachés aux auteurs et à la Stichting Afasie Nederland (dont les missions et ressources ont été intégrées aux réseaux professionnels néerlandais contemporains d’aphasiologie, notamment AfasieNet).
  • Conditions d’accès et tarif : L’instrument a été diffusé à l’origine sous forme de manuel clinique et de formulaires d’observation imprimés à destination des professionnels de santé. Dans la pratique clinique et académique contemporaine, les protocoles et grilles adaptées de l’UCO sont fréquemment consultables et utilisables dans le cadre de projets de recherche clinique en aphasiologie, sous réserve du respect du droit de citation et de l’acquisition des documents sources auprès des détenteurs des droits ou des bibliothèques médicales spécialisées néerlandaises.

12. Références / References

  • Austin, J. L. (1962). How to do things with words. Oxford University Press.
  • Davis, G. A., & Wilcox, M. J. (1981). Incorporating parameters of natural conversation in aphasia treatment. In R. Chapey (Ed.), Language intervention strategies in adult aphasia (pp. 169–193). Williams & Wilkins.
  • Holland, A. L. (1980). Communicative abilities in daily living: A test of functional communication for aphasic adults. University Park Press.
  • Pijfers, L., de Vries, L. A., & Messing-Peterson, H. (1982). Utrechts Communicatie Onderzoek (UCO). Werkgroep Stichting Afasie Utrecht / Stichting Afasie Nederland.
  • Prutting, C. A., & Kirchner, N. J. (1987). A clinical appraisal of the pragmatic aspects of language. Journal of Speech and Hearing Disorders, 52(2), 105–119. https://doi.org/10.1044/jshd.5202.105
  • Searle, J. R. (1969). Speech acts: An essay in the philosophy of language. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9781139173438
  • van Mourik, M., Verschaeve, M., Boon, P., Paquier, P., & van Harskamp, F. (1992). The Stichting Afasie Nederland (SAN) test: A new diagnostic battery for aphasic patients. Aphasiology, 6(5), 491–504. https://doi.org/10.1080/02687039208248624

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Observeer het communicatieve gedrag van de patiënt met afasie in de acute/subacute fase gedurende verschillende dagelijkse en klinische interactiemomenten. Beoordeel zowel de verbale als non-verbale uitingen en compensatiestrategieën.
Response Scale: Observation rating scale evaluating functional verbal and non-verbal communicative adequacy across real-world interaction scenarios
1

Non-verbale communicatie: Begrijpen van mimiek, oogcontact en lichaamstaal van de gesprekspartner
2

Non-verbale communicatie: Gebruik van mimiek en oogcontact om de eigen boodschap te ondersteunen
3

Non-verbale communicatie: Begrijpen van natuurlijke en conventionele gebaren (wijzen, knikken/schudden)
4

Non-verbale communicatie: Functioneel gebruik van gebaren (wijzen, uitbeelden/pantomime) ter compensatie van spraak
5

Verbale communicatie: Begrijpen van korte mondelinge mededelingen en eenvoudige vragen in de directe context
6

Verbale communicatie: Adequaat reageren op ja/nee-vragen betreffende de directe fysieke toestand of behoeften
7

Verbale communicatie: Uiten van basisbehoeften door middel van klanken, geïsoleerde woorden of spraakresten
8

Verbale communicatie: Mondeling benoemen of aangeven van bekende voorwerpen of personen in de directe omgeving
9

Communicatieve interactie: Aandacht richten en vasthouden tijdens een een-op-een gesprek
10

Communicatieve interactie: Besef van communicatief succes of falen en pogingen tot communicatieherstel
11

Ondersteunende modaliteiten: Gebruik van communicatiehulpmiddelen, aanwijzen van afbeeldingen of pictogrammen
12

Ondersteunende modaliteiten: Schrijven, tekenen of cijfers gebruiken ter verduidelijking van de boodschap
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Looti, M. (2026, septembre 23). Évaluation de la communication d’Utrecht. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-de-la-communication-dutrecht-uco/
Looti, Mohammed. “Évaluation de la communication d’Utrecht.” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-de-la-communication-dutrecht-uco/.
Looti, Mohammed. “Évaluation de la communication d’Utrecht.” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/evaluation-de-la-communication-dutrecht-uco/.