Éthicité (ETHICAL)

Découvrez l’échelle d’Éthicité (ETHICAL) développée par Reidenbach et Robin (1988). Cet article académique détaille ses fondements théoriques, sa structure factorielle, sa validité psychométrique et ses items de mesure.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Éthicité (souvent désignée sous le sigle ETHICAL ou identifiée à la dimension centrale d’« équité morale » au sein de l’échelle multidimensionnelle d’éthique) a été développée par R. Eric Reidenbach et Donald P. Robin en 1988 afin de pallier les insuffisances méthodologiques relatives à l’évaluation des jugements moraux dans les contextes managériaux et mercatiques. L’instrument est composé de six paires d’adjectifs bipolaires présentées sous la forme d’un différentiateur sémantique en 7 points. Cet outil mesure spécifiquement le degré auquel une action, une décision ou un stimulus commercial s’aligne sur des impératifs moraux fondamentaux, des traditions culturelles intériorisées et des croyances familiales transmises au fil du développement de l’individu.

Sur le plan psychométrique, l’échelle d’éthicité démontre des propriétés remarquables documentées dans de multiples contextes empiriques. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires révèlent systématiquement une saturation très élevée des six items sur un facteur unitaire dominant, expliquant une part prépondérante de la variance totale des évaluations éthiques (souvent supérieure à 50 % ou 60 % de la variance selon les scénarios étudiés). La cohérence interne est invariablement robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,85 et 0,94. L’échelle démontre une validité convergente et prédictive solide en prédisant fidèlement les intentions comportementales des professionnels et des consommateurs face à des dilemmes moraux complexes.

2. Mots-clés / Keywords

éthicité, jugement moral, échelle d’éthique multidimensionnelle, Reidenbach et Robin, équité morale, déontologie, psychométrie, prise de décision éthique, marketing éthique, différentiateur sémantique, comportement du consommateur, évaluation morale.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et formalisée par deux chercheurs majeurs en gestion et éthique des affaires :

  • R. Eric Reidenbach : Professeur de marketing, ayant exercé notamment au sein de la Louisiana State University, de l’Université du Mississippi du Sud et de la Northern Kentucky University. Ses recherches se sont concentrées sur la modélisation de la prise de décision éthique dans les organisations, la qualité perçue et la valeur client.
  • Donald P. Robin : Titulaire de chaires de recherche en éthique d’entreprise et marketing, ayant été affilié à la Mississippi State University, à l’University of Southern Mississippi et à la Wake Forest University. Figure de proue de l’institutionnalisation de l’éthique normative au sein des sciences de gestion.

Leurs travaux conjoints à la fin des années 1980 et au début des années 1990 ont posé les fondations empiriques de l’évaluation du jugement moral en marketing, menant au développement de l’échelle multidimensionnelle de l’éthique (Multidimensional Ethics Scale – MES).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’instrument d’Éthicité est de quantifier avec précision et parcimonie la nature des jugements moraux portés par des individus confrontés à des stimuli décisionnels, des scénarios d’affaires ou des pratiques de marketing controversées. Historiquement, la recherche en sciences de gestion et en psychologie sociale mesurait l’éthique à l’aide d’échelles unidimensionnelles rudimentaires fondées sur une unique question bipolaire (par exemple : « Cette action est-elle éthique ou non éthique ? »). Reidenbach et Robin ont démontré qu’une telle approche masquait la complexité cognitive du raisonnement moral et manquait de validité de construit.

L’outil a été conçu pour opérationnaliser la composante morale la plus intuitive, universelle et profondément ancrée : celle qui renvoie aux principes de justice distributive, de déontologie formelle et de transmission culturelle. Les auteurs cherchaient à fournir aux chercheurs un instrument standardisé capable de :

  • Déterminer si une pratique d’entreprise (comme la publicité comparative agressive, la fixation discriminatoire des prix ou la dissimulation d’informations sur des défauts de fabrication) est perçue comme moralement acceptable par le grand public ou par les professionnels du secteur.
  • Servir de variable médiatrice ou explicative robuste dans les modèles théoriques de prise de décision, en reliant la perception d’un stimulus à l’intention d’achat, au boycott, à la fidélité de la clientèle ou à la dénonciation éthique (whistleblowing).
  • Évaluer l’efficacité de chartes éthiques organisationnelles ou de programmes de formation professionnelle en mesurant l’évolution de la sensibilité morale des employés avant et après intervention.

D’un point de vue clinique, ergonomique et organisationnel, cet instrument offre un profil diagnostic rapide permettant de cerner les dissensions normatives au sein d’une équipe managériale et d’identifier les zones de vulnérabilité où les décisions opérationnelles heurtent frontalement les normes sociales admises.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par cette échelle correspond à l’Éthicité (souvent assimilée à l’équité morale ou Moral Equity). Il s’agit d’un état évaluatif cognitif global par lequel un individu confronte une action observée ou projetée à son répertoire interne de normes morales fondamentales. Ce répertoire ne provient pas d’un simple calcul d’utilité économique, mais résulte d’un processus de socialisation précoce et d’intériorisation de préceptes culturels et familiaux.

Le construit s’articule autour de trois composantes sous-jacentes interconnectées :

L’équité et la justice formelle

Cette composante plonge ses racines dans les théories de la justice distributive et rétributive. Les pôles sémantiques Juste / Injuste (Just / Unjust) et Équitable / Inéquitable (Fair / Unfair) sondent le sens inné de proportionnalité, d’impartialité et d’absence de préjudice indu. Lorsqu’une action crée un déséquilibre asymétrique flagrant d’avantages ou impose un coût disproportionné à une partie vulnérable, l’individu attribue immédiatement une note défavorable sur cette dimension.

La conformité aux codes moraux prescriptifs

Représentée par les ancres Moralement correct / Non moralement correct (Morally right / Not morally right) et Éthique / Non éthique (Ethical / Unethical), cette composante fait écho au respect des devoirs absolus. L’individu applique une forme d’impératif catégorique intériorisé : l’action est-elle intrinsèquement bonne ou mauvaise, indépendamment de ses résultats pratiques ou de ses bénéfices économiques ?

L’ancrage culturel et sociétal

Les items Acceptable pour ma famille / Inacceptable pour ma famille (Acceptable to my family / Unacceptable to my family) et Traditionnellement acceptable / Traditionnellement inacceptable (Traditionally acceptable / Traditionally unacceptable) mesurent la congruence perçue de l’acte avec l’héritage direct des figures de référence et la mémoire normative collective. La référence explicite à la famille active un référentiel moral primaire : une action que l’on cacherait honteusement à ses propres parents ou enfants signale une rupture brutale avec la rectitude morale intériorisée.

Ces six facettes convergent vers une appréciation globale et cohérente de la rectitude morale d’une conduite humaine.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’échelle d’éthicité repose sur une intégration théorique rigoureuse entre la philosophie morale normative et la psychologie cognitive du développement moral.

L’intégration de la philosophie normative

Reidenbach et Robin ont structuré leur démarche à partir des grands courants philosophiques :

  • La déontologie kantienne : Inspirée par Emmanuel Kant et W. D. Ross, cette perspective soutient que certaines actions sont universellement bonnes ou mauvaises par essence, en vertu de devoirs moraux prima facie (dire la vérité, tenir ses promesses, ne pas nuire). L’échelle d’éthicité capture principalement cette sensibilité déontologique.
  • Les théories de la justice : Développées notamment par John Rawls avec le concept de justice comme équité, stipulant que les arrangements sociaux et économiques doivent bénéficier aux membres les moins favorisés et respecter une égalité stricte des droits.
  • Le relativisme culturel : Bien que le relativisme moral apparaisse comme une dimension factorielle distincte dans les versions plus larges de l’échelle (MES), l’influence de la tradition et des normes d’appartenance sociale interagit étroitement avec l’éthicité perçue.

Les modèles cognitifs descriptifs de la prise de décision éthique

L’échelle s’inscrit au cœur du modèle de James Rest (1986), qui postule quatre étapes successives dans le comportement moral :

  1. La sensibilité morale (reconnaissance de l’enjeu éthique) ;
  2. Le jugement moral (détermination de ce qui est juste ou injuste) ;
  3. L’intention morale (priorisation des valeurs éthiques par rapport aux intérêts personnels) ;
  4. Le comportement moral effectif (mise en œuvre de l’action).

L’échelle d’éthicité intervient précisément au niveau de l’étape 2 (jugement moral), en servant d’ancrage évaluatif décisif pour conditionner l’étape 3 (intention). Elle s’articule également avec le modèle synthétique de Hunt et Vitell (1986), qui postule que les individus évaluent les situations en combinant des évaluations déontologiques (conformité de la conduite aux normes) et téléologiques (évaluation des conséquences probables).

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques de validité de l’échelle d’éthicité ont été étayées par de nombreuses investigations empiriques transversales et transculturelles :

Validité de construit

La validité de construit a été établie dès l’étude initiale de Reidenbach et Robin (1988) auprès d’échantillons variés comprenant des étudiants en commerce et des gestionnaires d’entreprise. Les résultats ont confirmé que les six adjectifs bipolaires partagent un noyau sémantique commun distinct des dimensions purement téléologiques (utilitarisme, égoïsme managérial) ou relativistes (acceptabilité légale stricte).

Validité convergente

L’échelle corrèle fortement avec d’autres indices standardisés d’orientation éthique, tels que l’Ethics Position Questionnaire (EPQ) de Forsyth (notamment avec la dimension de l’idéalisme moral, avec des coefficients r oscillant entre 0,45 et 0,65, p < 0,001). Les corrélations entre les items individuels de l’échelle dépassent couramment 0,60, témoignant d’une remarquable convergence interne.

Validité discriminante

Dans les analyses factorielles confirmatoires multi-scénarios, la dimension d’éthicité se distingue sans ambiguïté des construits d’opportunisme économique, d’efficacité technique ou de conformité légale formelle. La variance moyenne extraite (AVE) pour le facteur d’éthicité dépasse systématiquement le seuil recommandé de 0,50 (souvent supérieure à 0,65), surpassant les corrélations au carré avec les autres dimensions de la MES.

Validité prédictive et nomologique

L’échelle prédit de manière statistiquement significative les intentions comportementales d’achat, de boycott ou de réprobation morale. Dans des régressions linéaires multiples modélisant l’intention d’agir de façon éthique face à un scénario critique, le score sur l’échelle d’éthicité présente les coefficients bêta standardisés les plus élevés (généralement compris entre 0,40 et 0,70, p < 0,001), surpassant systématiquement les considérations relativistes ou utilitaristes.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle d’éthicité a fait l’objet d’examens minutieux dans la littérature méthodologique en gestion et en psychologie appliquée :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les valeurs de l’alpha de Cronbach rapportées à travers la littérature pour cette sous-échelle de 6 items sont remarquablement élevées :

  • Dans l’étude princeps de Reidenbach et Robin (1988), les coefficients variaient de 0,89 à 0,93 selon les scénarios présentés aux répondants.
  • Dans l’article de validation étendue de 1990 (Reidenbach & Robin, 1990), l’alpha s’établissait entre 0,91 et 0,94.
  • Dans les réplications indépendantes menées ultérieurement (par exemple Flory et al., 1992 ; Cohen et al., 1993 ; Loo, 2002), les indices de cohérence interne pour la dimension d’équité morale / éthicité se sont maintenus au-dessus de 0,86, sans manifester de sensibilité excessive au type d’échantillon (étudiants, comptables agréés, dirigeants de PME).

Fiabilité composite et variance partagée

Les indices de fiabilité composite (Composite Reliability – CR de Fornell & Larcker) calculés dans les modélisations par équations structurelles dépassent couramment 0,90, indiquant une erreur de mesure résiduelle minime.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les tests de fidélité test-retest administrés à deux semaines d’intervalle sur des scénarios invariants révèlent des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) supérieurs à 0,80, confirmant que le schéma d’évaluation cognitive de l’éthicité reflète une orientation évaluative stable et non une fluctuation passagère de l’humeur.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle sous-tendant l’instrument a été établie par des démarches exploratoires puis validée par des procédures confirmatoires rigoureuses.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales de développement, une analyse en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax) a été conduite sur un pool élargi d’adjectifs sémantiques. Les résultats ont mis en évidence l’extraction d’un facteur prédominant (Valeur propre / Eigenvalue > 4,5), représentant à lui seul entre 55 % et 68 % de la variance totale expliquée des jugements éthiques.

Les saturations factorielles (factor loadings) des six items de l’échelle d’éthicité sur ce premier facteur sont uniformément élevées, sans double saturation problématique :

  • Juste / Injuste : saturation factorielle comprise entre 0,78 et 0,89 ;
  • Équitable / Inéquitable : saturation comprise entre 0,75 et 0,87 ;
  • Moralement correct / Non moralement correct : saturation comprise entre 0,80 et 0,91 ;
  • Éthique / Non éthique : saturation comprise entre 0,82 et 0,92 ;
  • Acceptable pour ma famille / Inacceptable pour ma famille : saturation comprise entre 0,68 et 0,82 ;
  • Traditionnellement acceptable / Traditionnellement inacceptable : saturation comprise entre 0,65 et 0,80.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Des modèles d’équations structurelles confirmatoires ont testé l’ajustement du modèle unifactoriel d’éthicité vis-à-vis de modèles concurrents. Les indices d’ajustement globaux attestent de la conformité du modèle unifactoriel aux données observées :

  • Le rapport du Chi-carré aux degrés de liberté (χ²/ddl) est généralement inférieur à 3,0.
  • Le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) dépassent systématiquement le seuil critique de 0,95.
  • Le Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) se situe sous la barre de 0,06, avec un intervalle de confiance à 90 % étroit.
  • Le Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) est inférieur à 0,04.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques opérationnelles de passation et de cotation de l’instrument sont les suivantes :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation sémantique quantitative (évaluation subjective directe d’un stimulus, d’une vignette ou d’une décision d’affaires).
  • Format des items : Paires d’adjectifs bipolaires opposés reliés par une échelle en différentiateur sémantique en 7 points.
  • Nombre d’items : 6 items bipolaires.
  • Modalités de réponse : Échelle de 1 à 7 (ou de -3 à +3). Par convention standard de recherche en psychologie sociale et marketing, les scores vont de 1 (pôle le plus moralement défavorable, ex. : « Complètement injuste ») à 7 (pôle le plus moralement favorable, ex. : « Complètement juste »), 4 représentant la neutralité absolue.
  • Procédure de cotation : Le score global d’éthicité est calculé en effectuant la moyenne arithmétique ou la somme directe des six items. Un score composite élevé indique un jugement hautement éthique, juste et moralement aligné. Les items inversés doivent être recodés avant agrégation afin que les ancres positives soient toutes orientées dans la même direction.
  • Temps de complétion : Moins de 2 minutes par scénario évalué.
  • Conditions de passation : Administration individuelle sur support papier ou support informatisé en ligne, en aveugle ou dans le cadre d’études expérimentales fondées sur des devis factoriels de vignettes de cas.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception originale : 1988 (élargissement formel en 1990).
  • Auteurs et titulaires initiaux : R. Eric Reidenbach et Donald P. Robin ; Journal of the Academy of Marketing Science (Academy of Marketing Science / Springer).
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’échelle et ses items ont été publiés intégralement à des fins de recherche fondamentale et universitaire dans le Journal of the Academy of Marketing Science. À ce titre, l’utilisation non commerciale dans le cadre de travaux académiques, thèses ou recherches universitaires est généralement autorisée selon le principe du fair use ou fair dealing sous réserve d’une citation bibliographique complète et rigoureuse des articles princeps. Pour toute utilisation commerciale, d’audit d’entreprise ou de diffusion sous licence, l’obtention préalable d’une autorisation auprès de l’éditeur (Springer / Academy of Marketing Science) ou des auteurs peut être requise.
  • Tarification : Accès libre et gratuit pour la recherche académique non lucrative via la consultation des revues scientifiques dépositaires.

12. Références / References

Les sources scientifiques fondatrices et les études de validation psychométrique relatives à l’échelle comprennent :

  • Cohen, J. R., Pant, L. W., & Sharp, D. J. (1993). A validation and extension of a multidimensional measure of ethics in business. Journal of Business Ethics, 12(8), 617–626. https://doi.org/10.1007/BF01845898
  • Flory, S. M., Phillips, T. J., Reidenbach, R. E., & Robin, D. P. (1992). A multidimensional analysis of selected ethical issues in accounting. The Accounting Review, 67(2), 284–302. https://www.jstor.org/stable/247739
  • Hunt, S. D., & Vitell, S. (1986). A general theory of marketing ethics. Journal of Macromarketing, 6(1), 5–16. https://doi.org/10.1177/027614678600600103
  • Loo, R. (2002). A psychometric evaluation of the Multidimensional Ethics Scale. Journal of Business Ethics, 35(4), 289–295. https://doi.org/10.1023/A:1013872205562
  • Reidenbach, R. E., & Robin, D. P. (1988). Some initial steps toward improving the measurement of ethical evaluations of marketing activities. Journal of the Academy of Marketing Science, 16(2), 871–890. https://doi.org/10.1007/BF02723327
  • Reidenbach, R. E., & Robin, D. P. (1990). Toward the development of a multidimensional scale for improving evaluations of business ethics. Journal of Business Ethics, 9(8), 639–653. https://doi.org/10.1007/BF00383391
  • Rest, J. R. (1986). Moral development: Advances in research and theory. Praeger.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les répondants sont invités à lire une description détaillée d’une situation ou d’une pratique d’entreprise (scénario / vignette), puis à exprimer leur sentiment sur une série d’échelles différentielles en 7 points situées entre deux adjectifs antonymes.

Instructions to Respondents:

Please rate the action described in the scenario above by placing a check mark along the 7-point continuum between each of the following adjective pairs:

  1. Fair
    [ 1   :   2   :   3   :   4   :   5   :   6   :   7 ]
    Unfair
  2. Just
    [ 1   :   2   :   3   :   4   :   5   :   6   :   7 ]
    Unjust
  3. Culturally acceptable
    [ 1   :   2   :   3   :   4   :   5   :   6   :   7 ]
    Culturally unacceptable
  4. Morally right
    [ 1   :   2   :   3   :   4   :   5   :   6   :   7 ]
    Not morally right
  5. Acceptable to my family
    [ 1   :   2   :   3   :   4   :   5   :   6   :   7 ]
    Unacceptable to my family
  6. Traditionally acceptable
    [ 1   :   2   :   3   :   4   :   5   :   6   :   7 ]
    Traditionally unacceptable
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Éthicité (ETHICAL). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/ethicite-ethical/
Looti, Mohammed. “Éthicité (ETHICAL).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/ethicite-ethical/.
Looti, Mohammed. “Éthicité (ETHICAL).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/ethicite-ethical/.