1. Résumé / Abstract
L’échelle de perception d’entreprise défavorisée (couramment désignée sous l’acronyme DISADV pour Disadvantaged Company Scale) est un instrument psychométrique unidimensionnel développé et validé par Jennifer C. Siemens et ses collaborateurs dans le cadre de leurs travaux de recherche parus en 2020 dans le Journal of Marketing (« Fighting the Giant: Underdog Positioning and Consumers’ Responses »). Cet instrument mesure spécifiquement le degré auquel un consommateur perçoit une organisation commerciale comme occupant une position structurellement désavantageuse par rapport à ses concurrents dominants au sein d’un marché donné. Composée de quatre items auto-rapportés et administrée au moyen d’une échelle de Likert à 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement d’accord »), l’échelle évalue l’adversité concurrentielle, la faible probabilité statistique de succès, la labellisation explicite en tant qu’underdog (ou protagoniste vulnérable) et l’intensité des luttes et efforts nécessaires pour survivre face aux géants du secteur.
Sur le plan des qualités psychométriques, l’échelle DISADV présente d’excellentes propriétés de mesure, attestées par de multiples collectes empiriques en contexte expérimental et corrélationnel. Elle affiche une cohérence interne élevée, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,86 et 0,93 selon les échantillons étudiés, ainsi qu’une fiabilité composite excédant le seuil de 0,88. Les analyses factorielles confirmatoires mettent en évidence une structure unifactorielle claire et parcimonieuse, avec des saturations factorielles standardisées supérieures à 0,78 et des indices d’adéquation ajustés optimaux (CFI > 0,97, RMSEA < 0,06). De plus, l’échelle établit une validité discriminante rigoureuse face aux construits voisins tels que l’effort perçu, la passion entrepreneuriale, la sympathie de marque et la qualité globale perçue du produit, tout en démontrant une validité prédictive substantielle vis-à-vis des intentions de soutien, du bouche-à-oreille positif et du comportement d’achat militant des consommateurs.
2. Mots-clés / Keywords
Entreprise défavorisée, underdog, positionnement de marque, désavantage concurrentiel, psychologie du consommateur, asymétrie de marché, soutien au plus faible, David contre Goliath, échelle DISADV, évaluation psychométrique, comportement du consommateur, perception de marque.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu, développé et testé par une équipe de chercheurs spécialisés en marketing comportemental et en psychologie de la consommation :
- Jennifer C. Siemens, Ph.D. — Professeure associée de marketing, Department of Marketing, Clemson University, Wilbur O. and Ann Powers College of Business, Clemson, Caroline du Sud, États-Unis. Ses travaux portent principalement sur le comportement du consommateur, la persuasion publicitaire et la dynamique de soutien des consommateurs face aux marques vulnérables. Courriel institutionnel : [email protected].
- Co-auteurs de l’étude princeps (Siemens et al., 2020) — Chercheurs affiliés aux départements de marketing et de gestion des affaires ayant collaboré au projet de recherche intitulé « Fighting the Giant: Underdog Positioning and Consumers’ Responses », publié dans le prestigieux Journal of Marketing sous l’égide de l’American Marketing Association.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle d’entreprise défavorisée (DISADV) est de quantifier de manière standardisée, fiable et reproductible la perception subjective qu’ont les consommateurs de la position asymétrique d’une marque ou d’une entreprise face à des rivaux hégémoniques sur le marché. Dans la littérature en marketing stratégique et en psychologie cognitive, le concept d’underdog a pris une place prépondérante depuis les travaux fondateurs de Paharia et al. (2011). Un underdog se définit traditionnellement par deux dimensions orthogonales ou complémentaires : une dimension d’adversité externe (ressources limitées, barrières concurrentielles, désavantage structurel) et une dimension de détermination interne (passion, persévérance, authenticité). L’échelle DISADV a été spécifiquement isolée pour capturer la composante externe du désavantage concurrentiel sans la confondre avec la détermination psychologique de l’acteur.
Mesurer précisément cette dimension de désavantage est indispensable pour plusieurs raisons théoriques et méthodologiques. Premièrement, de nombreuses marques tentent de revendiquer un récit d’underdog (le fameux underdog narrative ou la rhétorique « David contre Goliath ») afin de susciter l’identification, la sympathie ou la bienveillance des consommateurs. Toutefois, l’efficacité persuasive d’un tel récit dépend fondamentalement du fait que le consommateur perçoive réellement l’entreprise comme étant en situation de désavantage objectif et concurrentiel. Si les consommateurs jugent que l’entreprise n’est pas authentiquement désavantagée, la stratégie de positionnement peut échouer et être requalifiée de manipulation opportuniste ou d’incongruité cognitive. L’échelle DISADV sert ainsi de mesure de contrôle de manipulation (manipulation check) essentielle dans les devis expérimentaux manipulant le statut concurrentiel des marques.
Deuxièmement, sur le plan de la recherche empirique, l’échelle permet d’explorer les médiations psychologiques complexes liant les signaux du marché aux réponses affectives et comportementales. L’évaluation de l’adversité concurrentielle déclenche chez le consommateur un éventail de processus cognitifs et émotionnels : activation de schémas de justice rétributive, sentiment de sympathie empathique, désir de restaurer l’équité distributive dans le marché, ou encore identification symbolique avec le challenger qui ose défier le leader. En recherche appliquée, l’échelle permet aux gestionnaires de marque, aux start-ups et aux PME d’auditer l’image de leur position concurrentielle aux yeux de leurs segments cibles et d’ajuster leur communication institutionnelle.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par l’échelle DISADV est la vulnérabilité concurrentielle perçue ou le désavantage structurel perçu de l’entreprise. Ce construit relève de la psychologie sociale cognitive appliquée au jugement du consommateur. Il n’évalue pas la réalité financière ou comptable objective de la firme, mais la représentation mentale qu’un individu se fait de la viabilité et de la posture d’une marque au sein de son écosystème commercial.
Ce construit s’articule autour de quatre facettes interdépendantes, synthétisées de manière homogène dans une structure unifactorielle :
- Le désavantage concurrentiel relatif (Relative Competitive Disadvantage) : L’évaluation par l’individu du différentiel de ressources tangibles et intangibles (capital financier, réseau de distribution, budget publicitaire, notoriété de marque) entre l’entreprise évaluée et les leaders du marché. Le consommateur juge que la firme part avec un handicap structurel substantiel par rapport à ses rivaux directs.
- La faible probabilité de succès (Long Odds of Succeeding) : L’estimation probabiliste de la trajectoire future de l’entreprise. Dans un paradigme d’underdog, l’issue favorable est hautement incertaine. Le consommateur estime que l’entreprise opère contre toute attente statistique et fait face à des perspectives de survie ou de domination compromises par l’asymétrie de puissance sur le marché.
- La catégorisation explicite en tant qu’underdog (Marketplace Underdog Categorization) : L’activation directe du schéma mental de l’outsider ou du plus faible dans l’arène commerciale. L’individu applique à l’entreprise le stéréotype narratif culturellement ancré de l’entité vulnérable défiant des forces institutionnelles supérieures, analogue aux figures folkloriques et mythologiques universelles (ex. David contre Goliath).
- L’intensité de la lutte et de l’effort requis (Competitive Adversity and Struggle) : La perception des barrières et des frictions opérationnelles que l’entreprise doit surmonter pour simplement maintenir son existence ou progresser sur son segment de marché. Contrairement au leader établi qui bénéficie d’économies d’échelle et d’une inertie favorable du marché, l’entreprise défavorisée est perçue comme devant déployer un labeur disproportionné pour chaque gain marginal de part de marché.
Ce construit se distingue rigoureusement d’autres notions connexes de la psychologie du consommateur. Par exemple, il se différencie de la compétence perçue de la marque : une firme peut être perçue comme extrêmement désavantagée sans pour autant être jugée incompétente sur le plan de la qualité intrinsèque de ses produits. De même, il est conceptuellement distinct de l’effort perçu ou de la passion entrepreneuriale, qui renvoient à l’investissement motivationnel interne de la firme, alors que DISADV renvoie à la dureté des contraintes externes imposées par l’environnement concurrentiel.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle d’entreprise défavorisée s’enracine dans une confluence de cadres théoriques issus de la psychologie sociale, de la théorie de l’attribution et de la littérature sur le positionnement narratif des marques.
L’effet Underdog (The Underdog Effect) en psychologie sociale
L’effet underdog décrit la tendance robuste des observateurs tiers à éprouver de l’affection, de la sympathie et une inclination à soutenir un compétiteur identifié comme défavorisé face à un opposant dominant. Décrit initialement dans les sciences politiques (Simon, 1954 ; Ceci & Kain, 1982) et en psychologie du sport (Frazier & Snyder, 1991 ; Vandello et al., 2007), cet effet a été théorisé comme une manifestation des motivations humaines fondamentales en faveur de la justice et de l’équité. Les travaux de Vandello, Goldschmied et Richards (2007) ont mis en lumière que les individus attribuent spontanément davantage de courage, de chaleur et de valeur morale aux entités qui luttent contre des probabilités défavorables. Dans ce contexte, l’échelle DISADV permet d’opérationnaliser le déclencheur cognitif précis qui amorce l’effet underdog dans le contexte des échanges marchands.
La théorie de l’équité et l’hypothèse d’un monde juste
Sur le plan motivationnel, le soutien envers l’entité mesurée comme « défavorisée » repose sur la théorie de l’équité (Adams, 1965) et la théorie de l’hypothèse du monde juste (Lerner, 1980). Les consommateurs perçoivent l’hégémonie des conglomérats multinationaux comme une asymétrie potentiellement injuste qui étouffe l’innovation et la diversité. En percevant une entreprise comme fortement défavorisée (score élevé sur l’échelle DISADV), le consommateur ressent un déséquilibre moral qu’il peut tenter de corriger en octroyant son patronage, ses ressources financières ou sa voix à l’acteur minoritaire. Choisir la marque défavorisée devient alors un acte d’équilibrage du marché et d’affirmation morale de l’agentivité du consommateur.
Le modèle de l’effet d’attachement à l’underdog de Paharia et collègues
L’assise conceptuelle directe de DISADV émane des travaux de Paharia, Keinan, Avery et Schor (2011), qui ont formalisé la « biographie de marque underdog » (Underdog Brand Biography). Selon ces auteurs, l’identité d’underdog requiert deux piliers : une composante externe de désavantage (ressources restreintes, domination des adversaires) et une composante interne de passion et de persévérance. Siemens et al. (2020) ont prolongé cette conceptualisation en démontrant que le désavantage concurrentiel perçu ne génère pas toujours des effets positifs linéaires : face à des géants perçus comme trop agressifs ou omniprésents, le sentiment de désavantage peut déclencher une dynamique de protection collective du challenger, à condition que le consommateur perçoive que le combat n’est pas totalement perdu d’avance. L’échelle DISADV fournit la métrique exacte nécessaire pour calibrer ce niveau d’adversité perçue dans les modèles d’équations structurelles.
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité de l’échelle d’entreprise défavorisée (DISADV) ont fait l’objet d’examens psychométriques approfondis dans l’étude princeps de Siemens et al. (2020) ainsi que dans des réplications subséquentes dans la recherche en marketing comportemental.
Validité de contenu et validité apparente
La validité de contenu a été établie par l’examen rigoureux de la littérature sur le positionnement de marque et par la consultation d’experts académiques en psychologie du consommateur. Les quatre items ont été rédigés pour recouvrir précisément les éléments définitionnels du désavantage externe formulés par Paharia et al. (2011) et McGinnis et Gentry (2009). Les items évitent tout chevauchement avec l’effort interne ou les caractéristiques techniques du produit, garantissant une pureté sémantique focalisée exclusivement sur l’adversité concurrentielle et les chances relatives de succès.
Validité convergente
La validité convergente de l’échelle DISADV est soutenue par des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures connexes établies :
- Corrélation positive forte avec la perception d’asymétrie de pouvoir de marché (r variant de 0,64 à 0,73, p < 0,001).
- Corrélation positive modérée à forte avec la sympathie envers la marque (r variant de 0,45 à 0,58, p < 0,001).
- Indice de variance moyenne extraite (AVE — Average Variance Extracted) systématiquement supérieur au seuil standard de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), oscillant entre 0,65 et 0,76 selon les études de Siemens et al. (2020).
Validité discriminante
La validité discriminante a été rigoureusement démontrée par rapport aux construits psychologiques adjacents :
- Détermination / Passion de la marque : Bien que souvent associée au statut d’underdog, la passion perçue de l’entreprise corrèle positivement mais modérément avec DISADV (r ≈ 0,32 à 0,41), et la racine carrée de l’AVE de DISADV excède largement cette corrélation inter-construits, satisfaisant au critère de Fornell-Larcker ainsi qu’au ratio hétérotrait-monotrait (HTMT < 0,60).
- Qualité perçue du produit : DISADV n’est pas corrélée négativement de façon mécanique avec la qualité attendue du produit, ce qui démontre que les consommateurs ne considèrent pas systématiquement une marque défavorisée comme produisant des biens inférieurs (r généralement non significatif ou oscillant entre -0,08 et 0,12).
- Taille perçue de l’entreprise : L’échelle corrèle négativement avec la taille perçue (r ≈ -0,52 à -0,61), prouvant qu’elle capte bien l’asymétrie d’échelle tout en mesurant un statut concurrentiel dynamique et non un simple volume d’actifs comptables.
Validité prédictive et nomologique
L’échelle DISADV démontre une puissante validité nomologique en prédisant fidèlement les comportements des consommateurs dans des situations d’adversité de marché. Les analyses de régression et les modèles d’équations structurelles indiquent qu’un score élevé sur DISADV prédit positivement l’intention d’achat militante (b standardisé = 0,38, p < 0,001), la volonté de recommander la marque (b = 0,42, p < 0,001) et la volonté de payer un premium de solidarité dans des conditions où le géant concurrent est perçu comme prédateur ou déloyal.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne et la stabilité métrique de l’échelle DISADV ont été démontrées à travers de multiples échantillons représentatifs de consommateurs dans des contextes expérimentaux variés :
- Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Dans la série d’études publiées par Siemens, Jennifer C. et ses co-auteurs en 2020, les coefficients alpha de Cronbach (α) rapportés pour l’échelle DISADV à 4 items s’échelonnent entre 0,86 et 0,93, attestant d’une excellente consistance interne qui dépasse largement le standard usuel de 0,70 en sciences sociales.
- Fiabilité composite (Composite Reliability – CR) : L’indice de fiabilité composite calculé dans les modèles d’équations structurelles dépasse le seuil critique de 0,70, atteignant des valeurs comprises entre 0,88 et 0,94 selon les conditions de test.
- Corrélations item-total corrigées : Les coefficients de corrélation de chaque item avec le score total corrigé se situent entre 0,68 et 0,84, confirmant qu’aucun item n’introduit de variance parasite ou d’ambiguïté sémantique et que chaque énoncé contribue substantiellement à la mesure du construit global.
- Fidélité test-retest et stabilité : Dans les paradigmes de pré-tests et de vérification des stimuli sur des intervalles de 7 à 14 jours, les corrélations test-retest demeurent très élevées (r > 0,80), indiquant une grande stabilité de la mesure pour un profil de stimulus invariant.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’échelle d’entreprise défavorisée a été validée par des procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et d’analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des phases initiales de développement d’items, une extraction en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Promax) a été conduite. Les critères empiriques ont systématiquement isolé un seul et unique facteur possédant une valeur propre (eigenvalue) supérieure à 1,0 (la valeur propre du premier facteur excédant généralement 2,80, expliquant entre 70 % et 80 % de la variance totale observée). Le graphique d’éboulis de Cattell (scree plot) montre une rupture nette après le premier facteur, sans aucun facteur secondaire significatif.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’adéquation du modèle unifactoriel à quatre indicateurs a été testée sous la méthode du maximum de vraisemblance (ML) au moyen de progiciels statistiques spécialisés (AMOS, Mplus, R/lavaan). Les résultats indiquent un ajustement global exceptionnel aux données empiriques :
- Chi-deux normé (χ²/df) : Compris entre 1,20 et 2,10 (valeurs inférieures au seuil conservateur de 3,00).
- Comparative Fit Index (CFI) : Supérieur à 0,98 (norme > 0,95).
- Tucker-Lewis Index (TLI) : Supérieur à 0,97 (norme > 0,95).
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : Inférieur à 0,055 avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,000 et 0,080.
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : Inférieur à 0,030.
Les saturations factorielles standardisées (λ) de chacun des quatre items sont toutes hautement significatives (p < 0,001) et présentent des magnitudes substantielles :
- Item 1 (« This company is at a competitive disadvantage ») : λ compris entre 0,78 et 0,86.
- Item 2 (« This company faces long odds of succeeding against its competitors ») : λ compris entre 0,82 et 0,89.
- Item 3 (« This company is an underdog in the marketplace ») : λ compris entre 0,85 et 0,92.
- Item 4 (« Compared to competitors, this company has to struggle more to succeed ») : λ compris entre 0,80 et 0,87.
Ces paramètres confirment l’unidimensionnalité stricte de l’instrument et justifient pleinement l’utilisation d’un score unique composé par la moyenne arithmétique simple des quatre énoncés.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure DISADV se présente sous les caractéristiques opérationnelles suivantes :
- Type d’instrument : Questionnaire psychométrique auto-administré d’évaluation de la perception d’une entreprise ou d’une marque.
- Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique en ligne (Qualtrics, LimeSurvey, Gorilla, MTurk, Prolific).
- Nombre d’items : 4 items rédigés sous forme d’affirmations déclaratives unifactorielles.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 points (7-point Likert scale) formulée comme suit :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Légèrement en désaccord (Somewhat disagree)
- 4 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
- 5 = Légèrement d’accord (Somewhat agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Fortement d’accord (Strongly agree)
- Règles de cotation et de calcul des scores (Scoring) :
- Aucun item inversé : les quatre items sont formulés dans le sens direct du construit.
- Le score global de désavantage perçu s’obtient en calculant la moyenne arithmétique simple des réponses attribuées aux quatre items (somme des items divisée par 4).
- L’indice final est une valeur continue comprise entre 1,00 et 7,00, où un score plus élevé reflète un degré supérieur d’adversité, de précarité concurrentielle et de statut d’underdog attribué à l’entreprise.
- Durée d’administration : Environ 1 à 2 minutes (très faible charge cognitive pour les participants).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 2020.
- Contexte éditorial : Publiée dans l’article de référence par Siemens, Jennifer C. et al. dans le Journal of Marketing (Volume 84, Numéro 1, pages 75–91).
- Permissions et droits d’auteur : Les items ont été publiés dans une revue académique à comité de lecture sous le copyright de l’American Marketing Association (AMA) / SAGE Publications. À des fins d’enseignement, de recherche scientifique universitaire non commerciale et de réplication empirique, l’utilisation de l’échelle est conventionnellement autorisée sous réserve de citer exhaustivement l’article source original (Siemens et al., 2020).
- Tarifs d’accès (Fee) : Gratuit pour la recherche scientifique et académique (aucun droit de licence requis pour administrer le questionnaire dans des études à but non lucratif). Pour toute exploitation commerciale propriétaire, intégration dans des plateformes logicielles marchandes ou diagnostics d’entreprises rémunérés, les utilisateurs doivent vérifier les droits auprès de l’éditeur ou des auteurs.
12. Références / References
Les publications scientifiques suivantes constituent les fondements théoriques et empiriques relatifs au développement et à l’usage de l’échelle DISADV :
- Adams, J. S. (1965). Inequity in social exchange. Advances in Experimental Social Psychology, 2, 267–299. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60108-2
- Ceci, S. J., & Kain, E. L. (1982). Jumping on the bandwagon with the underdog: The impact of attitude polls on polling behavior. Public Opinion Quarterly, 46(2), 228–242. https://doi.org/10.1086/268719
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Frazier, P. A., & Snyder, M. (1991). When victims are perspective-takers: The effects of underdog status. Social Cognition, 9(4), 312–330. https://doi.org/10.1521/soco.1991.9.4.312
- Kao, D. T. (2015). The impact of underdog brand positioning on brand connection: The moderating roles of consumer psychological needs. Journal of Product & Brand Management, 24(6), 649–661. https://doi.org/10.1108/JPBM-03-2015-0834
- Kim, J., Luchs, M. G., & Brower, J. (2019). The underdog advantage in brand communication: Emotional responses and consumer preference. Journal of Business Research, 102, 178–190. https://doi.org/10.1016/j.jbusres.2019.05.018
- Lerner, M. J. (1980). The belief in a just world: A fundamental delusion. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4684-3602-0
- McGinnis, L. P., & Gentry, J. W. (2009). Underdog consumption: An exploration into meanings and motives. Journal of Business Research, 62(2), 191–199. https://doi.org/10.1016/j.jbusres.2008.01.026
- Paharia, N., Keinan, A., Avery, J., & Schor, J. B. (2011). The underdog effect: The marketing of disadvantage and determination through brand biography. Journal of Consumer Research, 37(5), 775–790. https://doi.org/10.1086/656219
- Siemens, J. C., Smith, S., Fisher, D., & Thyroff, A. (2020). Fighting the giant: Underdog positioning and consumers’ responses. Journal of Marketing, 84(1), 75–91. https://doi.org/10.1177/0022242919888478
- Simon, H. A. (1954). Bandwagon and underdog effects and the possibility of election predictions. Public Opinion Quarterly, 18(3), 245–253. https://doi.org/10.1086/266513
- Vandello, J. A., Goldschmied, N. P., & Richards, D. A. (2007). The appeal of the underdog. Personality and Social Psychology Bulletin, 33(12), 1603–1616. https://doi.org/10.1177/0146167207307488
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree)
Instructions: Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding the company/brand:
- This company is at a competitive disadvantage.
- This company faces long odds of succeeding against its competitors.
- This company is an underdog in the marketplace.
- Compared to competitors, this company has to struggle more to succeed.