Enquête sur les règles relationnelles

L’Enquête sur les règles relationnelles (Relationship Rules Survey — RRS), créée par Katlyn Roggensack (2011), évalue les normes d’honnêteté, de dissimulation et de gestion de la vie privée dans les couples amoureux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Enquête sur les règles relationnelles (en anglais, Relationship Rules Survey — RRS), développée en 2011 par la chercheuse Katlyn Roggensack à l’Université du Montana, constitue un instrument psychométrique d’évaluation approfondie conçu pour analyser les attentes normatives, les conventions explicites et implicites, ainsi que les prescriptions comportementales régissant l’honnêteté, la dissimulation et la gestion de la vie privée au sein des couples amoureux. S’inscrivant au croisement des sciences de la communication interpersonnelle et de la psychologie sociale, l’instrument mesure non seulement les perceptions individuelles des règles de la relation (items 1 à 44), mais également la métaperception de ces mêmes règles par le partenaire (items 45 à 88), permettant ainsi d’évaluer le degré de consensus normatif ou d’asymétrie perceptuelle entre conjoints.

Le questionnaire central comprend 44 règles relationnelles déclinées selon cette perspective dyadique (soit 88 items d’évaluation des règles), complété par des modules psychométriques standardisés examinant la certitude prédictive quant aux attitudes du partenaire (items 89 à 93), la satisfaction relationnelle globale par différentiateur sémantique (items 94 à 102), l’intensité des conflits suscités par la tromperie et l’omission (items 103 à 107), l’ajustement au partenaire idéal (item 108), l’engagement relationnel (items 109 à 114) et les schémas de communication familiale d’origine (items 120 à 144). Les énoncés relatifs aux règles sont évalués au moyen d’une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). Les analyses psychométriques attestent d’une consistance interne robuste (alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,91 pour les dimensions principales) ainsi que d’une validité de construit et prédictive solide, le consensus sur les règles d’honnêteté constituant un prédicteur déterminant de la stabilité et de la satisfaction conjugale.

2. Mots-clés / Keywords

Règles relationnelles, communication interpersonnelle, honnêteté, tromperie, gestion de la vie privée, consensus dyadique, satisfaction conjugale, psychométrie, théorie de la gestion de la confidentialité, fidélité.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par Katlyn Roggensack, M.A., dans le cadre de ses travaux de recherche doctorale et de maîtrise au Département d’études de la communication de l’Université du Montana (États-Unis). Ses recherches portent sur la communication interpersonnelle, les dynamiques de divulgation et d’évitement de l’information dans les relations intimes, ainsi que l’impact des technologies de communication sur la surveillance et la confiance au sein du couple.

Contact académique institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Enquête sur les règles relationnelles est d’opérationnaliser et de quantifier la structure prescriptive qui encadre les interactions au sein des relations amoureuses. Si la littérature en psychologie sociale a largement documenté l’importance de la confiance mutuelle, la nature précise des normes qui définissent ce qui constitue une transgression demeure souvent ambiguë. Les partenaires n’explicitent pas toujours leurs attentes quant aux frontières séparant le mensonge prosocial (ou « mensonge blanc »), la réserve d’intimité légitime, l’omission stratégique et la tromperie destructrice.

La RRS répond à plusieurs objectifs cliniques et scientifiques majeurs :

  • Mesure de la divergence cognitive et normative : En confrontant la perception personnelle d’une règle (ex. « Nous devons tout nous dire ») à ce que l’individu suppose être la conviction de son partenaire, l’échelle permet de calculer des scores de consensus perçu et de congruence réelle, identifiant ainsi les zones de malentendu systémique.
  • Exploration de la gestion des frontières à l’ère numérique : L’instrument intègre de manière novatrice des items mesurant les règles relatives à la surveillance numérique, à la vérification des textos, aux réseaux sociaux et à l’obligation de disponibilité technologique permanente, des thématiques au cœur des conflits relationnels contemporains.
  • Application diagnostique en thérapie de couple : En contexte clinique, l’échelle fournit aux thérapeutes une cartographie détaillée des zones de frictions potentielles, facilitant la négociation de métarègles explicites concernant l’argent, les fréquentations amicales, la sexualité passée et le besoin de solitude.
  • Prédiction des trajectoires de détresse conjugale : L’outil vise à élucider pourquoi certains couples tolèrent des formes modérées d’omission sans impact négatif sur leur bien-être, tandis que d’autres subissent des crises sévères face à la moindre rétention d’information. La clé réside dans le partage ou l’absence de partage des règles sous-jacentes.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique évalué par l’Enquête sur les règles relationnelles repose sur le concept de règles relationnelles (relationship rules), défini comme des compréhensions partagées ou individuelles indiquant quels comportements de communication sont obligatoires, autorisés ou interdits dans une relation interpersonnelle donnée (Shimanoff, 1980). La RRS décompose ce méta-construit en plusieurs dimensions opérationnelles :

1. Règle d’ouverture absolue et de transparence (Full Disclosure vs. Concealment)

Cette dimension évalue l’impératif perçu de tout divulguer à son partenaire, qu’il s’agisse de l’histoire relationnelle passée, de l’historique sexuel, de la situation financière ou de l’état de santé. Un score élevé reflète une croyance rigoriste selon laquelle toute rétention équivaut à une trahison, tandis qu’un score modéré admet des zones de jardin secret individuel.

2. Tolérance de la tromperie prosociale et évitement des conflits (Benevolent Deception)

Ce sous-construit explore la légitimité accordée aux « pieux mensonges » (white lies), à la déformation mineure des faits ou à l’omission bienveillante dans le but explicite de protéger l’estime de soi du partenaire ou de prévenir des conflits stériles sur des sujets jugés futiles.

3. Préservation de l’autonomie et limites territoriales (Privacy & Autonomy)

Cette dimension saisit la revendication d’indépendance psychologique et spatiale. Elle englobe l’interdiction de fouiller dans les appareils personnels (téléphones, ordinateurs), le droit de ne pas répondre immédiatement aux sollicitations électroniques et la légitimité de conserver des sphères de vie non partagées.

4. Surveillance mutuelle et reddition de comptes (Surveillance & Accountability)

À l’opposé de l’autonomie, cette dimension quantifie l’obligation perçue de rendre des comptes sur ses déplacements géographiques, ses sorties, ses contacts avec des personnes du sexe opposé et ses interactions en ligne. Elle traduit des enjeux d’insécurité d’attachement et de régulation de la jalousie.

5. Règles d’expression émotionnelle et de directivité (Emotional Authenticity)

Cette composante examine si les partenaires s’imposent d’exprimer ouvertement leurs ressentis négatifs, leurs insécurités, leurs doutes sur la viabilité du couple ou leurs sentiments de jalousie, s’opposant ainsi aux normes d’inhibition affective.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’Enquête sur les règles relationnelles s’articule autour de trois piliers théoriques majeurs des sciences de la communication et de la psychologie sociale :

La théorie des règles de communication de Shimanoff

Susan B. Shimanoff (1980) a formalisé la manière dont le comportement social est coordonné à travers des règles. Selon cette approche, une règle se caractérise par sa nature prescriptive (elle indique ce qui devrait ou pourrait être fait), contextuelle, et assortie de sanctions implicites en cas de transgression. Dans le couple, les règles ne sont que rarement codifiées par écrit ; elles émergent de sédimentations interactionnelles ou sont importées des modèles familiaux antérieurs. Roggensack mobilise ce cadre pour postuler que la détresse relationnelle ne provient pas tant du mensonge en soi que de la violation perçue d’une règle établie.

La théorie de la gestion de la confidentialité de la communication (CPM)

Développée par Sandra Petronio (Petronio, 2002), la Communication Privacy Management Theory postule que les individus considèrent détenir la propriété de leurs informations privées. En entrant en relation amoureuse, ils négocient des « frontières de confidentialité » (privacy boundaries). Lorsque deux partenaires ont des critères divergents quant à l’épaisseur de ces frontières (par exemple, si l’un valorise la perméabilité totale alors que l’autre exige une forteresse d’intimité), une « turbulence de frontière » (boundary turbulence) survient, engendrant conflits, méfiance et accusations de dissimulation malveillante.

La théorie de la réduction de l’incertitude et la détection de la tromperie

L’instrument s’adosse également aux travaux de Berger et Calabrese sur la réduction de l’incertitude relationnelle ainsi qu’à la théorie de la tromperie interpersonnelle (Interpersonal Deception Theory, Buller & Burgoon, 1996). Dans un lien amoureux, les individus recherchent un équilibre cognitif prévisible. La présence de règles claires diminue le coût cognitif lié à l’interprétation des comportements de l’autre. Le module additionnel d’évaluation de la confiance prédictive (items 89 à 93) découle directement de cette perspective : un consensus élevé sur les règles relationnelles est censé accroître l’exactitude perçue dans la prédiction des attitudes du partenaire.

7. Validité / Validity

Les études de validation menées par Roggensack (2011) sur des échantillons d’adultes engagés dans des relations amoureuses de diverses durées ont fourni des preuves solides quant aux qualités psychométriques de l’instrument :

Validité de contenu et d’apparence

Les 44 items initiaux ont été formulés à partir d’une analyse systématique de la littérature sur les règles de couple, d’études qualitatives sur les motifs de rupture et de panels d’experts en communication relationnelle. Les items couvrent le spectre complet des dilemmes de divulgation (antécédents médicaux, financiers, sexuels, consommations de substances, interactions virtuelles).

Validité convergente

La validité convergente est démontrée par des corrélations statistiquement significatives entre les sous-échelles de consensus sur les règles et des construits théoriquement apparentés :

  • Une corrélation positive élevée a été observée entre le consensus perçu sur les règles d’honnêteté et la satisfaction relationnelle mesurée par le différentiateur sémantique (r = 0,42 à 0,56, p < 0,001).
  • Le consensus sur les règles d’autonomie et de transparence est corrélé positivement avec le niveau d’engagement relationnel global (r = 0,38, p < 0,01) issu du modèle d’investissement de Rusbult.
  • Les scores d’orientation vers la conversation dans la famille d’origine (RFCP) sont positivement associés à l’adoption de règles favorisant l’authenticité émotionnelle dans le couple.

Validité discriminante et prédictive

La RRS démontre une excellente validité prédictive : le degré de discordance entre l’auto-perception et la métaperception du partenaire prédit de manière univoque la fréquence et la sévérité des conflits liés à la tromperie (items 103 à 107, β = 0,34, p < 0,001). L’analyse de régression multiple a confirmé que l’écart de règles contribue à la variance de la détresse conjugale au-delà de la seule propension individuelle à mentir.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de l’Enquête sur les règles relationnelles révèle une consistance interne satisfaisante pour l’ensemble des dimensions mesurées :

  • Consistance interne (Alpha de Cronbach) :
    • Dimension « Transparence et divulgation complète » : α = 0,86 pour l’auto-évaluation ; α = 0,88 pour l’évaluation du partenaire.
    • Dimension « Légitimité de la réserve et protection contre les conflits » : α = 0,79 (auto) et α = 0,81 (partenaire).
    • Dimension « Surveillance et contrôle technologique » : α = 0,84 (auto) et α = 0,85 (partenaire).
    • Échelle de certitude prédictive (items 89-93) : α = 0,89.
    • Échelle de satisfaction relationnelle (items 94-102) : α = 0,92.
    • Échelle de conflit lié à la tromperie (items 103-107) : α = 0,87.
    • Échelle d’engagement relationnel (items 109-114) : α = 0,83.
  • Fidélité test-retest : Bien que conçue pour être sensible aux renégociations de règles dans le temps, des sous-échantillons réévalués à intervalle de 4 semaines indiquent une stabilité temporelle substantielle des croyances normatives individuelles (coefficients de corrélation intraclasse compris entre 0,72 et 0,81 en l’absence d’événement critique ou de rupture).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la batterie de 44 items a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant l’extraction en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct), en raison des corrélations naturelles existant entre les normes de communication :

  • Extraction et critères de rétention : L’analyse de l’éboulis de Cattell et le critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1) ont mis en évidence une structure primaire organisée autour de 4 à 5 facteurs majeurs, expliquant cumulativement plus de 52 % de la variance totale des scores.
  • Saturation des items :
    • Facteur 1 : Divulgation totale et transparence obligatoire regroupe des items tels que le 3 (« Nous devrions tout partager sur notre histoire relationnelle »), le 7, le 19 et le 38, avec des saturations factorielles oscillant entre 0,55 et 0,78.
    • Facteur 2 : Dissimulation bénigne et évitement du conflit regroupe les items 5 (« Parfois, il vaut mieux ne pas partager les choses qui vont juste déclencher un conflit »), 10, 41 et 42, avec des saturations supérieures à 0,60.
    • Facteur 3 : Reddition de compte et surveillance numérique intègre les items 13, 14, 34 (« Je pense que je devrais savoir où est mon partenaire en tout temps ») et 35, avec des saturations comprises entre 0,62 et 0,81.
    • Facteur 4 : Autonomie et respect de la vie privée réunit les items 16, 27, 28, 30 et 37, affichant des saturations négatives sur la surveillance et positives sur l’indépendance (> 0,58).
  • Adéquation des données : Le test de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO = 0,87) et le test de sphéricité de Bartlett (p < 0,001) confirment la factorisabilité optimale de la matrice inter-items.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique et d’hétéro-évaluation projective (évaluation dyadique croisée).
  • Structure générale : L’inventaire complet comprend 144 items répartis en plusieurs sections fonctionnelles :
    • Partie 1 (Items 1 à 44) : Mesure des règles relationnelles personnelles.
    • Partie 2 (Items 45 à 88) : Mesure de la perception qu’a le répondant des règles de son partenaire (items identiques en miroir).
    • Partie 3 (Items 89 à 93) : Certitude prédictive quant aux attitudes du partenaire (échelle en pourcentage continu de 0 % à 100 %).
    • Partie 4 (Items 94 à 102) : Satisfaction et qualité relationnelle (différentiateur sémantique en 7 points et score global).
    • Partie 5 (Items 103 à 107) : Désaccords et conflits liés à la dissimulation et à l’honnêteté (échelle d’intensité en 4 points : 1 = Pas du tout à 4 = Dans une grande mesure).
    • Partie 6 (Item 108) : Adéquation au partenaire idéal (échelle en 10 classes de pourcentages).
    • Partie 7 (Items 109 à 114) : Engagement relationnel (échelle de 0 = Pas du tout d’accord à 8 = Tout à fait d’accord).
    • Partie 8 (Items 115 à 119) : Données démographiques et statut du couple.
    • Partie 9 (Items 120 à 144) : Schémas de communication de la famille d’origine (échelle de Likert en 5 points).
  • Format de réponse (Section Règles, Items 1-88) : Échelle de Likert à 5 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Ni d’accord ni pas d’accord (Neither Agree nor Disagree)
    • 4 = D’accord (Agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
  • Cotation et calcul des scores : Les scores par dimension sont obtenus en moyennant ou sommant les items correspondants après inversion des items libellés négativement. Un score de divergence dyadique est calculé par la valeur absolue de la différence (|Item_Auto – Item_Partenaire|), fournissant un indice direct de discordance perçue.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de diffusion initiale : 2011 (Thèse de maîtrise, Université du Montana).
  • Statut des droits d’auteur : Katlyn Roggensack détient la propriété intellectuelle de l’instrument. La publication universitaire est accessible publiquement via les archives institutionnelles de l’Université du Montana.
  • Tarification : L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche académique non commerciale, de mémoire ou d’enseignement universitaire est gratuite.
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs souhaitant employer l’instrument doivent citer rigoureusement le mémoire de référence (Roggensack, 2011) et sont encouragés à contacter l’auteure ([email protected]) pour obtenir des directives de cotation actualisées ou signaler de nouvelles données psychométriques.

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale (Items 1 to 44 and 45 to 88):
1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Neither Agree nor Disagree, 4 = Agree, 5 = Strongly Agree

My Perception of Relationship Rules

  1. White lies are not ok between us.
  2. What my partner shares with me is up to him/her, and that’s fine with me.
  3. We should share everything about our relational history.
  4. We should be able to talk about the future of the relationship without lies.
  5. Sometimes it’s better not to share things that are just going to start a conflict.
  6. Sharing genuine emotions is not necessary all the time.
  7. Sexual history is important to share with each other.
  8. Secrets are ok unless they will directly affect me (ex – health issues or future of the relationship).
  9. Secrets are ok if disclosing them would bring harm to the self or partner, but they should definitely be disclosed if they could strengthen the relationship.
  10. Omitting details is ok if it is to avoid hurting my partner’s feelings or upsetting him/her.
  11. My partner should tell me if he/she spends time with someone of the opposite sex.
  12. My partner should tell me if he/she is facing problems and vice versa.
  13. My partner should keep me involved in his/her everyday activities to the point that I know where he/she is a majority of the time.
  14. My partner should be honest with me about who is contacting him/her through media if I ever have questions.
  15. My partner is not obligated to tell me anything.
  16. My partner is not allowed to check my personal stuff such as text messages or my computer without permission.
  17. My partner and I should voice our concerns about jealous feelings.
  18. My partner and I should disclose where we are financially.
  19. My partner and I should disclose everything to each other – nothing should be kept secret.
  20. My partner and I should disclose all details about when we “go out.”
  21. My partner and I should be honest with each other about needing time alone.
  22. My partner and I should be honest regarding feelings about the relationship itself.
  23. My partner and I should be genuine about emotions – good or bad.
  24. My partner and I must be exclusive.
  25. My partner and I don’t need to reveal everything to each other, but if prompted, we should.
  26. My partner and I can keep secrets from one another.
  27. Just because my partner and I are able to contact each other all throughout the day (as afforded by technology), it doesn’t mean that we should.
  28. It’s ok to keep things private that are not damaging to the relationship.
  29. It’s ok that we don’t disclose everything about our past history to each other.
  30. It’s important that my partner and I retain some independence.
  31. It’s better to not share things that will provoke conflict if these things are not a big deal.
  32. It is ok to have secrets from each other, unless we directly ask one another about a particular topic in which case we should disclose that information.
  33. If it is not affecting the relationship directly, I don’t need to share it with my partner.
  34. I think I should be able to know where my partner is at all times.
  35. I should know whom my partner is contacting through new media (texting, social networking, emailing).
  36. I don’t need to know my partner’s sexual history.
  37. I don’t need to know everything my partner is doing daily.
  38. Health issues must be shared, regardless of the circumstances.
  39. Family issues can be kept private from my partner.
  40. Drug or alcohol use should be shared.
  41. Distorting minor details is ok.
  42. Distorting information is ok as long as it’s something inconsequential/minor.
  43. Being direct with each other is necessary.
  44. Being completely honest is not always necessary.

Instructions: Next, I would like to know how you think your partner perceives the same relationship rules. This time, please respond to the same set of rules as you believe YOUR PARTNER would answer.

My Partner’s Perception of Relationship Rules

  1. White lies are not ok between us.
  2. What my partner shares with me is up to him/her, and that’s fine with me.
  3. We should share everything about our relational history.
  4. We should be able to talk about the future of the relationship without lies.
  5. Sometimes it’s better not to share things that are just going to start a conflict.
  6. Sharing genuine emotions is not necessary all the time.
  7. Sexual history is important to share with each other.
  8. Secrets are ok unless they will directly affect me (ex – health issues or future of the relationship).
  9. Secrets are ok if disclosing them would bring harm to the self or partner, but they should definitely be disclosed if they could strengthen the relationship.
  10. Omitting details is ok if it is to avoid hurting my partner’s feelings or upsetting him/her.
  11. My partner should tell me if he/she spends time with someone of the opposite sex.
  12. My partner should tell me if he/she is facing problems and vice versa.
  13. My partner should keep me involved in his/her everyday activities to the point that I know where he/she is a majority of the time.
  14. My partner should be honest with me about who is contacting him/her through media if I ever have questions.
  15. My partner is not obligated to tell me anything.
  16. My partner is not allowed to check my personal stuff such as text messages or my computer without permission.
  17. My partner and I should voice our concerns about jealous feelings.
  18. My partner and I should disclose where we are financially.
  19. My partner and I should disclose everything to each other – nothing should be kept secret.
  20. My partner and I should disclose all details about when we “go out.”
  21. My partner and I should be honest with each other about needing time alone.
  22. My partner and I should be honest regarding feelings about the relationship itself.
  23. My partner and I should be genuine about emotions – good or bad.
  24. My partner and I must be exclusive.
  25. My partner and I don’t need to reveal everything to each other, but if prompted, we should.
  26. My partner and I can keep secrets from one another.
  27. Just because my partner and I are able to contact each other all throughout the day (as afforded by technology), it doesn’t mean that we should.
  28. It’s ok to keep things private that are not damaging to the relationship.
  29. It’s ok that we don’t disclose everything about our past history to each other.
  30. It’s important that my partner and I retain some independence.
  31. It’s better to not share things that will provoke conflict if these things are not a big deal.
  32. It is ok to have secrets from each other, unless we directly ask one another about a particular topic in which case we should disclose that information.
  33. If it is not affecting the relationship directly, I don’t need to share it with my partner.
  34. I think I should be able to know where my partner is at all times.
  35. I should know whom my partner is contacting through new media (texting, social networking, emailing).
  36. I don’t need to know my partner’s sexual history.
  37. I don’t need to know everything my partner is doing daily.
  38. Health issues must be shared, regardless of the circumstances.
  39. Family issues can be kept private from my partner.
  40. Drug or alcohol use should be shared.
  41. Distorting minor details is ok.
  42. Distorting information is ok as long as it’s something inconsequential/minor.
  43. Being direct with each other is necessary.
  44. Being completely honest is not always necessary

Instructions: The next five questions will ask you to express how confident you are that you know a particular fact about your dating partner. On these questions, the answers should be written as a percentage, anywhere from 0% to 100%. For example, if you are totally confident that you know a particular fact, you might write 100%. If you were slightly less confident, you might put a number like 93%. If you were not at all confident, you might place a very low percentage, like 5%, as your answer.

  1. How confident are you of your general ability to predict how he/she will behave? _________
  2. How accurate are you at predicting the values he/she holds? _________
  3. How accurate are you at predicting his/her attitudes? _________
  4. How well can you predict his/her feelings and emotions? _________
  5. How well do you know him/her? _________

Instructions: Next, I would like you to think about your relationship with your partner over the last two months, and use the following words and phrases to describe it. Circle the number that most closely describes your feeling toward your partner over the past two months. A “4” represents a “neutral” feeling.

  1. Miserable: 1 2 3 4 5 6 7 :Enjoyable
  2. Hopeful: 1 2 3 4 5 6 7 :Discouraging
  3. Empty: 1 2 3 4 5 6 7 :Full
  4. Interesting: 1 2 3 4 5 6 7 :Boring
  5. Rewarding: 1 2 3 4 5 6 7 :Disappointing
  6. Doesn’t give me a chance: 1 2 3 4 5 6 7 :Brings out the best in me
  7. Lonely: 1 2 3 4 5 6 7 :Friendly
  8. Worthwhile: 1 2 3 4 5 6 7 :Useless

All things considered, how satisfied or dissatisfied have you been with your relationship with your partner over the last two months?

  1. Completely dissatisfied: 1 2 3 4 5 6 7 :Completely satisfied

Instructions: The next few questions ask about disagreements in your relationship.
To what extent have you and your partner had disagreements that upset one or both of you about… (1=Not at all, 2=Small extent, 3=Moderate extent, 4=Great extent).

  1. …keeping secrets from each other? 1 2 3 4
  2. …not sharing “relevant” information? 1 2 3 4
  3. …honesty? 1 2 3 4
  4. …deceptive behavior? 1 2 3 4
  5. …distorting the truth? 1 2 3 4

Instructions: For the next question, please circle the answer to your response.

  1. Think about your IDEAL partner (exactly as you would wish your romantic partner to be).
    To what extent would your current partner have to match your ideal partner in order for you to have a happy and successful relationship with your current partner? (Circle the appropriate number.)
    1.) 0 – 10% of my ideal partner
    2.) 11 – 20% of my ideal partner
    3.) 21 – 30% of my ideal partner
    4.) 31 – 40% of my ideal partner
    5.) 41 – 50% of my ideal partner
    6.) 51 – 60% of my ideal partner
    7.) 61 – 70% of my ideal partner
    8.) 71 – 80% of my ideal partner
    9.) 81 – 90% of my ideal partner
    10.) 91 – 100% of my ideal partner

Similar to the previous scales, please indicate on the scale below the extent to which you agree or disagree to the following statements.
(not at all agree 0 ——- somewhat agree 4 ——- agree completely 8)

  1. I am committed to maintaining my relationship with my partner.
  2. I would not be very upset if our relationship were to end in the near future.
  3. It is likely that I will date someone other than my partner in the next year.
  4. I feel very attached to the relationship – very strongly linked to my partner.
  5. I want our relationship to last forever.
  6. I am oriented toward the long-term future of my relationship (for example, I imagine being with my partner several years from now).

Demographic Questions

  1. How long have you and your partner been in a romantic relationship (altogether)? Years_________________‚ Months_______________
  2. Which of the following best describes your relationship status?
    a. Casual dating
    b. Dating exclusively
    c. Engaged
    d. Married
  3. How old are you? _____________
  4. What is your sex? a. Male‚ b. Female
  5. What is your ethnicity? a. Caucasian‚ b. African American‚ c. Asian/ Pacific Islander‚ d. Hispanic‚ e. Native American‚ f. Other ethnic origin

Instructions: Finally, I would like to know some general things about how you see your family and your parents. Please circle the answer which best represents your own family that you grew up with.
(1=Strongly Disagree, 2=Disagree, 3=Neither Agree nor Disagree, 4=Agree, 5=Strongly Agree)

  1. My parents often ask my opinion when the family is talking about something.
  2. My parents encourage me to challenge their ideas and beliefs.
  3. My parents often say that every member of the family should have some say in family decisions.
  4. My parents sometimes become irritated with my views if they are different from theirs.
  5. If my parents don’t approve of it, they don’t want to know about it.
  6. In our family we often talk about topics like politics and religion where some persons disagree with others.
  7. I can tell my parents almost anything.
  8. My parents often say things like « There are some things that just shouldn’t be talked about. »
  9. In our family we often talk about our feelings and emotions.
  10. My parents feel that it is important to be the boss.
  11. My parents like to hear my opinions, even when they don’t agree with me.
  12. My parents and I often have long, relaxed conversations about nothing in particular.
  13. My parents often say things like « You should give in on arguments rather than risk making people mad. »
  14. I really enjoy talking with my parents, even when we disagree.
  15. My parents tend to be very open about their emotions.
  16. When anything really important is involved, my parents expect me to obey without question.
  17. We often talk as a family about things we have done during the day.
  18. In our family we often talk about our plans and hopes for the future.
  19. My parents often say things like « My ideas are right and you should not question them. »
  20. I usually tell my parents what I am thinking about things.
  21. My parents often say things like « A child should not argue with adults. »
  22. In our home, my parents usually have the last word.
  23. My parents encourage me to express my feelings.
  24. When I am at home, I am expected to obey my parents’ rules.
  25. My parents often say that you should look at both sides of an issue.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Enquête sur les règles relationnelles. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/enquete-sur-les-regles-relationnelles/
Looti, Mohammed. “Enquête sur les règles relationnelles.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/enquete-sur-les-regles-relationnelles/.
Looti, Mohammed. “Enquête sur les règles relationnelles.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/enquete-sur-les-regles-relationnelles/.