Enquête sur les interactions hétérosexuelles (SHI)

Découvrez l’Enquête sur les interactions hétérosexuelles (SHI) de Twentyman et McFall : description détaillée, propriétés psychométriques, validité clinique et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Enquête sur les interactions hétérosexuelles (Survey of Heterosexual Interactions, SHI), développée initialement par Richard M. McFall et Craig T. Twentyman (1975), puis affinée par Twentyman, Boland et McFall (1981), constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer l’anxiété sociale hétérosociale, l’évitement comportemental et le sentiment d’auto-efficacité dans les situations d’interaction interpersonnelle avec des personnes de sexe opposé chez les jeunes adultes de sexe masculin. Composée de 20 items situationnels décrivant des scénarios concrets de la vie quotidienne (milieu universitaire, cafétéria, soirées, appels téléphoniques, transports en commun), l’échelle évalue la probabilité perçue d’engager ou de maintenir une interaction verbale ou sociale. Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points, ancrée généralement sur trois niveaux gradués : 1 désignant une incapacité totale à agir dans chaque situation, 2 à 4 une capacité conditionnelle ou partielle (« dans certains cas »), et 5 à 7 une pleine capacité comportementale (« dans tous les cas »). Les propriétés psychométriques de l’instrument démontrent une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach variant entre 0,88 et 0,94 selon les cohortes étudiées, ainsi qu’une fidélité test-retest robuste comprise entre 0,85 et 0,91 sur des intervalles de deux à quatre semaines. Sur le plan de la validité, l’échelle présente une validité convergente substantielle avec d’autres mesures de détresse sociale et de timidité telles que la Social Avoidance and Distress Scale (SAD) et la Fear of Negative Evaluation Scale (FNE) de Watson et Friend, ainsi qu’une validité critériée confirmée lors d’épreuves de simulation comportementale (behavioral role-play tasks) en laboratoire. L’instrument a historiquement servi de standard de référence dans les programmes d’entraînement aux compétences sociales (Social Skills Training, SST) et dans l’évaluation des thérapies cognitivo-comportementales de l’anxiété de séduction.

2. Mots-clés / Keywords

Anxiété hétérosociale, compétences sociales, évitement comportemental, interactions dyadiques, auto-efficacité perçue, psychométrie, évaluation comportementale, timidité masculine, thérapie cognitivo-comportementale, anxiété de performance sociale.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par des chercheurs pionniers en psychologie clinique et en thérapie comportementale affiliés à l’Université du Wisconsin à Madison et à l’Université de Rochester :

  • Craig T. Twentyman, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur en thérapie comportementale, ayant exercé au Department of Psychology de l’Université de Rochester (Rochester, État de New York, États-Unis) et à l’Université du Wisconsin. Ses recherches se sont concentrées sur les déficits d’affirmation de soi, l’anxiété d’approche interpersonnelle, et les mécanismes comportementaux chez les hommes manifestant une inhibition sociale sévère.
  • Richard M. McFall, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Indiana University Bloomington et précédemment à l’Université du Wisconsin-Madison. Figure majeure du modèle intégrateur de la compétence sociale et père de l’approche empirique de la formation aux habiletés comportementales (behavioral social skills training).
  • Thomas Boland, Ph.D. : Collaborateur clinique associé aux recherches de standardisation et de validation expérimentale à l’Université de Rochester.

Correspondances académiques historiques : Department of Psychology, Indiana University, Bloomington, IN 47405, États-Unis, ou Department of Psychology, University of Rochester, Rochester, NY 14627, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Survey of Heterosexual Interactions (SHI) est d’opérationnaliser et de quantifier le niveau de compétence perçue, d’appréhension et d’inhibition comportementale éprouvé par des hommes dans des contextes d’initiation et de maintien de conversations avec des femmes inconnues ou peu familières. Lors de sa publication dans les années 1970 et au début des années 1980, la littérature psychiatrique et psychologique portait un intérêt croissant à la timidité masculine paralysante, désignée sous les vocables d’« anxiété hétérosociale » ou de « dysfonctionnement du comportement d’approche ». De nombreux jeunes hommes, bien qu’intellectuellement adaptés et ne souffrant pas de phobie sociale généralisée invalidante dans les relations professionnelles ou avec leurs pairs du même sexe, éprouvaient des blocages sévères face à la gente féminine, aboutissant à un isolement affectif, à une détresse existentielle et à des sentiments d’inadéquation personnelle majeurs.

Sur le plan clinique, le SHI remplit plusieurs fonctions diagnostiques et thérapeutiques indispensables :

  • Dépistage et évaluation de référence : L’outil identifie précisément le seuil à partir duquel l’inhibition sociale dépasse la simple réserve situationnelle pour devenir une anxiété d’évitement dysfonctionnelle nécessitant une intervention structurée.
  • Analyse fonctionnelle comportementale : Contrairement à des inventaires de personnalité globaux (qui mesurent le névrosisme ou l’introversion de manière abstraite), le SHI utilise une méthode d’échantillonnage de situations concrètes. Les 20 scénarios permettent au clinicien d’analyser la nature contextuelle des blocages : présence de tiers (ex. item 1 avec le colocataire, item 6 dans le bus), approches individuelles contre approches de groupes (ex. item 7 face à un groupe de quatre femmes), ou transitions relationnelles complexes (ex. item 14 ou item 19).
  • Mesure d’efficacité des interventions : L’échelle a été conçue pour constituer un indicateur pré-test et post-test hautement sensible au changement dans les protocoles de désensibilisation systématique, d’entraînement aux compétences sociales (affirmation de soi, prise de parole, communication non verbale) et de restructuration cognitive orientée sur les croyances irrationnelles d’évaluation négative.

Dans le domaine de la recherche fondamentale, le SHI fournit aux investigateurs un critère psychométrique fiable pour constituer des groupes contrastés (hommes compétents/non inhibés versus hommes anxieux/inhibés) afin d’étudier les corrélats neurovégétatifs (rythme cardiaque, réponse électrodermale), les biais attentionnels cognitifs et les paramètres micro-comportementaux (contact visuel, latence de réponse, débit verbal) lors d’interactions hétérosociales réelles menées en laboratoire.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique ciblé par le SHI est l’anxiété hétérosociale et la compétence comportementale perçue dans les interactions dyadiques non initiées. Ce construit repose sur une modélisation tripartite combinant les composantes affectives, cognitives et comportementales de l’anxiété d’approche :

1. L’inhibition de l’initiation verbale (Initiation Skills)

Cette dimension renvoie à la capacité subjective d’un individu à rompre le silence et à formuler une première phrase engageante auprès d’une interlocutrice. Les items 2, 3, 5, 8 et 15 évaluent directement la promptitude à engager une conversation à partir de stimuli contextuels banals (demander du sel, faire une remarque dans une fête, engager la conversation lors d’une pause professionnelle). Les individus à score bas anticipent un rejet catastrophique ou un blocage physiologique (aphonie, tremblements), ce qui neutralise le comportement opérant d’approche.

2. L’anxiété liée à l’observation par des tiers (Public Visibility & Audience Effects)

L’inhibition hétérosociale n’évolue pas dans un vide social. Plusieurs scénarios introduisent explicitement des observateurs tiers, créant un effet d’audience majeur générateur d’appréhension de l’évaluation. Par exemple, l’item 1 met en scène la présence d’un colocataire assis sur son lit pendant un appel téléphonique ; l’item 6 introduit un passager masculin qui observe l’interaction dans un bus bondé ; l’item 12 présente une situation où la cible marche aux côtés d’autres personnes inconnues. Ces situations mobilisent la peur du ridicule et la crainte du jugement par les pairs du même sexe, amplifiant l’anxiété de performance.

3. L’approche face à des structures de groupe (Group Threat)

Aborder une cible isolée requiert un niveau d’activation différent de celui nécessaire pour s’introduire au sein d’un groupe préexistant. L’item 7 (aborder une femme au sein d’un groupe de quatre amies) et l’item 3 (interagir avec deux femmes en pleine conversation) explorent la perméabilité sociale et la tolérance au risque de rejet démultiplié par la présence du sous-groupe.

4. Le sentiment d’auto-efficacité comportementale (Self-Efficacy Expectancy)

Au sens défini par Albert Bandura, le construit ne mesure pas simplement l’absence de peur, mais la croyance en sa propre capacité à exécuter avec succès la conduite requise (« be able to call / initiate a conversation in every case »). Le format de réponse en 7 points capture ainsi l’estimation probabiliste de réussite comportementale que l’individu s’attribue face à la tâche.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du SHI s’ancre profondément dans la révolution comportementale et cognitive des années 1970, dominée par les travaux de Richard M. McFall sur le modèle des compétences sociales (Social Competence Model), la théorie de l’apprentissage social de Bandura et le conditionnement opérant de B.F. Skinner.

Le modèle du déficit de compétences vs modèle de l’inhibition anxieuse

À l’époque de la conception du SHI, un débat majeur animait la communauté scientifique pour expliquer la timidité masculine sévère :

  • L’hypothèse du déficit en habiletés (Skill Deficit Model) : Soutenue par des théoriciens du conditionnement, cette hypothèse posait que les hommes socialement isolés ne possédaient tout simplement pas dans leur répertoire comportemental les micro-réponses nécessaires (posture, contact oculaire, modulation vocale, techniques de relance conversationnelle).
  • L’hypothèse de l’inhibition par l’anxiété conditionnée (Conditioned Anxiety / Inhibition Model) : D’inspiration wolpéenne (Joseph Wolpe), elle suggérait que les individus possèdent les habiletés requises, mais qu’une réaction émotionnelle conditionnée d’anxiété aiguë bloque l’expression comportementale du répertoire.
  • L’hypothèse médiationnelle cognitive (Cognitive Self-Evaluation Model) : Portée par Albert Ellis et Aaron Beck, elle stipulait que ce sont les auto-verbalisations négatives (« Elle va me rejeter », « Je vais avoir l’air stupide ») qui déclenchent à la fois l’anxiété et le repli.

Twentyman et McFall (1975) ont structuré le SHI non pas comme un test de trait rigide, mais comme un instrument comportemental axé sur les situations d’interaction hétérosexuelle. En alignant l’évaluation sur le concept d’auto-efficacité de Bandura (la conviction de pouvoir accomplir l’action dans une situation donnée), le SHI a permis de réconcilier ces approches : il mesure la probabilité d’émission du comportement, qui résulte conjointement de la compétence perçue, de la tolérance à l’anxiété situationnelle et des anticipations cognitives de succès ou d’échec.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du SHI ont été documentées de façon extensive à travers de multiples investigations empiriques menées auprès d’échantillons universitaires et cliniques (Twentyman & McFall, 1975 ; Twentyman, Boland, & McFall, 1981).

Validité convergente et divergente

Le SHI présente une validité convergente robuste avec les instruments contemporains mesurant l’anxiété sociale et l’assertivité. Les corrélations rapportées dans les études princeps et les réplications ultérieures indiquent :

  • Une corrélation négative hautement significative avec la Social Avoidance and Distress Scale (SAD ; Watson & Friend, 1969), se situant entre r = -0,62 et r = -0,74 (p < 0,001). Des scores élevés au SHI (reflétant une plus grande aisance) sont fortement associés à de faibles niveaux d’évitement et de détresse sociale.
  • Une corrélation négative avec la Fear of Negative Evaluation Scale (FNE), avec des valeurs de r comprises entre -0,48 et -0,58, confirmant que la peur du jugement d’autrui sous-tend en partie l’incapacité d’approche.
  • Une corrélation positive modérée à forte avec des échelles d’affirmation de soi générale (telle que le College Self-Expression Scale de Galassi et al.), typiquement autour de r = 0,50 à 0,65.
  • Sur le plan de la validité discriminante, le SHI montre des corrélations faibles à non significatives (r < 0,20) avec les mesures d’intelligence générale, de réussite académique ou d’anxiété générale non sociale (anxiété aux examens), démontrant que le construit cible spécifiquement la sphère relationnelle hétérosociale.

Validité de critère et prédictive (Comportement en laboratoire)

La force maîtresse du SHI réside dans sa remarquable validité de critère comportementale. Dans les protocoles de Twentyman et McFall (1975), les scores au SHI ont prédit avec une grande fidélité le comportement réel de participants masculins placés en situation de test en laboratoire :

  • Épreuve d’appel téléphonique simulé : Les sujets ayant un score faible au SHI ont mis significativement plus de temps à composer le numéro (latence d’initiation accrue), ont eu des durées d’interaction plus courtes et ont présenté un nombre élevé de pauses verbales dysfonctionnelles par rapport aux participants ayant un score élevé.
  • Interaction libre en face-à-face : Dans une salle d’attente avec une complice féminine inconnue (confederate), les participants à haut score au SHI ont initié spontanément une conversation dans plus de 80 % des cas, contre moins de 25 % chez les participants classés comme timides/anxieux d’après le SHI.
  • Activation physiologique : Durant l’interaction, les individus à faible score au SHI présentaient des augmentations significativement plus marquées du rythme cardiaque (tachycardie réactionnelle) mesurées par électrocardiographie continue.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité du SHI a fait l’objet de calculs méthodologiques rigoureux sur divers échantillons d’étudiants et de consultants de cliniques universitaires.

Cohérence interne

La consistance interne de l’échelle à 20 items est exceptionnellement élevée :

  • Le coefficient alpha de Cronbach rapporté dans l’échantillon princeps de validation (Twentyman, Boland, & McFall, 1981) est de α = 0,91.
  • Des réplications indépendantes menées dans des contextes universitaires nord-américains ont trouvé des coefficients oscillant de manière stable entre 0,88 et 0,94.
  • Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent de 0,42 à 0,76, chaque scénario contribuant de manière positive et substantielle à la variance globale du construit. Aucun item ne montre d’inversion ou de corrélation marginale qui justifierait sa suppression de l’outil standard.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité temporelle a été documentée sur plusieurs cohortes témoins n’ayant reçu aucun traitement psychologique :

  • Sur un intervalle de deux semaines, le coefficient de corrélation de Pearson test-retest s’élève à r = 0,91 (Twentyman & McFall, 1975).
  • Sur un intervalle de quatre semaines, les coefficients se maintiennent au-delà de r = 0,85.
  • Cette stabilité démontre que l’inhibition hétérosociale mesurée par l’instrument constitue une disposition comportementale stable en l’absence d’intervention thérapeutique ciblée, tout en restant réactive aux changements induits par un entraînement aux compétences sociales.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les explorations factorielles conduites sur le SHI (Twentyman et al., 1981 ; Fischer & Corcoran, 2007) confirment une architecture psychométrique robuste, caractérisée principalement par un facteur général dominant d’efficacité d’approche hétérosociale.

Structure unifactorielle dominante

Lors d’analyses factorielles exploratoires (AFE) par extraction des composantes principales avec rotation varimax, le premier facteur non tourné explique généralement entre 42 % et 51 % de la variance totale. Le diagramme de chute (scree plot) montre une rupture nette après la première valeur propre (eigenvalue > 8,5), ce qui soutient fermement l’usage d’un score global unidimensionnel dans la pratique clinique et la recherche empirique.

Sous-dimensions contextuelles secondaires

Lorsque des rotations obliques ou orthogonales à plusieurs facteurs sont appliquées, trois sous-composantes situationnelles émergent distinctement :

  • Facteur 1 : Approche directe et spontanée en face-à-face (Saturations : items 2, 4, 5, 8, 15, 18, 20). Ce facteur regroupe les situations où le sujet se retrouve physiquement proche d’une femme seule ou dans un lieu public (bar, cafétéria, pause de travail) et doit initier un contact verbal direct. Les saturations factorielles pour ces items s’échelonnent de 0,55 à 0,78.
  • Facteur 2 : Prise de contact différée et téléphoner pour un rendez-vous (Saturations : items 1, 9, 11). Ce facteur s’articule autour des situations d’invitation explicite (asking for a date) ou d’appels téléphoniques, où l’enjeu du consentement ou du refus est frontalement posé. L’item 11 présente une saturation élevée (0,74) sur cette dimension.
  • Facteur 3 : Approche en contexte de visibilité sociale ou de groupe (Saturations : items 3, 6, 7, 12, 13, 14, 16). Ce facteur capte la complexité d’interagir lorsque la cible est accompagnée d’autres personnes ou que l’environnement immédiat comporte des témoins potentiels. L’item 7 (femme entourée de quatre amies) s’associe à ce facteur avec une saturation de 0,69.

Bien que ces sous-groupements situationnels soient d’un intérêt clinique précieux pour concevoir des hiérarchies d’exposition in vivo sur mesure, la structure globale demeure unitaire et soutient l’agrégation de tous les items en un score composite.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Format d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation papier-crayon ou informatisé.
  • Population cible : Initialement développé et normé pour les hommes jeunes adultes (étudiants de l’enseignement supérieur, 18-30 ans) présentant des difficultés d’interaction avec les femmes. Des adaptations de genre ont parfois été explorées en recherche clinique.
  • Nombre d’items : 20 items décrivant des scénarios de vie quotidienne détaillés.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points. La graduation s’organise généralement comme suit selon les items :
    • 1 : Incapable d’appeler / d’aborder / de parler dans chaque cas (unable in every case / find it very difficult).
    • 2, 3, 4 : Capable dans certains cas (able in some cases / slightly difficult).
    • 5, 6, 7 : Capable dans tous les cas (able in every case / find it easy).
  • Cotation et calcul du score :
    • L’instrument ne comporte aucun item inversé : tous les items sont formulés de telle sorte qu’un score plus élevé indique une plus grande capacité perçue et une aisance accrue.
    • Le score total s’obtient par la somme arithmétique simple des 20 items.
    • Étendue des scores possibles : de 20 à 140 points.
  • Interprétation clinique des scores :
    • 20 à 59 points : Inhibition hétérosociale sévère. Évitement quasi systématique des interactions avec des interlocutrices inconnues, détresse d’anticipation élevée, indication claire pour un entraînement aux compétences sociales ou une TCC.
    • 60 à 89 points : Inhibition sociale modérée. L’individu est capable d’engager la parole sous des conditions très favorables (contexte structuré, familiarité minimale), mais s’inhibe fortement face aux groupes ou en présence de tiers observateurs.
    • 90 à 140 points : Aisance et compétence relationnelle perçue normale à élevée. Fonctionnement hétérosocial fluide, absence d’inhibition invalidante.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : Version princeps en 1975 (Twentyman & McFall) ; version standardisée et études psychométriques élargies publiées en 1981 (Twentyman, Boland, & McFall).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Les articles fondateurs ont été publiés dans des revues scientifiques universitaires sous copyright de l’American Psychological Association (APA) et de SAGE Publications. Le texte de l’échelle a été republié dans le domaine public académique et dans des ouvrages de référence pour la recherche clinique, notamment dans le compendium de Fischer et Corcoran (Measures for Clinical Practice and Research, Oxford University Press).
  • Tarifs et accessibilité : L’utilisation du SHI à des fins de recherche universitaire, d’enseignement ou de pratique clinique non commerciale est généralement libre et sans redevance (open for academic and clinical research use). Les utilisateurs doivent citer adéquatement les publications d’origine. Les utilisations commerciales ou l’intégration dans des plateformes logicielles payantes nécessitent l’accord préalable des ayants droit ou des éditeurs respectifs.

12. Références / References

Les publications de référence régissant la conception, la validation et les applications cliniques du SHI incluent :

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1, pp. 193–197). Oxford University Press.
  • McFall, R. M. (1982). A review and reformulation of the concept of social skills. Behavioral Assessment, 4(1), 1–33.
  • Twentyman, C. T., Boland, T., & McFall, R. M. (1981). Heterosocial avoidance in college males: Four studies. Behavior Modification, 5(4), 523–552. https://doi.org/10.1177/014544558154006
  • Twentyman, C. T., & McFall, R. M. (1975). Behavioral training of social skills in shy males. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 43(3), 384–395. https://doi.org/10.1037/h0076720
  • Watson, D., & Friend, R. (1969). Measurement of social-evaluative anxiety. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 33(4), 448–457. https://doi.org/10.1037/h0027806

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale :
1 = be unable to call / ask / initiate / talk in every case
2, 3, 4 = be able to call / ask / initiate / talk in some cases
5, 6, 7 = be able to call / ask / initiate / talk in every case

  1. Item 1 : You want to call a girl up for a date. This is the first time you are calling her up as you only know her slightly. When you get ready to make the call, your roommate comes into the room, sits down on his bed and begins reading a magazine. In this situation you would:
    1 = be unable to call in every case, 2, 3, 4 = be able to call in some cases in every case, 5, 6, 7 = be able to call in every case
  2. Item 2 : You are at a dance. You see a very attractive girl whom you do not know. She is standing alone and you would like to dance with her. You would:
    1 = be unable to ask her in every case, 2, 3, 4 = be able to ask her in some cases, 5, 6, 7 = be able to ask her in every case
  3. Item 3 : You are at a party and you see two girls talking. You do not know these girls but you would like to know one of them better. In this situation you would:
    1 = be unable to initiate a conversation, 2, 3, 4 = be able to initiate a conversation in some cases, 5, 6, 7 = be able to initiate a conversation in every case
  4. Item 4 : You are at a bar where there is also dancing. You see a couple of girls sitting in it booth. One, whom you do not know, is talking with a fellow who is standing by the booth. These two go over to dance leaving the other girl sitting alone. You have seen this girl around, but do not really know her. You would like to go over and talk to her (but you wouldn’t like to dance). In this situation you would:
    1 = be unable to go over and talk to her, 2, 3, 4 = be able to go over and talk to her in some cases, 5, 6, 7 = be able to go over and talk to her in every case
  5. Item 5 : On a work break at your job you see a girl who also works there and is about your age. You would like to talk to her, but you do not know her. You would:
    1 = be unable to talk to her in every case, 2, 3, 4 = be able to talk to her in some cases, 5, 6, 7 = be able to talk to her in every case
  6. Item 6 : You are on a crowded bus; a girl you know only slightly is sitting in front of you. You would like to talk to her but you notice that the fellow sitting next to her is watching you. You would:
    1 = be unable to talk to her in every case, 2, 3, 4 = be able to talk to her in some cases, 5, 6, 7 = be able to talk to her in every case
  7. Item 7 : You are at a dance. You see an attractive girl whom you do not know, standing in a group of four girls. You would:
    1 = be unable to ask to in every case, 2, 3, 4 = be able to ask in some cases, 5, 6, 7 = be able to ask in every case
  8. Item 8 : You are at a drugstore counter eating lunch. A girl whom you do not know sits down beside you. You would like to talk to her. After her meal comes she asks you to pass the sugar. In this situation you would pass the sugar:
    1 = but be unable to initiate a conversation with her, 2, 3, 4 = and in some cases be able to initiate a conversation, 5, 6, 7 = and be able to initiate conversation
  9. Item 9 : A friend of yours is going out with his girlfriend this weekend. He wants you to come along and gives you the name and phone number of a girl he says would be a good date. You are not doing anything this weekend. In this situation you would:
    1 = be unable to call in every case, 2, 3, 4 = be able to call her in some cases, 5, 6, 7 = be able to call in every case
  10. Item 10 : You are at the library. You decide to take a break, and as you walk down the hall you see a girl whom you know only casually. She is sitting at a table and appears to be studying. You decide that you would like to ask her to get a coke with you. In this situation you would:
    1 = be unable to ask her in every case, 2, 3, 4 = be able to ask her in some case, 5, 6, 7 = be able to ask her in every case
  11. Item 11 : You want to can a girl up for a date. You find this girl attractive but you do not know her. You would:
    1 = be unable to call in every case, 2, 3, 4 = be able to call in some cases, 5, 6, 7 = be able to call in every case
  12. Item 12 : You are taking a class at the university. After one of your classes you see a girl whom you know. You would like to talk to her; however, she is walking with a couple of otter girls you do not know. You would:
    1 = be unable to talk to her in every case, 2, 3, 4 = be able to talk to her in some cases, 5, 6, 7 = be able to call in every case
  13. Item 13 : You have been working on a committee for the past year. There is a banquet at which you are assigned a particular seat. On one side of you there is a girl you do not know; on the other side is a guy you do not know. In this situation you would:
    1 = be unable to initiate a conversation with the girl and talk only with the guy, 2, 3, 4 = be able to initiate a conversation with the girl in some cases but talk to the guy, 5, 6, 7 = be able to initiate a conversation in every case and be able to talk equally as freely with the girl as with the guy
  14. Item 14 : You are in the lobby of a large apartment complex waiting for a friend. As you are waiting for him to come down a girl whom you know well walks by with another girl whom you have never seen before. The girl you know says hello and begins to talk to you. Suddenly .she remembers that she left something in her room. Just before she leaves you she tells you the other girl’s name. In this situation you would:
    1 = find it very difficult to initiate and continue a conversation with the other girl, 2, 3, 4 = find it only slightly difficult, 5, 6, 7 = find it easy to initiate and continue a conversation
  15. Item 15 : You are at a party in a friend’s apartment. You see it girl who has come alone. You don’t know her, but you would like to talk to her. In this situation you would:
    1 = be unable to go over and talk to her, 2, 3, 4 = be able to go over and talk to her in some cases, 5, 6, 7 = be able to go over and talk to her in every case
  16. Item 16 : You are walking to your mailbox in the large apartment building where you live, When you get there you notice that two girls putting their names on the mailbox of the vacant apartment beneath yours. In this situation you would:
    1 = be unable to go over and initiate a conversation, 2, 3, 4 = be able to go over and initiate a conversation in some cases, 5, 6, 7 = be able to go over and initiate a conversation in every case
  17. Item 17 : You are at a record store and see a girl that you once were introduced to. That was several months ago and now you have forgotten her name. You would like to talk to her. In this situation you would:
    1 = be unable to start a conversation with her in every case, 2, 3, 4 = be able to start a conversation with her in some cases, 5, 6, 7 = able to start a conversation with her in every case
  18. Item 18 : You are at the student union or local cafeteria where friends your age eat lunch. You have gotten your meal and are now looking for a place to sit down. Unfortunately, there are no empty tables. At one table, however, there is a girl sitting alone. In this situation you would:
    1 = wait until another place was empty and then sit down, 2, 3, 4 = ask the girl if you could sit at the table but not say anything more to her, 5, 6, 7 = ask the girl if you could sit at the table and then initiate a conversation
  19. Item 19 : A couple of weeks ago you had a first-date with a girl you now see walking on the street towards you. For some reason you haven’t seen each other since then. You would like to talk to her but aren’t sure of what she thinks of you. In this situation you would:
    1 = walk by without saying anything, 2, 3, 4 = walk up to her and say something in every case, 5, 6, 7 = walk up to her and say something in every cases
  20. Item 20 : Generally, in most social situations involving girls whom I do not know, I would:
    1 = be unable to initiate a conversation, 2, 3, 4 = be able to initiate a conversation in some cases, 5, 6, 7 = be able to initiate a conversation in every case
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Enquête sur les interactions hétérosexuelles (SHI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/enquete-sur-les-interactions-heterosexuelles-shi/
Looti, Mohammed. “Enquête sur les interactions hétérosexuelles (SHI).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/enquete-sur-les-interactions-heterosexuelles-shi/.
Looti, Mohammed. “Enquête sur les interactions hétérosexuelles (SHI).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/enquete-sur-les-interactions-heterosexuelles-shi/.