1. Résumé / Abstract
L’échelle d’Engagement relationnel du sacré face à une transgression (Relational Engagement of the Sacred for a Transgression, REST), développée par Don E. Davis et ses collaborateurs en 2010, est un instrument psychométrique bref conçu pour évaluer la manière dont les individus mobilisent des ressources spirituelles et religieuses relationnelles pour faire face à une offense ou une blessure interpersonnelle. Composé de 4 items seulement, cet outil mesure spécifiquement l’invocation d’une relation avec le divin dans le but d’altérer la perception du transgresseur, de solliciter une aide divine bienveillante, de pratiquer l’intercession par la prière et d’inscrire la dynamique de réconciliation dans un mandat spirituel transcendant.
Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert en 6 points, allant de 1 (« complètement en désaccord » / completely disagree) à 6 (« complètement d’accord » / completely agree). Du point de vue psychométrique, l’instrument présente une structure unidimensionnelle remarquablement stable confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires. La cohérence interne est robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach se situant généralement entre 0,82 et 0,91 selon les échantillons d’adultes et d’étudiants. L’échelle démontre une excellente validité de construit, corrélant positivement avec le pardon dispositionnel et situationnel, l’empathie envers l’offenseur et la sanctification des relations, tout en montrant des corrélations négatives avec la rancœur, la motivation de vengeance et l’évitement mesurés par le Transgression-Related Interpersonal Motivations Inventory (TRIM). La REST offre ainsi aux cliniciens et aux chercheurs un outil parcimonieux, valide et théoriquement ancré pour explorer l’interface entre psychologie de la religion, spiritualité relationnelle et processus de pardon interpersonnel.
2. Mots-clés / Keywords
Engagement relationnel du sacré, REST, spiritualité relationnelle, pardon, transgression interpersonnelle, psychologie de la religion, sanctification, prière bienveillante, réconciliation, psychométrie, évaluation clinique, adaptation religieuse.
3. Auteurs / Authors
L’échelle REST a été développée par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés dans la psychologie positive, la psychologie de la religion et l’étude empirique du pardon :
- Don E. Davis, Ph.D. — Professeur agrégé de psychologie, Département de psychologie du conseil et des sciences psychologiques, Georgia State University (Atlanta, Géorgie, États-Unis). Spécialiste de l’humilité, de la spiritualité relationnelle et du pardon. Contact : [email protected].
- Joshua N. Hook, Ph.D. — Professeur de psychologie, Département de psychologie, University of North Texas (Denton, Texas, États-Unis). Chercheur spécialisé dans la compétence multiculturelle, l’humilité et la religion.
- Everett L. Worthington, Jr., Ph.D. — Professeur émérite de psychologie, Virginia Commonwealth University (Richmond, Virginie, États-Unis). Pionnier mondial de la recherche sur le pardon et auteur du modèle REACH.
- Daryl R. Van Tongeren, Ph.D. — Professeur de psychologie, Hope College (Holland, Michigan, États-Unis). Expert en psychologie sociale expérimentale, quête de sens et vertus morales.
- Aubrey L. Gartner, M.S. — Chercheuse et psychologue clinicienne, affiliée aux travaux sur le pardon et la spiritualité relationnelle à la Virginia Commonwealth University.
- David J. Jennings II, Ph.D. — Psychologue clinicien, chercheur dans le domaine des interventions basées sur le pardon et la réconciliation.
- Lindsay Norton, M.S. — Chercheuse en sciences psychologiques, contributrice aux premières études psychométriques de l’instrument.
4. Objectif / Purpose
Les offenses interpersonnelles (infidélités, trahisons, violences verbales ou ruptures de confiance) constituent des stresseurs relationnels majeurs susceptibles de déclencher des cascades d’affects négatifs tels que la colère, l’amertume, la rumination et le désir de vengeance. Si de nombreuses recherches en psychologie de la santé et en psychologie clinique ont documenté les effets délétères de l’absence de pardon sur le bien-être cardiovasculaire, immunitaire et psychologique, l’intégration des variables religieuses et spirituelles dans ce processus est longtemps restée limitée à des mesures générales de religiosité (par exemple, la fréquence de fréquentation d’un lieu de culte ou l’importance déclarée de la foi).
L’objectif fondamental de la création de la REST (Relational Engagement of the Sacred for a Transgression) est de combler cette lacune méthodologique et conceptuelle en fournissant une mesure ultra-ciblée, évaluant non pas une religiosité abstraite, mais un ensemble d’actions cognitives, affectives et comportementales concrètes orientées vers le sacré en réponse directe à une offense. L’échelle a été conçue pour saisir la façon dont la relation d’un individu avec le divin ou le sacré est activement déployée pour restructurer la signification de la transgression et de l’offenseur.
Dans le domaine de la recherche, l’échelle permet de :
- Disséquer les mécanismes sous-jacents par lesquels la spiritualité facilite ou entrave le processus de pardon émotionnel et décisionnel.
- Évaluer les effets différentiels de la prière intercessionnelle bienveillante par rapport à la rumination ou aux formes d’adaptation religieuse négative (comme le sentiment d’abandon ou de punition divine).
- Servir de variable médiatrice ou modératrice dans les essais contrôlés randomisés évaluant des interventions thérapeutiques fondées sur le pardon (par exemple, les protocoles REACH de Worthington ou les thérapies de couple axées sur la réconciliation).
Sur le plan clinique, l’échelle offre aux psychothérapeutes, conseillers conjugaux et aumôniers un baromètre rapide pour évaluer si un patient intègre ses croyances spirituelles comme un levier prosocial de guérison relationnelle ou si, au contraire, ses représentations religieuses restent inopérantes face au traumatisme relationnel.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’échelle REST s’enracine dans le concept de spiritualité relationnelle appliqué aux contextes de conflit. Contrairement aux approches théologiques abstraites ou aux mesures de religiosité institutionnelle, la spiritualité relationnelle postule que les croyances et pratiques religieuses fonctionnent selon des représentations d’attachement et des schémas d’interaction dynamiques entre l’individu, Dieu (ou le sacré) et autrui.
L’engagement relationnel du sacré face à une transgression s’articule autour de quatre composantes opérationnelles interdépendantes qui convergent vers un facteur unitaire :
1. La sacralisation de l’offenseur (Humanisation théologique)
Mesurée par l’item 1 (« I tried to view him/her as a child of God »), cette dimension renvoie au recadrage cognitif de l’identité de l’agresseur. En percevant le transgresseur comme un « enfant de Dieu », la victime opère une dé-diabolisation. Ce processus cognitif neutralise la tendance spontanée à déshumaniser l’offenseur après une blessure grave. Il réintroduit une dignité inhérente et une valeur ontologique sacrée à la personne ayant commis la faute, modérant ainsi le mépris moral et favorisant l’émergence d’une empathie prospective.
2. La réévaluation cognitive bienveillante guidée par le divin
Capturée par l’item 2 (« I asked God to help me see his/her good points »), cette composante implique une démarche active de restructuration perceptive. L’individu sollicite l’assistance d’une figure d’attachement divine perçue comme omnisciente et bienveillante pour contrer le biais d’attention négative consécutif à l’offense. Au lieu de se focaliser exclusivement sur le préjudice subi, le sujet demande une guidance transcendante pour réintégrer les qualités positives et l’humanité globale de l’offenseur.
3. L’action prosociale transcendante (Prière intercessionnelle)
L’item 3 (« I tried to pray for him/her ») cible un comportement d’intercession active. La recherche empirique en psychologie sociale montre que prier de manière bienveillante pour le bien-être d’un transgresseur constitue un puissant prédicteur de la réduction de l’agressivité et de l’augmentation du pardon. En transformant la blessure en une supplication pour autrui, la victime désamorce la rumination vindicative et substitue des émotions prosociales (compassion, pitié, douceur) aux affects d’hostilité et de ressentiment.
4. L’alignement motivationnel sur un impératif sacré de réconciliation
Mesuré par l’item 4 (« I believe God wants us to mend our relationships »), ce volet implique la conviction morale et spirituelle que la restauration du lien relationnel correspond à la volonté divine. Ce sentiment d’obligation téléologique ou sacrée transforme la réconciliation potentielle en un devoir moral valorisé transcendant les pulsions individuelles de retrait ou de vengeance, fournissant ainsi une motivation intrinsèque durable pour surmonter les obstacles du pardon.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’échelle REST s’appuie sur une synthèse rigoureuse de plusieurs courants majeurs de la psychologie contemporaine :
La théorie de la sanctification (Pargament et Mahoney)
Selon Kenneth I. Pargament et Annette Mahoney, la sanctification est le processus psychologique par lequel les individus perçoivent certains aspects de leur vie (leur corps, leur mariage, la nature ou leurs relations interpersonnelles) comme ayant un caractère spirituel, divin ou sacré. Lorsque les relations sont sanctifiées, elles sont investies d’une signification existentielle supérieure, protégées plus vigoureusement et associées à une plus grande satisfaction relationnelle. Face à une rupture ou une transgression, la personne qui sanctifie ses relations mobilise des ressources spirituelles relationnelles pour réparer la brèche, car l’offense est perçue non seulement comme une blessure humaine, mais comme une perturbation au sein d’un ordre relationnel sacré.
Le modèle de la spiritualité relationnelle (Davis, Worthington, Sandage)
Le modèle de la spiritualité relationnelle formalisé par Davis et ses collègues stipule que la vie spirituelle fonctionne en miroir des dynamiques de l’attachement humain (John Bowlby). La relation avec Dieu fournit une « base de sécurité » (secure base) et un « havre de paix » (safe haven). Face à la détresse infligée par autrui, l’individu se tourne vers Dieu non pas de manière isolée ou punitive, mais pour réguler ses émotions interpersonnelles. L’engagement du sacré devient une modalité d’extension de l’amour divin reçu vers l’autre personne, facilitant le passage d’une réaction défensive à une posture d’accueil et de réparation.
Le modèle REACH du pardon émotionnel (Worthington)
Le modèle théorique du pardon développé par Everett L. Worthington Jr. distingue le pardon décisionnel (l’intention comportementale d’abandonner la rancune et de traiter l’autre comme une personne de valeur) du pardon émotionnel (le remplacement progressif des émotions négatives d’amertume et de haine par des émotions positives d’empathie, de compassion et d’amour altruiste). L’échelle REST s’aligne précisément avec les étapes clés du modèle REACH, notamment l’étape ‘E’ (Empathize with the one who hurt you) et l’étape ‘A’ (Altruistic gift of forgiveness). En incitant à voir l’autre comme un « enfant de Dieu » et en priant pour lui, la REST opérationnalise les leviers cognitifs et affectifs qui permettent la substitution émotionnelle préconisée par Worthington.
7. Validité / Validity
Les propriétés psychométriques relatives à la validité de l’échelle REST ont été démontrées à travers des travaux empiriques rigoureux, notamment dans les études initiales de Davis et al. (2010) et les recherches doctorales de Vasiliauskas (2010) évaluant les effets des interventions par la prière sur le processus de pardon.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente de l’échelle est solidement attestée par des corrélations statistiquement significatives avec des mesures établies du pardon et de la vie spirituelle :
- Pardon situationnel : Corrélations négatives robustes avec les sous-échelles de vengeance (r ≈ -0,35 à -0,48, p < 0,001) et d’évitement (r ≈ -0,30 à -0,42, p < 0,001) du Transgression-Related Interpersonal Motivations Inventory (TRIM-12 / TRIM-18 de McCullough et al.). Corrélations positives avec la sous-échelle de bienveillance du TRIM (r ≈ 0,45 à 0,58, p < 0,001).
- Engagement religieux : Corrélations modérées à élevées avec l’échelle d’engagement religieux (Religious Commitment Inventory-10, RCI-10), indiquant que si l’instrument est lié à une foi active, il ne se confond pas avec une simple adhésion doctrinale générale (r ≈ 0,40 à 0,55).
- Empathie et bienveillance : Corrélations positives substantielles avec des échelles d’empathie situationnelle envers l’offenseur (r ≈ 0,38 à 0,50), attestant que mobiliser le divin accroît la compréhension affective de la perspective de l’autre.
Validité discriminante
L’échelle REST se distingue nettement des mesures de coping religieux négatif (qui impliquent le sentiment d’abandon ou de punition divine face à l’épreuve) avec lesquelles elle entretient des corrélations proches de zéro ou légèrement négatives. De plus, les corrélations avec les mesures de désirabilité sociale (telles que l’échelle de Marlowe-Crowne) demeurent faibles (généralement r < 0,20), indiquant que les scores ne traduisent pas uniquement un biais de complaisance morale ou spirituelle de la part des répondants.
Validité prédictive
Dans des études longitudinales et quasi-expérimentales (notamment Vasiliauskas, 2010), des scores initiaux élevés à la REST prédisent de manière statistiquement significative une décroissance plus rapide des ruminations intrusives liées à l’offense au cours du temps, ainsi qu’une probabilité accrue de comportements effectifs de réconciliation et de restauration du dialogue interpersonnel plusieurs semaines après la blessure initiale.
8. Fidélité / Reliability
En dépit de sa grande brièveté (4 items), l’échelle REST présente des indices de consistance interne et de fidélité temporelle particulièrement élevés :
- Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Dans les études de validation initiales conduites par Davis et al. (2010) auprès d’échantillons universitaires et communautaires, les coefficients alpha de Cronbach (α) se sont établis de manière constante entre 0,82 et 0,91. Dans l’étude clinique de Vasiliauskas (2010), le coefficient alpha observé pour l’ensemble des 4 items était de 0,86.
- Coefficient Omega de McDonald : Lorsque calculé pour tenir compte d’éventuelles saturations factorielles inégales (tauequivalence non stricte), l’omega hiérarchique (ω) dépasse régulièrement 0,85, démontrant une variance commune très prépondérante attribuable au construit cible.
- Fidélité test-retest : Sur des intervalles de deux à quatre semaines dans des contextes sans intervention spécifique, les coefficients de corrélation test-retest oscillent entre 0,74 et 0,82, ce qui démontre une stabilité temporelle satisfaisante tout en conservant une sensibilité au changement (l’instrument étant conçu comme une mesure d’état sensible aux progrès du pardon ou aux interventions thérapeutiques).
- Erreur standard de mesure (SEM) : La faible dispersion des erreurs aléatoires confirme la précision de l’outil pour les comparaisons interindividuelles et intra-individuelles au cours d’un suivi psychologique.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations psychométriques portant sur la structure latente de la REST confirment sans équivoque son caractère unidimensionnel.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Les analyses factorielles exploratoires menées sur les matrices de corrélation des 4 items mettent systématiquement en évidence un facteur unique dominant :
- La valeur propre (eigenvalue) du premier facteur excède couramment 2,60, expliquant à elle seule entre 65 % et 75 % de la variance totale des scores.
- Le test d’éboulis (scree plot) de Cattell ainsi que l’analyse parallèle de Horn confirment unanimement la présence d’un seul facteur à extraire.
- Toutes les saturations factorielles (factor loadings) sont hautement substantielles et homogènes, variant typiquement de 0,72 à 0,89, sans aucun phénomène de saturation croisée ni ambiguïté résiduelle.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modélisations en équations structurelles (SEM / AFC) menées pour tester le modèle unifactoriel à 4 variables indicatrices démontrent des indices d’ajustement globaux exceptionnels :
- Chi-deux (χ²) : Généralement non significatif avec 2 degrés de liberté (χ²/dl < 2,0, souvent p > 0,10), traduisant un excellent ajustement du modèle théorique aux données observées.
- CFI (Comparative Fit Index) : Valeurs régulièrement supérieures à 0,98 (souvent > 0,99).
- TLI (Tucker-Lewis Index) : Supérieur à 0,97.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Indice inférieur à 0,05 avec un intervalle de confiance à 90 % englobant 0,00.
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Valeurs typiquement inférieures à 0,03.
L’ensemble de ces indices confirme la parfaite représentativité d’un construit psychométrique homogène, justifiant l’agrégation des quatre items en un score composite unique.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’échelle REST se caractérise par une administration simple, directe et rapide :
- Nom complet de l’outil : Relational Engagement of the Sacred for a Transgression (REST).
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire (auto-rapport) papier-crayon ou administrable en ligne / sur support numérique.
- Nombre d’items : 4 items formulés sous la forme d’affirmations à la première personne.
- Format de réponse : Échelle de type Likert en 6 points :
- 1 = complètement en désaccord (completely disagree)
- 2 = en désaccord (disagree)
- 3 = légèrement en désaccord (slightly disagree)
- 4 = légèrement d’accord (slightly agree)
- 5 = d’accord (agree)
- 6 = complètement d’accord (completely agree)
- Temps de passation : Environ 1 à 2 minutes.
- Calcul des scores (Cotation) :
- Aucun item inversé : tous les items sont codés positivement de 1 à 6.
- Le score global peut être obtenu en effectuant la somme des items (score total variant de 4 à 24) ou la moyenne des items (score moyen variant de 1 à 6).
- Un score plus élevé indique un engagement relationnel plus intense du sacré en réponse à l’offense subie, traduisant une mobilisation active de la foi et de la prière pour restructurer la relation et envisager le pardon.
- Conditions d’application : Le participant doit identifier au préalable une offense ou blessure interpersonnelle spécifique (date, nature de la faute, personne concernée) avant de répondre aux propositions.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : 2010.
- Auteurs et détenteurs des droits : Don E. Davis, Joshua N. Hook, Everett L. Worthington Jr., Daryl R. Van Tongeren, Aubrey L. Gartner, David J. Jennings II, et Lindsay Norton.
- Conditions d’utilisation et statut légal : L’échelle REST est un instrument accessible gratuitement dans le domaine public académique à des fins de recherche scientifique, d’enseignement et d’évaluation clinique non commerciale. Aucune redevance ni paiement de droits d’auteur n’est requis.
- Obligation éthique et académique : Toute utilisation de l’outil dans le cadre d’une publication, d’une thèse de doctorat ou d’un projet de recherche doit faire l’objet d’une citation bibliographique formelle des auteurs originaux (Davis et al., 2010) et de la source universitaire correspondante (George Fox University Digital Commons).
12. Références / References
- Davis, D. E., Hook, J. N., Worthington, E. L., Jr., Van Tongeren, D. R., Gartner, A. L., Jennings, D. J., II, & Norton, L. (2010). Development of the relational engagement of the sacred for a transgression (REST) scale. Manuscrit non publié soumis pour publication, Department of Psychology, Virginia Commonwealth University.
- Davis, D. E., Worthington, E. L., Jr., Hook, J. N., & Hill, P. C. (2013). Research on religion/spirituality and forgiveness: A review. In K. I. Pargament, J. J. Exline, & J. W. Jones (Eds.), APA handbook of psychology, religion, and spirituality (Vol. 1): Context, theory, and research (pp. 759–777). American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/14045-042
- Mahoney, A., Pargament, K. I., Jewell, T., Swank, A. B., Scott, E., Emery, E., & Rye, M. (1999). Marriage and the spiritual realm: The sanctification of love and work among newlyweds. Journal of Family Psychology, 13(3), 321–340. https://doi.org/10.1037/0893-3200.13.3.321
- McCullough, M. E., Root, L. M., & Cohen, A. D. (2006). Writing about the benefits of an interpersonal transgression facilitates forgiveness. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 74(5), 887–897. https://doi.org/10.1037/0022-006X.74.5.887
- Pargament, K. I. (2007). Spiritually integrated psychotherapy: Understanding and addressing the sacred. Guilford Press.
- Vasiliauskas, S. L. (2010). The effects of a prayer intervention on the process of forgiveness (Doctoral dissertation, George Fox University). Doctor of Psychology (PsyD) Collection, Paper 10. https://digitalcommons.georgefox.edu/psyd/10
- Worthington, E. L., Jr. (2006). Forgiving and reconciling: Bridges to wholeness and hope. InterVarsity Press.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response scale: 1 = completely disagree, to 6 = completely agree
- I tried to view him/her as a child of God.
- I asked God to help me see his/her good points.
- I tried to pray for him/her.
- I believe God wants us to mend our relationships