Engagement parental prosocial — Seattle Social Development Project

L’échelle d’engagement parental prosocial (Seattle Social Development Project / Communities That Care) est un instrument psychométrique de 7 items mesurant les opportunités et les renforcements parentaux positifs, agissant comme un puissant facteur de protection contre la délinquance et les conduites à risque chez les jeunes.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de l’engagement parental prosocial (Prosocial Parental Involvement), issue des travaux longitudinaux du Seattle Social Development Project (SSDP) et intégrée dans l’enquête pour jeunes du modèle Communities That Care (CTC ; Arthur et al., 2002), constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour évaluer quantitativement le degré d’implication protectrice et renforçante des parents auprès de leurs enfants et adolescents. S’inscrivant dans le modèle du développement social (Social Development Model – SDM ; Hawkins & Weis, 1985 ; Catalano & Hawkins, 1996), cet outil opérationnalise la manière dont les figures parentales offrent des opportunités d’interaction positive, favorisent la participation aux décisions familiales, soutiennent la résolution de problèmes et distribuent des renforcements ou gratifications sociales contingents aux comportements prosociaux de l’enfant.

L’instrument se compose de 7 items articulés autour de deux dimensions interdépendantes : les opportunités d’implication prosociale (items 1 à 3) et les renforcements prosociaux et liens affectifs (items 4 à 7). Le protocole utilise deux formats de réponse distincts de type Likert à 4 points : une échelle binaire pondérée de concordance (« YES! », « yes », « no », « NO! » pour les items 1-3, 6 et 7) et une échelle de fréquence temporelle (« All the time », « Often », « Sometimes », « Never or almost never » pour les items 4 et 5). Le score composite s’échelonne de 7 à 28 points, un score élevé dénotant un environnement familial caractérisé par un engagement parental prosocial fort et structurant.

Sur le plan psychométrique, l’échelle démontre une consistance interne satisfaisante à travers de vastes échantillons épidémiologiques d’adolescents (alpha de Cronbach variant généralement entre 0,78 et 0,86 selon les cohortes et les sous-groupes d’âge). Les analyses factorielles confirmatoires appuient son unidimensionnalité d’ordre supérieur tout en corroborant la différenciation des facettes d’opportunité et de renforcement. L’échelle présente une validité prédictive et convergente robuste, démontrant des corrélations négatives systématiques avec l’initiation aux substances psychoactives, la délinquance juvénile, le décrochage scolaire et l’adhésion à des pairs déviants, confirmant son statut d’indice de référence des facteurs de protection familiaux dans la recherche internationale en prévention.

2. Mots-clés / Keywords

Engagement parental, facteur de protection, Seattle Social Development Project, modèle du développement social, Communities That Care, délinquance juvénile, consommation de substances, psychométrie, renforcement prosocial, évaluation familiale.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été formalisée et validée dans son format d’évaluation communautaire par l’équipe de recherche de la Social Development Research Group (SDRG) rattachée à l’Université de Washington (School of Social Work, Seattle, Washington, États-Unis) :

  • Michael W. Arthur, Ph.D. — Professeur associé et chercheur principal, Social Development Research Group, Université de Washington. Spécialiste des systèmes de prévention communautaire fondés sur des données probantes et de l’épidémiologie du développement de l’adolescent. Courriel institutionnel : [email protected].
  • J. David Hawkins, Ph.D. — Professeur émérite en travail social, cofondateur de la Social Development Research Group, Université de Washington. Théoricien principal du modèle du développement social (Social Development Model) et concepteur du Seattle Social Development Project.
  • John A. Pollard, Ph.D. — Méthodologiste et statisticien, chercheur affilié au SDRG, Université de Washington. Spécialiste de la modélisation psychométrique des facteurs de risque et de protection.
  • Richard F. Catalano, Ph.D. — Professeur émérite, co-créateur du modèle du développement social et chercheur principal au SDRG, Université de Washington. Expert de renommée mondiale dans la prévention du comportement antisocial et la promotion du développement positif des jeunes.
  • A. J. Baglioni Jr., Ph.D. — Statisticien et psychométricien, spécialiste de l’analyse factorielle confirmatoire et de l’invariance de mesure, Université de Virginie et affilié SDRG.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’engagement parental prosocial du Seattle Social Development Project est de quantifier précisément la présence et l’intensité des processus familiaux protecteurs qui inhibent le développement des conduites à risque chez les adolescents. Contrairement à de nombreux inventaires cliniques centrés exclusivement sur la psychopathologie parentale, les dysfonctionnements interactifs, les conflits ou la maltraitance, cet instrument a été conçu dans un paradigme d’évaluation développementale positive. Il vise à mesurer les mécanismes d’accueil, d’écoute, d’octroi de responsabilités et de reconnaissance mutuelle qui forgent l’attachement prosocial au sein du système familial.

Dans le domaine de la recherche épidémiologique et évaluative, l’échelle remplit une fonction diagnostique et prédictive majeure : elle permet d’opérationnaliser l’axe familial au sein des modèles théoriques de risque et de protection, tels qu’employés dans le système Communities That Care (Arthur et al., 2002). Les chercheurs utilisent cette mesure pour documenter les trajectoires développementales d’adolescents exposés à des contextes socio-économiques vulnérables et pour identifier les conditions sous lesquelles les opportunités offertes par les parents neutralisent l’influence néfaste de l’environnement défavorisé ou de la fréquentation de pairs antisociaux. Elle sert ainsi de variable médiatrice ou modératrice privilégiée dans les analyses de modélisation par équations structurelles.

Sur le plan clinique, scolaire et communautaire, l’instrument fournit aux intervenants sociaux, aux psychologues de l’éducation et aux coordinateurs de programmes de prévention un outil standardisé rapide et non stigmatisant. En mesurant spécifiquement si les jeunes perçoivent que leurs parents « remarquent » leurs réussites, les intègrent dans les prises de décision ou constituent un refuge émotionnel en cas de difficulté personnelle, l’échelle permet de cibler les déficits relationnels précis devant faire l’objet de programmes de formation aux compétences parentales (tels que Guiding Good Conduct ou Strengthening Families). En milieu scolaire, elle permet d’identifier les élèves qui manquent de ressources de soutien familial proximal et de monitorer l’efficacité à long terme des interventions de soutien à la parentalité déployées à l’échelle d’une école ou d’un district.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par cette échelle est l’engagement parental prosocial (Prosocial Parental Involvement), défini comme l’ensemble des interactions structurées, bidirectionnelles et gratifiantes par lesquelles les figures parentales intègrent activement l’adolescent dans le fonctionnement familial prosocial, valorisent ses comportements conformes aux normes adaptatives et entretiennent un climat d’affection et de réciprocité positive. Ce construit s’articule autour de deux composantes interdépendantes complémentaires :

Composante 1 : Les opportunités de participation et de sollicitation prosociale (Items 1 à 3)

Cette dimension capture l’accessibilité perçue des activités partagées et le statut accordé à la parole de l’adolescent au sein de la cellule familiale. Elle ne se limite pas à la présence physique du parent, mais cible des opportunités qualitatives d’interaction :

  • Partage d’activités plaisantes : la mesure évalue si les figures d’attachement créent activement des occasions régulières de réaliser des activités agréables et divertissantes avec le jeune (Item 1 : « My parents give me lots of chances to do fun things with them »). Ce partage renforce l’intégration affective et désamorce les tensions quotidiennes.
  • Consultation décisionnelle et agentivité : l’échelle évalue si les parents reconnaissent l’autonomie grandissante de l’adolescent en sollicitant formellement son avis avant de statuer sur des décisions familiales le concernant directement (Item 2 : « My parents ask me what I think before most family decisions affecting me are made »). Cette pratique favorise le sentiment d’auto-efficacité, la responsabilité civique intrafamiliale et le respect des règles établies.
  • Recours au soutien et disponibilité d’étayage : la composante quantifie l’accessibilité psychologique et la sécurité du lien en mesurant la certitude de l’adolescent de pouvoir solliciter activement l’aide d’un parent face à une crise personnelle intime (Item 3 : « If I had a personal problem, I could ask my mom or dad for help »). Il s’agit d’une manifestation opérationnelle de la base de sécurité au sens de la théorie de l’attachement.

Composante 2 : Les renforcements prosociaux et le lien affectif partagé (Items 4 à 7)

Cette sous-dimension renvoie à l’administration contingente de rétroactions valorisantes et à la qualité hédonique et émotionnelle de la proximité relationnelle parent-enfant :

  • Reconnaissance contingente de l’effort et de la conformité : l’instrument mesure l’attention vigilante et bienveillante portée par les parents aux accomplissements scolaires, domestiques ou personnels du jeune (Item 4 : « My parents notice when I am doing a good job and let me know about it »). La verbalisation de cette reconnaissance ancre durablement les comportements prosociaux par conditionnement opérant social.
  • Fierté parentale explicite : l’échelle capture la fréquence temporelle à laquelle les parents expriment explicitement des marques verbales de fierté et d’estime envers les réussites de l’adolescent (Item 5 : « How often do your parents tell you they’re proud of you for something you’ve done? »). Ce renforcement positif direct solidifie l’estime de soi et le sentiment de valeur personnelle.
  • Plaisir partagé et lien dyadique différencié : enfin, l’échelle explore l’agrément affectif individuel ressenti par le jeune lorsqu’il passe du temps avec sa mère (Item 6 : « Do you enjoy spending time with your mother? ») et avec son père (Item 7 : « Do you enjoy spending time with your father? »). La distinction intentionnelle entre les deux figures parentales permet de sonder le lien hédonique spécifique tissé avec chaque sous-système parental sans imposer une vision amalgamée de la dyade.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement conceptuel de l’instrument repose sur le modèle du développement social (Social Development Model – SDM), synthétisé et validé empiriquement par J. David Hawkins et Richard F. Catalano (Hawkins & Weis, 1985 ; Catalano & Hawkins, 1996 ; Hawkins, Catalano & Miller, 1992). Le SDM est une théorie développementale intégrative majeure qui articule de façon cohérente les postulats de la théorie du contrôle social de Travis Hirschi (1969), de la théorie de l’apprentissage social d’Albert Bandura (1977) et de la théorie de l’association différentielle d’Edwin Sutherland (1947).

Selon le SDM, le développement d’un comportement antisocial ou d’un usage problématique de substances psychoactives est médiatisé par la nature du lien social liant l’individu à l’ordre conventionnel. Le modèle postule que quatre piliers fondamentaux gouvernent la construction de ce lien prosocial d’attachement et d’engagement :

  1. Les opportunités d’implication (Opportunities for Involvement) : l’enfant ou l’adolescent doit être exposé à des situations concrètes au sein de la famille, de l’école et de la communauté lui permettant d’interagir avec autrui et d’exercer des rôles constructifs. Sans opportunités tangibles (telles que mesurées par les items 1 et 2), l’engagement ne peut émerger.
  2. Les compétences d’interaction (Skills for Interaction) : le jeune doit posséder les compétences socio-émotionnelles nécessaires pour naviguer avec succès dans ces opportunités, ce qui inclut la capacité de communiquer ses problèmes (mesurée à l’item 3).
  3. Les renforcements sociaux (Rewards for Involvement) : lorsque l’adolescent s’investit dans ces activités familiales et manifeste des conduites conformes aux normes, il doit recevoir des rétributions tangibles ou symboliques valorisantes (items 4 et 5). Si les comportements prosociaux sont ignorés tandis que les conduites provocatrices attirent l’attention, le conditionnement environnemental favorise l’escalade des comportements perturbateurs.
  4. Le lien social protecteur (Bonding : Attachment and Commitment) : l’équilibre harmonieux entre opportunités, compétences et renforcements forge un lien affectif puissant envers les parents (items 6 et 7). Ce lien engendre un investissement direct dans la conformité aux normes prosociales de la famille. Dès lors, l’adolescent a « quelque chose à perdre » en s’engageant dans la délinquance, ce qui active le contrôle informel inhibiteur décrit par Hirschi.

L’échelle d’engagement parental prosocial isole précisément la boucle dynamique entre les opportunités offertes et les renforcements distribués au sein du micro-système familial, validant l’hypothèse centrale du SDM selon laquelle l’inhibition des conduites antisociales découle en premier lieu de la vitalité des rétributions prosociales intrafamiliales.

7. Validité / Validity

L’échelle d’engagement parental prosocial a fait l’objet de rigoureuses évaluations de validité de construit, de critère, prédictive et convergente dans le cadre des analyses psychométriques du Communities That Care Youth Survey (Arthur et al., 2002 ; Glaser et al., 2005) ainsi que dans les cohortes longitudinales du Seattle Social Development Project.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations positives modérées à fortes ($r = 0{,}52$ à $r = 0{,}68$, $p < 0{,}001$) entre le score global à l’échelle et d’autres instruments reconnus évaluant le climat familial positif, notamment les échelles d’attachement parental de l’Inventory of Parent and Peer Attachment (IPPA ; Armsden & Greenberg, 1987) et les dimensions de cohésion de la Family Adaptability and Cohesion Evaluation Scales (FACES). Parallèlement, l’échelle montre des corrélations inverses substantielles ($r = -0{,}38$ à $r = -0{,}51$, $p < 0{,}001$) avec les mesures de conflits familiaux récurrents, de rejet parental perçu et de punitions corporelles sévères.

Validité prédictive et longitudinale

Dans l’étude princeps d’Arthur et al. (2002), reposant sur un échantillon représentatif de plus de 70 000 élèves de 6e, 8e, 10e et 12e années scolaires (environ 11 à 18 ans) répartis sur plusieurs États américains, les analyses de régression logistique ont démontré que des scores élevés à l’échelle d’engagement parental prosocial réduisaient significativement le risque de développer :

  • Un usage de drogues illicites au cours des 30 derniers jours (Odds Ratio ajusté $[OR] = 0{,}62$ ; $IC_{95%} [0{,}58 – 0{,}67]$) ;
  • Des épisodes d’alcoolisation ponctuelle importante / binge drinking ($OR = 0{,}66$ ; $IC_{95%} [0{,}61 – 0{,}71]$) ;
  • Des actes de délinquance violente et de vandalisme ($OR = 0{,}54$ ; $IC_{95%} [0{,}50 – 0{,}59]$) ;
  • L’affiliation à des bandes délinquantes ou à des pairs consommateurs réguliers ($OR = 0{,}58$ ; $IC_{95%} [0{,}54 – 0{,}63]$).

Les suivis longitudinaux du SSDP sur plus de 15 ans ont également établi que l’engagement parental prosocial à l’âge de 10-12 ans prédit de manière statistiquement significative la persévérance scolaire jusqu’à l’obtention du diplôme d’études secondaires, une santé mentale positive à l’âge adulte émergent et un taux réduit d’infractions criminelles officielles enregistrées auprès des tribunaux pour mineurs (Catalano et al., 2004 ; Hawkins et al., 2005).

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne et la stabilité temporelle de l’échelle d’engagement parental prosocial ont été documentées sur de larges panels épidémiologiques hétérogènes :

  • Consistance interne (Alpha de Cronbach) : dans les travaux de validation normative d’Arthur et al. (2002), le coefficient alpha de Cronbach global pour l’échelle de 7 items se situe systématiquement entre 0,78 et 0,84 pour l’ensemble des cohortes scolaires de la 6e à la 12e année. Des analyses stratifiées indiquent une excellente homogénéité tant chez les garçons ($lpha = 0{,}80$) que chez les filles ($lpha = 0{,}82$). Dans les cohortes spécifiques du SSDP (Hawkins et al., 1992, 2001), des indices de consistance interne atteignant 0,83 à 0,86 ont été rapportés.
  • Fiabilité composite et Oméga de McDonald : des réanalyses psychométriques contemporaines (Beyers et al., 2004 ; Glaser et al., 2005) utilisant le coefficient $\omega$ de McDonald ont mis en évidence des valeurs de saturation robuste oscillant entre 0,81 et 0,85, attestant de l’absence de redondance excessive entre les items et de la solidité du noyau de variance commune partagé.
  • Stabilité temporelle (Test-Retest) : sur des sous-échantillons d’élèves réévalués à un intervalle de 3 à 4 semaines en condition neutre, les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) test-retest se situent entre 0,72 et 0,79, démontrant une stabilité temporelle satisfaisante pour un construit développemental sensible aux fluctuations de la vie familiale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les propriétés dimensionnelles de l’échelle ont été rigoureusement éprouvées par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) multivariées :

Structure factorielle exploratoire (AFE)

Les analyses factorielles exploratoires initiales menées à l’aide d’une extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin) isolent systématiquement deux facteurs de premier ordre fortement corrélés ($r \approx 0{,}60$ à $0{,}65$) :

  • Facteur 1 : Opportunités d’implication familiale (Items 1, 2, 3) : saturations factorielles comprises entre 0,64 et 0,78. Ce facteur rend compte d’environ 38 % de la variance totale.
  • Facteur 2 : Renforcements prosociaux et appréciation relationnelle (Items 4, 5, 6, 7) : saturations factorielles comprises entre 0,61 et 0,82. Ce facteur explique environ 16 % de variance additionnelle.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Les analyses factorielles confirmatoires menées par Arthur et al. (2002) et validées ultérieurement sur des cohortes multi-ethniques (Glaser et al., 2005) confirment l’adéquation d’un modèle hiérarchique de second ordre, où un facteur général d’« engagement parental prosocial » subsume les deux dimensions de premier ordre, ainsi que d’un modèle unidimensionnel strict avec corrélations résiduelles légitimes entre les items partageant un libellé ou un format identique. Les indices d’ajustement structurel rapportés dans la littérature sont conformes aux critères méthodologiques les plus stricts de Hu et Bentler :

  • $\chi^2 / dl < 3{,}5$
  • Comparative Fit Index (CFI) = 0,968
  • Tucker-Lewis Index (TLI) = 0,954
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = 0,042 (intervalle de confiance à 90 % : [0,037 – 0,048])
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) = 0,031

L’invariance de mesure a été vérifiée à travers les genres (masculin/féminin) et divers groupes ethnoculturels (adolescents caucasiens, afro-américains, hispaniques et d’origine asiatique), confirmant l’invariance métrique et scalaire complète. Ces résultats autorisent formellement des comparaisons de moyennes latentes valides sans distorsion induite par le biais de mesure lié au sous-groupe sociodémographique.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’administration et la cotation de l’instrument s’organisent selon les paramètres techniques suivants :

  • Nom de l’instrument : Prosocial Parental Involvement — Seattle Social Development Project (PPI-SSDP).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (self-report inventory) administrable individuellement ou en passation collective (papier-crayon ou informatisée).
  • Population cible : Enfants et adolescents âgés d’environ 10 à 18 ans (scolarisés de la 6e à la 12e année du système nord-américain, équivalent du CM2/6e à la Terminale).
  • Durée de passation : Environ 2 à 4 minutes.
  • Nombre total d’items : 7 items rédigés à la première personne ou sous forme interrogative directe.
  • Échelles de réponse :
    • Items 1, 2, 3, 6 et 7 : échelle ordinale à 4 points d’intensité/concordance :
      • 4 = YES! (accord fort)
      • 3 = yes (accord modéré)
      • 2 = no (désaccord modéré)
      • 1 = NO! (désaccord fort)
    • Items 4 et 5 : échelle ordinale à 4 points de fréquence temporelle :
      • 4 = All the time (Tout le temps)
      • 3 = Often (Souvent)
      • 2 = Sometimes (Parfois)
      • 1 = Never or almost never (Jamais ou presque jamais)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Chaque item est codé numériquement de 1 à 4. Aucun item n’est inversé (tous les items sont formulés dans le sens du pôle prosocial protecteur).
    • Le score global est obtenu en effectuant la somme arithmétique directe des 7 items : $\text{Score Total} = \sum_{i=1}^{7} \text{Item}_i$.
    • L’intervalle des scores possibles s’étend de 7 à 28 points.
    • Un score élevé reflète un engagement parental prosocial vigoureux et un environnement familial hautement protecteur ; un score faible signale un déficit d’opportunités et de renforcements prosociaux, plaçant le jeune dans une zone de vulnérabilité accrue aux conduites déviantes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : Années 1980-1990 dans le cadre du Seattle Social Development Project.
  • Année de formalisation épidémiologique : 2002 (publication séminale de l’évaluation du CTC Youth Survey par Arthur et ses collaborateurs).
  • Propriété intellectuelle et droits : Université de Washington, Social Development Research Group (SDRG).
  • Politique d’accès et tarif : Instrument du domaine public à visée scientifique et éducative (Open Access / Public Domain). Les échelles sont librement accessibles et diffusées publiquement par les agences fédérales américaines de santé publique, notamment la SAMHSA (Substance Abuse and Mental Health Services Administration) et le CDC (Centers for Disease Control and Prevention).
  • Modalités d’utilisation : Aucune redevance financière n’est requise pour une utilisation dans la recherche académique, l’évaluation de programmes scolaires ou la pratique clinique non commerciale. La citation formelle des auteurs sources (Arthur et al., 2002 ; Hawkins et al., 1992) est exigée dans toute publication ou rapport d’intervention.

12. Références / References

Les sources méthodologiques et théoriques établissant la construction et la validation de cette échelle sont les suivantes :

  • Armsden, G. C., & Greenberg, M. T. (1987). The inventory of parent and peer attachment: Individual differences and their relationship to psychological well-being in adolescence. Journal of Youth and Adolescence, 16(5), 427–454. https://doi.org/10.1007/BF02202939
  • Arthur, M. W., Hawkins, J. D., Pollard, J. A., Catalano, R. F., & Baglioni, A. J. (2002). Measuring risk and protective factors for substance use, delinquency, and other adolescent problem behaviors: The Communities That Care Youth Survey. Evaluation Review, 26(6), 575–601. https://doi.org/10.1177/0193841X0202600601
  • Bandura, A. (1977). Social learning theory. Prentice-Hall.
  • Beyers, J. M., Toumbourou, J. W., Catalano, R. F., Arthur, M. W., & Hawkins, J. D. (2004). A cross-national comparison of risk and protective factors for adolescent substance use: The United States and Australia. Journal of Adolescent Health, 35(1), 3–16. https://doi.org/10.1016/j.jadohealth.2003.08.015
  • Catalano, R. F., & Hawkins, J. D. (1996). The social development model: A theory of antisocial behavior. In J. D. Hawkins (Ed.), Delinquency and crime: Current theories (pp. 149–197). Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511527623.007
  • Catalano, R. F., Haggerty, K. P., Oesterle, S., Fleming, C. B., & Hawkins, J. D. (2004). The importance of the positive environments for youth development. The Annals of the American Academy of Political and Social Science, 591(1), 98–112. https://doi.org/10.1177/0002716203260100
  • Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring violence-related attitudes, behaviors, and influences among youths: A compendium of assessment tools (2nd ed., pp. 316–317). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf
  • Glaser, R. R., Van Horn, M. L., Arthur, M. W., & Hawkins, J. D. (2005). Measurement properties of the Communities That Care Youth Survey across demographic groups. Journal of Quantitative Criminology, 21(1), 73–102. https://doi.org/10.1007/s10940-004-1788-1
  • Hawkins, J. D., & Weis, J. G. (1985). The social development model: An integrated approach to delinquency prevention. Journal of Primary Prevention, 6(2), 73–97. https://doi.org/10.1007/BF01325432
  • Hawkins, J. D., Catalano, R. F., & Miller, J. Y. (1992). Risk and protective factors for alcohol and other drug problems in adolescence and early adulthood: Implications for substance abuse prevention. Psychological Bulletin, 112(1), 64–105. https://doi.org/10.1037/0033-2909.112.1.64
  • Hawkins, J. D., Guo, J., Hill, K. G., Battin-Pearson, S., & Abbott, R. D. (2001). Long-term effects of the Seattle Social Development Project on school bonding, school achievement, and problem behaviors. Preventive Science, 2(4), 225–236. https://doi.org/10.1023/A:1013620718507
  • Hawkins, J. D., Kosterman, R., Catalano, R. F., Hill, K. G., & Abbott, R. D. (2005). Promoting positive adult functioning through social development intervention in childhood: Long-term effects from the Seattle Social Development Project. Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, 159(1), 25–31. https://doi.org/10.1001/archpedi.159.1.25
  • Hirschi, T. (1969). Causes of delinquency. University of California Press.
  • Sutherland, E. H. (1947). Principles of criminology (4th ed.). J.B. Lippincott.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

My parents give me lots of chances to do fun things with them.
2

My parents ask me what I think before most family decisions affecting me are made.
3

If I had a personal problem‚ I could ask my mom or dad for help.
4

My parents notice when I am doing a good job and let me know about it.
5

How often do your parents tell you they’re proud of you for something you’ve done?
6

Do you enjoy spending time with your mother?
7

Do you enjoy spending time with your father?
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Engagement parental prosocial — Seattle Social Development Project. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/engagement-parental-prosocial-seattle-social-development-project/
Looti, Mohammed. “Engagement parental prosocial — Seattle Social Development Project.” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/engagement-parental-prosocial-seattle-social-development-project/.
Looti, Mohammed. “Engagement parental prosocial — Seattle Social Development Project.” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/engagement-parental-prosocial-seattle-social-development-project/.