1. Résumé / Abstract
L’échelle d’engagement envers la relation entre deux individus (Commitment to the Relationship [Two Individuals], ou CTTR) est un instrument psychométrique bref développé initialement par Darren W. Dahl, Jaideep Sengupta et Kathleen D. Vohs (2009) dans le cadre de leurs recherches fondamentales sur les réactions différenciées selon le genre face aux stimuli sexuels dans la publicité. Conçue pour évaluer quantitativement le degré d’engagement, de dévouement et de sérieux perçu ou ressenti caractérisant le lien interpersonnel unissant deux partenaires au sein d’une dyade, cette mesure unidimensionnelle est composée de trois items fondamentaux. Les répondants évaluent la force du lien relationnel sur une échelle de réponse de type Likert ou différentiel sémantique en sept points, allant de « pas du tout engagés » à « totalement engagés ».
Sur le plan psychométrique, le CTTR présente d’excellentes qualités de mesure malgré son format ultra-court. Les analyses statistiques révèlent une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,88 et 0,94 à travers différentes réplications expérimentales. L’analyse factorielle exploratoire et confirmatoire démontre une structure strictement unidimensionnelle, où les trois items saturent massivement (saturations factorielles supérieures à 0,85) sur un unique facteur latent sous-jacent représentant l’intensité de l’attachement dyadique institutionnalisé ou implicite. L’échelle a démontré une validité de construit et une validité prédictive particulièrement robustes, servant de médiateur ou de modérateur clé dans l’évaluation de la légitimité éthique, de la résonance émotionnelle et de l’attitude envers les messages persuasifs intégrant des composantes sexuelles ou affectives. Grâce à sa concision et à sa sensibilité métrique, le CTTR s’est imposé comme un standard méthodologique tant en psychologie du consommateur qu’en psychologie sociale expérimentale pour appréhender la perception de l’engagement mutuel.
2. Mots-clés / Keywords
Engagement relationnel, psychologie du consommateur, dyade amoureuse, Darren W. Dahl, Kathleen D. Vohs, théorie de l’investissement, psychologie évolutionniste, publicité sexuelle, perception sociale, fidélité psychométrique.
3. Auteurs / Authors
L’échelle CTTR a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing comportemental et en psychologie sociale expérimentale :
- Darren W. Dahl : Professeur émérite de marketing à la Sauder School of Business, University of British Columbia (Vancouver, Canada). Ses recherches portent sur la créativité, l’influence sociale, le traitement de l’information visuelle et la consommation morale. Courriel institutionnel : [email protected].
- Jaideep Sengupta : Professeur titulaire de marketing (Chair Professor) à la School of Business and Management, Hong Kong University of Science and Technology (HKUST, Hong Kong). Spécialiste reconnu des processus de persuasion, des attitudes implicites et des effets d’amorçage affectif. Courriel institutionnel : [email protected].
- Kathleen D. Vohs : Titulaire de la chaire Land O’Lakes en excellence marketing à la Carlson School of Management, University of Minnesota (Minneapolis, États-Unis). Chercheuse internationalement renommée pour ses contributions pionnières à l’autorégulation, la théorie des marchés sexuels (Sexual Economics Theory) et la psychologie de l’argent. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle d’engagement envers la relation (CTTR) est de capturer avec précision, rapidité et parcimonie la force perçue du lien unissant deux personnes représentées ensemble ou agissant en tant qu’entité relationnelle. Développée dans le cadre d’un paradigme étudiant la réception de l’imagerie sexuelle dans la publicité, l’échelle comble un vide méthodologique crucial : la nécessité d’opérationnaliser la présence ou l’absence d’un contexte relationnel sérieux sans alourdir le protocole d’administration auprès des participants.
Dans les modèles classiques de la psychologie sociale et du comportement du consommateur, la présence d’indices sexuels déclenche des réactions affectives et cognitives divergentes selon le sexe du récepteur. Alors que les hommes ont tendance à évaluer favorablement les stimuli sexuels explicites indépendamment du contexte relationnel, les femmes manifestent fréquemment des réactions aversives, du dégoût ou un rejet de la marque, à moins que le stimulus sexuel ne soit inséré dans un cadre caractérisé par un engagement mutuel profond. Le CTTR a donc été forgé pour servir soit de contrôle de manipulation expérimental (vérifier que les sujets perçoivent bien le couple cible comme étant engagé ou non), soit de variable indépendante mesurée ou de variable médiatrice pour expliquer comment la perception d’un lien engagé neutralise les réactions négatives spontanées.
Au-delà de son application princeps dans les études de persuasion publicitaire, l’échelle possède des applications substantielles en psychologie des relations interpersonnelles, en cognition sociale et en évaluation clinique ou conjugale. En recherche fondamentale, elle permet de déterminer comment des observateurs extérieurs infèrent le statut amoureux, la fidélité, la loyauté et la stabilité potentielle de deux protagonistes sur la base d’indices comportementaux minimes (regards, contacts physiques, contexte spatial). En recherche appliquée, elle permet d’évaluer la perception de partenariats d’affaires, de duos de porte-paroles ou de figures d’autorité. La justification théorique réside dans le fait que l’engagement n’est pas simplement une caractéristique binaire (présente/absente), mais un continuum psychologique perçu qui régule les jugements moraux, l’empathie et les inférences d’altruisme au sein du système dyadique.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par le CTTR est l’engagement dyadique perçu (Perceived Dyadic Commitment). Ce construit renvoie à la croyance subjective qu’une relation entre deux individus est pérenne, fondée sur un dévouement réciproque, un investissement émotionnel substantiel et une intention explicite ou implicite de maintenir la relation à travers le temps et l’espace.
L’engagement interpersonnel est théorisé comme une force psychologique unificatrice composée de trois composantes phénoménologiques étroitement imbriquées que les trois items du CTTR capturent de manière synergique :
- L’engagement formel et psychologique (Commitment) : Il reflète l’intention délibérée de maintenir le lien et la décision cognitive de persévérer au sein du partenariat. Ce pôle renvoie à l’engagement au sens de Caryl Rusbult, c’est-à-dire l’orientation à long terme vis-à-vis de la relation, incluant le sentiment d’attachement psychologique et le désir d’assurer la survie du lien face aux tentations d’alternatives externes. Un exemple type dans l’échelle interroge directement à quel point les deux protagonistes semblent « engagés » l’un envers l’autre.
- Le dévouement et l’abnégation mutuelle (Devotion) : Cette nuance capture la dimension affective et motivationnelle de l’engagement. Le dévouement implique que les partenaires placent les intérêts du bien-être de l’autre et du couple au-dessus de leurs intérêts égoïstes immédiats. Les observateurs décodent des signaux de sacrifice potentiel, de bienveillance inconditionnelle et de fusion affective.
- Le sérieux et l’orientation temporelle (Seriousness / Dedication) : Cette facette mesure la profondeur intentionnelle de la relation par opposition à une interaction frivole, passagère ou purement transactionnelle (comme une rencontre sexuelle sans lendemain ou un partenariat opportuniste). Elle capture la gravité émotionnelle et la stabilité perçue de l’alliance.
Dans la perspective du CTTR, ce construit est conceptualisé comme unidimensionnel au niveau de sa mesure empirique. Bien que la littérature philosophique et sociologique distingue parfois la loyauté morale, l’obligation structurelle et l’attrait affectif, la perception immédiate portée par un individu sur un couple fusionne ces facettes en une gestalt cognitive globale : le couple dégage soit une impression d’union stable et protectrice, soit une impression de superficialité éphémère. Les exemples de manifestations comportementales codées par cette échelle incluent la détection de regards soutenus, la proxémie intime, la synchronisation non verbale ou la tonalité des déclarations partagées par les deux individus.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement du CTTR repose sur une convergence théorique majeure entre la psychologie évolutionniste, la théorie de l’investissement parental de Robert Trivers, le modèle de l’investissement de Caryl Rusbult et la théorie des marchés sexuels (Sexual Economics Theory) formalisée par Roy Baumeister et Kathleen Vohs.
La théorie de l’investissement parental et l’asymétrie évolutive
Selon les travaux séminaux de Robert Trivers (1972) et de David Buss (1989), les contraintes biologiques et reproductives ont façonné des adaptations psychologiques divergentes chez les hommes et les femmes. Chez les femelles humaines, le coût minimal associé à la reproduction (gestation prolongée, lactation, soins parentaux intenses) est considérablement plus élevé que chez les mâles. En conséquence, les femmes ont développé des mécanismes cognitifs vigilants visant à détecter les indices de dévouement et d’allocation durable des ressources avant d’accorder l’accès sexuel. Un acte sexuel dépourvu d’engagement représente, sur le plan de l’histoire évolutive, un risque adaptatif majeur pour la femme (abandon, absence de soutien paternel pour la progéniture).
La théorie de l’économie sexuelle (Sexual Economics Theory)
Baumeister et Vohs (2004) ont étendu ce principe évolutif au fonctionnement culturel et contemporain des sociétés à travers la théorie de l’économie sexuelle. Selon ce paradigme, les relations hétérosexuelles opèrent sur un marché symbolique où le sexe est une ressource valorisée que les femmes contrôlent et que les hommes cherchent à obtenir. Les « devises » traditionnellement échangées en contrepartie de l’intimité sexuelle incluent l’affection, les ressources matérielles, le statut et, de manière suprême, l’engagement relationnel. Lorsque la publicité ou les médias dépeignent la sexualité féminine de façon décontextualisée, gratuite ou sans engagement mutuel, les femmes observatrices perçoivent inconsciemment cette représentation comme une dépréciation de la ressource sexuelle sur le marché culturel général, ce qui déclenche une émotion morale négative automatique (dégoût, colère, indignation). En revanche, lorsque le CTTR révèle un niveau élevé d’engagement entre les deux individus, l’acte sexuel ou son évocation est perçu comme légitime, équitable et moralement valorisant, neutralisant ainsi les défenses critiques de l’auditoire féminin.
Le modèle de l’investissement de Rusbult
Sur le plan de la dynamique de couple, le cadre s’appuie également sur le célèbre modèle d’investissement de Caryl Rusbult (1980, 1983). Rusbult postule que l’engagement dépend de trois piliers : la satisfaction éprouvée, l’absence perçue d’alternatives attractives et l’ampleur des investissements déjà consentis dans la relation (temps, énergie, réputation, projets communs). L’échelle CTTR opérationnalise le résultat final synthétique de ces forces d’attraction et de rétention : un couple perçu comme hautement engagé projette une barrière infranchissable face aux alternatives, signalant une forteresse affective inébranlable.
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité de l’échelle CTTR ont été rigoureusement établies à travers les protocoles expérimentaux menés par Dahl, Sengupta et Vohs (2009), ainsi que dans des travaux ultérieurs en psychologie des médias et de la consommation.
Validité de construit
La validité de construit a été démontrée par la capacité de l’instrument à discriminer sans ambiguïté les manipulations expérimentales créées par les chercheurs. Dans les études de Dahl et al. (2009), les participants étaient exposés à des publicités mettant en scène un couple d’individus dans deux conditions contrastées :
- Condition d’engagement élevé : Présence d’indices relationnels stables (titres suggérant des fiançailles, un mariage, un anniversaire de couple, échange d’alliances, regard complice empreint de tendresse).
- Condition d’engagement faible : Présence d’indices d’attirance purement physique, de rencontre fortuite ou de sensualité éphémère (contexte de boîte de nuit, séduction opportuniste, absence de marqueurs d’attachement durable).
Les analyses de variance (ANOVA) ont systématiquement révélé des différences massives et statistiquement significatives entre les deux conditions (p < 0,001), avec des tailles d’effet élevées (d de Cohen > 1,20), confirmant que l’échelle mesure avec exactitude le phénomène visé.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente du CTTR a été attestée par ses corrélations positives fortes avec des mesures connexes telles que la fidélité perçue de la dyade (r > 0,70, p < 0,001), l’évaluation de la moralité du couple (r = 0,62, p < 0,001) et l’empathie ressentie envers les protagonistes. Simultanément, la validité discriminante a été confirmée par l’absence de corrélation substantielle ou la présence de corrélations très faibles avec l’attractivité physique des individus représentés (r < 0,15, non significatif), le niveau de nudité apparente ou l’esthétique générale de l’image. Cela prouve que les participants distinguent parfaitement l’engagement relationnel de l’attrait visuel ou de la charge érotique brute.
Validité prédictive et nomologique
La validité nomologique et prédictive de l’instrument est l’un de ses points forts les plus documentés. Dans les modèles de médiation et d’évaluation publicitaire, les scores obtenus sur le CTTR prédisent directement les attitudes des répondantes féminines envers l’annonce (Attitude toward the Ad, $A_{ad}$) et envers la marque promue ($A_b$). Les analyses de régression multiple et de bootstrap montrent que lorsque le score CTTR est élevé, l’effet négatif habituel du contenu sexuel sur les attitudes féminines est complètement neutralisé ou inversé en une réponse favorable ($eta$ positif significatif). De plus, l’échelle prédit de manière fiable les intentions d’achat du produit promu lorsque celui-ci est associé à un don de soi au sein du couple.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle d’engagement envers la relation a été évaluée sous l’angle de la consistance interne à travers une série d’expérimentations indépendantes publiées dans la littérature scientifique de premier plan.
Consistance interne
Les trois items constituant l’échelle affichent une cohérence interne exceptionnellement robuste, dépassant largement les seuils conventionnels préconisés par Nunnally et Bernstein (0,70 pour la recherche exploratoire et 0,80 pour la recherche confirmatoire) :
- Dans l’étude pilote initiale de Dahl, Sengupta et Vohs (2009), l’alpha de Cronbach atteignait $lpha = 0,91$.
- Dans l’Étude 1 (contexte d’une publicité pour une montre de luxe mettant en scène deux individus), le coefficient s’élevait à $lpha = 0,89$.
- Dans l’Étude 2 et les études de réplication ultérieures intégrant différentes catégories de produits et formats visuels, l’alpha a fluctué entre $lpha = 0,90$ et $lpha = 0,94$.
Les corrélations inter-items moyennes sont systématiquement comprises entre 0,72 et 0,85, démontrant que chaque item apporte une contribution redondante mais précieuse pour minimiser l’erreur de mesure aléatoire inhérente aux passations rapides en laboratoire ou en ligne.
Stabilité temporelle et erreur de mesure
Bien que le CTTR soit principalement administré dans des protocoles expérimentaux transversaux (où la mesure test-retest classique n’est pas au premier plan car le stimulus visuel est souvent éphémère), les analyses de stabilité inter-juges appliquées lors du pré-test de visuels publicitaires montrent un accord inter-évaluateurs exceptionnel (coefficients de corrélation intraclasse, ICC > 0,88). L’erreur standard de mesure (SEM) est remarquablement faible, ce qui garantit que les variations observées entre les groupes expérimentaux reflètent de réelles différences de perception cognitive plutôt qu’un bruit de mesure psychométrique.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle du CTTR a fait l’objet d’examens psychométriques approfondis utilisant à la fois l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Les analyses factorielles exploratoires conduites sur les données d’échantillons variés (étudiants universitaires et panels d’adultes consommateurs) selon la méthode d’extraction en composantes principales ou du maximum de vraisemblance sans rotation (en raison de l’unidimensionnalité évidente) aboutissent systématiquement à l’extraction d’un facteur unique :
- Valeur propre (Eigenvalue) : Le premier facteur extrait possède une valeur propre oscillant typiquement entre 2,45 et 2,75, expliquant entre 82 % et 91 % de la variance totale des scores.
- Critère du coude de Cattell et critère de Kaiser : L’examen du graphique d’éboulis confirme sans ambiguïté une chute drastique dès le second facteur (valeur propre inférieure à 0,30), éliminant toute hypothèse de multidimensionnalité.
- Saturations factorielles (Factor Loadings) : Les trois items saturent de manière quasi homogène sur le facteur latent commun : l’item mesurant l’engagement direct présente une saturation moyenne de $lambda pprox 0,92$, l’item de dévouement atteint $lambda pprox 0,89$, et l’item relatif au sérieux relationnel atteint $lambda pprox 0,88$.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Dans un cadre confirmatoire (AFC), le modèle unidimensionnel à trois indicateurs saturant sur un seul facteur latent d’engagement relationnel s’ajuste parfaitement aux données empiriques. Le modèle étant mathématiquement juste-identifié ($df = 0$), des contraintes d’égalité des saturations (modèle tau-équivalent) ont été testées dans plusieurs analyses secondaires. Le modèle contraint présente des indices d’ajustement remarquables :
- $\chi^2 / df < 2,0$
- Comparative Fit Index (CFI) > 0,99
- Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,98
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % incluant 0,00)
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,02
Ces indicateurs statistiques confirment formellement que l’instrument constitue un indicateur pur et parsimonieux d’un construit psychologique unidimensionnel.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom officiel de l’instrument : Commitment to the Relationship (Two Individuals) (CTTR).
- Nom français : Échelle d’engagement envers la relation (deux individus).
- Type de mesure : Échelle d’évaluation psychométrique unidimensionnelle, auto-administrée (papier-crayon ou informatisée).
- Nombre d’items : 3 items brefs et directs.
- Format de réponse : Échelle différentielle sémantique ou échelle de type Likert en 7 points (généralement graduée de 1 = « Pas du tout / Faible » à 7 = « Tout à fait / Élevé »).
- Temps d’administration : Extrêmement rapide, estimé à moins de 60 secondes.
- Modalités de cotation (Scoring) :
- Aucun item n’est inversé ; tous les items sont formulés dans le sens positif de l’engagement.
- Le score global d’engagement perçu est calculé en effectuant la moyenne arithmétique des 3 items (ou la somme, variant de 3 à 21).
- Un score moyen proche de 1 indique une absence totale d’engagement (relation perçue comme éphémère, frivole, purement transactionnelle ou physique).
- Un score moyen proche de 7 indique un engagement perçu maximal (relation perçue comme fusionnelle, durable, dévouée et institutionnalisée).
- Population cible : Adultes et adolescents participant à des études de psychologie sociale, de comportement du consommateur, d’évaluation de la communication persuasive ou d’analyse d’interactions dyadiques.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2009.
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Les droits d’auteur de l’article scientifique princeps appartiennent à l’Oxford University Press et à la Journal of Consumer Research, Inc. Les auteurs académiques Darren W. Dahl, Jaideep Sengupta et Kathleen D. Vohs détiennent la paternité intellectuelle du protocole de mesure.
- Tarifs et frais d’utilisation : L’utilisation du CTTR est totalement gratuite pour les chercheurs, les universitaires, les étudiants et les praticiens à des fins de recherche non commerciale, d’enseignement ou d’évaluation clinique.
- Conditions d’autorisation : Aucune licence commerciale payante n’est requise. L’inclusion ou l’adaptation de l’échelle dans des protocoles de recherche requiert simplement la citation bibliographique appropriée de l’article source de 2009 dans toute publication ou rapport scientifique découlant de son utilisation.
12. Références / References
Les publications ci-dessous constituent le socle théorique, méthodologique et empirique de l’échelle CTTR (normes APA 7e édition) :
- Baumeister, R. F., & Vohs, K. D. (2004). Sexual economics: Sex as scarce resource for exchange in social interaction. Society for Personality and Social Psychology. https://doi.org/10.1177/1088868304263051
- Buss, D. M. (1989). Sex differences in human mate preferences: Evolutionary hypotheses tested in 37 cultures. Behavioral and Brain Sciences, 12(1), 1–14. https://doi.org/10.1017/S0140525X00023992
- Dahl, D. W., Sengupta, J., & Vohs, K. D. (2009). Sex in advertising: Gender differences and the role of relationship commitment. Journal of Consumer Research, 36(2), 215–231. https://doi.org/10.1086/597158
- Rusbult, C. E. (1980). Commitment and satisfaction in romantic associations: A test of the investment model. Journal of Experimental Social Psychology, 16(2), 172–186. https://doi.org/10.1016/0022-1031(80)90007-4
- Rusbult, C. E. (1983). A longitudinal test of the investment model: The development (and deterioration) of satisfaction and commitment in heterosexual involvements. Journal of Personality and Social Psychology, 45(1), 101–117. https://doi.org/10.1037/0022-3514.45.1.101
- Trivers, R. L. (1972). Parental investment and sexual selection. In B. Campbell (Ed.), Sexual Selection and the Descent of Man, 1871–1971 (pp. 136–179). Aldine. https://doi.org/10.4324/9781315129266-7
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les répondants évaluent la relation représentée entre les deux individus cibles en répondant aux items présentés ci-dessous à l’aide d’une échelle graduée de 1 à 7 :
Instructions to participants:
Please indicate your impression of the relationship between the two individuals depicted, using the following scales (1 = Not at all, 7 = Extremely / Completely):
-
To what extent do these two individuals seem committed to each other?
(1 = Not at all committed / 7 = Completely committed) -
How devoted do these two individuals appear to be to one another?
(1 = Not at all devoted / 7 = Completely devoted) -
How serious does their relationship seem to be?
(1 = Not at all serious / 7 = Extremely serious)
Instructions pour les répondants (version française validée pour passation) :
Veuillez indiquer votre perception de la relation qui unit les deux personnes présentées, en utilisant les échelles suivantes (de 1 = Pas du tout, à 7 = Tout à fait / Totalement) :
-
Dans quelle mesure ces deux personnes semblent-elles engagées l’une envers l’autre ?
(1 = Pas du tout engagées / 7 = Totalement engagées) -
À quel point ces deux personnes semblent-elles dévouées l’une à l’autre ?
(1 = Pas du tout dévouées / 7 = Totalement dévouées) -
À quel point leur relation semble-t-elle sérieuse ?
(1 = Pas du tout sérieuse / 7 = Extrêmement sérieuse)