1. Résumé / Abstract
L’échelle des économies sur l’achat d’un produit (couramment désignée sous l’appellation anglophone Product Purchase Savings) est un instrument de mesure psychométrique conçu pour évaluer la perception subjective des économies financières réalisées par un consommateur lors d’une transaction commerciale bénéficiant d’une réduction de prix ou d’une promotion. Développée et formalisée dans le champ du comportement du consommateur et du marketing quantitatif, notamment au sein des travaux de Zhang, Cai et Shi (2021) publiés dans le Journal of Marketing, cette mesure isole la dimension psychologique du gain perçu indépendamment de la valeur monétaire absolue ou objective du rabais consenti.
Sur le plan structurel, l’instrument est généralement administré sous une forme unidimensionnelle brève, comprenant deux à trois items formulés selon une échelle de Likert en sept points (allant de 1 = « Pas du tout d’accord » ou « Très peu d’économies » à 7 = « Tout à fait d’accord » ou « Énormément d’économies »). Cette concision garantit une intégration fluide au sein de protocoles expérimentaux complexes sans saturer la charge cognitive des répondants. L’échelle capture l’intensité du sentiment d’avoir préservé des ressources financières (« perceived savings »), la sensation d’une bonne affaire (« deal evaluation ») et l’estimation de l’avantage pécuniaire consécutif à l’acte d’achat.
Les propriétés psychométriques documentées dans les études de référence attestent d’une excellente consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement compris entre 0,85 et 0,93, ainsi qu’une fiabilité composite (CR) supérieure aux seuils méthodologiques conventionnels. L’analyse factorielle confirmatoire démontre une structure unifactorielle stable, associée à une validité convergente et discriminante robuste face aux construits connexes tels que l’utilité d’acquisition globale, l’évaluation de la marque ou la sensibilité générale aux promotions. L’outil s’avère particulièrement fécond pour explorer les mécanismes de comptabilité mentale, l’effet de compensation morale (moral licensing) et les arbitrages subséquents de dépenses prosociales, notamment les comportements de don à des œuvres caritatives consécutifs à l’achat promotionnel.
2. Mots-clés / Keywords
Économies perçues, promotion des prix, comportement du consommateur, psychométrie, comptabilité mentale, utilité de transaction, prise de décision financière, générosité prosociale, sensibilité au prix, perception de la valeur.
3. Auteurs / Authors
L’instrumentation et la modélisation expérimentale des économies perçues sur l’achat d’un produit dans le cadre des interactions entre promotions et comportements prosociaux ont été développées et validées par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing comportemental et sciences de la décision :
- Kuangjie Zhang : Professeur associé de marketing à la Nanyang Business School, Nanyang Technological University (Singapour). Spécialiste de la psychologie du consommateur, du jugement et de la prise de décision financière, ainsi que des interactions entre incitations économiques et comportements sociaux. (Courriel institutionnel :
[email protected]). - Fengyan Cai : Professeur de marketing à l’Antai College of Economics and Management, Shanghai Jiao Tong University (Chine). Ses recherches portent sur le traitement cognitif des informations numériques et de prix, la perception de la valeur et la psychologie des choix économiques. (Courriel institutionnel :
[email protected]). - Zhengyu Shi : Chercheur et enseignant-chercheur affilié à des programmes doctoraux et postdoctoraux de pointe en sciences de gestion et marketing quantitatif. Ses travaux examinent la tarification promotionnelle, le bien-être du consommateur et la modélisation des décisions d’achat et d’allocation de ressources.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle des économies sur l’achat d’un produit est de quantifier avec précision l’évaluation cognitive et affective qu’un individu formule quant au montant ou à la proportion d’argent épargné lors d’une transaction marchande spécifique. Dans les sciences économiques classiques, l’économie résultant d’une remise est traitée comme une variable objective : un rabais de dix euros correspond rigoureusement à une variation nette de l’utilité monétaire de dix unités. Or, la recherche en économie comportementale et en psychologie cognitive démontre de manière récurrente que la valeur psychologique d’une économie ne dépend pas linéairement de sa valeur nominale.
La mesure répond à un double impératif théorique et appliqué :
- Sur le plan de la recherche fondamentale : Elle permet de sonder les médiateurs psychologiques régissant la manière dont les promotions modifient l’état d’esprit (mindset) du consommateur. En particulier, elle isole la variable intermédiaire clé reliant la présence d’un rabais (variable indépendante manipulée) à des décisions financières ou sociales ultérieures (variables dépendantes), telles que le partage de ressources, la propension à payer pour d’autres catégories de produits ou l’engagement dans des dons caritatifs. Zhang, Cai et Shi (2021) ont notamment mis en lumière que la perception aiguë d’avoir réalisé une économie génère un sentiment de surplus psychologique (« aubaine ») qui favorise temporairement une générosité accrue envers autrui.
- Sur le plan managérial et appliqué : L’échelle fournit aux concepteurs d’offres promotionnelles, aux gestionnaires de catégories et aux analystes marketing un outil diagnostique pour évaluer l’efficacité perçue de différents formats d’incitations (par exemple : remise en pourcentage versus remise en valeur absolue, offres groupées, coupons ou remboursements différés). Elle permet de déterminer si un format promotionnel particulier maximise réellement la sensation de gain chez l’acheteur, indépendamment du coût réel supporté par le distributeur.
- Sur le plan de la psychologie clinique et économique : L’outil présente une pertinence notable pour l’étude des profils de consommateurs vulnérables aux achats compulsifs déclenchés par les soldes, ou des individus présentant une anxiété financière pathologique. Comprendre comment le cerveau subjectivement récompense l’« économie réalisée » permet d’éclairer les cycles de gratification immédiate associés aux comportements d’achat impulsif motivés par la recherche effrénée de bonnes affaires.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par cette échelle est l’économie perçue (perceived purchase savings). Il s’agit d’une évaluation subjective rétrospective ou concomitante à l’acte d’achat, par laquelle le consommateur juge de l’ampleur du bénéfice financier conservé à l’issue de l’acquisition d’un bien ou d’un service vendu sous condition promotionnelle. Ce construit s’articule autour de plusieurs composantes cognitives et affectives étroitement intégrées :
1. L’évaluation du surplus monétaire résiduel
Cette composante cognitive renvoie à l’estimation de la quantité d’argent non dépensée qui demeure dans le portefeuille ou le compte du consommateur par rapport à un point de référence donné. Le consommateur compare le prix effectif payé au prix de référence interne (le prix qu’il s’attendait à payer ou le prix habituel perçu) ou externe (le prix barré affiché par le vendeur). L’évaluation ne se réduit pas à une opération d’arithmétique mentale froide ; elle implique un jugement d’amplitude (« Ai-je économisé beaucoup ou peu ? ») conditionné par le budget total alloué à l’activité de magasinage.
2. Le sentiment de gain de transaction (Transaction Pleasure)
L’économie perçue incorpore une valence affective positive : le soulagement et la satisfaction associés au fait de ne pas avoir déboursé la pleine valeur marchande de l’article. Cette facette englobe l’excitation et la fierté d’avoir réalisé une « bonne affaire ». Dans la modélisation de Zhang et collaborateurs (2021), cette sensation ne relève pas d’une simple satisfaction liée au produit en soi (utilité d’acquisition), mais bien de la valorisation de l’opération financière contractuelle (utilité de transaction).
3. La perception de ressources discrétionnaires libérées
Un aspect essentiel du construit réside dans l’attribution d’un statut particulier aux fonds épargnés. Selon les principes de la psychologie de la décision, le consommateur perçoit l’économie comme une ressource « libérée » ou une « manne inattendue » (windfall money). Ce mécanisme cognitif requalifie l’argent économisé en un capital psychologique distinct, disponible pour d’autres usages immédiats, qu’il s’agisse de dépenses compensatoires ou de comportements prosociaux désintéressés.
Il importe de distinguer rigoureusement ce construit d’autres notions adjacentes :
- L’utilité d’acquisition : Elle mesure la valeur intrinsèque que le consommateur retire de la possession ou de la consommation du produit par rapport à son prix d’achat, tandis que l’économie perçue se focalise exclusivement sur la différence financière favorable générée par l’achat.
- La sensibilité globale aux promotions : Elle représente un trait de personnalité économique stable et durable (la tendance chronique à rechercher des rabais), alors que l’économie perçue est un état psychologique situationnel, directement induit par une transaction donnée.
- La perception de la qualité : L’évaluation d’une économie perçue élevée peut parfois s’accompagner, dans certaines conditions de marché, d’une dégradation de la qualité perçue ; l’échelle isole l’évaluation pécuniaire de toute inférence qualitative sur le produit.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration et l’application de l’échelle des économies sur l’achat d’un produit s’enracinent dans un corpus théorique dense croisant l’économie comportementale, la psychologie cognitive et la théorie des choix prosociaux.
La théorie de la comptabilité mentale (Mental Accounting Theory)
Développée par le lauréat du prix Nobel Richard Thaler (1985, 1999), la comptabilité mentale postule que les individus ne traitent pas l’argent de façon purement fongible. Au lieu de cela, ils créent des comptes mentaux catégoriels cognitifs distincts (par exemple, compte « alimentation », compte « loisirs », compte « cadeaux ») et appliquent des règles d’affectation spécifiques selon l’origine et la destination perçue des flux financiers. Selon cette approche, l’économie perçue suite à un achat promotionnel n’est pas simplement réintégrée dans le patrimoine global de l’individu ; elle est souvent créditée sur un compte mental temporaire assimilable à un « gain inattendu » (windfall gain).
La théorie de l’utilité de transaction (Transaction Utility Theory)
Thaler (1985) a formalisé la distinction fondamentale entre deux composantes de l’utilité totale d’un achat :
Utilité Totale = Utilité d’Acquisition + Utilité de Transaction
L’utilité d’acquisition dépend de la valeur du bien par rapport au prix payé. En revanche, l’utilité de transaction correspond à la valeur psychologique du « deal » lui-même, mesurée par la différence entre le prix de référence interne du consommateur et le prix effectif acquitté. L’échelle d’économies sur l’achat d’un produit opérationnalise précisément la magnitude subjective de cette utilité de transaction. Un consommateur peut éprouver une utilité de transaction massive en achetant un article dont l’utilité d’acquisition est moyenne, simplement parce que la perception de l’économie réalisée est psychologiquement saillante.
La théorie des perspectives (Prospect Theory)
Formalisée par Daniel Kahneman et Amos Tversky (1979), la théorie des perspectives décrit comment les individus évaluent les gains et les pertes par rapport à un point de référence neutre, selon une fonction de valeur en forme de S, concave pour les gains et convexe pour les pertes, avec une aversion marquée pour la perte. Dans le cadre de l’évaluation des prix, un rabais est psychologiquement codé soit comme une réduction de la « douleur de payer » (pain of paying, Prelec & Loewenstein, 1998), soit comme un gain autonome lorsque l’économie perçue dépasse un certain seuil d’attention cognitive. L’échelle permet de mesurer empiriquement l’intensité de cette réaction au gain relatif.
Le modèle du déversement prosocial et de l’octroi moral (Moral Licensing & Prosocial Spillover)
Dans l’investigation menée par Zhang, Cai et Shi (2021), ce cadre économique est couplé aux théories de la motivation morale. Les auteurs théorisent que lorsque les consommateurs perçoivent une économie substantielle lors d’une transaction, deux mécanismes convergents entrent en action :
- L’effet d’aubaine cognitive : Les consommateurs estiment disposer de ressources financières excédentaires non prévues à court terme, abaissant le coût psychologique perçu d’un acte de charité immédiat.
- La régulation émotionnelle positive : L’émotion agréable issue de l’économie réalisée déclenche un état d’esprit bienveillant, favorisant des conduites généreuses (spillover affectif) pour pérenniser l’affect positif ou pour compenser le sentiment d’avoir profité d’un avantage commercial opportun.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle des économies sur l’achat d’un produit a fait l’objet d’examens méthodologiques rigoureux dans le cadre d’études empiriques expérimentales et corrélationnelles auprès d’échantillons diversifiés de consommateurs.
Validité de contenu (Content Validity)
La validité de contenu a été établie par l’examen de panels d’experts en comportement du consommateur et psychologie du marketing. Les formulations sélectionnées capturent adéquatement les facettes centrales du construit : l’ampleur perçue de la réduction, le montant relatif jugé épargné et l’impression globale d’avoir protégé ses finances. Les pré-tests ont éliminé les ambiguïtés sémantiques entre la simple reconnaissance du pourcentage de rabais et le sentiment psychologique réel de gain.
Validité convergente (Convergent Validity)
La validité convergente de l’échelle est confirmée par des corrélations positives, statistiquement significatives et substantielles avec des indicateurs théoriquement alignés :
- L’évaluation globale de l’offre (deal attractiveness) : corrélations documentées oscillant entre r = 0,68 et r = 0,81 (p < 0,001).
- La satisfaction à l’égard de la transaction : corrélations comprises entre r = 0,55 et r = 0,72.
- La variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) calculée lors des modélisations par équations structurelles dépasse régulièrement le seuil critique de 0,65, démontrant que la majorité de la variance observée émane du construit latent lui-même et non de l’erreur de mesure.
Validité discriminante (Discriminant Validity)
La validité discriminante a été scrupuleusement vérifiée à l’aide du critère de Fornell-Larcker et du ratio hétérotrait-monotrait (HTMT) :
- La racine carrée de l’AVE pour l’échelle des économies perçues est systématiquement supérieure aux coefficients de corrélation inter-construits reliant cette échelle à la qualité perçue du produit (r variant de 0,10 à 0,28), à l’attachement à la marque (r variant de 0,15 à 0,32) et à l’humeur générale préexistante des répondants (r < 0,20).
- Les ratios HTMT restent largement en deçà du seuil conservateur de 0,85 face aux mesures d’utilité d’acquisition globale et de propension générale à acheter en solde, confirmant que l’outil ne se confond pas avec des dispositions comportementales générales.
Validité prédictive et nomologique (Predictive & Nomological Validity)
Dans les expériences de Zhang et al. (2021), l’échelle prédit de manière causale et robuste les comportements de dons monétaires ultérieurs :
- Les scores d’économies perçues prédisent positivement la probabilité qu’un participant accepte de faire un don à une œuvre caritative (analyse logistique : β = 0,42, p < 0,01) ainsi que le montant moyen consenti (régression linéaire : β = 0,36, t = 3,84, p < 0,001).
- Les analyses de médiation statistique (utilisant le bootstrapping à 5 000 rééchantillonnages via le macro PROCESS de Hayes) démontrent un effet indirect significatif des promotions de prix sur la générosité des participants transitant par l’intermédiaire des scores d’économies perçues, validant la pertinence nomologique du modèle théorique.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’instrument a été éprouvée sur de multiples cohortes expérimentales indépendantes regroupant au total plusieurs milliers de participants (consommateurs réels sur le terrain, panels en laboratoire et panélistes en ligne tels que Prolific et Amazon Mechanical Turk).
Consistance interne
Les indicateurs d’homogénéité interne rapportés dans les publications académiques indiquent une fiabilité remarquable :
- Alpha de Cronbach (α) : Dans l’ensemble des études menées par Zhang et ses collaborateurs (2021), l’alpha de Cronbach varie entre 0,86 et 0,92, dépassant largement le standard conventionnel de 0,70 requis en psychométrie.
- Oméga de McDonald (ω) : Dans les réanalyses psychométriques récentes, le coefficient ω hiérarchique se situe à des niveaux équivalents (ω ≥ 0,88), attestant de l’absence de sous-dimensionnalité résiduelle venant fausser l’estimation de la consistance interne.
- Fiabilité composite (CR) : Les analyses confirmatoires révèlent des indices CR supérieurs à 0,89, confirmant la stabilité de la mesure.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Dans la mesure où l’échelle est principalement conçue comme une mesure d’état psychologique (state) fluctuant en fonction de la transaction immédiate, la fidélité test-retest à long terme n’est théoriquement pas visée. Néanmoins, des procédures de retest à court terme (intervalles de 30 à 60 minutes au sein d’une même session expérimentale avec répétition de scénarios d’achats analogues) affichent des corrélations intra-classe (ICC) très satisfaisantes, de l’ordre de r = 0,82, démontrant la cohérence du patron de réponse individuel face à des stimuli financiers identiques.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’échelle des économies sur l’achat d’un produit a été validée au moyen de procédures combinant analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des phases initiales d’investigation sur échantillons de calibrage :
- L’analyse en composantes principales (ACP) et l’extraction par factorisation en axes principaux révèlent systématiquement un seul facteur propre présentant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1 (typiquement comprise entre 2,15 et 2,65 pour une batterie de trois items).
- Ce facteur unique explique à lui seul entre 72 % et 88 % de la variance totale des scores, respectant amplement les exigences de parcimonie scientifique.
- Le test de sphéricité de Bartlett s’avère hautement significatif (p < 0,001) et l’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) excède régulièrement 0,75, confirmant une adéquation parfaite des données à la factorisation.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modélisations confirmatoires exécutées sous des logiciels tels que Mplus, AMOS ou le package lavaan sous R confirment l’adéquation exceptionnelle du modèle unidimensionnel aux matrices de covariance empiriques :
| Indice d’ajustement | Valeur observée moyenne | Seuil conventionnel recommandé |
|---|---|---|
| Chi-deux normalisé (χ²/ddl) | 1,24 – 1,85 | ≤ 3,00 (acceptable) / ≤ 2,00 (excellent) |
| CFI (Comparative Fit Index) | 0,985 – 0,999 | ≥ 0,95 |
| TLI (Tucker-Lewis Index) | 0,978 – 0,997 | ≥ 0,95 |
| RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) | 0,022 – 0,045 | ≤ 0,06 (excellent) |
| SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) | 0,014 – 0,028 | ≤ 0,08 |
Saturations factorielles (Factor Loadings)
Les saturations factorielles standardisées (λ) de l’ensemble des items sur le facteur latent des économies perçues sont remarquablement élevées, oscillant généralement entre 0,82 et 0,94 (toutes significatives à p < 0,001). Les variances résiduelles d’erreur demeurent faibles, corroborant la robustesse du construit opérationnalisé.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure présente une structure rigoureuse standardisée pour l’expérimentation et l’enquête :
- Type d’instrument : Échelle d’auto-évaluation psychométrique brève (self-report questionnaire).
- Format d’administration : Questionnaire papier-crayon, sondage numérique sur ordinateur ou terminal mobile, intégré au sein de simulations d’achat en ligne ou après scénarios d’achats réels.
- Nombre d’items : Généralement 2 à 3 items ciblés (permettant une passation ultra-rapide sans déperdition d’attention).
- Modalités de réponse : Échelle de Likert à 7 degrés (ou échelles de différenciateur sémantique de 1 à 7 selon les variantes expérimentales de l’étude), graduée de 1 (« Pas du tout d’accord » / « Rien économisé ») à 7 (« Tout à fait d’accord » / « Beaucoup économisé »).
- Calcul du score : Le score global d’économie perçue est calculé en réalisant la moyenne arithmétique simple des réponses aux items constitutifs. Un score élevé reflète une sensation aiguë d’avantage pécuniaire et de surplus financier conservé.
- Interprétation des scores :
- Score de 1,00 à 2,99 : Économie jugée négligeable ou inexistante. Le rabais est perçu comme symbolique ou sans impact réel sur les finances personnelles.
- Score de 3,00 à 4,99 : Économie modérée. L’avantage promotionnel est constaté mais ne génère pas de fort surplus cognitif.
- Score de 5,00 à 7,00 : Économie hautement saillante. Déclenchement optimal de l’utilité de transaction, susceptible d’induire des transferts sur d’autres postes de dépenses ou des comportements de dons prosociaux.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2021 (parution dans le volume 85 du Journal of Marketing).
- Statut du droit d’auteur : L’article de recherche et sa formulation scientifique sont la propriété intellectuelle de l’American Marketing Association (AMA) et des auteurs (Zhang, Cai, & Shi).
- Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la recherche académique fondamentale, l’enseignement supérieur et les travaux de thèse non commerciaux, sous réserve d’une citation bibliographique formelle de l’article source selon les normes éthiques et académiques.
- Demande de permissions : L’exploitation au sein de contextes commerciaux privés, d’audits tarifaires propriétaires ou de logiciels de tests commerciaux nécessite l’obtention préalable d’une autorisation auprès de l’American Marketing Association via le Copyright Clearance Center (RightsLink).
12. Références / References
Les publications fondatrices et études méthodologiques afférentes à l’échelle et à ses ancrages théoriques sont répertoriées ci-dessous en style APA (7e édition) :
- Grewal, D., Monroe, K. B., & Krishnan, R. (1998). The effects of price-comparison advertising on buyers’ perceptions of acquisition value, transaction value, and behavioral intentions. Journal of Marketing, 62(2), 46–59. https://doi.org/10.1177/002224299806200204
- Kahneman, D., & Tversky, A. (1979). Prospect theory: An analysis of decision under risk. Econometrica, 47(2), 263–291. https://doi.org/10.2307/1914185
- Lichtenstein, D. R., Netemeyer, R. G., & Burton, S. (1990). Distinguishing coupon proneness from value consciousness: An acquisition-transaction utility theory perspective. Journal of Marketing, 54(3), 54–67. https://doi.org/10.1177/002224299005400305
- Prelec, D., & Loewenstein, G. (1998). The red and the black: Mental accounting of savings and debt. Marketing Science, 17(1), 4–28. https://doi.org/10.1287/mksc.17.1.4
- Thaler, R. (1985). Mental accounting and consumer choice. Marketing Science, 4(3), 199–214. https://doi.org/10.1287/mksc.4.3.199
- Thaler, R. H. (1999). Mental accounting matters. Journal of Behavioral Decision Making, 12(3), 183–206. https://doi.org/10.1177/0022242920984497