1. Résumé
L’Échelle révisée du lieu de contrôle de la santé spirituelle (Spiritual Health Locus of Control Scale – Revised, ou SHLOC-R) est un instrument psychométrique conçu pour évaluer la mesure dans laquelle les individus attribuent leurs issues de santé physique et psychologique à une entité divine, ainsi que la manière dont cette attribution interagit avec leurs propres comportements d’auto-prise en charge et le recours aux soins médicaux. Développée et affinée dans le champ de la psychologie de la santé et de l’épidémiologie comportementale, cette échelle répond aux limites conceptuelles des échelles traditionnelles de lieu de contrôle de la santé (notamment le Multidimensional Health Locus of Control de Wallston et al.), lesquelles reléguaient souvent la spiritualité à un simple sous-ensemble de l’externalité (« autrui puissant » ou « hasard ») sans distinguer les formes d’engagement religieux actif et passif.
Composée de 14 énoncés dans sa version révisée, l’échelle mobilise un format de réponse de type Likert à 5 points allant de « strongly disagree » (fortement en désaccord) à « strongly agree » (fortement d’accord). Sur le plan psychométrique, le modèle factoriel opérationnalise deux dimensions fondamentales : le contrôle spirituel actif (Active Spiritual Locus of Control), qui reflète une collaboration ou une autonomie habilitée par la foi (où Dieu octroie la force de se soigner ou agit à travers le corps médical), et le contrôle spirituel passif (Passive Spiritual Locus of Control), caractérisé par un fatalisme théologique conduisant à la résignation et au renoncement aux soins médicaux. L’instrument démontre une cohérence interne satisfaisante, une excellente fidélité test-retest, ainsi qu’une validité de construit robuste, ce qui en fait un outil de premier plan pour investiguer l’adhésion thérapeutique, les disparités en santé et les conduites préventives au sein de populations confessantes et diversifiées.
2. Mots-clés
Lieu de contrôle de la santé spirituelle, psychologie de la santé, SHLOC-R, croyances religieuses, fatalisme spirituel, observance thérapeutique, psychométrie, coping religieux, auto-efficacité, comportements de santé.
3. Auteurs
L’échelle initiale du lieu de contrôle de la santé spirituelle ainsi que ses raffinements psychométriques successifs ont été élaborés principalement par le Dr Cheryl L. Holt et ses collègues de recherche en santé publique et psychologie comportementale :
- Cheryl L. Holt, Ph.D. : Professeure au Département des sciences comportementales et communautaires de la santé, École de santé publique de l’Université du Maryland (University of Maryland, School of Public Health), College Park, Maryland, États-Unis. Ses travaux portent sur les disparités raciales et ethniques en santé, la communication en matière de santé et le rôle de la religion/spiritualité dans les comportements de prévention du cancer. Contact institutionnel : [email protected].
- Matthew W. Kreuter, Ph.D., MPH : Professeur émérite à la Brown School de l’Université Washington à St. Louis (Washington University in St. Louis), Missouri, États-Unis. Spécialiste de la communication en santé publique et des interventions communautaires adaptées à la culture.
- Collaborateurs additionnels : Équipes affiliées au Health Communication Research Laboratory (HCRL) de l’Université Saint Louis et aux réseaux de recherche clinique en oncologie préventive communautaire.
4. Objectif
L’objectif fondamental des échelles de lieu de contrôle de la santé spirituelle est de quantifier de manière différentielle les croyances d’un individu quant à l’implication de Dieu ou d’une puissance divine dans le maintien de la santé, la guérison des maladies et l’occurrence des affections somatiques. Dans le paradigme classique du Health Locus of Control (HLOC), le lieu de contrôle était dichotomisé entre interne (responsabilité personnelle) et externe (médecins, chance, destin). Cependant, pour une large proportion de la population mondiale et particulièrement au sein des communautés religieuses (notamment les communautés afro-américaines et hispaniques largement étudiées par Holt et ses collaborateurs), Dieu n’est ni assimilable à un « autrui puissant » séculier (comme un médecin), ni à un « hasard » aveugle. L’échelle a été conçue pour capturer la spécificité de cette attribution théologique.
Sur le plan des applications cliniques et préventives, le SHLOC-R vise à expliquer des paradoxes comportementaux majeurs. Certains patients très pieux présentent une adhésion remarquable aux dépistages (mammographie, coloscopie) et aux traitements du diabète ou de l’hypertension, considérant leur corps comme un « temple » divin dont ils ont la responsabilité partagée. À l’inverse, d’autres individus adoptent une posture fataliste, refusant les médicaments ou les interventions chirurgicales sous le prétexte que « Dieu décidera » ou « Dieu me guérira sans les médecins ». Le SHLOC-R permet de discerner avec précision ces deux postures divergentes au sein d’une même identité religieuse déclarée.
En recherche psychosociale, l’instrument fournit aux épidémiologistes et aux psychologues de la santé une mesure standardisée pour modéliser les trajectoires de santé, évaluer l’efficacité des interventions de promotion de la santé basées sur la foi (faith-based health interventions) et concevoir des messages de santé publique culturellement et théologiquement congruents sans heurter les convictions spirituelles des participants.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique opérationnalisé par l’échelle révisée repose sur une conceptualisation bidimensionnelle du locus de contrôle spirituel appliqué au domaine somatique. Il ne s’agit pas de mesurer l’intensité de la foi ou le degré de religiosité globale, mais l’architecture cognitive par laquelle la foi informe l’agentivité de santé.
Contrôle spirituel actif (Active Spiritual Locus of Control)
Cette dimension évalue la croyance selon laquelle l’individu et Dieu agissent en synergie ou en partenariat dans la gestion de la santé corporelle. L’action divine n’annule pas l’effort humain ; elle le motive, l’habilite et le soutient. Ce construit englobe trois facettes fonctionnelles complémentaires :
- La responsabilité partagée et l’obligation d’auto-soin : L’individu croit que vivre selon la volonté divine exige de prendre activement soin de son corps (par exemple, item 4 : « Living the way the Lord says I’m supposed to live means I have to take care of myself » et item 14 : « God and I share responsibility for my health »).
- L’habilitation divine : Dieu est perçu comme une source de force interne permettant à la personne de surmonter les épreuves, de changer ses habitudes de vie ou de supporter des traitements rigoureux (item 6 : « God gives me the strength to take care of myself »).
- La médiation médicale : La providence divine n’est pas antithétique à la science biomédicale ; Dieu agit au contraire à travers les compétences des professionnels de santé (item 8 : « God works through doctors to heal us »).
Contrôle spirituel passif (Passive Spiritual Locus of Control)
À l’opposé, le contrôle spirituel passif opérationnalise une forme de déresponsabilisation radicale ancrée dans une interprétation hyper-déterministe ou fataliste de la souveraineté divine. L’individu abdique son pouvoir d’action personnel au profit d’une attente exclusive d’intervention surnaturelle :
- Le fatalisme théologique : La conviction que les efforts humains d’hygiène de vie, de prévention ou de thérapie sont futiles face aux décrets divins (item 13 : « There is no point in taking care of myself when it’s all up to God anyway »).
- L’évitement des soins biomédicaux : L’acceptation du report ou de l’abandon de l’assistance médicale au motif exclusif d’une guérison miraculeuse anticipée (items 11 et 12 : « It’s ok not to seek medical attention because I feel that God will heal me »).
Ce construit passif est cliniquement déterminant, car il constitue un prédicteur direct de retard diagnostique, de non-adhésion thérapeutique et de mortalité évitable dans les pathologies chroniques et oncologiques.
6. Cadre théorique
Le cadre théorique du SHLOC-R se situe à la confluence de la théorie de l’apprentissage social de Julian B. Rotter, des extensions du contrôle perçu développées par Kenneth Wallston, et du modèle de coping religieux proposé par Kenneth Pargament.
Julian Rotter (1966) a introduit le concept de lieu de contrôle (Locus of Control) pour décrire la tendance généralisée des individus à attribuer les renforcements de leur environnement soit à leurs propres comportements (contrôle interne), soit à des forces extérieures telles que la chance, le destin ou des autruis puissants (contrôle externe). Wallston et al. (1978) ont adapté ce modèle au domaine spécifique de la santé avec l’échelle Multidimensional Health Locus of Control (MHLC), distinguant l’internalité de la santé (IHLC), la dépendance envers autrui puissant (PHLC) et la chance (CHLC).
Toutefois, comme l’ont souligné Holt, Clark, Kreuter et Scherer, le MHLC s’avère incomplet dans les contextes où la religiosité façonne profondément la vision du monde. L’externalité divine ne fonctionne pas comme l’externalité du hasard : elle implique une relation affective, morale et intentionnelle avec l’entité suprême. Pour théoriser cette relation, le SHLOC s’appuie sur la typologie de Kenneth Pargament (1988) relative aux styles de résolution de problèmes religieux :
- Le style de collaboration (Collaborative) : Dieu et l’individu travaillent ensemble en tant que partenaires actifs. C’est l’exact soubassement de la sous-échelle active du SHLOC-R.
- Le style de déférence (Deferring) : L’individu attend passivement que Dieu résolve la crise sans engager d’action personnelle, ce qui correspond fidèlement au construit passif du SHLOC-R.
- Le style d’auto-direction (Self-directing) : L’individu reconnaît l’existence de Dieu mais considère que Dieu lui a conféré la liberté et l’obligation totale d’agir par lui-même.
Le SHLOC-R traduit ces dynamiques théologiques abstraites en une échelle psychométrique standardisée, reliant directement l’attribution causale religieuse aux modèles sociocognitifs de l’action préventive (tels que le modèle des croyances relatives à la santé ou la théorie du comportement planifié).
7. Validité
Les propriétés métrologiques du SHLOC et de sa forme révisée ont fait l’objet de validations empiriques rigoureuses au sein d’échantillons communautaires et cliniques diversifiés, notamment auprès de cohortes d’adultes afro-américains participant à des programmes de dépistage du cancer colorectal et du cancer du sein (Holt et al., 2003, 2007).
Validité de contenu et d’apparence
Les items ont été initialement générés à partir d’entretiens qualitatifs approfondis et de groupes de discussion explorant les perceptions de la volonté divine dans la survenue de la maladie. Des panels d’experts en psychométrie, en santé publique et des représentants religieux ont examiné la formulation des énoncés afin de s’assurer de leur intelligibilité culturelle et de leur pertinence théologique.
Validité de construit et convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives avec des mesures standardisées de religiosité et de coping spirituel :
- La sous-échelle Active corrèle positivement et modérément avec la religiosité intrinsèque (évaluée par la Duke University Religion Index, DUREL), l’auto-efficacité perçue en matière de santé, et le coping religieux positif de Pargament ($r \approx 0.45$ à $0.62$, $p < 0.001$).
- La sous-échelle Passive présente des corrélations positives avec le fatalisme général face au cancer (mesuré par la Powe Fatalism Inventory, $r \approx 0.38$, $p < 0.01$) et avec le coping religieux négatif (sentiment d’abandon ou de punition divine).
Validité discriminante
Le SHLOC-R se distingue nettement des dimensions classiques du MHLC. Les analyses de corrélation montrent que le contrôle spirituel passif ne partage qu’une variance minime avec le contrôle externe par le hasard ($r < 0.25$), confirmant que le fatalisme religieux constitue une entité distincte du fatalisme séculier. De plus, la dimension active ne corrèle que très faiblement ou pas du tout avec la dimension passive ($r$ généralement situé entre $-0.10$ et $0.15$, souvent non significatif), ce qui atteste de l’orthogonalité empirique des deux construits.
Validité prédictive
Dans les études longitudinales menées par Holt et al., des scores élevés sur la dimension passive prédisent significativement une probabilité réduite d’effectuer des mammographies de contrôle et des tests de recherche de sang occulte dans les selles (rapports de cotes ajustés inférieurs à 0.70). Inversement, la dimension active est associée à une consommation accrue de fruits et légumes et à une assiduité supérieure aux rendez-vous de suivi médical.
8. Fidélité
La fidélité de l’échelle révisée du lieu de contrôle de la santé spirituelle a été documentée à travers l’évaluation de la cohérence interne et de la stabilité temporelle.
Cohérence interne
Les estimations du coefficient alpha de Cronbach rapportées dans les publications de référence indiquent une très bonne consistance pour la sous-échelle active et une consistance acceptable à modérée pour la sous-échelle passive, compte tenu de son faible nombre d’items :
- Sous-échelle Active (12 items) : L’alpha de Cronbach varie typiquement entre 0.84 et 0.89 selon les études de validation (Holt et al., 2003, 2007), ce qui reflète une homogénéité élevée des items mesurant la collaboration divine et le soin corporel.
- Sous-échelle Passive (2 items) : L’alpha de Cronbach se situe généralement entre 0.65 et 0.73. En psychométrie, un coefficient d’environ 0.70 pour une échelle composée de seulement deux énoncés est considéré comme adéquat, le coefficient d’inter-corrélation de Spearman-Brown confirmant une interdépendance substantielle entre ces items.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été évaluée auprès d’un sous-échantillon de participants réinterrogés à un intervalle de 4 à 6 semaines sans intervention intermédiaire. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de Pearson se sont établis à $r = 0.78$ pour la sous-échelle active et $r = 0.71$ pour la sous-échelle passive, démontrant que les attributions spirituelles de santé constituent des dispositions cognitives stables dans le temps plutôt que de simples états fluctuants.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle de l’échelle a été examinée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmée par l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de la phase initiale de réduction des données sur la version préliminaire de l’instrument, des analyses factorielles en composantes principales suivies de rotations obliques (Promax) et orthogonales (Varimax) ont été appliquées. Les critères de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1.0) et le test d’éboulis de Cattell ont systématiquement mis en évidence l’existence de deux facteurs dominants expliquant plus de 55 % de la variance totale des scores :
- Facteur 1 (Actif) : Regroupe les items insistant sur le soin personnel guidé par la foi, le partenariat avec Dieu et l’action divine à travers la médecine. Les saturations factorielles pour ces items oscillent entre 0.52 et 0.81.
- Facteur 2 (Passif) : Regroupe les items exprimant l’inutilité de l’effort personnel et le renoncement aux soins médicaux au profit de la foi seule. Les saturations factorielles dépassent 0.68 pour ces énoncés.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’AFC conduite sur des échantillons indépendants a testé l’adéquation du modèle bi-factoriel oblique par rapport à un modèle unidimensionnel. Les indices d’ajustement du modèle à deux facteurs ont démontré une excellente adéquation aux données empiriques :
- Indice de comparaison de Bentler (CFI) : $ge 0.94$
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) : $ge 0.93$
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : $le 0.058$ (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0.045 et 0.069)
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : $le 0.052$
À l’inverse, le modèle unidimensionnel présentait un ajustement très médiocre (CFI < 0.75, RMSEA > 0.12), confirmant de manière irréfutable que le contrôle spirituel actif et le contrôle spirituel passif ne sont pas les pôles opposés d’une même ligne continue, mais bien deux dimensions factorielles distinctes.
10. Instrument de mesure
- Nom complet de l’instrument : Spiritual Health Locus of Control Scale – Revised (SHLOC-R).
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon, passation en ligne ou administration par entretien dirigé).
- Population cible : Adultes (populations générales, communautés religieuses, patients atteints de maladies chroniques ou suivis en oncologie).
- Nombre d’items : 14 items (dont l’item 11 et l’item 12 forment une proposition conditionnelle/causale distincte).
- Format des réponses : Échelle de Likert en 5 points :
- 1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
- 2 = Disagree (En désaccord)
- 3 = Neither (Ni en désaccord ni d’accord / Neutre)
- 4 = Agree (D’accord)
- 5 = Strongly agree (Fortement d’accord)
- Sous-échelles et cotation :
- Sous-échelle Spirituelle Active (Active Spiritual) : Calculée en sommant les scores des items : 4, 5, 6, 14, 1, 2, 3, 7, 8, 9, 10. Un score élevé reflète une collaboration active avec Dieu et une croyance que la spiritualité motive la prise en charge de sa propre santé et l’usage des soins.
- Sous-échelle Spirituelle Passive (Passive Spiritual) : Calculée en sommant les scores des items : 12, 13 (l’énoncé 11 introduisant le motif explicité en 12). Un score élevé traduit un abandon fataliste des soins de santé et de l’auto-préservation corporelle.
- Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication initiale : 2003 (première formalisation par Holt et al.) ; révision consolidée parue en 2007.
- Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle des auteurs originaux (Cheryl L. Holt et al.) et de l’éditeur scientifique (SAGE Publications pour l’article princeps paru dans le Journal of Health Psychology).
- Tarifs et accessibilité : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche académique, scientifique et non commerciale. Les chercheurs sont invités à citer formellement les publications de référence lors de l’utilisation de l’outil.
- Contact et autorisations : Toute utilisation commerciale, adaptation à grande échelle ou intégration dans des dispositifs propriétaires requiert l’accord formel préalable des auteurs et/ou de la maison d’édition.
12. Références
Les références ci-dessous constituent les fondements théoriques et les validations psychométriques de l’instrument :
- Holt, C. L., Clark, E. M., Kreuter, M. W., & Scherer, M. (2003). Does religion influence self-reported health? The role of religious health locus of control. Health Education & Behavior, 30(1), 5-21. https://doi.org/10.1177/1090198102239256
- Holt, C. L., Schulz, E., & Wynn, P. (2007). The Spiritual Health Locus of Control Scale: Factorial structure and validity among African American adults. Journal of Health Psychology, 12(4), 597-609. https://doi.org/10.1177/1359105307078167
- Pargament, K. I., Kennell, J., Hathaway, W., Grevengoed, N., Newman, J., & Jones, W. (1988). Religion and the problem-solving process: Three styles of coping. Journal for the Scientific Study of Religion, 27(1), 90-104. https://doi.org/10.2307/1387404
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1-28. https://doi.org/10.1037/h0092976
- Wallston, K. A., Wallston, B. S., & DeVellis, R. (1978). Development of the Multidimensional Health Locus of Control (MHLC) Scales. Health Education Monographs, 6(2), 160-170. https://doi.org/10.1177/109019817800600107
13. Questions et items du questionnaire
For these statements‚ I would like you to tell me if you strongly agree‚ agree‚ neither‚ disagree‚ or strongly disagree.
Please listen carefully to each statement because you may agree with some but disagree with others.
- Through my faith in God‚ I can stay healthy.
- If I lead a good spiritual life‚ I will stay healthy.
- If I stay healthy‚ it’s because I am right with God.
- Living the way the Lord says I’m supposed to live means I have to take care of myself.
- Even though I trust God will take care of me‚ I still need to take care of myself.
- God gives me the strength to take care of myself.
- I rely on God to keep me in good health.
- God works through doctors to heal us.
- Prayer is the most important thing I do to stay healthy.
- If I stay well‚ it is because of the grace of the good Lord.
- It’s ok not to seek medical attention because
- I feel that God will heal me.
- There is no point in taking care of myself when it’s all up to God anyway.
- God and I share responsibility for my health.