Échelles de perception des parents – Enfant

L’Échelle de perception des parents – Version pour enfants (POPS – Child) est un outil psychométrique d’auto-évaluation fondé sur la théorie de l’autodétermination, mesurant le soutien à l’autonomie et l’implication de la mère et du père chez les enfants d’âge scolaire.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de perception des parents – Version pour enfants (couramment désignée sous l’acronyme POPS – Child pour Perceptions of Parents Scales – Child) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour évaluer la manière dont les enfants d’âge scolaire et les préadolescents perçoivent le style d’éducation et les comportements de socialisation de leurs figures parentales (mère et père, ou substituts parentaux). Développé au sein du cadre théorique de la théorie de l’autodétermination (TAD ; Deci & Ryan, 1985, 2000), cet instrument opérationnalise deux dimensions fondamentales de l’environnement parental : le soutien à l’autonomie (Autonomy Support) et l’implication parentale (Involvement). L’échelle se compose de 22 items formulés selon une approche d’auto-description adaptée au développement cognitif de l’enfant (11 items mesurant la perception de la mère et 11 items identiques mesurant la perception du père).

Chaque item présente un format à choix forcé composé de quatre énoncés qualitatifs distincts, décrivant quatre profils types de conduites parentales échelonnés sur un continuum allant du contrôle rigide ou du désengagement jusqu’au plein soutien à l’autonomie et à l’implication bienveillante. Ce format de réponse, inspiré des méthodologies d’évaluation de l’estime de soi pour enfants élaborées par Harter, minimise de façon substantielle les biais de désirabilité sociale et de complaisance envers l’autorité adulte. Les indices psychométriques rapportés dans la littérature démontrent une consistance interne satisfaisante pour les sous-échelles (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre .70 et .85), une excellente stabilité temporelle test-retest, ainsi qu’une validité convergente et prédictive robuste par rapport à la motivation intrinsèque scolaire, au sentiment de compétence personnelle, au bien-être émotionnel et à la régulation comportementale autonome de l’enfant.

2. Mots-clés / Keywords

Échelles de perception des parents, POPS, théorie de l’autodétermination, soutien à l’autonomie, implication parentale, contrôle parental, psychométrie développementale, styles parentaux, motivation scolaire, relations parents-enfants.

3. Auteurs / Authors

L’échelle des perceptions parentales pour enfants s’inscrit dans les travaux fondateurs conduits par le laboratoire de recherche sur la motivation de l’Université de Rochester (Department of Clinical and Social Sciences in Psychology, University of Rochester, Rochester, New York, États-Unis). Les auteurs principaux ayant développé et validé cette mesure sont :

  • Wendy S. Grolnick, Ph.D. — Professeure émérite de psychologie, Clark University (Worcester, Massachusetts, États-Unis). Spécialiste de renommée mondiale de la parentalité, du développement de l’autonomie et de la motivation scolaire chez l’enfant. Courriel académique : [email protected].
  • Richard M. Ryan, Ph.D. — Professeur à l’Institute for Positive Psychology and Education, Australian Catholic University (North Sydney, Australie) et Professeur émérite à l’Université de Rochester. Co-fondateur de la théorie de l’autodétermination. Courriel académique : [email protected].
  • Edward L. Deci, Ph.D. — Professeur émérite de psychologie, Université de Rochester (Rochester, New York, États-Unis). Co-fondateur de la théorie de l’autodétermination et pionnier des recherches sur la motivation humaine intrinsèque et extrinsèque.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Perceptions of Parents Scales – Child est de mesurer de manière empirique et scientifiquement rigoureuse les représentations subjectives que l’enfant se construit concernant les pratiques éducatives de chacun de ses parents. Dans la psychologie du développement et la psychométrie contemporaine, il est désormais largement établi que les perceptions subjectives de l’enfant quant au climat familial constituent un prédicteur développemental plus puissant et direct de son adaptation psychologique et scolaire que les observations tierces ou les auto-déclarations directes des parents eux-mêmes. Les parents ont fréquemment tendance à surévaluer leur degré de bienveillance ou de disponibilité affective en raison de pressions normatives, alors que le système cognitivo-affectif de l’enfant réagit directement aux comportements tels qu’il les expérimente au quotidien.

Sur le plan des applications cliniques, la POPS-Child permet aux psychologues scolaires, pédopsychiatres et thérapeutes d’enfants d’identifier rapidement les vulnérabilités relationnelles au sein de la cellule familiale. Elle offre une détection fine des contextes de surcontrôle psychologique, d’intrusion coercitive ou, à l’opposé, de négligence affective et de sous-implication parentale. Ces facteurs de risque sont fréquemment corrélés à des troubles intériorisés (anxiété de performance, état dépressif précoce, retrait relationnel) ou extériorisés (troubles des conduites, opposition, décrochage scolaire).

Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée, l’échelle permet de tester des modèles structuraux complexes examinant la transmission intergénérationnelle des styles motivationnels, l’internalisation des régulations comportementales dans les apprentissages scolaires, et la résilience psychologique face au stress. L’outil s’avère particulièrement utile pour évaluer l’impact différentiel de la mère et du père, permettant de documenter si le soutien à l’autonomie émanant d’un seul parent peut jouer un rôle protecteur ou compensatoire face aux comportements contrôlants ou distants de l’autre parent.

5. Construit psychologique / Construct

La Perceptions of Parents Scales – Child opérationnalise l’environnement familial à travers deux grands construits psychologiques indépendants mais complémentaires, différenciés pour chaque figure parentale :

1. Le soutien à l’autonomie versus le contrôle parental (Autonomy Support vs. Control)

Le soutien à l’autonomie réfère à la propension du parent à reconnaître, valoriser et encourager la capacité d’auto-initiation, d’expression émotionnelle et de prise de décision de son enfant. Un parent soutenant l’autonomie :

  • Fournit des justifications rationnelles explicites (rationales) lorsqu’il formule des demandes ou des règles de vie (p. ex., item 2 : expliquer posément la raison d’un comportement attendu plutôt que d’imposer un diktat arbitraire fondé sur la force ou l’affirmation « parce que c’est moi le chef ») ;
  • Adopte la perspective émotionnelle et cognitive de l’enfant en cherchant activement à comprendre ses résistances ou ses difficultés (p. ex., item 4 : tenter de comprendre pourquoi l’enfant n’accomplit pas immédiatement une tâche) ;
  • Tolère les erreurs d’apprentissage comme des étapes normales du développement au lieu de réagir par la punition ou la colère punitive (p. ex., item 8 et item 19) ;
  • Minimise l’utilisation de méthodes coercitives telles que les menaces, les sanctions arbitraires non expliquées ou le chantage affectif (p. ex., item 6 et item 17).

2. L’implication parentale versus le non-engagement (Involvement vs. Non-involvement)

L’implication parentale désigne la mobilisation des ressources affectives, temporelles et attentionnelles du parent dans la vie de l’enfant. Cette dimension ne préjuge pas à elle seule de la qualité du contrôle ou de l’autonomie, mais quantifie le degré d’investissement concret et la disponibilité perçue. Elle englobe :

  • Le temps et la disponibilité alloués à l’échange interpersonnel et au dialogue (p. ex., item 1 et item 12 : avoir suffisamment de temps pour parler avec son enfant) ;
  • L’écoute active et la réceptivité face aux préoccupations ou aux angoisses vécues par l’enfant (p. ex., item 5 et item 16 : disponibilité pour aborder les problèmes personnels de l’enfant) ;
  • L’intérêt sincère et régulier porté aux activités quotidiennes et aux progrès scolaires (p. ex., item 3 et item 14 : s’enquérir de ce que l’enfant a accompli à l’école) ;
  • La collaboration et l’interaction avec le milieu scolaire et les éducateurs (p. ex., item 11 et item 22 : communiquer avec les enseignants pour suivre le développement académique de l’enfant).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le socle théorique de la POPS est la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan, 1985, 2000 ; Ryan & Deci, 2017). Selon ce paradigme d’inspiration humaniste et organismique, tout individu est naturellement animé d’une tendance active vers la croissance psychologique, l’intégration du soi et la recherche de cohérence personnelle. Ce développement optimal est toutefois subordonné à la satisfaction de trois besoins psychologiques fondamentaux universels :

  • Le besoin d’autonomie : le sentiment d’être à l’origine de ses propres choix, d’agir en accord avec sa volonté et d’endosser ses comportements personnels ;
  • Le besoin de compétence : le sentiment d’efficacité, de maîtrise de l’environnement et de capacité à surmonter les défis ;
  • Le besoin d’appartenance sociale (ou de relation à autrui) : le sentiment d’être aimé, accepté, soutenu et connecté de manière sécurisante avec les personnes signifiantes de son entourage.

Dans la perspective développementale de Grolnick et Ryan (1989), les styles parentaux constituent le vecteur d’alimentation ou de frustration de ces besoins. Lorsque les parents dispensent un fort soutien à l’autonomie et une implication bienveillante, l’enfant intériorise de façon harmonieuse les règles, les valeurs et les exigences socioculturelles par un processus dit de régulation intégrée ou identifiée. L’enfant s’engage alors dans les activités d’apprentissage pour des raisons autonomes. À l’inverse, un contexte coercitif ou contrôlant impose une régulation externe ou introjectée (motivée par la peur de la punition, la honte ou la culpabilité), minant la résilience et prédisposant à la détresse psychologique.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique des Échelles de perception des parents chez l’enfant a fait l’objet d’études rigoureuses au cours des trois dernières décennies :

Validité de construit et structurale

Les modélisations en équations structurelles (SEM) et les analyses factorielles confirmatoires ont systématiquement corroboré la distinction entre les dimensions d’autonomie et d’implication, ainsi que l’indépendance relative des évaluations de la mère et du père. Les indices d’ajustement respectent les seuils conventionnels (RMSEA < .06 ; CFI > .92 ; SRMR < .05), démontrant que les enfants distinguent parfaitement le temps consacré par un parent (implication) du style interactionnel directif ou ouvert adopté par ce même parent (soutien à l’autonomie).

Validité convergente et discriminante

Les scores de soutien à l’autonomie mesurés par la POPS-Child présentent de fortes corrélations positives avec les échelles de motivation autonome chez l’enfant (SRQ-A ; Self-Regulation Questionnaire – Academic, r = .42 à .55, p < .001) et avec la perception de compétence cognitive de Harter (r = .35 à .48). À l’inverse, ils corrèlent négativement avec l’anxiété scolaire, les symptômes d’intériorisation et les sentiments de dépression infantile (r = -.30 à -.45). La dimension de soutien à l’autonomie se discrimine clairement des mesures de permissivité ou d’absence de limites, soulignant que l’autonomie n’équivaut pas à un laisser-faire anarchique mais à un climat relationnel d’écoute et de respect de l’agentivité.

Validité prédictive et longitudinale

Des travaux longitudinaux (Grolnick, Ryan, & Deci, 1991 ; Grolnick & Slowiaczek, 1994) ont établi que les scores initiaux de soutien à l’autonomie maternelle et paternelle prédisent de manière significative le rendement scolaire, la maîtrise des apprentissages et la persévérance face à l’échec sur plusieurs années consécutives, même après contrôle statistique du quotient intellectuel de base et du statut socio-économique des familles.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne de la POPS – Child a été évaluée au moyen du coefficient alpha de Cronbach dans de multiples cohortes d’élèves du primaire et du début du collège (grades 3 à 6, âges approximatifs de 8 à 12 ans) :

  • Sous-échelle Soutien à l’autonomie maternelle : les coefficients alpha varient généralement entre .72 et .81 selon les échantillons.
  • Sous-échelle Implication maternelle : les valeurs d’alpha se situent de façon constante entre .74 et .83.
  • Sous-échelle Soutien à l’autonomie paternelle : les valeurs oscillent entre .70 et .80.
  • Sous-échelle Implication paternelle : les indices varient entre .76 et .84.

Concernant la fidélité test-retest, des études de suivi temporel sur des intervalles de 4 à 8 semaines démontrent des coefficients de stabilité supérieurs à r = .75 (p < .001). Les corrélations intra-classe confirment que, bien que des variations situationnelles mineures existent dans la dynamique familiale, la représentation globale que l’enfant entretient du style parental demeure stable sur le court et le moyen terme.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Lors de la conception initiale et des études de validation de la POPS (Grolnick et al., 1991, 1997 ; Robbins, 1994), des analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) ont été menées séparément sur les items maternels et paternels afin de respecter l’interdépendance conceptuelle attendue entre le soutien et l’implication :

  • Structure bidimensionnelle claire : Pour la mère comme pour le père, l’extraction factorielle met en évidence deux composantes principales présentant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1.5, expliquant ensemble plus de 50 % de la variance totale des scores.
  • Saturations factorielles des items d’autonomie : Les items évaluant les explications comportementales (item 2/13), l’écoute des justifications de l’enfant (item 4/15), la négociation verbale plutôt que la punition arbitraire (item 6/17), et l’acceptation de l’erreur (item 8/19) saturent principalement sur le facteur d’autonomie (saturations factorielles allant de .48 à .78), avec des saturations croisées minimes sur le facteur d’implication (< .20).
  • Saturations factorielles des items d’implication : Les items portant sur la disponibilité temporelle générale (item 1/12), le dialogue autour des problèmes personnels (item 5/16), l’attention aux apprentissages scolaires (item 3/14) et les contacts avec le corps enseignant (item 11/22) chargent fortement sur le facteur d’implication (saturations de .52 à .81).

Les analyses factorielles confirmatoires multi-groupes (AFCMG) attestent de l’invariance de mesure de l’instrument en fonction du sexe de l’enfant (garçons versus filles), garantissant que les propriétés structurales de la POPS restent équivalentes quel que soit le genre de l’évalué.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique à choix forcé structuré, complété par l’enfant.
  • Population cible : Enfants scolarisés âgés de 8 à 12 ans (école primaire / début du collège). Adaptable pour des adolescents plus âgés.
  • Nombre total d’items : 22 items répartis symétriquement en deux blocs distincts : 11 items pour la mère (items 1 à 11) et 11 items pour le père (items 12 à 22).
  • Format des réponses : Chaque numéro présente 4 affirmations distinctes (lettres a, b, c, d) illustrant 4 profils de comportements parentaux types. L’enfant sélectionne la phrase qui correspond le mieux à la réalité de son propre foyer.
  • Modalités de cotation :
    • Chaque item est coté de 1 (style le plus contrôlant ou le plus désengagé) à 4 (style le plus soutenant l’autonomie ou le plus engagé).
    • Pour certains items, l’option ‘a’ représente le niveau 1 et l’option ‘d’ le niveau 4 ; pour d’autres items, l’ordre de présentation est inversé (a = 4, d = 1) afin d’éviter les biais de positionnement systématique.
    • Quatre scores composites moyens sont généralement calculés (allant de 1.00 à 4.00) : Soutien à l’autonomie maternelle, Implication maternelle, Soutien à l’autonomie paternelle, et Implication paternelle. Un score composite global d’environnement parental soutenant peut également être agrégé.
  • Temps d’administration : Environ 15 à 25 minutes. Une passation guidée par lecture orale de l’évaluateur est recommandée pour les enfants les plus jeunes ou présentant des difficultés de lecture.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : 1989-1994 (publications originales par Grolnick, Ryan & Deci, 1989, 1991 ; Robbins, 1994).
  • Statut des droits et conditions d’accès : L’échelle est disponible en accès libre à des fins de recherche scientifique et d’évaluation académique non commerciale via le portail officiel de la théorie de l’autodétermination (selfdeterminationtheory.org).
  • Tarification : L’utilisation est gratuite pour les chercheurs universitaires, étudiants et praticiens dans le cadre de leurs travaux de recherche ou de consultation clinique indépendante. Aucune redevance commerciale n’est exigée, sous réserve de citer convenablement les travaux originaux des auteurs.
  • Autorisation requise : Aucune demande d’autorisation formelle écrite n’est obligatoire pour la recherche académique non lucrative, conformément à la politique de diffusion ouverte du Center for Self-Determination Theory (CSDT). Pour tout usage dans un cadre commercial ou dans des logiciels propriétaires payants, un accord contractuel explicite avec les ayants droit est impératif.

12. Références / References

  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (1985). Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-2271-7
  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
  • Grolnick, W. S., & Ryan, R. M. (1989). Parent styles associated with children’s self-regulation and competence in school. Journal of Educational Psychology, 81(2), 143–154. https://doi.org/10.1037/0022-0663.81.2.143
  • Grolnick, W. S., Ryan, R. M., & Deci, E. L. (1991). Inner resources for school achievement: Role of parents’ involvement and autonomy support in children’s competence and self-regulation. Journal of Educational Psychology, 83(4), 508–517. https://doi.org/10.1037/0022-0663.83.4.508
  • Grolnick, W. S., & Slowiaczek, M. L. (1994). Parents’ involvement in children’s schooling: A multidimensional conceptualization and motivational model. Child Development, 65(1), 237–252. https://doi.org/10.2307/1131378
  • Niemiec, C. P., Lynch, M. F., Vansteenkiste, M., Bernstein, J., Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2006). The antecedents and consequences of autonomous self-regulation for college: A self-determination theory perspective on socialization. Journal of Adolescence, 29(5), 761–775. https://doi.org/10.1016/j.adolescence.2005.11.009
  • Robbins, R. J. (1994). An assessment of perceptions of parental autonomy support and control: Child and adult versions [Unpublished doctoral dissertation]. University of Rochester.
  • Ryan, R. M., & Deci, E. L. (2017). Self-determination theory: Basic psychological needs in motivation, development, and wellness. Guilford Publications. https://doi.org/10.1521/978.14625/28769

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les consignes et énoncés textuels ci-dessous reproduisent fidèlement le protocole d’administration original en langue anglaise soumis aux enfants :

Things About My Parents

We are interested to know more about your mother and your father. First we will ask about your mother, and then we will ask about your father.

Each number is followed by four statements that describe four different types of parents. For some, there will be a description of four types of mothers, and for others there will be descriptions of four types of fathers. In either case, read the four statements about the four types of mothers or fathers, and decide which one is the best description of your own mother or father. Different people’s mothers and fathers are different, and we want to know about yours.

Now please think about your mother and compare her to these descriptions of people’s mothers. If you do not ever spend time with your mother but another woman lives in your household instead, please respond about that woman. So, begin with number 1, and read the four descriptions. If your mother is most like the mothers in the first statement, then circle the letter a in front of that statement. If she is most like the mothers in the second statement, then circle the letter b in front of that statement. If she is most like the mothers in the third statement, then circle the letter c in front of that statement. If she is most like the mothers in the fourth statement, then circle the letter d in front of that statement.


Mother Items

1.

  • a. Some mothers never have enough time to talk to their children.
  • b. Some mothers usually don’t have enough time to talk to their children.
  • c. Some mothers sometimes have enough time to talk to their children.
  • d. Some mothers always have enough time to talk to their children.

2.

  • a. Some mothers always explain to their children about the way they should behave.
  • b. Some mothers sometimes explain to their children about the way they should behave.
  • c. Some mothers sometimes make their children behave because they’re the boss.
  • d. Some mothers always make their children behave because they’re the boss.

3.

  • a. Some mothers always ask their children what they did in school that day.
  • b. Some mothers usually ask their children what they did in school that day.
  • c. Some mothers usually don’t ask their children what they did in school that day.
  • d. Some mothers never ask their children what they did in school that day.

4.

  • a. Some mothers always get very upset if their children don’t do what they’re supposed to right away.
  • b. Some mothers sometimes get very upset if their children don’t do what they’re supposed to right away.
  • c. Some mothers sometimes try to understand why their children don’t do what they’re supposed to right away.
  • d. Some mothers always try to understand why their children don’t do what they’re supposed to right away.

5.

  • a. Some mothers always have the time to talk about their children’s problem.
  • b. Some mothers sometimes have the time to talk about their children’s problem.
  • c. Some mothers don’t always have the time to talk about their children’s problem.
  • d. Some mothers never have the time to talk about their children’s problem.

6.

  • a. Some mothers never punish their children; they always talk to their children about what was wrong.
  • b. Some mothers hardly ever punish their children; they usually talk to their children about what was wrong.
  • c. Some mothers usually punish their children when they’ve done something wrong without talking to them very much.
  • d. Some mothers always punish their children when they’ve done something wrong without talking to them at all.

7.

  • a. Some mothers always tell their children what to do.
  • b. Some mothers sometimes tell their children what to do.
  • c. Some mothers sometimes like their children to decide for themselves what to do.
  • d. Some mothers always like their children to decide for themselves what to do.

8.

  • a. Some mothers always think it’s OK if their children make mistakes.
  • b. Some mothers sometimes think it’s OK if their children make mistakes.
  • c. Some mothers always get angry if their children make mistakes.
  • d. Some mothers sometimes get angry if their children make mistakes.

9.

  • a. Some mothers never want to know what their children are doing.
  • b. Some mothers usually don’t want to know what their children are doing.
  • c. Some mothers sometimes want to know what their children are doing.
  • d. Some mothers always want to know what their children are doing.

10.

  • a. Some mothers always get upset when their children don’t do well in school.
  • b. Some mothers sometimes get upset when their children don’t do well in school.
  • c. Some mothers hardly ever get upset when their children don’t do well in school.
  • d. Some mothers never get upset when their children don’t do well in school.

11.

  • a. Some mothers always like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.
  • b. Some mothers sometimes like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.
  • c. Some mothers usually don’t like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.
  • d. Some mothers never like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.

Father Items

Now, please think about your father. If you do not see your father but some other man lives in your household, please respond about that man.

12.

  • a. Some fathers never have enough time to talk to their children.
  • b. Some fathers usually don’t have enough time to talk to their children.
  • c. Some fathers sometimes have enough time to talk to their children.
  • d. Some fathers always have enough time to talk to their children.

13.

  • a. Some fathers always explain to their children about the way they should behave.
  • b. Some fathers sometimes explain to their children about the way they should behave.
  • c. Some fathers sometimes make their children behave because they’re the boss.
  • d. Some fathers always make their children behave because they’re the boss.

14.

  • a. Some fathers always ask their children what they did in school that day.
  • b. Some fathers usually ask their children what they did in school that day.
  • c. Some fathers usually don’t ask their children what they did in school that day.
  • d. Some fathers never ask their children what they did in school that day.

15.

  • a. Some fathers always get very upset if their children don’t do what they’re supposed to right away.
  • b. Some fathers sometimes get very upset if their children don’t do what they’re supposed to right away.
  • c. Some fathers sometimes try to understand why their children don’t do what they’re supposed to right away.
  • d. Some fathers always try to understand why their children don’t do what they’re supposed to right away.

16.

  • a. Some fathers always have the time to talk about their children’s problem.
  • b. Some fathers sometimes have the time to talk about their children’s problem.
  • c. Some fathers don’t always have the time to talk about their children’s problem.
  • d. Some fathers never have the time to talk about their children’s problem.

17.

  • a. Some fathers never punish their children; they always talk to their children about what was wrong.
  • b. Some fathers hardly ever punish their children; they usually talk to their children about what was wrong.
  • c. Some fathers usually punish their children when they’ve done something wrong without talking to them very much.
  • d. Some fathers always punish their children when they’ve done something wrong without talking to them at all.

18.

  • a. Some fathers always tell their children what to do.
  • b. Some fathers sometimes tell their children what to do.
  • c. Some fathers sometimes like their children to decide for themselves what to do.
  • d. Some fathers always like their children to decide for themselves what to do.

19.

  • a. Some fathers always think it’s OK if their children make mistakes.
  • b. Some fathers sometimes think it’s OK if their children make mistakes.
  • c. Some fathers always get angry if their children make mistakes.
  • d. Some fathers sometimes get angry if their children make mistakes.

20.

  • a. Some fathers never want to know what their children are doing.
  • b. Some fathers usually don’t want to know what their children are doing.
  • c. Some fathers sometimes want to know what their children are doing.
  • d. Some fathers always want to know what their children are doing.

21.

  • a. Some fathers always get upset when their children don’t do well in school.
  • b. Some fathers sometimes get upset when their children don’t do well in school.
  • c. Some fathers hardly ever get upset when their children don’t do well in school.
  • d. Some fathers never get upset when their children don’t do well in school.

22.

  • a. Some fathers always like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.
  • b. Some fathers sometimes like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.
  • c. Some fathers usually don’t like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.
  • d. Some fathers never like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Échelles de perception des parents – Enfant. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-perception-des-parents-enfant/
Looti, Mohammed. “Échelles de perception des parents – Enfant.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-perception-des-parents-enfant/.
Looti, Mohammed. “Échelles de perception des parents – Enfant.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-perception-des-parents-enfant/.