Échelles de matérialisme de Belk (BELK-MAT)

Découvrez les Échelles de matérialisme de Belk (BELK-MAT), outil psychométrique pionnier conçu pour évaluer la possessivité, la non-générosité et l’envie en psychologie du consommateur.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

Les Échelles de matérialisme de Belk (Belk Materialism Scales ou BELK-MAT), développées par le professeur Russell W. Belk en 1985, constituent l’un des premiers instruments psychométriques multidimensionnels conçus pour évaluer le matérialisme en tant que trait de personnalité composite. Dans cette approche pionnière, le matérialisme n’est pas appréhendé comme une simple valeur terminale ou une idéologie sociétale abstraite, mais comme un ensemble de dispositions psychologiques stables influençant directement la relation qu’un individu entretient avec ses biens de consommation et ceux d’autrui. L’instrument original se compose de 24 items répartis en trois sous-échelles distinctes : la possessivité (Possessiveness, 9 items), la non-générosité (Nongenerosity, 7 items) et l’envie (Envy, 8 items). Une quatrième dimension exploratoire, la préservation ou tangibilisation, a ultérieurement été identifiée par Ger et Belk (1990) dans des contextes transnationaux.

Les participants évaluent chaque énoncé à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points, allant typiquement de 1 (« Tout à fait d’accord ») à 5 (« Pas du tout d’accord »), avec un ajustement par inversion du score sur les items pertinents afin de calculer les indices dimensionnels et un score global. L’instrument a initialement été validé auprès d’un échantillon d’étudiants universitaires (n = 237) et d’un échantillon d’adultes tout-venant (n = 338). Sur le plan des propriétés psychométriques, la cohérence interne globale mesurée par l’alpha de Cronbach oscille entre 0,66 et 0,73. Les coefficients sous-dimensionnels s’établissent respectivement entre 0,57 et 0,68 pour la possessivité, 0,58 et 0,72 pour la non-générosité, et 0,64 et 0,80 pour l’envie. La fidélité test-retest (échantillon de confirmation n = 48) a démontré une stabilité remarquable pour la sous-échelle possessivité (r = 0,87), modérée à substantielle pour l’envie (r = 0,70) et la non-générosité (r = 0,64).

Sur le plan de la validité de critère et de la validité nomologique, les trois sous-traits corrèlent de façon négative et significative avec le sentiment de bonheur subjectif (r d’environ -0,26) ainsi qu’avec la satisfaction de vie (r d’environ -0,24). Bien que les échelles de valeurs matérielles ultérieures, notamment la Material Values Scale (MVS) de Richins et Dawson (1992), aient gagné une vaste popularité en marketing social, l’échelle BELK-MAT demeure un outil incontournable dès lors que les construits psychologiques sous-jacents relèvent de la psychologie des traits, de la rétention d’objets, de la jalousie sociale ou du concept de « soi étendu » (extended self).

2. Mots-clés

Matérialisme, Échelles de Belk, BELK-MAT, Possessivité, Non-générosité, Envie, Comportement du consommateur, Psychologie sociale, Soi étendu, Psychométrie, Bien-être subjectif, Traits de personnalité

3. Auteurs

L’instrument BELK-MAT a été formalisé et développé par :

  • Russell W. Belk, PhD : Professeur émérite et titulaire de la chaire de recherche en marketing Kraft Foods à la Schulich School of Business de l’Université York (Toronto, Ontario, Canada). Ancien professeur à l’Université de l’Utah (Salt Lake City, États-Unis). Chercheur influent au plan mondial en comportement du consommateur, anthropologie de la consommation et théorie critique du matérialisme. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Collaborations subséquentes pour l’adaptation interculturelle : Güliz Ger, PhD, Professeure émérite de marketing à l’Université Bilkent (Ankara, Turquie), ayant co-développé l’extension interculturelle de l’échelle intégrant la dimension de préservation/tangibilisation.

4. Objectif

L’échelle BELK-MAT a été spécifiquement conçue pour combler une lacune épistémologique et méthodologique majeure dans les sciences du comportement des années 1980 : l’absence d’outils standardisés, fiables et théoriquement ancrés pour mesurer le comportement du consommateur au prisme de son attachement possessif au monde matériel. Avant les travaux de Russell Belk, le matérialisme était le plus souvent abordé soit sous un angle philosophique et théologique dénonçant l’excès de consommation, soit sous la forme d’indices sociologiques macro-économiques (comme les typologies de valeurs post-matérialistes de Ronald Inglehart), inadaptés pour saisir les variations individuelles de la personnalité.

L’objectif fondamental de l’instrument est de mesurer l’intensité des tendances comportementales, affectives et cognitives qui régissent la manière dont un individu s’approprie, conserve et gère ses possessions par rapport à autrui. Belk postulait que le matérialisme n’est ni un concept unidimensionnel, ni une simple propension à acheter des biens dispendieux, mais un syndrome de traits comportementaux articulés autour du contrôle, de l’indisposition au partage et de la comparaison sociale descendante ou ascendante.

Dans le domaine de la recherche fondamentale et clinique, l’échelle BELK-MAT remplit plusieurs fonctions critiques :

  • Recherche en psychologie sociale et du consommateur : Elle permet d’étudier comment l’attachement aux biens façonne l’identité personnelle, l’estime de soi et les mécanismes de régulation émotionnelle. L’instrument est fréquemment employé pour analyser les conduites d’achats compulsifs, la thésaurisation pathologique (hoarding disorder) et la vulnérabilité au marketing agressif.
  • Évaluation du bien-être et de la santé mentale : L’un des apports majeurs de l’instrument réside dans l’étude des liens empiriques entre orientation matérielle et détresse psychologique. Les chercheurs l’utilisent régulièrement pour documenter les corrélations négatives robustes entre matérialisme possessif et qualité de vie, soulignant le rôle médiateur de l’envie et du déficit de générosité dans l’isolement affectif.
  • Études organisationnelles et sociologiques : L’outil sert à explorer l’éthique au travail, la coopération intra-équipe et les attitudes envers la responsabilité sociale et écologique des entreprises, en mettant en exergue l’impact délétère de l’envie matérielle sur la cohésion de groupe.

5. Construit psychologique

Le modèle théorique opérationnalisé par l’instrument BELK-MAT conçoit le matérialisme comme une constellation de trois sous-traits primaires interconnectés. Belk définit ces dimensions de façon précise :

5.1. La possessivité (Possessiveness)

La possessivité se définit comme la propension ou le désir impérieux de conserver le contrôle effectif ou la propriété exclusive de ses possessions, qu’elles soient tangibles (véhicules, objets d’art, vêtements) ou intangibles (expériences, relations, idées). Ce trait reflète une anxiété quant à la perte d’objets et une réticence profonde envers les modes d’usage alternatifs comme la location, l’emprunt ou le partage temporaire.

L’individu affichant un haut niveau de possessivité considère ses objets comme des remparts de sécurité psychologique. Par exemple, l’item « Renting or leasing a car is more appealing to me than owning one » évalue la valorisation intrinsèque de la possession formelle par rapport au simple droit d’usage. De même, les items abordant la peur du vol, le besoin de verrouiller ses biens ou la tendance à conserver des objets inutiles (« I tend to hang on to things I should probably throw out ») mesurent la composante d’accumulation et d’ancrage territorial du construit.

5.2. La non-générosité (Nongenerosity)

La non-générosité désigne une réticence marquée à donner, céder, prêter ou partager ses ressources et ses possessions matérielles avec d’autres personnes. Elle ne traduit pas simplement une prudence financière, mais un refus psychologique d’aliéner son pouvoir sur les objets au profit d’autrui, y compris envers les amis proches ou les membres de la famille.

Ce trait est particulièrement révélateur des relations interpersonnelles entachées par la méfiance. Les items évaluent le dégoût d’emprunter ou de prêter (« I don’t like to lend things, even to good friends », « I hate to borrow things from other people ») ainsi que l’absence de plaisir altruiste dans le don caritatif (« I enjoy donating things to charity », inversé). L’individu non généreux conçoit le prêt d’objets comme une menace de détérioration ou une perte d’intégrité de son propre univers matériel.

5.3. L’envie (Envy)

L’envie, dans le paradigme de Belk, représente une réaction affective et cognitive déplaisante ou hostile face aux possessions matérielles supérieures, au statut économique ou aux succès financiers d’autrui. Ce construit s’enracine dans la comparaison sociale ascendante et implique deux dynamiques psychologiques : le désir d’acquérir les attributs valorisés détenus par un tiers, et/ou le souhait inconscient que ce dernier en soit dépossédé.

Dans l’échelle, ce sous-trait est opérationnalisé par le ressentiment éprouvé devant l’opulence d’autrui (« I feel resentful when other people have more money than I do »), l’inconfort ressenti lorsque des amis acquièrent des biens inaccessibles à l’enquêté (« I am bothered when someone has something that I cannot afford »), et l’incapacité à se réjouir du succès d’autrui (« When friends do better than me, I am happy for them », inversé).

5.4. La dimension transculturelle : la tangibilisation ou préservation (Tangibilization/Preservation)

Bien que non incluse dans la version standard à 24 items de 1985, il convient de souligner que Ger et Belk (1990) ont mis en lumière une quatrième dimension dans des études interculturelles : la préservation ou tangibilisation. Celle-ci désigne la tendance à convertir des souvenirs, des expériences de vie ou des relations humaines en objets tangibles permanents (souvenirs de voyage, photographies, reliques). Cette sous-dimension capture la matérialisation des affects intangibles.

6. Cadre théorique

L’ancrage théorique des échelles de Belk repose principalement sur la théorie de la personnalité et sur la théorie du « soi étendu » (Extended Self), formellement conceptualisée par Belk dans son article de référence de 1988 (« Possessions and the Extended Self »). L’assise conceptuelle puise dans la psychologie du développement, les théories psychodynamiques et la sociologie interactionniste.

Selon Belk, l’identité d’un individu ne s’arrête pas aux frontières anatomiques de son corps physique ; elle englobe ses possessions matérielles, ses vêtements, ses espaces d’habitation, ses collections et ses trophées. Les objets deviennent des extensions directes du schéma corporel et du concept de soi. Dès lors, le matérialisme n’est pas simplement l’amour de la matière, mais un mécanisme psychologique par lequel le « moi » cherche à s’affirmer, à se protéger et à compenser ses insécurités existentielles au travers des objets.

Belk s’appuie explicitement sur plusieurs précurseurs théoriques notables :

  • William James (1890) : Dans The Principles of Psychology, James a posé les bases du « soi matériel » (Material Self), affirmant que les hommes considèrent leurs possessions comme faisant intimement partie intégrante de leur être, au point que la destruction ou la disparition d’un bien est ressentie comme une véritable amputation de l’âme.
  • Erich Fromm (1976) : Dans son ouvrage fondamental To Have or to Be? (Avoir ou être ?), Fromm distingue l’orientation existentielle basée sur l’« être » de celle fondée sur l’« avoir ». Dans le mode de l’avoir, l’estime de soi découle uniquement du statut de propriétaire, ce qui engendre inévitablement possessivité, jalousie et avidité.
  • Leon Festinger (1954) : La théorie de la comparaison sociale explique la genèse du sous-trait de l’envie. Les matérialistes utilisent les possessions visibles d’autrui comme référentiel constant pour auto-évaluer leur propre valeur, ce qui déclenche un cercle vicieux d’insatisfaction chronique lorsque l’environnement social propose des modèles de consommation inatteignables.

Dans ce cadre, la possessivité sert à maintenir l’intégrité du soi étendu, la non-générosité protège l’énergie du soi contre toute dispersion extérieure, et l’envie signale une blessure narcissique ressentie face à l’expansion matérielle du soi d’autrui.

7. Validité

Les propriétés de validité de l’instrument BELK-MAT ont été explorées dans de multiples contextes méthodologiques depuis sa publication en 1985.

7.1. Validité de construit

La validité de construit a été documentée lors des études princeps de Belk (1985) menées auprès d’étudiants (n = 237) et d’adultes (n = 338). Les sous-échelles ont démontré une corrélation modérée entre elles, confirmant qu’elles captent des facettes distinctes mais corrélées d’un même méta-construit. Les corrélations inter-dimensions se situent typiquement dans un intervalle de r = 0,20 à r = 0,45, confirmant que la possessivité, la non-générosité et l’envie ne sont pas redondantes.

7.2. Validité convergente

La validité convergente de l’échelle est étayée par ses corrélations positives avec d’autres échelles de traits de personnalité connexes :

  • Corrélations significatives positives avec les mesures de besoin d’unicité (Need for Uniqueness) et d’estime de soi dépendante du statut économique.
  • Convergence forte avec l’échelle de valeurs matérielles (MVS) de Richins et Dawson (1992), les corrélations oscillant entre r = 0,45 et 0,60 pour les dimensions analogues de centralité et de succès.
  • Corrélations positives avec les comportements d’achat impulsif et compulsif (Faber & O’Guinn, 1992).

7.3. Validité discriminante et prédictive

La validité discriminante a été confirmée par l’absence de corrélations significatives indésirables avec l’intelligence générale ou le niveau d’éducation formelle, bien que des corrélations faibles à modérées soient parfois observées avec le revenu brut (les individus plus démunis manifestant parfois une envie situationnelle plus prononcée).

Sur le plan de la validité prédictive et nomologique, l’échelle BELK-MAT s’est révélée prédictive de plusieurs variables de bien-être subjectif. Dans les échantillons de Belk (1985), les trois sous-échelles ont présenté des corrélations négatives systématiques avec les indicateurs de bonheur (r avoisinant -0,26, p < 0,001) et de satisfaction globale de vie (r avoisinant -0,24, p < 0,001). Les individus affichant les scores d’envie et de non-générosité les plus élevés présentaient une insatisfaction existentielle exacerbée, corroborant l’hypothèse clinique que le matérialisme dispositionnel érode la santé mentale.

8. Fidélité

L’évaluation de la fidélité des échelles de Belk fournit des résultats contrastés qui ont fait l’objet de nombreux débats méthodologiques dans la littérature académique.

8.1. Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans les échantillons originaux de Belk (1985), la cohérence interne globale de l’échelle de 24 items variait entre 0,66 et 0,73, ce qui est considéré comme acceptable pour un méta-trait exploratoire de la personnalité. Pour les trois sous-échelles prises individuellement, les coefficients de cohérence interne se distribuent comme suit :

  • Possessivité (9 items) : α compris entre 0,57 et 0,68.
  • Non-générosité (7 items) : α compris entre 0,58 et 0,72.
  • Envie (8 items) : α compris entre 0,64 et 0,80.

Bien que certains coefficients se situent sous le seuil canonique de 0,70 recommandé par Nunnally (notamment pour la possessivité dans certains sous-groupes), ces niveaux ont été jugés acceptables compte tenu de la brièveté des sous-échelles et de l’hétérogénéité des comportements mesurés.

8.2. Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été administrée sur un sous-échantillon d’étudiants (n = 48) sur un intervalle de plusieurs semaines. Les résultats démontrent une bonne robustesse temporelle des traits mesurés :

  • Possessivité : coefficient de corrélation r = 0,87 (stabilité temporelle très élevée).
  • Non-générosité : coefficient de corrélation r = 0,64 (stabilité modérée à satisfaisante).
  • Envie : coefficient de corrélation r = 0,70 (stabilité substantielle).

Ces données confirment que la BELK-MAT capte des dispositions relativement stables dans le temps plutôt que de simples fluctuations d’humeur passagères induites par des stimuli marketing.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle de l’instrument a suscité une abondante littérature psychométrique, marquant un tournant méthodologique dans la recherche en comportement du consommateur.

9.1. Analyses factorielles exploratoires (AFE)

Lors du développement initial, Belk (1985) a procédé à des analyses en composantes principales suivies de rotations orthogonales (Varimax) et obliques. Ces analyses ont mis en évidence l’émergence constante de trois composantes majeures expliquant la variance commune des items :

  • Le premier facteur regroupe les énoncés relatifs à la possessivité, avec des saturations factorielles dominantes sur les items touchant à l’indisposition à prêter, à la conservation d’objets vétustes et à la valorisation de la pleine propriété.
  • Le deuxième facteur rassemble les items de non-générosité, caractérisés par de fortes saturations négatives sur les conduites de donation et de partage spontané.
  • Le troisième facteur est saturé par les items d’envie, où dominent le mécontentement face au niveau financier d’autrui et la rancœur sociale.

9.2. Analyses factorielles confirmatoires (AFC) et critiques ultérieures

Au début des années 1990, des chercheurs comme Richins et Dawson (1992) ont soumis la BELK-MAT à des analyses factorielles confirmatoires (AFC) rigoureuses sous LISREL. Ces études ont souligné que plusieurs items présentaient des saturations croisées notables ou des erreurs de mesure corrélées, entraînant des indices d’ajustement globaux (tels que le GFI, CFI ou RMSEA) inférieurs aux standards contemporains stricts (souvent un CFI < 0,85).

Cette faiblesse factorielle découle en partie de la formulation complexe ou inversée de certains items, ainsi que de l’hétérogénéité des contextes d’usage décrits (ex. : automobiles, vêtements, argent liquide, objets fragiles). Ces limites ont motivé la création de la Material Values Scale (MVS) par Richins et Dawson, qui aborde le construit sous un prisme axiologique (valeurs) plutôt que dispositionnel (traits). Néanmoins, lorsqu’un modèle de second ordre est spécifié reliant les trois facteurs à un trait latent supérieur de matérialisme, l’instrument de Belk conserve une utilité heuristique solide.

10. Instrument de mesure

  • Dénomination officielle de l’outil : Échelles de matérialisme de Belk (Belk Materialism Scales – BELK-MAT).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (self-report inventory).
  • Population cible : Adultes et jeunes adultes (étudiants, population générale).
  • Nombre d’items : 24 énoncés psychométriques.
  • Organisation dimensionnelle :
    • Possessivité : 9 items (Items 1 à 9).
    • Non-générosité : 7 items (Items 10 à 16).
    • Envie : 8 items (Items 17 à 24).
  • Format et échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points (5-point Likert scale (typically 1 = Strongly Agree to 5 = Strongly Disagree or 1 = Strongly Disagree to 5 = Strongly Agree)).
  • Règles de cotation et inversion :
    • Selon la convention de codage retenue par le chercheur (où un score élevé reflète un matérialisme élevé), les items formulés dans le sens opposé au trait doivent faire l’objet d’un score inversé (reverse scoring).
    • Conformément aux directives de l’auteur source, les items suivants sont marqués d’un astérisque (*) et nécessitent une inversion de cotation : Items 3, 5, 8, 10, 14, 16, 21 et 24 (ou l’inversion symétrique selon l’orientation initiale de l’échelle d’administration de 1 à 5).
    • Calcul des scores : calcul de la moyenne ou de la somme des items pour chaque sous-échelle, et calcul possible d’un score global composite de matérialisme.
  • Temps de passation estimé : Environ 5 à 10 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’échelle BELK-MAT a été initialement publiée en 1985 dans la revue universitaire à comité de lecture Journal of Consumer Research. En accord avec les normes régissant la recherche académique en sciences humaines et sociales :

  • Statut des droits et gratuité : L’instrument est dans le domaine public académique à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement supérieur. Aucun paiement de redevance (royalty fee) n’est requis pour son utilisation dans des mémoires, thèses ou articles de recherche.
  • Conditions d’utilisation : Il est impératif de citer formellement la publication princeps de Belk (1985) dans toute publication, rapport ou communication faisant usage de l’instrument.
  • Utilisation commerciale : Toute exploitation dans un cadre commercial (conseil en marketing, études de marché lucratives, logiciels propriétaires) nécessite l’accord préalable de l’auteur (Russell W. Belk) et des détenteurs des droits de reproduction de la publication originale (Oxford University Press / Association for Consumer Research).

12. Références

  • Belk, R. W. (1984). Three scales to measure constructs related to materialism: Reliability, validity, and relationships to measure of happiness. In T. C. Kinnear (Ed.), Advances in Consumer Research (Vol. 11, pp. 291–297). Association for Consumer Research. https://www.acrwebsite.org/volumes/6260
  • Belk, R. W. (1985). Materialism: Trait aspects of living in the material world. Journal of Consumer Research, 12(3), 265–280. https://doi.org/10.1086/208515
  • Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. Journal of Consumer Research, 15(2), 139–168. https://doi.org/10.1086/209154
  • Faber, R. J., & O’Guinn, T. C. (1992). A clinical screener for compulsive buying. Journal of Consumer Research, 19(3), 459–469. https://doi.org/10.1086/209315
  • Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations, 7(2), 117–140. https://doi.org/10.1177/001872675400700202
  • Fromm, E. (1976). To have or to be? Harper & Row.
  • Ger, G., & Belk, R. W. (1990). Measuring and comparing materialism cross-culturally. In M. E. Goldberg, G. Gorn, & R. W. Pollay (Eds.), Advances in Consumer Research (Vol. 17, pp. 186–192). Association for Consumer Research. https://www.acrwebsite.org/volumes/7008
  • James, W. (1890). The principles of psychology. Henry Holt and Company. https://doi.org/10.1037/10538-000
  • Richins, M. L., & Dawson, S. (1992). A consumer values orientation for materialism and its measurement: Scale development and validation. Journal of Consumer Research, 19(3), 303–316. https://doi.org/10.1086/209304

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: 5-point Likert scale (typically 1 = Strongly Agree to 5 = Strongly Disagree or 1 = Strongly Disagree to 5 = Strongly Agree)

* Indicates reverse scoring

Possessiveness Subscale

  1. Renting or leasing a car is more appealing to me than owning one.*
  2. I tend to hang on to things I should probably throw out.
  3. I get very attached to my property.*
  4. I would rather buy a new car than a used one, even if the used car is in great shape.
  5. I don’t like to lend things, even to good friends.*
  6. I worry about people taking my possessions.
  7. When they are not in use, I prefer to keep my things locked up.
  8. I enjoy having a lot of luxury in my life.*
  9. I prefer to buy things that are durable and long-lasting.

Nongenerosity Subscale

  1. I enjoy donating things to charity.*
  2. I don’t mind sharing my things with friends.
  3. I don’t like to lend people things that can be broken easily.
  4. I do not like to borrow things from other people.
  5. I give generous gifts to friends and relatives.*
  6. I hate to borrow things from other people.
  7. I am willing to share anything I own with my friends.*

Envy Subscale

  1. I am bothered when someone has something that I cannot afford.
  2. When friends have things I cannot afford, it doesn’t bother me at all.*
  3. There are certain people I would like to trade places with.
  4. When friends do better than me, I am happy for them.*
  5. I feel resentful when other people have more money than I do.
  6. I don’t feel jealousy when friends get things I want.*
  7. I wish I could afford to buy the things that some of my friends buy.
  8. If I could afford to travel anywhere, I would want to go to the most exclusive resorts.
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Looti, M. (2026, septembre 23). Échelles de matérialisme de Belk (BELK-MAT). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-materialisme-de-belk-belk-mat/
Looti, Mohammed. “Échelles de matérialisme de Belk (BELK-MAT).” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-materialisme-de-belk-belk-mat/.
Looti, Mohammed. “Échelles de matérialisme de Belk (BELK-MAT).” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-materialisme-de-belk-belk-mat/.