Échelles de la balance décisionnelle pour les drogues

Les Échelles de la balance décisionnelle pour les drogues (DDBS) constituent un instrument psychométrique de 20 items fondé sur le Modèle Transthéorique évaluant les avantages et les inconvénients de la consommation de substances.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

Les Échelles de la balance décisionnelle pour les drogues (en anglais, Drugs Decisional Balance Scales – DDBS) constituent un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour opérationnaliser et évaluer la prise de décision cognitive face à la consommation de substances psychoactives. Directement issues du Modèle Transthéorique du changement (TTM) élaboré par James O. Prochaska et Carlo C. DiClemente, et adaptant les travaux pionniers d’Irving Janis et Leon Mann sur la prise de décision, ces échelles mesurent l’importance relative accordée par un individu aux aspects positifs et négatifs liés à l’usage de drogues.

L’instrument se compose de 20 items répartis de façon équilibrée en deux sous-échelles orthogonales ou faiblement corrélées : les Avantages (Pros, 10 items), qui évaluent les renforcements perçus (hédoniques, sociaux, anxiolytiques, énergétiques), et les Inconvénients (Cons, 10 items), qui capturent les conséquences négatives interpersonnelles, fonctionnelles, intrapsychiques et physiques. Chaque item est évalué sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout important » / Not important at all) à 5 (« Extrêmement important » / Extremely important).

Sur le plan psychométrique, le DDBS présente une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,85 et 0,92 pour les deux dimensions, ainsi qu’une excellente stabilité temporelle à court et moyen terme. La structure factorielle bidimensionnelle a été confirmée par de nombreuses analyses factorielles confirmatoires au sein de populations cliniques variées, incluant des individus présentant des troubles sévères de l’usage de substances et des comorbidités psychiatriques. Outil de premier plan en addictologie clinique et en recherche, le DDBS permet d’identifier le stade de changement du patient, de prédire l’adhésion thérapeutique et de guider les interventions motivationnelles.

2. Mots-clés

balance décisionnelle, modèle transthéorique, dépendance aux drogues, stades de changement, motivation au changement, psychométrie, évaluation addictologique, avantages et inconvénients, thérapie motivationnelle, prise de décision

3. Auteurs

Le développement conceptuel et l’adaptation psychométrique des échelles de balance décisionnelle appliquées aux substances reposent sur les travaux collaboratifs des fondateurs du Modèle Transthéorique et de spécialistes de la psychologie des addictions :

  • Carlo C. DiClemente, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université du Maryland, Baltimore County (UMBC), co-développeur du Modèle Transthéorique et directeur du Habits Lab. Ses travaux portent sur les processus de changement dans les comportements addictifs. Courriel : [email protected].
  • Wayne F. Velicer, Ph.D. (1944–2017) : Professeur de psychologie et co-directeur du Cancer Prevention Research Center à l’Université de Rhode Island (URI), expert méthodologique en modélisation factorielle et mesure psychométrique du changement comportemental.
  • James O. Prochaska, Ph.D. (1942–2023) : Professeur de psychologie clinique à l’Université de Rhode Island, pionnier mondial de l’approche transthéorique du changement de comportement en santé.
  • Collaborateurs cliniques notables : Kate B. Carey, Ph.D. (Brown University), Alan S. Bellack, Ph.D. (University of Maryland School of Medicine), et Susan E. Collins, Ph.D. (University of Washington), ayant contribué à la validation de l’échelle auprès de sous-populations spécifiques (doubles diagnostics psychiatriques, jeunes adultes).

4. Objectif

L’objectif fondamental des Drugs Decisional Balance Scales est de quantifier la dynamique motivationnelle sous-tendant la décision d’un individu de poursuivre, de réduire ou d’interrompre sa consommation de drogues illicites ou de substances psychoactives. Dans l’approche cognitive et comportementale des addictions, l’ambivalence constitue la pierre angulaire des conduites de dépendance : le sujet perçoit simultanément des bénéfices puissants à court terme et des préjudices cumulatifs à moyen et long terme. Le DDBS fournit une mesure standardisée de ce conflit interne.

Applications cliniques

En pratique clinique, l’évaluation de la balance décisionnelle répond à plusieurs finalités déterminantes :

  • Diagnostic motivationnel et appariement de stade : Le profil des scores permet d’assigner le patient à un stade de changement spécifique (pré-contemplation, contemplation, préparation, action, maintien). Par exemple, un score très élevé sur l’échelle des Pros combiné à un score faible sur les Cons caractérise typiquement la phase de pré-contemplation, où l’usager ne perçoit aucune nécessité de modifier son comportement.
  • Alimentation de l’Entretien Motivationnel : Les résultats de l’échelle fournissent au thérapeute une cartographie explicite des croyances et motivations du patient. Plutôt que de confronter brutalement le déni, le praticien peut explorer de façon collaborative les bénéfices perçus (ex. : gestion du stress, intégration sociale) et amplifier les écarts cognitifs liés aux coûts personnels et relationnels identifiés par l’évaluation.
  • Prévention de la rechute : En phase d’action ou de maintien, une résurgence soudaine de l’importance accordée aux avantages des substances signale une vulnérabilité accrue à la reprise de consommation, permettant d’ajuster les stratégies de coping avant la rechute effective.

Applications en recherche

Dans le domaine de la recherche translationnelle et évaluative, le DDBS sert de variable médiatrice ou prédictive dans les essais cliniques randomisés testant l’efficacité des psychothérapies ou des interventions pharmacologiques. Il permet de vérifier si les interventions orientées sur la motivation induisent effectivement la restructuration cognitive attendue (à savoir l’élévation des inconvénients perçus et l’érosion des avantages perçus) nécessaire au passage à l’action.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique mesuré par le DDBS repose sur la théorie de la balance décisionnelle opérationnalisée en deux composantes primaires distinctes : les Avantages (Pros) et les Inconvénients (Cons) de l’usage de substances. Contrairement à une vision unidimensionnelle où avantages et inconvénients s’opposeraient sur un continuum bipolaire, la recherche psychométrique a démontré que ces deux dimensions fonctionnent de manière orthogonale ou quasi-indépendante dans le psychisme de l’usager.

Sous-échelle des Avantages (Pros of Using Drugs)

Cette dimension (items 2, 4, 7, 9, 11, 14, 16, 17, 19, 20) évalue le poids cognitivo-affectif accordé aux renforcements positifs et négatifs fournis par la substance. Elle explore plusieurs domaines fonctionnels :

  • Régulation émotionnelle et coping : L’utilisation de drogues comme mécanisme d’adaptation face aux affects négatifs, aux stresseurs existentiels ou à l’anxiété (ex. Item 4 : « Using drugs helps me deal with problems »).
  • Amélioration de l’estime de soi et désinhibition : Le sentiment d’assurance sociale et de valorisation personnelle induit par le produit (ex. Item 2 : « I like myself better when I use drugs » ; Item 17 : « I am more sure of myself when I am using drugs »).
  • Lubrification sociale et conformisme de groupe : Le rôle perçu de la substance pour faciliter les interactions, s’intégrer ou éviter le sentiment d’isolement au sein des pairs (ex. Item 7 : « Using drugs helps me to have fun and socialize » ; Item 14 : « Not using drugs at a social gathering would make me feel too different »).
  • Stimulation psychophysique et hédonisme : L’apport d’énergie perçu et la lutte contre l’ennui ou la morosité quotidienne (ex. Item 16 : « My drug use helps give me energy and keeps me going » ; Item 19 : « Without drugs, my life would be dull and boring »).

Sous-échelle des Inconvénients (Cons of Using Drugs)

Cette composante (items 1, 3, 5, 6, 8, 10, 12, 13, 15, 18) saisit la saillance des conséquences indésirables, des coûts psychosociaux et des conflits de valeurs générés par la consommation :

  • Détérioration relationnelle et familiale : Les conflits interpersonnels directs, la déception des proches et le rejet social (ex. Item 1 : « My drug use causes problems with others » ; Item 10 : « Some people close to me are disappointed in me because of my drug use »).
  • Altération du fonctionnement psychosocial et professionnel : Les interférences délétères avec les responsabilités professionnelles, éducatives ou domestiques (ex. Item 8 : « Using drugs interferes with my functioning at home or/and at work » ; Item 15 : « I am losing the trust and respect of my coworkers and/or spouse because of my drug use »).
  • Dissonance éthique et culpabilité intrapsychique : L’inconfort psychologique lié à la dissimulation, au mensonge ou au sentiment d’exemplarité négative (ex. Item 5 : « Having to lie to others about my drug use bothers me » ; Item 18 : « I am setting a bad example for others with my drug use »).
  • Mise en danger et risques comportementaux : La conscience des accidents potentiels et des problèmes légaux ou physiques engendrés par la perte de contrôle (ex. Item 12 : « I seem to get myself into trouble when I use drugs » ; Item 13 : « I could accidentally hurt someone because of my drug use »).

6. Cadre théorique

Le cadre conceptuel du DDBS résulte de l’intégration féconde de deux modèles majeurs de la psychologie cognitive et comportementale : le modèle de prise de décision d’Irving Janis et Leon Mann (1977) et le Modèle Transthéorique (TTM) de James O. Prochaska et Carlo C. DiClemente (1983, 1992).

Le modèle de conflit décisionnel de Janis et Mann

Dans leur ouvrage classique Decision Making (1977), Janis et Mann proposent un schéma matriciel à 8 cellules pour appréhender le conflit décisionnel. Selon ces auteurs, tout choix complexe implique la pesée de gains et de pertes classés selon quatre catégories fondamentales :

  1. Gains et pertes instrumentaux pour soi ;
  2. Gains et pertes instrumentaux pour autrui ;
  3. Approbation ou désapprobation de soi (estime de soi, morale) ;
  4. Approbation ou désapprobation d’autrui significative (sanctions sociales, statut).

Lorsque Velicer, DiClemente, Prochaska et Brand (1985) ont initialement opérationnalisé cette matrice pour l’arrêt du tabac, ils ont découvert par modélisation factorielle que les individus ne discriminent pas empiriquement les 8 cellules théoriques complexes, mais regroupent spontanément ces informations en deux super-facteurs dominants : les Avantages (Pros) et les Inconvénients (Cons). Cette simplification structurelle a ensuite été transposée avec succès à l’usage de drogues illicites.

Intégration au Modèle Transthéorique (TTM)

Au sein du TTM, la balance décisionnelle est conceptualisée comme l’un des moteurs centraux de la progression à travers les stades de changement :

  • Pré-contemplation (Precontemplation) : Les Pros de la consommation prédominent nettement sur les Cons. L’individu ne ressent pas de conflit décisionnel suffisant pour envisager une modification.
  • Contemplation : Les Cons augmentent significativement pour atteindre un niveau équivalent à celui des Pros. C’est le stade de l’ambivalence maximale, où la personne est bloquée dans une hésitation chronique.
  • Préparation : Les Cons commencent à l’emporter sur les Pros. L’équilibre cognitif bascule en faveur du changement.
  • Action et Maintien : Les Cons dominent nettement la structure décisionnelle, tandis que les Pros s’effondrent sous l’effet de nouvelles stratégies de renforcement et de réévaluation cognitive.

Ce phénomène universel, qualifié d’« hypothèse du croisement » (crossover hypothesis ; Prochaska et al., 1994), stipule qu’une transition réussie vers l’action exige une augmentation moyenne des inconvénients d’environ 1 écart-type (1 T-score SD), couplée à une diminution des avantages d’environ 0,5 écart-type.

7. Validité

La validité psychométrique des Drugs Decisional Balance Scales a été rigoureusement démontrée dans une multiplicité de contextes cliniques et épidémiologiques.

Validité de construit

La validité de construit est étayée par la confirmation empirique constante de l’hypothèse du croisement. Dans l’étude séminale de Prochaska et al. (1994) englobant 12 comportements de santé, ainsi que dans les travaux spécifiques aux drogues menés par Carey et al. (2001) et DiClemente et al. (2008), les scores standardisés (scores T) des sous-échelles Pros et Cons varient de façon statistiquement significative selon le stade de changement auto-rapporté (évalué via l’URICA ou le SOCRATES). Les scores de Cons progressent linéairement de la pré-contemplation à la préparation, tandis que les scores de Pros diminuent entre la contemplation et le maintien, affichant des tailles d’effet élevées ($\eta^2 > 0{,}25$).

Validité convergente et concurrente

La sous-échelle des Inconvénients présente des corrélations positives modérées à fortes ($r = 0{,}45$ à $0{,}68$) avec les indices de sévérité de l’addiction (mesurés par l’Addiction Severity Index – ASI), la détresse psychologique générale et la fréquence des conséquences négatives auto-rapportées. À l’inverse, la sous-échelle des Avantages est positivement corrélée avec les mesures de craving, les attentes positives relatives aux substances (substance expectancies) et la fréquence de consommation déclarée au cours des 30 derniers jours ($r = 0{,}38$ à $0{,}55$).

Validité discriminante

Les analyses corrélationnelles révèlent des associations quasi-nulles ou faibles entre les échelles du DDBS et des traits de personnalité non pertinents, tels que la désirabilité sociale (évaluée par l’échelle de Marlowe-Crowne), confirmant que les réponses ne reflètent pas un simple biais d’acquiescement ou une tentative de présentation sociale favorable. De plus, la corrélation inter-factorielle entre l’échelle des Pros et celle des Cons demeure généralement faible ($r$ compris entre $-0{,}15$ et $0{,}10$), confirmant l’indépendance dimensionnelle des deux construits.

Validité prédictive

En contexte de traitement, les scores initiaux au DDBS prédisent significativement les résultats thérapeutiques. Un score élevé sur l’échelle des Inconvénients à l’admission est prédictif d’une meilleure rétention dans les programmes de soins résidentiels ou ambulatoires, tandis qu’un score élevé sur l’échelle des Avantages lors de la sortie d’un sevrage constitue un prédicteur robuste de rechute rapide dans les 90 jours suivants (Carey et al., 2001 ; Nidecker et al., 2008).

8. Fidélité

La fidélité des échelles de la balance décisionnelle pour les drogues a été documentée à travers l’évaluation de la cohérence interne et de la stabilité temporelle.

Consistance interne

Les coefficients de cohérence interne mesurés par l’alpha de Cronbach démontrent une homogénéité remarquable des items au sein de chaque facteur :

  • Sous-échelle des Avantages (Pros) : $lpha$ compris habituellement entre 0,86 et 0,91 dans les échantillons cliniques généraux, et mesuré à 0,87 dans les populations présentant des troubles psychiatriques comorbides (Nidecker et al., 2008).
  • Sous-échelle des Inconvénients (Cons) : $lpha$ oscillant entre 0,85 et 0,92, témoignant d’une mesure particulièrement robuste des conséquences négatives perçues.

L’analyse des corrélations item-total corrigées indique que l’ensemble des 20 énoncés présente des coefficients supérieurs à 0,45, confirmant que chaque item contribue significativement à la variance du construit ciblé sans redondance excessive.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été éprouvée sur des intervalles variant de deux semaines à un mois auprès de participants en phase de pré-contemplation ou de maintien stable (stades où les cognitions décisionnelles sont présumées stables). Les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) et de Pearson se situent entre 0,78 et 0,86 pour les deux dimensions, confirmant une fiabilité test-retest élevée en l’absence d’interventions ciblées.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle du DDBS a fait l’objet de vérifications approfondies par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Dès les phases initiales de développement d’après le modèle de Velicer et al. (1985), les méthodes d’extraction en composantes principales suivies de rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Promax) ont systématiquement extrait deux facteurs majeurs expliquant conjointement plus de 52 % à 60 % de la variance totale :

  • Facteur 1 (Inconvénients) : Les 10 items prévus saturent nettement sur ce facteur avec des saturations factorielles ($loading$) s’échelonnant de 0,56 à 0,81, sans saturation croisée majeure sur le second facteur ($< 0{,}25$).
  • Facteur 2 (Avantages) : Les 10 items correspondants affichent des saturations comprises entre 0,52 et 0,78.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations par équations structurelles ont comparé plusieurs modèles concurrents : un modèle unifactoriel bipolaire, un modèle à deux facteurs non corrélés, et un modèle à deux facteurs corrélés. Les résultats (Ward, Velicer, & Rossi, 2004 ; Nidecker et al., 2008) indiquent une supériorité systématique du modèle à deux facteurs corrélés ou orthogonaux, attestée par les indices d’ajustement standard :

  • $chi^2 / ext{dl} < 2{,}5$ ;
  • Comparative Fit Index (CFI) $> 0{,}92$ ;
  • Tucker-Lewis Index (TLI) $> 0{,}91$ ;
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) compris entre 0,045 et 0,065.

Invariance de mesure

L’invariance de mesure factorielle a été démontrée à travers le genre, les tranches d’âge et les types de drogues préférentielles (stimulants, opiacés, cannabis). Les recherches de Ward et al. (2004) et de DiClemente et al. (2008) ont confirmé l’invariance métrique et scalaire, garantissant que les comparaisons de moyennes entre groupes et l’évaluation longitudinale des trajectoires de rétablissement reposent sur une équivalence psychométrique stricte du construit.

10. Instrument de mesure

Le DDBS est un questionnaire auto-administré simple et rapide, accessible aussi bien en format papier-crayon qu’en version informatisée.

  • Format d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé.
  • Nombre total d’items : 20 items rédigés sous forme d’énoncés affirmatifs.
  • Structure des sous-échelles :
    • Pros of Using Drugs (Avantages) : 10 items (items 2, 4, 7, 9, 11, 14, 16, 17, 19, 20).
    • Cons of Using Drugs (Inconvénients) : 10 items (items 1, 3, 5, 6, 8, 10, 12, 13, 15, 18).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 5 points, mesurant l’importance de l’énoncé dans la prise de décision personnelle du sujet :
    • 1 = Pas du tout important (Not important at all)
    • 2 = Légèrement important (Slightly important)
    • 3 = Modérément important (Moderately important)
    • 4 = Très important (Very important)
    • 5 = Extrêmement important (Extremely important)
  • Temps d’administration : Environ 5 à 8 minutes.
  • Calcul des scores et cotation :
    • Score brut des Pros : Somme des scores des items 2, 4, 7, 9, 11, 14, 16, 17, 19 et 20 (étendue : 10 à 50).
    • Score brut des Cons : Somme des scores des items 1, 3, 5, 6, 8, 10, 12, 13, 15 et 18 (étendue : 10 à 50).
    • Standardisation (Scores T) : En recherche et dans la pratique normée du TTM, les scores bruts sont fréquemment convertis en scores T standardisés ($M = 50$, $ET = 10$) sur la base d’échantillons de référence : $T = 50 + 10 imes rac{X – \mu}{\sigma}$.
    • Indice de balance décisionnelle différentielle : Calculé classiquement selon la formule : $ ext{Score de Balance} = T_{ ext{Cons}} – T_{ ext{Pros}}$. Une valeur négative traduit une prédominance des avantages (favorable à la poursuite de la consommation), tandis qu’une valeur positive signale une primauté des inconvénients (favorable au changement comportemental).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

Les versions originales des échelles de balance décisionnelle fondées sur le TTM ont été développées à partir de 1985 (pour le tabac) et adaptées aux drogues illicites au cours des années 1990 et 2000 sous l’égide du Pr Carlo C. DiClemente et de ses collègues.

  • Année d’introduction spécifique aux drogues : Adaptations initiales formalisées entre 1994 (Werch & DiClemente) et le début des années 2000 (Carey et al., 2001 ; Velasquez et al., 2001).
  • Droits d’utilisation et permissions : L’instrument relève du domaine de la recherche universitaire financée par des fonds publics (notamment les National Institutes of Health / NIDA / NIAAA). Il est mis à la disposition de la communauté scientifique, des cliniciens et des étudiants sans frais d’acquisition de licence commerciale.
  • Conditions d’accès : L’échelle et ses consignes peuvent être consultées et téléchargées librement à des fins de recherche clinique et d’évaluation non lucrative via le site institutionnel du laboratoire du Pr DiClemente (HabITs Lab à l’UMBC : http://habitslab.umbc.edu/decisional-balance-scales/) ou sur les plateformes de documentation en addictologie reconnues (http://www.addictioninfo.org/). Toute utilisation dans un cadre commercial ou dans le cadre de logiciels propriétaires requiert une autorisation écrite préalable des auteurs.

12. Références

Carey, K. B., Maisto, S. A., Carey, M. P., & Purnine, D. M. (2001). Measuring readiness to change substance misuse among psychiatric outpatients: Reliability and validity of self-report measures. Journal of Studies on Alcohol, 62(1), 79–88. https://doi.org/10.15288/jsa.2001.62.79

Collins, S. E., Carey, K. B., & Otto, J. M. (2009). A new decisional balance measure of motivation to change among at-risk college drinkers. Psychology of Addictive Behaviors, 23(3), 464–471. https://doi.org/10.1037/a0015841

DiClemente, C. C., Nidecker, M., & Bellack, A. S. (2008). Motivation and the stages of change among individuals with severe mental illness and substance abuse disorders. Journal of Substance Abuse Treatment, 34(1), 25–35. https://doi.org/10.1016/j.jsat.2006.12.034

Janis, I. L., & Mann, L. (1977). Decision making: A psychological analysis of conflict, choice, and commitment. Free Press.

Nidecker, M., DiClemente, C. C., Bennett, M. E., & Bellack, A. S. (2008). Application of the Transtheoretical Model of change: Psychometric properties of leading measures in patients with co-occurring drug abuse and severe mental illness. Addictive Behaviors, 33(8), 1021–1030. https://doi.org/10.1016/j.addbeh.2008.03.011

Prochaska, J. O., & DiClemente, C. C. (1983). Stages and processes of self-change of smoking: Toward an integrative model of change. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 51(3), 390–395. https://doi.org/10.1037/0022-006X.51.3.390

Prochaska, J. O., DiClemente, C. C., & Norcross, J. C. (1992). In search of how people change: Applications to addictive behaviors. American Psychologist, 47(9), 1102–1114. https://doi.org/10.1037/0003-066X.47.9.1102

Prochaska, J. O., Velicer, W. F., Rossi, J. S., Goldstein, M. G., Marcus, B. H., Rakowski, W., Fiore, C., Harlow, L. L., Redding, C. A., Rosenbloom, D., & Rossi, S. R. (1994). Stages of change and decisional balance for 12 problem behaviors. Health Psychology, 13(1), 39–46. https://doi.org/10.1037/0278-6133.13.1.39

Velasquez, M. M., Maurer, G., Crouch, C., & DiClemente, C. C. (2001). Group treatment for substance abuse: A stages-of-change therapy manual. Guilford Press.

Velicer, W. F., DiClemente, C. C., & Prochaska, J. O. (1985). Decisional balance measure for assessing and predicting smoking status. Journal of Personality and Social Psychology, 48(5), 1279–1289. https://doi.org/10.1037/0022-3514.48.5.1279

Ward, R. M., Velicer, W. F., & Rossi, J. S. (2004). Factorial invariance and internal consistency for the decisional balance inventory – short form. Addictive Behaviors, 29(5), 953–958. https://doi.org/10.1016/j.addbeh.2004.02.044

Werch, C. E., & DiClemente, C. C. (1994). A multi-component stage model for matching drug prevention strategies and messages to youth stage of use. Health Education Research, 9(1), 37–46. https://doi.org/10.1093/her/9.1.37

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

How important is this to me?

Importance in making a decision about drinking / drug use:
1 = Not important at all
2 = Slightly important
3 = Moderately important
4 = Very important
5 = Extremely important

  1. My drug use causes problems with others.
  2. I like myself better when I use drugs.
  3. Because I continue to use drugs some people think I lack the character to quit.
  4. Using drugs helps me deal with problems.
  5. Having to lie to others about my drug use bothers me.
  6. Some people try to avoid me when I use drugs.
  7. Using drugs helps me to have fun and socialize.
  8. Using drugs interferes with my functioning at home or/and at work.
  9. Using drugs makes me more of a fun person.
  10. Some people close to me are disappointed in me because of my drug use.
  11. Using drugs helps me to loosen up and express myself.
  12. I seem to get myself into trouble when I use drugs.
  13. I could accidentally hurt someone because of my drug use.
  14. Not using drugs at a social gathering would make me feel too different.
  15. I am losing the trust and respect of my coworkers and/or spouse because of my drug use.
  16. My drug use helps give me energy and keeps me going.
  17. I am more sure of myself when I am using drugs.
  18. I am setting a bad example for others with my drug use.
  19. Without drugs, my life would be dull and boring.
  20. People seem to like me better when I use drugs.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Échelles de la balance décisionnelle pour les drogues. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-la-balance-decisionnelle-pour-les-drogues/
Looti, Mohammed. “Échelles de la balance décisionnelle pour les drogues.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-la-balance-decisionnelle-pour-les-drogues/.
Looti, Mohammed. “Échelles de la balance décisionnelle pour les drogues.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-la-balance-decisionnelle-pour-les-drogues/.