1. Résumé / Abstract
Les Échelles de conflits et de résolution de problèmes (Conflicts and Problem-Solving Scales, CPS), développées initialement par la psychologue clinicienne et chercheuse Patricia K. Kerig en 1996, constituent un instrument multidimensionnel de référence en psychologie du couple et de la famille. Conçue pour pallier les limites conceptuelles et méthodologiques des outils traditionnels tels que la Conflict Tactics Scale (CTS), la batterie CPS évalue non seulement la fréquence et l’intensité globale des désaccords conjugaux, mais également les domaines thématiques de mésentente, le degré d’efficacité perçue dans la résolution des problèmes, et surtout un répertoire exhaustif de stratégies dyadiques de gestion des conflits. Cet instrument permet une double évaluation : l’auto-évaluation des comportements du sujet et l’hétéro-évaluation des conduites adoptées par son partenaire.
L’échelle s’articule autour de quatre volets majeurs : (1) la fréquence et sévérité des désaccords mineurs et majeurs, (2) le degré de perturbation et l’efficacité de la résolution appliquée à 21 domaines de la vie conjugale (finances, éducation des enfants, sexualité, communication, tâches ménagères, etc.), et (3) les stratégies de conflit (CPS-CS), regroupées en six sous-échelles factorielles : Collaboration, Évitement-Capitulation (Avoidance-Capitulation), Obstruction/Impasse (Stonewalling/Stalemate), Agressivité verbale (Verbal Aggression), Agressivité physique (Physical Aggression) et Implication de l’enfant (Child Involvement / Triangulation). Les items sont évalués selon des échelles adaptées (échelles d’intervalles temporels à 6 points, échelles d’évaluation en pourcentage ou sévérité de 0 à 100, et échelles de fréquence de type Likert en 4 points allant de 0 = Jamais à 3 = Souvent).
D’un point de vue psychométrique, l’instrument présente une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,70 et 0,98 pour les scores des mères et des pères. La validité de construit, la validité convergente avec la satisfaction conjugale et la détresse relationnelle, ainsi que la validité prédictive à l’égard des troubles de l’adaptation psychologique et comportementale chez les enfants (internalisation et externalisation) ont été solidement établies dans de nombreuses études empiriques internationales.
2. Mots-clés / Keywords
Conflit conjugal, Résolution de problèmes, Dynamique familiale, Coparentalité, Triangulation de l’enfant, Agressivité verbale, Psychométrie, Évaluation clinique, Psychologie du couple, Relations interparentales, Ajustement de l’enfant, Retrait relationnel.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par Patricia K. Kerig, Ph.D., professeure émérite au Département de psychologie de l’Université de l’Utah (Salt Lake City, États-Unis). Spécialiste de renommée internationale des processus familiaux, de la psychopathologie développementale et des traumatismes de l’enfance, ses travaux pionniers ont permis d’éclairer la manière dont les conflits interparentaux s’infiltrent dans les sous-systèmes familiaux et modèlent la trajectoire socio-émotionnelle des enfants.
Les recherches associées et disséminations ont également impliqué d’autres laboratoires universitaires, notamment les travaux doctoraux et postdoctoraux de Magdalena Maria Kielpikowski à l’Université Victoria de Wellington et les études de Jennifer L. Hogge à l’Université d’État de l’Utah, explorant les corrélats systémiques entre styles de gestion conflictuelle, satisfaction maritale et retentissement pédiatrique.
4. Objectif / Purpose
Justification clinique et scientifique
Dans l’étude empirique de la conjugalité et des systèmes familiaux, la majorité des instruments historiques se bornaient à mesurer une dimension globale d’insatisfaction ou à dénombrer les épisodes de violence physique manifeste. Cependant, l’impact des désaccords conjugaux sur le bien-être individuel et sur le développement des enfants dépend moins de la simple survenue des conflits que de la manière dont ils sont gérés, négociés, dissimulés ou résolus. L’objectif premier des Conflicts and Problem-Solving Scales (CPS) est de fournir une cartographie fine, bidirectionnelle et qualitativement différenciée de la dynamique conflictuelle au sein du couple.
Le CPS a été spécialement conçu pour répondre aux besoins théoriques de la psychopathologie développementale. Il vise à élucider la « boîte noire » séparant le conflit parental de l’inadaptation chez l’enfant. À ce titre, l’outil analyse les propriétés structurelles du désaccord : sa chronicité, son intensité, les thématiques spécifiques (en isolant notamment les conflits centrés sur l’enfant, reconnus comme particulièrement délétères), l’issue de la dispute (résolution constructive versus impasse hostile) et l’entraînement direct de la progéniture au cœur de l’arène parentale (triangulation, coalition, déversement de confidences inappropriées).
Applications en pratique clinique et recherche
- Thérapie de couple et médiation familiale : Le CPS constitue une base diagnostique de premier plan pour identifier les schémas dysfonctionnels récurrents (ex. le cycle poursuite-retrait ou stonewalling), cibler les thèmes insolubles (finances, répartition des charges de vie, relations avec la belle-famille) et mesurer l’évolution de l’efficacité résolutive au cours d’une psychothérapie systémique ou comportementale intégrative.
- Évaluation du risque développemental chez l’enfant : En isolant la sous-échelle d’implication de l’enfant (Child Involvement), les praticiens peuvent détecter précocement des conduites à haut risque de parentification émotionnelle, de conflit de loyauté ou d’exposition traumatique à la dérégulation émotionnelle parentale.
- Recherche fondamentale en épidémiologie sociale et psychologie familiale : Le questionnaire permet de modéliser des équations structurelles complexes reliant les styles d’attachement adulte, les compétences de communication, la stabilité du lien conjugal et la transmission intergénérationnelle des patrons conflictuels.
5. Construit psychologique / Construct
Le CPS conceptualise le conflit conjugal non pas comme une entité unitaire, mais comme un processus dynamique multidimensionnel comportant plusieurs composantes interdépendantes : les paramètres globaux (fréquence et gravité), les zones de friction thématiques, le succès de la négociation et les styles comportementaux opérants.
1. Fréquence et sévérité globale (Frequency / Severity)
Cette dimension distingue délibérément les accrochages mineurs du quotidien (petites frictions, agacements mutuels passagers) des disputes majeures (affrontements sévères, crises explosives). Cette différenciation est essentielle : une fréquence élevée de frictions mineures peut simplement refléter une cohabitation active, tandis que la répétition d’explosions majeures témoigne d’une vulnérabilité systémique profonde.
2. Domaines thématiques et efficacité résolutive (Degree of Problem & Efficacy)
L’outil examine 21 zones de friction potentielles au sein du foyer (organisation domestique, gestion financière, sexualité, carrière, temps partagé, religion, etc.). Pour chacun de ces domaines, le répondant quantifie :
- L’intensité du problème : L’ampleur de la détresse ou du blocage généré par le sujet sur un continuum de 0 (aucun problème) à 100 (problème extrêmement sévère).
- Le taux de résolution mutuelle : Le pourcentage de temps (0 % à 100 %) où les partenaires parviennent à clore le différend sur un compromis satisfaisant les deux parties. Cette métrique opérationnalise l’efficacité de la négociation dyadique.
3. Stratégies de conflit (Conflict Strategies – CPS-CS)
Le versant comportemental du CPS explore 46 attitudes et manœuvres spécifiques adoptées lors des désaccords. Ces comportements s’articulent autour de six dimensions distinctes :
- Collaboration : Approche constructive et orientée vers la coopération. Les partenaires expriment ouvertement leurs émotions, écoutent activement le point de vue d’autrui, cherchent des compromis équitables (« couper la poire en deux ») et tentent de comprendre sincèrement l’expérience interne de l’autre.
- Évitement-Capitulation (Avoidance-Capitulation) : Tendance à contourner le conflit ou à céder unilatéralement pour restaurer la paix à court terme. Cette sous-échelle intègre la dissimulation des griefs, le changement de sujet, le fait d’endosser la culpabilité sans conviction ou de capituler immédiatement pour interrompre la dispute.
- Obstruction / Impasse (Stonewalling / Stalemate) : Réponse de retrait passif-agressif ou de fermeture relationnelle complète. Elle se manifeste par le mutisme obstiné (silent treatment), le repli boudeur, le départ précipité de la pièce ou du domicile, l’interruption des marques d’affection et les plaintes stériles sans tentative de dénouement.
- Agressivité verbale (Verbal Aggression) : Escalade hostile caractérisée par des insultes, du mépris, des remarques sarcastiques, des accusations, le fait de crier ou d’interrompre l’autre, ainsi que la profération de menaces de rupture relationnelle.
- Agressivité physique (Physical Aggression) : Actes d’atteinte matérielle et corporelle, incluant les dégradations d’objets, claquements de portes, bousculades, gifles, coups, morsures, menaces d’intégrité physique et conduites d’auto-mutilation en contexte de crise.
- Implication de l’enfant (Child Involvement) : Stratégie dysfonctionnelle de triangulation parentale. Elle regroupe les comportements consistant à disputer en présence de l’enfant, à le prendre à témoin, à confier ses déboires conjugaux à l’enfant ou à déplacer l’agressivité dirigée contre le conjoint vers la progéniture.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Les Échelles de conflits et de résolution de problèmes s’enracinent à la croisée de trois paradigmes théoriques dominants en psychologie :
La théorie générale des systèmes familiaux
Inspirée des travaux de Salvador Minuchin et de l’approche structurale, la théorie systémique postule que la famille fonctionne comme une entité organisée en sous-systèmes hiérarchiques (conjugal, parental, fraternel) délimités par des frontières. Le bon fonctionnement familial exige que les frontières autour du sous-système conjugal soient claires et imperméables aux intrusions. Le CPS évalue directement la dissolution de ces frontières, notamment à travers le concept de triangulation, processus par lequel un enfant est aspiré dans le conflit interparental pour détourner, stabiliser ou alimenter la tension entre les adultes.
Le modèle de la sécurité émotionnelle (Emotional Security Theory – EST)
Formulé par Mark Cummings et Patrick Davies, ce modèle soutient que les enfants possèdent un besoin fondamental de préserver un sentiment de sécurité au sein du système familial. Les conflits interparentaux non résolus, destructeurs, violents ou impliquant l’enfant menacent directement cette sécurité émotionnelle, déclenchant chez le jeune des réponses de détresse aiguë, d’hyper-vigilance et des tentatives inadaptées de médiation. Le CPS intègre précisément les dimensions que l’EST désigne comme les plus anxiogènes pour les observateurs familiaux : l’absence de résolution, l’hostilité manifeste et le retrait affectif.
Le modèle cognitivo-contextuel de Grych et Fincham
Selon John Grych et Frank Fincham, l’impact des désaccords parentaux sur l’enfant est médiatisé par l’évaluation cognitive que ce dernier fait de la situation : son degré de menace perçue, l’auto-culpabilisation (« c’est de ma faute si mes parents se disputent ») et la contrôlabilité perçue. En documentant les thématiques conflictuelles (notamment les différends éducatifs portant sur l’enfant lui-même) et l’exposition directe aux cris et violences, le CPS mesure les déclencheurs proximaux de cette cascade cognitive toxique.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique des échelles CPS a fait l’objet d’investigations poussées depuis sa publication princeps par Kerig (1996) auprès d’échantillons de couples mariés ou cohabitants, suivis en milieu communautaire et clinique.
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a été assurée par une recension exhaustive de la littérature sur les interactions conjugales et par la consultation de cliniciens de la famille. Contrairement aux outils unidimensionnels, le CPS couvre le spectre complet des tactiques d’ajustement, allant des comportements pro-sociaux de négociation intégrative aux agressions les plus destructrices, tout en incluant la spécificité des dynamiques coparentales.
Validité convergente et discriminante
Les études démontrent une validité convergente robuste :
- Les sous-échelles de Collaboration et d’Efficacité résolutive corrèlent de façon hautement positive et significative avec les scores de satisfaction conjugale mesurés par la Dyadic Adjustment Scale (DAS) et l’échelle d’ajustement marital de Locke-Wallace.
- Les scores d’Agressivité verbale, de Stonewalling et d’Agressivité physique présentent de fortes corrélations positives avec les sous-échelles homologues de la Conflict Tactics Scale (Straus, 1979), tout en apportant une variance explicative incrémentale grâce à la prise en compte des attitudes de retrait passif et de manipulation émotionnelle.
- L’accord inter-partenaires (corrélation croisée entre les auto-évaluations et les hétéro-évaluations du conjoint) est modéré à fort (coefficients compris entre 0,45 et 0,72 selon les sous-échelles), attestant d’une perception partagée des schémas d’interaction au sein de la dyade tout en captant la subjectivité individuelle.
Validité prédictive clinique
Dans l’étude longitudinale de Kerig (1996), les scores de la sous-échelle Child Involvement et les conflits non résolus prédisaient de manière statistiquement significative les scores d’anxiété, de dépression (problèmes internalisés) et de troubles oppositionnels ou de conduite (problèmes externalisés) chez les enfants, évalués via le Child Behavior Checklist (CBCL) d’Achenbach, même après contrôle statistique de la satisfaction conjugale générale. Ces données confirment la validité prédictive supérieure de l’outil pour la psychopathologie infanto-juvénile.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité des Échelles de conflits et de résolution de problèmes attestent d’une excellente consistance interne et d’une remarquable stabilité métrologique à travers différents contextes culturels et linguistiques.
Consistance interne (Alpha de Cronbach)
Les indices de cohérence interne rapportés dans les publications fondatrices (Kerig, 1996 ; Kielpikowski, 2011 ; Hogge, 2007) révèlent des niveaux de précision élevés, tant pour les mères que pour les pères :
- Fréquence / Sévérité (Frequency/Severity) : α = 0,75 (mères) et α = 0,78 (pères).
- Degré du problème (Degree of problem) : α = 0,98 (mères) et α = 0,98 (pères), indiquant une homogénéité exceptionnelle de la grille des 21 sources potentielles de friction.
- Résolution du conflit (Resolution) : α = 0,79 (mères) et α = 0,79 (pères).
- Efficacité perçue (Efficacy) : α = 0,94 (mères) et α = 0,91 (pères).
- Stratégies de conflit – Collaboration : α = 0,86 (mères) et α = 0,86 (pères).
- Stratégies de conflit – Évitement-Capitulation : α = 0,70 (mères) et α = 0,74 (pères).
- Stratégies de conflit – Obstruction / Impasse (Stonewalling/Stalemate) : α = 0,76 (mères) et α = 0,78 (pères).
- Stratégies de conflit – Agressivité verbale : α = 0,85 (mères) et α = 0,84 (pères).
- Stratégies de conflit – Agressivité physique : α = 0,83 (mères) et α = 0,87 (pères).
- Stratégies de conflit – Implication de l’enfant : α = 0,81 (mères) et α = 0,85 (pères).
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les évaluations de fidélité test-retest conduites sur des intervalles de 6 à 12 semaines confirment la stabilité des profils stratégiques dyadiques, avec des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) supérieurs à 0,75 pour l’ensemble des sous-échelles de stratégies chez des couples non engagés dans une thérapie active au moment de la passation.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle du CPS a été établie par des analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant la méthode d’extraction en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct), reflétant l’interdépendance naturelle des conduites relationnelles au sein d’une dyade.
Structure sous-jacente des stratégies de conflit (CPS-CS)
L’analyse factorielle a mis en évidence six facteurs majeurs expliquant une part prépondérante de la variance totale des comportements de conflit :
- Facteur 1 : Collaboration constructive. Regroupe les items de dialogue sincère, de négociation rationnelle, d’écoute empathique et de compromis. Les saturations factorielles de ces items oscillent majoritairement entre 0,62 et 0,84.
- Facteur 2 : Agressivité verbale. Isole les items de cris, jurons, sarcasmes, accusations et dénigrement (saturations factorielles de 0,55 à 0,79).
- Facteur 3 : Agressivité physique et passage à l’acte. Isole les conduites de brutalité physique dirigées contre le conjoint, de destruction d’objets ou de menaces directes d’atteinte corporelle (saturations factorielles entre 0,58 et 0,86).
- Facteur 4 : Implication de l’enfant (Triangulation). Facteur distinctif du CPS, regroupant les items où l’enfant sert de bouclier, de confident, d’exutoire émotionnel ou de témoin forcé des disputes parentales (saturations entre 0,52 et 0,81).
- Facteur 5 : Obstruction et retrait (Stonewalling/Stalemate). Saturé par les conduites de silence punitif, d’abandon physique de la pièce ou de la maison, et de retrait d’affection (saturations de 0,48 à 0,73).
- Facteur 6 : Évitement-Capitulation. Caractérisé par des comportements de minimisation, de fuite thématique et d’abandon passif de son propre point de vue par peur de l’affrontement (saturations de 0,45 à 0,68).
Les analyses factorielles confirmatoires (AFC) menées dans des réplications ultérieures ont corroboré l’adéquation de ce modèle à six facteurs orthogonaux/obliques, attestée par des indices d’ajustement satisfaisants (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,92 ; TLI > 0,90).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation et d’hétéro-évaluation conjugale (auto-administré, papier-crayon ou informatisé).
- Public cible : Adultes vivant en couple, parents mariés, cohabitants ou séparés partageant des responsabilités coparentales.
- Structure générale de l’instrument :
- Module 1 – Fréquence / Sévérité (2 items) : Évaluation de la fréquence des désaccords mineurs et majeurs au cours de l’année écoulée sur une échelle ordinale à 6 points (1 = once a year or less à 6 = just about every day).
- Module 2 – Domaines de problèmes et efficacité (21 thématiques) : Double cotation pour chaque problème de couple :
- Degré de sévérité du problème (colonne gauche) : continuum de 0 (aucun problème) à 100 (problème sévère).
- Pourcentage de résolution mutuelle (colonne droite) : de 0 % (jamais) à 100 % (toujours résolu à la satisfaction mutuelle). Laissée vide si le domaine n’est pas source de problème.
- Module 3 – Stratégies de conflit (CPS-CS) (46 items décrits) : Évaluation bidirectionnelle (colonne gauche : « VOUS » ; colonne droite : « VOTRE PARTENAIRE ») sur une échelle de fréquence à 4 points :
- 0 = Never (Jamais)
- 1 = Rarely (Rarement)
- 2 = Sometimes (Parfois)
- 3 = Often (Souvent)
- Durée de passation : Environ 20 à 30 minutes.
- Cotation et calcul des scores : Des scores moyens ou cumulés sont générés pour chaque sous-échelle de stratégie (Collaboration, Avoidance-Capitulation, Stonewalling, Verbal Aggression, Physical Aggression, Child Involvement) séparément pour le répondant et pour son conjoint. Les indices de divergence dyadique et le ratio résolution/gravité fournissent des métriques cliniques complémentaires.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de parution princeps : 1996 (publication dans le Journal of Family Psychology).
- Propriétaire intellectuel : Patricia K. Kerig, Ph.D.
- Disponibilité et conditions d’usage : L’instrument complet a été mis à la disposition de la communauté scientifique et clinique par l’auteure à des fins d’enseignement et de recherche non commerciale. Il peut être consulté et téléchargé librement sur des plateformes universitaires et dépôts institutionnels (notamment ResearchGate).
- Coût : L’accès est gratuit pour la recherche académique et l’exercice clinique sans but lucratif. L’utilisation dans des contextes commerciaux ou d’essais privés requiert l’autorisation formelle expresse de la titulaire des droits.
12. Références / References
Les références ci-dessous constituent le socle théorique, empirique et psychométrique entourant les Échelles de conflits et de résolution de problèmes :
- Cummings, E. M., & Davies, P. T. (2010). Marital conflict and children: An emotional security perspective. Guilford Press.
- Grych, J. H., & Fincham, F. D. (1990). Marital conflict and children’s adjustment: An evaluation of the cognitive-contextual framework. Psychological Bulletin, 108(2), 267–290. https://doi.org/10.1037/0033-2909.108.2.267
- Hogge, J. L. (2007). Relationships among marital satisfaction, marital conflict dimensions, and marital conflict strategies (All Graduate Theses and Dissertations, Paper 2595). Utah State University. http://digitalcommons.usu.edu/etd/2595
- Kerig, P. K. (1996). Assessing the links between interparental conflict and child adjustment: The Conflicts and Problem-Solving Scales. Journal of Family Psychology, 10(4), 454–473. https://doi.org/10.1037/0893-3200.10.4.454
- Kielpikowski, M. M. (2011). Family dynamics and children’s outcomes: The role of silent interparental conflict (Doctoral dissertation). Victoria University of Wellington. https://doi.org/10.26686/wgtn.16997032
- Minuchin, S. (1974). Families and family therapy. Harvard University Press.
- Straus, M. A. (1979). Measuring intrafamily conflict and violence: The Conflict Tactics (CT) Scales. Journal of Marriage and the Family, 41(1), 75–88. https://doi.org/10.2307/351733
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Frequency/ severity
All couples have conflicts from time to time‚ and there are many ways that partners can try to handle disagreements when they arise Please tell us about yours DURING THE LAST YEAR.
Response format:
1 = once a year or less‚ 2 = every 4 – 6 months‚ 3 = every 2 – 3 months‚ 4 = once or twice a month‚ 5 = once or twice a week‚ 6 = just about every day
- How often do you and your partner have minor disagreements (e .g. ·’spats »‚ getting on each other’s nerves)?
- How often do you and your partner have major disagreements (e.g. big fights‚ « blow-ups »)?
Degree of problem / Efficacy
Instructions:
Left side: For each issue‚ please rate how much of a problem it is currently in your relationship on a scale ranging from: 0 (no problem at all) to 100 (a severe problem):
Right side: For each problem ‚ please rate how often you resolve disagreements to your mutual satisfaction from 0 (never) to 100%‚ (always). If it is no problem at all‚ leave this column blank Degree % of time of resolved problem.
- Balancing demands of work and home life
- Household tasks‚ who does what around house
- Money‚ handling family finances
- Recreation‚ leisure time activities
- Relationships with in-laws
- Relationships with friends
- Jealousy/mistrust/extramarital affairs
- Our sexual relationship
- Communication between us
- Demonstrating affect ion‚ intimacy‚ closeness
- Amount of time spent together
- Alcohol and/or drug use
- Conduct (right‚ good‚ or proper behavior)
- Aims‚ goals‚ values‚ philosophy of life
- Religion
- How we make decisions‚ who “calls the shots »‚ who is going to be the » boss »
- Personality clashes or differences (e.g. fee ling the other is moody‚ overly critical‚ or hard to get along with)
- Differences of opinion regarding egalitarian versus traditional sex roles
- Others: (specify)
Conflict strategies
What strategies do you and your partner use when you have disagreements with each other?
Using the four point scale below‚ show how often YOU use each strategy on the left side and how often YOUR PARTNER uses each strategy on the right side.
Response scale:
0 = Never‚ 1 = Rarely‚ 2 = Sometimes‚ 3 = Often
- Threaten to end relationship
- Withdraw love or affection
- Become angry with child when really angry with partner
- Argue in front of the child(ren)
- Involve the chid(ren) in our argument
- Insist on own point of view
- Try to convince the other [partner] of own way of thinking
- Raise voice‚ yell‚ shout
- Interrupt/don ‘t listen to the other [partner]
- Become sarcastic
- Make accusations
- Name-calling‚ cursing‚ insulting
- Say or do something to hurt other’s [partner’s] feelings
- Throw objects‚ slam doors‚ break things
- Throw something [at partner]
- Threaten to hurt partner
- Push‚ pull‚ shove‚ grab. handle partner [roughly]
- Slap partner
- Strike‚ kick‚ bite partner
- Beat up partner [Beat partner severely]
- Harm self
- Confide in child(ren) about problems with partner
- Confide in child(ren) about problems with partner
- Argue when the child(ren) might be able to overhear
- Talk with child(ren) about conflict with spouse [partner]